Mukini Storme Marcel et Luc Nsafu plaident pour une valorisation accrue d’un secteur stratégique en pleine transformation
À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’Association ATBU, par la voix de son Représentant légal, Mukini Storme Marcel, et de son Coordinateur national, Monsieur Luc Nsafu, lance un appel en faveur d’une valorisation accrue du secteur de la formation professionnelle. Les deux responsables saluent les avancées enregistrées ces dernières années ainsi que les efforts consentis par les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers pour redonner à ce secteur toute la place stratégique qu’il mérite.
Pour l’ATBU, le moment est venu de consolider les acquis et d’accélérer les réformes afin de faire de la formation professionnelle un véritable levier de création d’emplois, d’industrialisation et de développement durable.
Un secteur longtemps marginalisé qui amorce un tournant historique
Pendant plusieurs décennies, la formation professionnelle est restée en marge des grandes politiques éducatives, souvent reléguée derrière l’enseignement général.
Pourtant, face aux défis du chômage des jeunes, de l’industrialisation et de la compétitivité économique, elle apparaît aujourd’hui comme l’une des réponses les plus efficaces aux besoins de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle dynamique se traduit notamment par l’adoption de la Politique nationale de la formation professionnelle et la mise en œuvre de la feuille de route 2026-2035, qui vise à adapter les compétences des Congolais aux exigences du marché de l’emploi et aux mutations technologiques.
Selon Mukini Storme Marcel, cette évolution marque une rupture importante avec les approches du passé.
« La formation professionnelle n’est plus un secteur secondaire. Elle devient progressivement un pilier essentiel de la souveraineté économique, de la création des richesses et de l’insertion professionnelle des jeunes. »
L’ATBU salue les réformes engagées
L’ATBU reconnaît les efforts entrepris par les autorités de la République ainsi que par les partenaires nationaux et internationaux qui accompagnent la modernisation du secteur.
Parmi les avancées enregistrées figurent notamment :
* la vulgarisation de la Politique nationale de la formation professionnelle
* le développement de nouvelles filières adaptées aux besoins des entreprises ;
* le lancement du programme de Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE), permettant de certifier les compétences acquises sur le terrain.
Pour Luc Nsafu, ces initiatives témoignent d’une volonté réelle de repositionner durablement la formation professionnelle au cœur du développement national.
Des défis importants mais des perspectives prometteuses
Malgré les progrès réalisés, les responsables de l’ATBU constatent que plusieurs défis subsistent, notamment dans les provinces où des missions d’encadrement et de suivi sont régulièrement effectuées.
De nombreux centres de formation nécessitent encore des infrastructures modernes, des équipements adaptés, des ateliers performants ainsi qu’un renforcement des capacités des formateurs. L’adéquation entre les programmes de formation et les besoins réels du marché de l’emploi demeure également une priorité.
La modernisation des filières liées au bâtiment, aux mines, à l’agriculture moderne, au numérique, aux énergies renouvelables ainsi qu’à l’entrepreneuriat constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour accompagner la transformation économique du pays.
Toutefois, ces défis représentent autant d’opportunités pour accélérer les réformes déjà engagées.
Une vision porteuse d’espérance pour la jeunesse congolaise
Pour l’ATBU, l’avenir de la RDC repose sur une jeunesse qualifiée, compétente et capable de créer elle-même des emplois.
La formation professionnelle constitue ainsi un puissant instrument de lutte contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale. Elle valorise les talents, stimule l’entrepreneuriat et répond efficacement aux besoins des entreprises.
Les expériences menées dans plusieurs provinces, les nouvelles infrastructures en cours de réalisation ainsi que les initiatives d’insertion des jeunes démontrent que le pays dispose désormais d’une base solide pour bâtir une économie fondée sur les compétences.
L’ATBU réaffirme sa disponibilité à accompagner les réformes
Fidèle à sa mission, l’ATBU entend poursuivre son accompagnement des politiques publiques en matière de formation professionnelle.
Sous le leadership de son Représentant légal, Mukini Storme Marcel, et de son Coordinateur national, Monsieur Luc Nsafu, l’association poursuit ses actions en faveur de :
* la professionnalisation des centres de formation ;
* l’amélioration de la qualité des enseignements ;
* le renforcement des capacités des formateurs ;
* la vulgarisation des textes réglementaires ;
* l’encadrement pédagogique ;
* la promotion de l’auto-emploi et de l’entrepreneuriat ;
* l’implantation des coordinations provinciales et sous-provinciales sur l’ensemble du territoire national.
Les responsables de l’ATBU réitèrent également leur souhait de voir se tenir les États généraux de la formation professionnelle afin de fédérer toutes les énergies autour d’une vision commune du secteur.
Faire de la formation professionnelle le socle de la RDC de demain
Soixante-six ans après son accession à la souveraineté nationale et internationale, la République démocratique du Congo dispose d’une opportunité historique de transformer durablement son économie grâce au développement du capital humain.
Pour l’ATBU, la formation professionnelle ne doit plus être considérée comme une voie de second choix, mais comme une filière d’excellence capable de former les techniciens, artisans, entrepreneurs, innovateurs et professionnels dont le pays a besoin pour réussir son industrialisation.
En saluant les efforts déjà accomplis par les autorités publiques et leurs partenaires, Mukini Storme Marcel et Luc Nsafu invitent le Gouvernement, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les établissements de formation ainsi que la société civile à unir leurs efforts afin d’accélérer cette dynamique.
À l’aube de cette nouvelle étape de son histoire, la République démocratique du Congo peut légitimement espérer voir émerger une génération de jeunes qualifiés, créateurs de richesses et acteurs d’un développement inclusif. Plus qu’un simple secteur éducatif, la formation professionnelle s’affirme désormais comme l’un des principaux moteurs de la renaissance économique, sociale et industrielle du pays.
Cellule de Communication de l’ATBU





