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	<title>Archives des #la foi - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>« LA FOI NOUS DIT QU’IL Y A LA VIE APRÈS LA MORT »Quand l’homélie de Mgr Charles Ndaka éclaire le livre  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE »  de Bertin Kangamotema AmiziaLecture croisée entre foi chrétienne, anthropologie du deuil et résilience en Afrique centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 06:59:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mort nous surprend toujours. Elle nous étonne, nous bouleverse et nous rappelle brutalement la fragilité de notre condition humaine. Pourtant, comme l’a souligné Mgr Charles Ndaka lors de la messe des funérailles du père Anaclet Dupar, « elle est toujours là ». Tribune de Bertin Kangamotema Amizia Ces quelques mots résonnent avec une singulière [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mort nous surprend toujours. Elle nous étonne, nous bouleverse et nous rappelle brutalement la fragilité de notre condition humaine. Pourtant, comme l’a souligné Mgr Charles Ndaka lors de la messe des funérailles du père Anaclet Dupar, « elle est toujours là ».</strong></p>
<p>Tribune de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>Ces quelques mots résonnent avec une singulière profondeur à la lumière de l’ouvrage  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE : Anthropologie, foi et résilience face au deuil en Afrique centrale » de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>À travers son homélie, l’évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Kinshasa propose une lecture chrétienne du mystère de la mort. À travers son livre, l’auteur tente, lui, d’en comprendre les dimensions anthropologiques, culturelles, sociales et spirituelles.</p>
<p>Deux approches différentes, mais une même interrogation : que devient l’homme lorsque la mort vient interrompre son parcours terrestre ?</p>
<p><strong>Une mort qui surprend, mais qui fait partie de notre condition</strong></p>
<p>Le père Anaclet Dupar, oblat de Marie Immaculée et curé de la paroisse Saint-Philippe de Kinshasa, est décédé le 19 août 2026.</p>
<p>Sa disparition a surpris. Comme souvent lorsqu&rsquo;un être aimé ou estimé s&rsquo;en va, les proches restent avec cette impression d&rsquo;une histoire interrompue trop tôt.</p>
<p>Pourtant, Mgr Charles Ndaka invite à regarder cette réalité avec les « oreilles de la foi ».</p>
<p>«<em><strong> La mort est un appel. Partout, peu importe les circonstances, nous y répondrons. C&rsquo;est Dieu qui nous appelle. Nous n&rsquo;échapperons pas.</strong> </em>»</p>
<p>Cette parole ne cherche pas à banaliser la mort. Elle invite au contraire à l&rsquo;affronter dans une perspective différente.</p>
<p><strong>La mort est certaine. Son heure ne l&rsquo;est pas.</strong></p>
<p>D&rsquo;où cette invitation de l&rsquo;évêque : « <em><strong>Préparons-nous toujours sur l&rsquo;essentiel de notre vie. »</strong></em></p>
<p>Cette préparation ne consiste évidemment pas à vivre dans la peur de mourir. Elle consiste plutôt à donner un sens à sa vie avant que survienne le moment où nous devrons la quitter.</p>
<p><strong>De la terre à l&rsquo;autre vie : le passage qui interroge les cultures</strong></p>
<p>C&rsquo;est précisément cette interrogation qui se trouve au cœur du livre  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE » de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>L&rsquo;ouvrage part d&rsquo;une constatation simple : aucune société humaine ne traite la mort comme un simple événement biologique.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;une personne meurt, quelque chose se produit dans toute la communauté.</p>
<p>Une famille est bouleversée.</p>
<p>Des relations sont réorganisées.</p>
