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	<title>Archives des @Premier Ministre Lumumba - New messager de la paix RDC</title>
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	<title>Archives des @Premier Ministre Lumumba - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>DEVOIR DE MÉMOIRE PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. ( Récits compilés par le Professeur TETE WERSEY PAUL)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 06:27:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Mangai]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
		<category><![CDATA[@Premier Ministre Lumumba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié par New Messager de la Paix  Mise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA UN ÉPISODE DE L’HISTOIRE NATIONALE À PRÉSERVER Le passage de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai, située dans l’actuelle province du Kwilu, s’inscrit dans sa fuite clandestine de Léopoldville, actuelle Kinshasa, vers Stanleyville, actuelle Kisangani, à la fin [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/devoir-de-memoirepassage-et-sejour-du-premier-ministre-patrice-emery-lumumba-dans-la-contree-de-mangai-en-novembre-1960-recits-compiles-par-le-professeur-tete-wersey-paul/">DEVOIR DE MÉMOIRE PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. ( Récits compilés par le Professeur TETE WERSEY PAUL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Publié par New Messager de la Paix  Mise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p><strong>UN ÉPISODE DE L’HISTOIRE NATIONALE À PRÉSERVER</strong></p>
<p>Le passage de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai, située dans l’actuelle province du Kwilu, s’inscrit dans sa fuite clandestine de Léopoldville, actuelle Kinshasa, vers Stanleyville, actuelle Kisangani, à la fin du mois de novembre 1960.</p>
<p>Le Premier Ministre  avait quitté clandestinement sa résidence surveillée de Léopoldville dans la nuit du 27 au 28 novembre 1960, avec pour objectif de rejoindre ses partisans et ses fidèles à Stanleyville, où il espérait établir une base politique et un gouvernement autonome face au pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu et de Joseph Kasa-Vubu.</p>
<p>Pour tromper la vigilance des forces de l’ordre de Mobutu et des Casques bleus, le convoi de Lumumba emprunta les routes de l’intérieur du pays, à travers la province de Bandundu, notamment le Kwilu, en direction de l’ancien Kasaï et du Maniema.</p>
<p>C’est dans le cadre de cette traversée que Patrice Emery Lumumba passa par la contrée de Mangai et y séjourna.</p>
<p>Il nous revient que ce fut sur la proposition de Monsieur Paul Kibal, Administrateur du territoire d’Idiofa à l’époque et diplômé de l’Université Officielle du Congo (U.O.C.) à Élisabethville, actuelle ville de Lubumbashi, que Lumumba choisit de modifier son itinéraire.</p>
<p>Paul Kibal lui aurait proposé de passer par Bulungu plutôt que par Idiofa, où l’attendaient déjà quelques éléments du service de sécurité dépêchés par le gouvernement central.</p>
<p>C’est grâce à cet itinéraire, qu’il suivit scrupuleusement, que le Premier Ministre parvint sans encombre à Mangai Centre ou Mangai I, le 30 novembre 1960.</p>
<p>Ce départ de Léopoldville s’inscrivait dans le contexte de la grave discorde qui prévalait entre le Président de la République, Joseph Kasa-Vubu, et le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Lumumba se résolut ainsi à quitter la capitale afin d’aller rejoindre les nationalistes, parmi lesquels Monsieur Antoine Gizenga, qui l’attendait à Stanleyville.</p>
<p>Pour s’y rendre, il emprunta la Nationale n°1, route qui conduisit le fugitif et ses compagnons d’infortune jusqu’à la cité de Mangai.</p>
<p><strong>MANGAI : UN CARREFOUR HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE ET ÉCONOMIQUE DU KWILU</strong></p>
<p>Pour comprendre la portée du passage de Patrice Emery Lumumba à Mangai, il convient de rappeler l’importance de cette cité dans l’espace géographique et économique du Kwilu.</p>
<p>Mangai est située sur la rive gauche de la rivière Kasaï, après la cité de Dibaya-Lubwe, dans le territoire d’Idiofa, dans l’actuelle province du Kwilu, en République démocratique du Congo.</p>
