Kinshasa accélère sa campagne diplomatique sur la scène francophone
La République démocratique du Congo (RDC) poursuit activement sa mobilisation diplomatique en faveur de la candidature de Madame Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Dans cette dynamique, un émissaire du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été reçu ce lundi 6 avril 2026 à Praia par le Président du Cap-Vert, José Maria Neves. Il s’agit de Crispin Mbadu Mpanzu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
Mandaté par le Chef de l’État, il a transmis un message officiel sollicitant le soutien des autorités cap-verdiennes à la candidature congolaise.
Une Francophonie des peuples au cœur des échanges
Au-delà du plaidoyer diplomatique, les discussions entre les deux parties ont porté sur le renforcement des relations bilatérales entre la RDC et le Cap-Vert.
Les échanges ont mis en lumière une convergence de vision entre Kinshasa, qualifiée de « pays-solution », et Praia, État insulaire reconnu pour sa richesse culturelle et linguistique.
« Entre la RDC, “pays-solution”, et le Cap-Vert, État au carrefour des cultures, nous bâtissons une Francophonie des peuples », a souligné Crispin Mbadu.
Les deux pays ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une Francophonie fondée sur :
* la solidarité,
* le dialogue interculturel,
* et les valeurs partagées.
Un héritage africain commun comme socle de coopération
Cette démarche diplomatique s’inscrit dans une continuité historique marquée par les figures emblématiques africaines telles que Patrice Emery Lumumba et Amílcar Cabral, symboles de lutte pour l’émancipation et la dignité du continent.

Les autorités congolaises et cap-verdiennes ont également exprimé leur volonté de renforcer leur coopération face aux défis contemporains, notamment :
* les enjeux climatiques,
* la valorisation des cultures africaines,
* et la présence accrue de l’Afrique dans les instances internationales, y compris à l’UNESCO.
Une candidature portée par l’ambition africaine
Face à la Secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, candidate à un troisième mandat, Juliana Lumumba entend porter une vision différente.
La fille de Patrice Emery Lumumba insiste sur le caractère rassembleur de sa démarche :
« Ma candidature est celle de la RDC et de l’Afrique dans sa volonté de dignité retrouvée. »
Elle précise également ne pas vouloir transformer cette élection en un terrain de rivalité entre Kinshasa et Kigali, privilégiant une approche tournée vers l’unité francophone.
Une offensive diplomatique à l’échelle internationale
La RDC multiplie actuellement les initiatives pour rallier un large soutien au sein des États membres de l’OIF. Cette tournée diplomatique a déjà conduit la voix congolaise dans plusieurs capitales africaines, notamment :
Brazzaville,
Dakar,
et désormais Praia.
Cette stratégie s’inscrit dans une volonté claire de repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale, sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Objectif : fédérer un consensus autour de la RDC
À travers cette campagne, Kinshasa ambitionne de fédérer un large consensus africain et international autour de la candidature de Juliana Lumumba.
L’enjeu dépasse le cadre d’une simple élection : il s’agit pour la RDC de renforcer son influence au sein de la Francophonie et de promouvoir une vision plus inclusive, centrée sur les peuples, les cultures et les réalités africaines.
Newmessagerpaix.net/Maître Aline Kangamotema Nsele avec XMinDiasporaRDC