<p>Des souvenirs remontent à la surface.</p>
<p>Des rites sont accomplis.</p>
<p>Des prières sont prononcées.</p>
<p>Une communauté se rassemble.</p>
<p>La mémoire du défunt est reconstruite et transmise.</p>
<p>La mort devient donc un événement profondément anthropologique, culturel, social et spirituel.</p>
<p>Dans les sociétés d&rsquo;Afrique centrale, le décès d&rsquo;une personne déclenche tout un processus collectif destiné à accompagner le défunt, mais aussi à soutenir ceux qui restent.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ce processus que l&rsquo;ouvrage cherche à comprendre</strong></p>
<p>« <em><strong>N&rsquo;utilisons pas le langage profane qui parle de perte »</strong></em></p>
<p>L&rsquo;une des affirmations les plus fortes de l&rsquo;homélie de Mgr Ndaka mérite une attention particulière :</p>
<p>« <em><strong>N&rsquo;utilisons pas le langage profane qui parle de “perte”. La foi nous dit qu&rsquo;il y a la vie après la mort.</strong> </em>»</p>
<p>Cette phrase constitue un véritable pont entre la théologie chrétienne et la réflexion anthropologique.</p>
<p>Dire qu&rsquo;une personne est « perdue » peut signifier qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus accessible à nos sens, qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus physiquement présente.</p>
<p><strong>Mais pour la foi chrétienne, elle n&rsquo;est pas anéantie.</strong></p>
<p>Elle est appelée à une autre vie.</p>
<p>Le christianisme fonde cette espérance sur le Christ, qui affirme être « le chemin, la vérité et la vie ».</p>
<p>Ainsi, les funérailles chrétiennes ne sont pas uniquement un adieu. Elles sont aussi une profession de foi.</p>
<p><strong>On pleure un défunt tout en espérant sa résurrection</strong>.</p>
<p>On accompagne son corps vers la terre tout en croyant que son existence ne s&rsquo;y arrête pas.</p>
<p>On constate une séparation physique tout en affirmant la permanence de l&rsquo;amour.</p>
<p><strong>Le deuil n&rsquo;est pas seulement une douleur : c&rsquo;est un chemin</strong></p>
<p>L&rsquo;une des contributions essentielles du livre  » <strong>DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE » </strong> est précisément de considérer le deuil comme un processus de reconstruction.</p>
<p>La disparition d&rsquo;un proche crée une rupture.</p>
<p>Mais cette rupture doit progressivement devenir un nouveau chemin de vie.</p>
<p>Il faut apprendre à vivre autrement.</p>
<p>Il faut accepter l&rsquo;absence.</p>
<p>Il faut réorganiser la famille.</p>
<p>Il faut préserver les souvenirs.</p>
<p>Il faut transmettre l&rsquo;histoire du défunt aux générations suivantes.</p>
<p>Il faut retrouver progressivement la capacité d&rsquo;espérer.</p>
<p>Voilà pourquoi le deuil ne concerne jamais uniquement celui qui est mort.</p>
<p>Il concerne également ceux qui restent.</p>
<p>Et, dans le contexte africain, ceux qui restent ne sont presque jamais seuls.</p>
<p>La famille élargie, les voisins, les amis, les collègues, la communauté religieuse et les différentes solidarités sociales deviennent autant de ressources pour traverser l&rsquo;épreuve.</p>
<p><strong>La mort d&rsquo;un prêtre ou d&rsquo;un proche : une vie donnée qui ne s&rsquo;arrête pas au tombeau</strong></p>
<p>Dans le cas du père Anaclet Dupar, cette dimension prend une résonance particulière.</p>
<p>Mgr Ndaka rappelle que le prêtre a reçu le sacrement de l&rsquo;ordre et qu&rsquo;il a consacré sa vie à perpétuer la présence du Seigneur auprès du peuple.</p>
<p>Il a célébré.</p>
<p>Il a prié.</p>
<p>Il a enseigné.</p>
<p>Il a accompagné.</p>
<p>Il a servi.</p>
<p>Sa vie sacerdotale fut donc une vie donnée.</p>
<p>Et lorsqu&rsquo;une vie est donnée aux autres, elle ne disparaît pas entièrement avec la mort.</p>