<p>La localité occupe une position géographique particulièrement stratégique. Elle se trouve à proximité de plusieurs pôles importants, notamment Idiofa et la ville d’Ilebo, et bénéficie de sa situation au bord de la rivière Kasaï.</p>
<p>Cette position fluviale a historiquement favorisé les échanges, les déplacements des personnes et la circulation des marchandises. Mangai dispose notamment d’un port fluvial susceptible d’accueillir des navires, ce qui renforce son importance économique et géographique dans cette partie du pays.</p>
<p>Aujourd’hui, Mangai est présentée comme une ville urbaine organisée en deux communes rurales : Isabo et Menki.</p>
<p>Dans sa configuration historique, Mangai fut notamment constituée de plusieurs quartiers, parmi lesquels Noki-Noki, Moke, Isabo, Café I et Café II, Campus, Nsele et Alungu, auxquels s’ajoutent les quartiers de Mangai II, notamment Menki, Midima et Owongo.</p>
<p>La cité se situe également à environ 15 kilomètres de la mission catholique d’Ipamu et à environ 47 kilomètres de Dibaya-Lubwe.</p>
<p>Cette situation explique en partie pourquoi Mangai constituait un point de passage important sur les itinéraires reliant différents centres de cette partie du Congo.</p>
<p>C’est donc dans ce cadre géographique et stratégique que s’inscrit le passage de Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Le récit de sa traversée ne doit pas être dissocié de l’histoire de cette cité, de ses populations, de ses voies de communication et de son rôle dans les échanges entre les territoires de l’intérieur et les grands axes fluviaux du pays.</p>
<p>Mangai n’est ainsi pas seulement un lieu de passage dans le récit de la fuite de Lumumba. Elle apparaît comme un territoire qui, par sa position géographique, son ouverture sur la rivière Kasaï et son importance économique, s’inscrivait déjà dans les circuits de communication et de mobilité de l’époque.</p>
<p><strong>DE LÉOPOLDVILLE À MANGAI : UNE ROUTE SEMÉE D’EMBÛCHES</strong></p>
<p>Le cortège, composé d’une demi-douzaine de voitures transportant le Premier Ministre Lumumba, son épouse Pauline, son fils cadet Roland et Okito, serait passé par les localités de Mateko et d’Oveke, avant de s’embourber à Nziem Akum, un petit village situé près d’Ilanga, en territoire Ngwii (Ngoli).</p>
<p>En dépit de l’entretien régulier des routes, assuré à l’époque grâce au système de cantonnage manuel, les voitures de marques Impala et VW ne purent parcourir ce tronçon sans difficulté.</p>
<p>Le Premier Ministre et ses compagnons furent ainsi contraints de passer la nuit à la belle étoile à cet endroit.</p>
<p>Finalement, ils parvinrent à quitter ce tronçon de route boueux et atteignirent la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Alors qu’il cherchait à se débarrasser de ses sandales couvertes de boue, le Premier Ministre Lumumba aperçut un certain Monsieur Jean-Marie Asana, qui se trouvait sur la berge de l’autre rive de la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Il lui demanda de signaler à l’agent qui gérait le bac que des véhicules attendaient pour effectuer la traversée.</p>
<p>Cet agent se nommait <strong>Mufika</strong>. Il habitait Elwom, village riverain de la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Jean-Marie Asana, ancien habitant de Léopoldville qui avait reconnu le Premier Ministre Lumumba en tant que leader politique du Mouvement National Congolais (MNC), alla alerter le Chef du village d’Elwom.</p>
<p>Sur l’ordre de ce dernier, la mobilisation fut prompte et totale.</p>
<p>Les habitants d’Elwom coupèrent des feuilles de bananiers qu’ils étalèrent par terre en guise de tapis. Les dames du village, qui s’étaient tirées à quatre épingles, étalèrent à leur tour leurs pagnes sur le chemin que devait emprunter le Premier Ministre.</p>
<p>La tradition Ngwii (Ngoli) veut en effet que le chef ou le nouveau marié ne puisse jamais marcher à même le sol lorsqu’il reçoit les honneurs dus à son rang ou à son statut.</p>
<p>Entre-temps, Mufika, Alphonse Otay et Jean-Marie Asana étaient allés faire traverser le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Le Chef du village d’Elwom, un ancien habitant de Léopoldville qui parlait correctement le lingala, langue de la capitale congolaise, se réserva le privilège d’accueillir le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Les dames d’Elwom préparèrent à l’intention de leurs hôtes un petit déjeuner composé de bananes plantains — makemba —, d’omelettes et de poissons.</p>
