Kinshasa, 28 fev.( Newmessagerpaix.net)-
Au Burkina Faso, l’histoire d’Adrien Sawadogo, prêtre des Pères Blancs, et de son père, l’imam Al-Hâdjdj Issa, illustre une réconciliation patiemment construite entre islam et christianisme.
En 1992, Adrien, fils aîné d’une famille musulmane, vit une rencontre bouleversante avec le Christ. Sa conversion provoque un choc : son père et la communauté musulmane le rejettent.
« Je lui ai donné le nom du Prophète, je n’ai pas accepté son choix au début », confie l’imam. Sur le conseil de son frère aîné, il finit par laisser son fils suivre sa vocation. Adrien étudie la théologie et approfondit aussi le Coran.
Trente ans plus tard, de 1992 à 2022, le temps et la foi ont apaisé la fracture. Le père reconnaît aujourd’hui la sincérité de la foi chrétienne. Tous deux affirment que les divisions viennent des hommes, jamais de Dieu, et appellent à l’indulgence et à la coopération plutôt qu’aux querelles religieuses.
Cette année, la coïncidence du Ramadan et du Carême est perçue comme un « clin d’œil de Dieu ».
Pour Adrien, dans l’esprit de Pape François, c’est une invitation à une « mystique de la rencontre » : écoute de la Parole de Dieu pour les chrétiens, écoute du Coran pour les musulmans, notamment lors de la Nuit du Destin.
L’imam insiste : « La Bible et le Coran ne s’opposent pas ». Cette convergence des temps forts appelle à rechercher l’excellence dans sa propre foi sans dénigrer celle de l’autre.
Ramadan et Carême demeurent, pour le père et le fils, deux moments privilégiés où l’homme se tient devant Dieu — deux chemins distincts qui invitent à la conversion, à l’écoute et à la paix.
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Source: Vatican News/Jean-Charles Putzolu et Janvier Yameogo