<p>Elle continue à travers les personnes rencontrées, les consciences formées, les familles accompagnées, les communautés servies et les souvenirs laissés.</p>
<p>C&rsquo;est ici que la notion de mémoire devient essentielle.</p>
<p>La mémoire n&rsquo;est pas simplement le souvenir nostalgique du passé.</p>
<p>Elle devient une forme de transmission.</p>
<p><strong>Entre culture africaine et foi chrétienne</strong></p>
<p>L&rsquo;Afrique centrale possède une conception profondément communautaire de la mort.</p>
<p>Les rites funéraires, les veillées, les prières, les témoignages, les rassemblements familiaux et les cérémonies d&rsquo;accompagnement traduisent une conception selon laquelle la mort concerne toute la communauté.</p>
<p>Le christianisme vient inscrire cette expérience dans une autre perspective : celle de la résurrection et de la vie éternelle.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas nécessairement d&rsquo;opposer culture africaine et foi chrétienne.</p>
<p><strong>Il est possible de les mettre en dialogue</strong>.</p>
<p>* L&rsquo;anthropologie permet de comprendre comment les sociétés vivent la mort.</p>
<p>* La foi permet au croyant d&rsquo;interpréter ce que la mort signifie à la lumière de Dieu.</p>
<p>* Le rite permet à la communauté de traverser la séparation.</p>
<p>* La mémoire permet de maintenir le lien avec l&rsquo;histoire du disparu.</p>
<p>* Et la résilience permet aux vivants de reconstruire leur existence.</p>
<p><strong>« Prions pour notre frère » : le sens spirituel de l&rsquo;accompagnement</strong></p>
<p>Mgr Ndaka invite également les fidèles à prier pour le père Anaclet Dupar et à demander pour lui la miséricorde divine.</p>
<p>Cette prière rappelle une autre dimension fondamentale de la tradition chrétienne : le défunt n&rsquo;est pas abandonné au moment de la mort.</p>
<p>La communauté continue à l&rsquo;accompagner par la prière.</p>
<p>Ce geste est également important pour les vivants.</p>
<p>Prier pour celui qui est parti, c&rsquo;est reconnaître que l&rsquo;amour ne s&rsquo;arrête pas au moment de la mort.</p>
<p>C&rsquo;est aussi confier à Dieu ce que l&rsquo;être humain ne peut plus maîtriser.</p>
<p>La prière devient alors un langage du deuil.</p>
<p>Elle permet de dire l&rsquo;indicible.</p>
<p>Elle transforme la douleur en espérance.</p>
<p>« <em><strong>Ne soyons pas distraits dans ce monde »</strong></em></p>
<p>Peut-être est-ce l&rsquo;un des appels les plus urgents de cette homélie.</p>
<p>La mort ne nous parle pas seulement des morts.</p>
<p>Elle nous parle des vivants.</p>
<p>Elle nous demande : que faisons-nous de notre temps ?</p>
<p>Que faisons-nous de nos relations ?</p>
<p>Avons-nous pardonné ?</p>
<p>Avons-nous aimé ?</p>
<p>Avons-nous servi ?</p>
<p>Avons-nous transmis quelque chose aux générations qui viennent ?</p>
<p>Avons-nous donné un sens à notre passage sur cette terre ?</p>
<p>La mort du père Anaclet Dupar devient ainsi une occasion de méditer sur la valeur d&rsquo;une vie consacrée au service des autres.</p>
<p>Elle nous rappelle que l&rsquo;essentiel n&rsquo;est peut-être pas de vivre longtemps, mais de vivre utilement, dignement et dans l&rsquo;amour.</p>
<p>De la douleur à la résilience</p>
<p>Dans l&rsquo;ouvrage  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE,  » de Bertin Kangamotema Amizia, la résilience occupe une place centrale.</p>
<p>Le deuil n&rsquo;efface jamais complètement la douleur.</p>
<p>Mais l&rsquo;être humain peut apprendre à vivre avec cette douleur.</p>
<p>La communauté peut l&rsquo;aider.</p>
<p>La culture peut fournir des repères.</p>
<p>Les rites peuvent structurer la séparation.</p>
<p>La mémoire peut préserver le lien.</p>
<p>La foi peut ouvrir l&rsquo;horizon de l&rsquo;espérance.</p>
<p>Ainsi, le deuil devient progressivement un processus de transformation.</p>