<p>Une dame Otetela qui habitait Elwom s’occupa de la grillade des bananes plantains, comme on le faisait chez eux. On laissa ensuite à Madame Lumumba le soin de servir son époux.</p>
<p>Pendant que le Premier Ministre et ses compagnons mangeaient dans la maison du Chef du village, dehors, les habitants jubilaient, chantaient et dansaient en leur honneur.</p>
<p>Après le repas, le Premier Ministre s’entretint brièvement avec les notables du village.</p>
<p>Un certain André Okapini offrit au Premier Ministre vingt-quatre œufs, en guise de gratification.</p>
<p>Il estima que c’était la première fois qu’un homme d’État de ce rang leur réservait une telle surprise et avait accepté de manger dans ce petit village qui entrait ainsi dans l’histoire du pays.</p>
<p>Inquiet, André Okapini posa à son interlocuteur la question suivante :</p>
<p><em><strong>« Que deviendra le Congo, s’il vous arrivait de mourir, car les informations diffusées à la radio à votre sujet ne vous sont pas favorables ? »</strong></em></p>
<p>Pour calmer son interlocuteur, le Premier Ministre, qui était très conscient du danger qui le guettait et le menaçait, lui répondit tout simplement :</p>
<p><em><strong>« Antoine Gizenga poursuivra ma mission, si je ne suis plus là ! »</strong></em></p>
<p>Avant de quitter Elwom, le Premier Ministre remit au Chef du village ainsi qu’à Monsieur André Okapini la somme de vingt-quatre mille francs congolais (24.000 FC) à chacun.</p>
<p>Il donna également la même somme d’argent à chacune des dames qui avaient dansé en son honneur.</p>
<p><strong>LE BIJOU RETROUVÉ : UN MOMENT RESTÉ DANS LA MÉMOIRE</strong></p>
<p>Avant le départ du cortège d’Elwom, arriva au village, en courant, un certain Elie-Louis.</p>
<p>Il portait à son poignet gauche une gourmette en or appartenant au Premier Ministre, qui était tombée à Nziem Akum, où Lumumba avait passé la nuit à la belle étoile.</p>
<p>Elie-Louis revenait nuitamment d’une fête dans un village environnant lorsqu’il ramassa un objet brillant de grande valeur.</p>
<p>Il ne se doutait pas un seul instant que ce bien précieux, ramassé à un tel endroit, pouvait appartenir à quelqu’un d’un haut rang.</p>
<p>Ayant appris par des passants que le cortège du Premier Ministre se reposait encore à Elwom, il courut à toutes jambes afin d’aller remettre le bijou à son propriétaire.</p>
<p>Lorsqu’Elie-Louis remit le bijou retrouvé au Premier Ministre Lumumba, les habitants d’Elwom lurent tous sur son visage son regret d’avoir perdu un objet de très grande valeur sans s’en rendre compte, ainsi que son désarroi de pressentir, selon les observateurs présents sur place, que son pouvoir était en train de le quitter.</p>
<p>Ayant constaté que le Premier Ministre avait remis de l’argent à ceux qui étaient intervenus pour lui rendre service, il lui en réclama également pour le service rendu.</p>
<p>Quelque peu déçu de l’attitude d’Elie-Louis, le Premier Ministre lui remit aussi de l’argent.</p>
<p><strong>KOREAMA : LA « CHEMISE DE KOREAMA »</strong></p>
<p>Après avoir quitté Elwom, le cortège s’enlisa pour la seconde fois entre Koreama-Magasins et Koreama-Groupement.</p>
<p>En attendant le secours des volontaires, le Premier Ministre Lumumba et son épouse, accompagnés d’un garde du corps, s’approvisionnèrent en boîtes de conserve dans le magasin de Monsieur Guy Cardozo.</p>
<p>Sur le cou du Premier Ministre pendait une serviette.</p>
<p>Les quelques expatriés qui tenaient leur commerce, tels que Messieurs Marcel Minet et Joseph Vidal Arampos, se cachèrent lorsqu’ils apprirent la nouvelle de la présence du Premier Ministre Lumumba à Koreama.</p>
<p>Le secours attendu étant arrivé, les compagnons du Premier Ministre allèrent, à leur tour, se procurer de nouvelles chemises dans un magasin tenu par un certain Marcel Etiar, qui dirigeait à l’époque la section du Parti Solidaire Africain (P.S.A.) du Président Cléophas Kamitatu à Koreama.</p>
<p>Le Premier Ministre Lumumba, numéro 1 du Mouvement National Congolais (MNC), profita de sa présence à Koreama pour présenter ses civilités à Monsieur Marcel Etiar.</p>
<p>Ce dernier fut heureux et fier de serrer la main du Premier Ministre, dont les compagnons s’étaient procuré plusieurs articles dans son magasin.</p>
