Kinshasa, 10 mars 2026 (Newmessagerpaix.net)-
L’évolution récente de l’indice des prix à la consommation montre une légère accélération de l’inflation en République démocratique du Congo au début du mois de mars 2026.
Selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), consultées mardi par Newmessagerpaix.net, la hausse des prix observée durant la première semaine du mois est principalement portée par les produits alimentaires, les transports et certains services.
Cette tendance, analysée dans une note adressée au comité de conjoncture du gouvernement, confirme que l’alimentation demeure le principal moteur de l’inflation dans le pays.
Une inflation hebdomadaire en légère progression
Au cours de la première semaine de mars 2026, l’inflation hebdomadaire nationale s’est établie à 0,145 %, contre 0,126 % la semaine précédente.
À Kinshasa, la tendance reste légèrement plus modérée, avec 0,139 % contre 0,151 % une semaine auparavant.
En cumul depuis le début de l’année, l’inflation atteint désormais 1,753 % au niveau national, tandis qu’elle s’élève à 1,833 % dans la capitale.
Sur une base annualisée, la hausse des prix se situe à 9,646 % à l’échelle nationale, contre 10,108 % à Kinshasa.
En comparaison annuelle, l’inflation reste relativement contenue, avec 2,115 % au niveau national et 2,042 % à Kinshasa.
L’alimentation reste le principal moteur de la hausse des prix
L’analyse des contributions sectorielles montre que les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées dominent largement la dynamique inflationniste, représentant 63,071 % de la variation totale de l’indice des prix.
Cette évolution est particulièrement liée à la hausse des prix de plusieurs catégories de produits de base, notamment :
le pain et les céréales, les poissons, les légumes,
certaines viandes, les huiles et graisses.
Dans le détail, la progression des prix du pain, des farines et des céréales transformées constitue un facteur déterminant dans la pression inflationniste observée au cours de cette période.
Logement, transport et services également en hausse
Au-delà de l’alimentation, d’autres secteurs contribuent à l’augmentation du coût de la vie.
Le poste logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles représente 13,845 % de la hausse totale, confirmant l’impact des dépenses énergétiques sur le budget des ménages.
Les transports constituent également un facteur significatif, avec 9,141 % de contribution à la variation de l’indice des prix.
Par ailleurs, les dépenses liées aux meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison participent à hauteur de 7,732 %, tandis que les services de restauration et d’hôtellerie comptent pour 5,228 %.
Les boissons alcoolisées et le tabac, bien que moins déterminants, contribuent également à la progression des prix avec près de 1 % de la variation totale.
Plusieurs secteurs restent stables
Certains domaines de consommation n’ont pas connu de variation notable au cours de cette période.
C’est notamment le cas des secteurs suivants :
santé, communications, loisirs et culture,
enseignement, biens et services divers.
Cette stabilité relative contribue à limiter l’ampleur globale de l’inflation observée.
Un indicateur clé pour la politique économique
Le suivi de l’évolution de l’indice des prix à la consommation constitue un instrument central d’analyse pour les autorités économiques.
Les données publiées par l’Institut National de la Statistique permettent notamment d’éclairer les décisions du comité de conjoncture du gouvernement, chargé d’évaluer l’évolution des prix, le pouvoir d’achat des ménages et les tendances macroéconomiques.
Dans un contexte où les produits alimentaires représentent une part importante du panier de consommation des ménages congolais, la maîtrise de l’inflation demeure un enjeu majeur pour la stabilité économique et sociale.
Newmessagerpaix.net
Tiré de: Institut National de Statistique INS





