L’Afrique du Sud a mis en place un centre temporaire de traitement des migrants à Musina, près de la frontière avec le Zimbabwe, dans le but d’accélérer les procédures de rapatriement des étrangers en situation irrégulière. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des opérations de contrôle de l’immigration.
D’une capacité d’accueil de 20 000 personnes, cette structure centralise les opérations transitant par le poste-frontière de Beitbridge. Les procédures sont coordonnées par le ministère de l’Intérieur, les forces de sécurité, les autorités locales ainsi que les représentations diplomatiques des pays concernés.
Selon la ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, plus de 20 000 ressortissants du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe ont déjà été rapatriés grâce à ce dispositif. Les migrants sont d’abord regroupés dans des points de rassemblement avant d’être transférés à Musina, où leurs dossiers sont examinés avant leur retour dans leur pays d’origine.
Les autorités précisent également qu’entre le 1er avril et le 30 juin, 15 398 ressortissants étrangers ont été expulsés à l’issue de 2 519 opérations conjointes menées par les forces de l’ordre. Durant la même période, les tribunaux spécialisés de la province du KwaZulu-Natal ont traité 2 640 dossiers liés aux expulsions.
Par ailleurs, Pretoria prévoit la réouverture d’un tribunal au centre de rapatriement de Lindela afin d’accélérer les procédures judiciaires. De nouvelles installations sont également en cours d’aménagement à l’aéroport international OR Tambo, avec une mise en service annoncée dans un délai d’environ trois mois.
Newmessagerpaix.net/Tiré de VoxAfrica.