<p>Il profita de l’occasion pour lui offrir une chemise blanche à manches courtes, avec deux poches en bas, que nous pouvons qualifier de « <strong>Chemise de Koreama ».</strong></p>
<p>C’est avec cette chemise que le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba tint son dernier discours politique à Mangai, le 30 novembre 1960.</p>
<p>C’est également avec cette même chemise qu’il fut arrêté à Lodi, dans le Sankuru, le 1er décembre 1960, lors de son acheminement vers la prison de Thysville, actuelle Mbanza-Ngungu, puis vers celle d’Élisabethville.</p>
<p>C’est enfin avec cette même chemise qu’il fut assassiné à Élisabethville, le 17 janvier 1961.</p>
<p>Ainsi, une simple chemise offerte à Koreama devint, dans la mémoire locale, un objet chargé d’une extraordinaire portée historique.</p>
<p><strong>MANGAI I : L’ÉTAPE D’UN HOMME TRAQUÉ</strong></p>
<p>Après les difficultés rencontrées sur les routes et les différents épisodes vécus à Nziem Akum, sur la rivière Pio-Pio, à Elwom et à Koreama, le cortège atteignit finalement Mangai Centre, ou Mangai I.</p>
<p>Le séjour de Lumumba dans cette contrée prend alors une dimension particulière.</p>
<p>Mangai était non seulement une étape géographique de son itinéraire, mais aussi un espace de rencontres humaines au cœur d’une région où les populations suivaient avec attention les bouleversements politiques qui secouaient le jeune État congolais.</p>
<p>Le passage du Premier Ministre dans cette partie du Kwilu permet de mesurer combien l’histoire politique du Congo s’est également déroulée loin des capitales et des grandes villes.</p>
<p>À Mangai, les populations furent directement confrontées à la présence d’un dirigeant national poursuivi, mais toujours considéré par beaucoup comme le symbole d’une indépendance nouvellement acquise.</p>
<p><strong>MANGAI II : L’ACCUEIL POPULAIRE</strong></p>
<p>À Mangai II, le cortège eut droit à un accueil délirant et improvisé par un chauffeur de la Compagnie du Kasaï et de l’Équateur (CKE), Monsieur <strong>Georges Olay.</strong></p>
<p>Celui-ci constata le premier l’arrivée du cortège à Mangai II et la signala à son ami <strong>Daniel Esongo</strong>.</p>
<p>À deux, ils accueillirent le cortège.</p>
<p>Ensuite, ils proposèrent au l&rsquo;enseignant de l’École primaire Momekano de Mangai II, Monsieur <strong>Benjamin Enanga</strong>, de libérer les élèves afin qu’ils puissent accueillir le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Cet accueil populaire constitue un autre témoignage de la place qu’occupait Patrice Emery Lumumba dans l’imaginaire et la conscience politique des populations de cette époque.</p>
<p>L’événement montre aussi comment, au-delà des clivages politiques et des informations diffusées depuis la capitale, la population locale pouvait manifester spontanément son attachement à celui qui incarnait, pour beaucoup, l’indépendance du Congo.</p>
<p><strong>LE DERNIER DISCOURS POLITIQUE À MANGAI</strong></p>
<p>Le séjour de Patrice Emery Lumumba à Mangai demeure également associé à un événement d’une portée particulière : son dernier discours politique dans cette contrée, le 30 novembre 1960.</p>
<p>À ce moment précis de son parcours, Lumumba est un homme traqué, conscient du danger qui l’entoure, mais qui continue néanmoins à porter un message politique et à chercher à rejoindre les forces nationalistes rassemblées autour d’Antoine Gizenga.</p>
<p>La « <strong>Chemise de Koreama</strong> », offerte quelques jours auparavant par Marcel Etiar, devient alors un élément symbolique de cette dernière séquence de sa vie politique.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Lumumba sera arrêté à Lodi.</p>
<p>Le destin de cet homme qui avait incarné l’espoir d’une indépendance congolaise pleine et entière allait basculer définitivement.</p>
<p><strong>MANGAI ET LA MÉMOIRE DE LUMUMBA</strong></p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai permet aujourd’hui de relier la grande histoire nationale à une multitude de petites histoires locales.</p>
<p><strong>Il y a les routes boueuses de Nziem Akum, la rivière Pio-Pio, le bac de Mufika, l’accueil d’Elwom, les bananes plantains et les poissons préparés par les femmes du village, les vingt-quatre œufs offerts par André Okapini, la gourmette retrouvée par Elie-Louis, la chemise offerte à Koreama, l’accueil de Georges Olay et Daniel Esongo à Mangai II, ainsi que les élèves de l’école Momekano mobilisés pour accueillir le Premier Ministre.</strong></p>
