Une flambée de violence après un décès tragique
Une vive tension a secoué le village Mpwono, situé dans le groupement Mpata, secteur Mikwi, territoire de Bulungu, dans la province du Kwilu (sud-est de la RDC).
À la suite de la mort subite et jugée troublante d’un jeune homme de 22 ans, identifié comme Ezéchiel Mpala, fraîchement diplômé d’État, des actes de violence ont été enregistrés. Cette nouvelle a été rapportée ce dimanche à la rédaction de Newmessagerpaix.net par son correspondant local.


Pris de colère, des jeunes de Mpwono ainsi que des localités voisines ont incendié et saccagé quatorze habitations appartenant aux membres d’un même clan, suspectés d’être liés à ce décès qualifié de « mystérieux ».
Des accusations et une justice populaire
Selon les informations livrées par Joseph Kimbeni, chef du secteur Mikwi, ces actes se sont produits le vendredi 10 avril 2026, au moment du rapatriement du corps de la victime au village.
La jeunesse, convaincue d’une implication occulte de certains membres de la famille, a décidé de se faire justice.
« Les enquêtes sont en cours afin de déterminer les causes réelles de ce décès et identifier les auteurs de ces actes de vandalisme pour qu’ils répondent de leurs actes », a-t-il déclaré.
Une psychose alimentée par des décès répétés
D’après plusieurs sources locales concordantes, ce décès n’a pas convaincu la population, notamment les jeunes issus des villages environnants tels que Manie, Lwano et Mupoy.
Cette méfiance généralisée a alimenté une révolte collective, traduisant un ras-le-bol face à des cas similaires déjà enregistrés dans la région.
Malgré l’ampleur des violences, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Toutefois, la quasi-totalité des membres de la famille ciblée a fui le village, certains trouvant refuge dans la forêt par crainte de représailles.


Un appel à des mesures plus rigoureuses
Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des décès jugés suspects dans plusieurs localités rurales.
Souvent, ces situations sont traitées de manière coutumière, avec des sanctions jugées dérisoires, telles que le paiement d’amendes symboliques ou en nature (bouc, coq, etc.).
Face à la recrudescence de ces drames impliquant des jeunes, considérés comme l’avenir du pays, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer des mesures plus strictes et une justice plus dissuasive afin de mettre fin à ces pratiques et éviter d’autres débordements.
Newmessagerpaix.net / Albert Mafolo