<p>La disparition devient mémoire.</p>
<p>La douleur devient solidarité.</p>
<p>La rupture devient transmission.</p>
<p>Le désespoir peut devenir espérance.</p>
<p>Quand la théologie rencontre l&rsquo;anthropologie</p>
<p>L&rsquo;homélie de Mgr Charles Ndaka et  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE  » ne sont évidemment pas de même nature.</p>
<p>L&rsquo;une relève de la prédication chrétienne.</p>
<p>L&rsquo;autre propose une réflexion anthropologique et culturelle.</p>
<p>Mais leur rencontre est féconde.</p>
<p>Mgr Ndaka rappelle la certitude fondamentale de la foi :</p>
<p>« La foi nous dit qu&rsquo;il y a la vie après la mort. »</p>
<p>L&rsquo;anthropologie, quant à elle, montre comment les hommes et les sociétés donnent forme à cette espérance, organisent la séparation, préservent la mémoire et reconstruisent la vie après le décès d&rsquo;un proche.</p>
<p>L&rsquo;une parle principalement de l&rsquo;espérance.</p>
<p>L&rsquo;autre observe les chemins humains qui permettent de traverser l&rsquo;épreuve.</p>
<p>Et entre les deux se trouve une même réalité : l&rsquo;être humain confronté au mystère de la mort.</p>
<p>La mort n&rsquo;a pas le dernier mot</p>
<p>Au moment où l&rsquo;Église de Kinshasa accompagne le père Anaclet Dupar vers sa dernière demeure terrestre, les paroles de Mgr Charles Ndaka prennent une dimension particulière.</p>
<p>La mort surprend.</p>
<p>La mort fait mal.</p>
<p>La mort sépare.</p>
<p>Mais la foi refuse d&rsquo;en faire le dernier mot de l&rsquo;existence.</p>
<p>Le chrétien croit à la résurrection.</p>
<p>L&rsquo;anthropologie observe la permanence de la mémoire.</p>
<p>La famille garde le souvenir.</p>
<p>La communauté accompagne.</p>
<p>La prière relie.</p>
<p>L&rsquo;espérance ouvre un horizon.</p>
<p>C&rsquo;est peut-être là que réside le sens profond du titre :</p>
<p>DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE</p>
<p>Nous venons de la terre.</p>
<p>Nous vivons sur la terre.</p>
<p>Nous construisons sur la terre.</p>
<p>Nous aimons sur la terre.</p>
<p>Nous pleurons sur la terre.</p>
<p>Et, lorsque vient le moment de la séparation, la foi nous invite à croire que la terre n&rsquo;est pas nécessairement la dernière étape.</p>
<p>Entre la terre et l&rsquo;autre vie, il y a le mystère de la mort, mais aussi tout ce que nous laissons derrière nous : une mémoire, des gestes, des paroles, une œuvre, des enfants, des disciples, des amis, une communauté.</p>
<p>Voilà pourquoi la mort nous oblige à mieux comprendre la vie.</p>
<p>Et voilà pourquoi les paroles de Mgr Charles Ndaka rejoignent profondément la démarche de DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE.</p>
<p>La mort est certaine.</p>
<p>Le deuil est humain.</p>
<p>La mémoire est nécessaire.</p>
<p>La solidarité est indispensable.</p>
<p>La foi est une espérance.</p>
<p>Et pour le croyant, au-delà du tombeau demeure cette promesse qui donne un autre sens à l&rsquo;existence :</p>
<p>LA VIE NE S&rsquo;ARRÊTE PAS LÀ OÙ NOS YEUX CESSENT DE VOIR.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>Journaliste, auteur du livre  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE : Anthropologie, foi et résilience face au deuil en Afrique centrale »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/la-foi-nous-dit-quil-y-a-la-vie-apres-la-mort-quand-lhomelie-de-mgr-charles-ndaka-eclaire-le-livre-de-la-terre-a-lautre-vie-de-bertin-kangamotema-amiziale/">« LA FOI NOUS DIT QU’IL Y A LA VIE APRÈS LA MORT »Quand l’homélie de Mgr Charles Ndaka éclaire le livre  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE »  de Bertin Kangamotema AmiziaLecture croisée entre foi chrétienne, anthropologie du deuil et résilience en Afrique centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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