<p>Tous ces noms et tous ces lieux donnent un visage humain à un épisode majeur de l’histoire du Congo.</p>
<p>Ils montrent également que la mémoire de Patrice Emery Lumumba ne se trouve pas uniquement dans les archives officielles, les discours politiques, les monuments et les ouvrages historiques.</p>
<p>Elle demeure également dans les récits transmis au sein des familles et des communautés.</p>
<p><strong>DEVOIR DE MÉMOIRE</strong></p>
<p>Le passage et le séjour de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai constituent un épisode particulièrement significatif de l’histoire nationale.</p>
<p>Ce récit, compilé à partir des témoignages et souvenirs rapportés par le Professeur TETE WERSEY PAUL, constitue une contribution à la préservation de la mémoire historique de la République démocratique du Congo.</p>
<p>À travers les étapes de Nziem Akum, Pio-Pio, Elwom, Koreama, Mangai I et Mangai II, se dessine le passage d’un moment particulièrement dramatique de l’histoire du Congo.</p>
<p>Derrière le grand récit national se trouvent également des lieux, des villages, des familles et des personnes qui ont été les témoins directs ou indirects de ces événements.</p>
<p>Le devoir de mémoire consiste aussi à recueillir ces récits locaux, les noms des témoins et des acteurs cités, les lieux traversés et les souvenirs transmis de génération en génération, afin que ces fragments de l’histoire nationale ne disparaissent pas.</p>
<p>L’histoire de Patrice Emery Lumumba ne se limite donc pas aux grands centres politiques de Léopoldville, Stanleyville ou Élisabethville.</p>
<p>Elle s’est également écrite sur les routes, dans les villages, au bord des rivières, dans les maisons des chefs coutumiers et dans la mémoire des populations qui l’ont rencontré au cours de sa dernière fuite.</p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai mérite ainsi d’être conservé comme une page de cette mémoire nationale.</p>
<p>Car l’histoire d’une nation ne se construit pas uniquement dans ses palais, ses capitales et ses institutions. Elle se construit aussi dans ses villages, sur ses routes, dans les gestes d’hospitalité de ses populations et dans les témoignages de ceux qui ont vu passer les grands acteurs de leur époque.</p>
<p>Mangai est de ces lieux où la grande histoire du Congo a rencontré la mémoire populaire.</p>
<p>Ce récit est avant tout un devoir de mémoire, destiné aux générations présentes et futures.</p>
<p><strong>NOTE DE MÉTHODE ET DE PRÉSERVATION DU TÉMOIGNAGE</strong></p>
<p>Le présent récit est publié comme un témoignage historique local, compilé à partir des récits et souvenirs rapportés par le Professeur TETE WERSEY PAUL.</p>
<p>Les noms de personnes, les lieux, les circonstances et les détails rapportés sont conservés autant que possible dans leur formulation testimoniale.</p>
<p>Certaines indications chronologiques ou factuelles pourront, dans le cadre d’un travail historique ultérieur, faire l’objet de vérifications croisées à partir des archives, des témoignages familiaux, des sources administratives et des travaux consacrés à la dernière fuite de Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Cette précaution ne diminue pas la valeur mémorielle du récit. Elle rappelle au contraire l’importance de distinguer, dans tout travail de mémoire, le témoignage transmis, la mémoire locale et la vérification historique.</p>
<p>Récit compilé par :</p>
<p>Professeur TETE WERSEY PAUL</p>
<p>Mise en forme éditoriale et publication :</p>
<p>Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p>New Messager de la Paix</p>
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<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/devoir-de-memoirepassage-et-sejour-du-premier-ministre-patrice-emery-lumumba-dans-la-contree-de-mangai-en-novembre-1960-recits-compiles-par-le-professeur-tete-wersey-paul/">DEVOIR DE MÉMOIRE PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. ( Récits compilés par le Professeur TETE WERSEY PAUL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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