Tofongola Miso à Kinshasa : une mobilisation citoyenne sans précédent
La ville de Kinshasa a vibré, le samedi 11 avril 2026, au rythme de la caravane de sensibilisation “Tofongola Miso”, une initiative majeure dédiée à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Une ambiance particulièrement électrique a marqué cette journée au cours de laquelle l’ASBL Dignité Humaine (DH-RDC) a réussi à mobiliser les forces vives de la nation autour d’un combat devenu prioritaire.
Une caravane à fort impact à travers les communes de Kinshasa
Initiée par l’ASBL Dignité Humaine, cette caravane motorisée a sillonné plusieurs grandes artères de la capitale, notamment Kimbanseke, Ngaba, Kalamu et Ngaliema, avec des passages remarqués à Limete, Victoire, Huilerie, ainsi que des étapes stratégiques à l’UPN, Delvaux et Royal.
Partie dès les premières heures de la matinée depuis Kimbanseke, la caravane a attiré l’attention de milliers d’habitants.
Messages de sensibilisation et distribution de flyers ont rythmé le parcours, visant à dénoncer les méfaits de la corruption et encourager un changement de comportement.
Le cortège a notamment emprunté l’axe rond-point Victoire – rond-point Huilerie, avant de chuter à la Gare Centrale de Kinshasa.
Des partenaires engagés dans la lutte contre la corruption
Cette initiative bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires institutionnels et techniques, notamment :l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC),le Réseau des Parlementaires Africains dans la Lutte contre la Corruption (APNAC),la coopération allemande GIZ, à travers le projet LUCOFFI (Lutte contre la corruption et les flux financiers illicites).
Objectif : éveiller les consciences et renforcer la gouvernanceL’objectif principal de cette caravane est clair : mobiliser la population et éveiller la conscience citoyenne face à la corruption.
Sur la place de la Gare Centrale, les organisateurs ont insisté sur le fait que cette campagne ne se limitera pas à Kinshasa, mais sera étendue à l’intérieur du pays, où de nombreux cas de corruption sont régulièrement signalés.
Les autorités présentes ont évoqué des mesures concrètes ainsi que des mécanismes de suivi, en cohérence avec la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui place la lutte contre la corruption au cœur de son programme de gouvernance.
“Tofongola Miso” : un outil numérique innovant contre la corruption
Moment fort de la journée : la présentation de l’application numérique “Tofongola Miso”, conçue comme un levier innovant pour renforcer la lutte contre la corruption en RDC.
Selon Élodie Ntamuzinda, coordinatrice nationale de Dignité Humaine :« La présentation d’un outil numérique dénommé +Tofongola miso+ consiste à appuyer efficacement la lutte contre la corruption en RDC. (…)
Cette lutte est une exigence démocratique, un impératif de gouvernance et une condition essentielle du développement durable de notre pays. »
Elle a également souligné la nécessité de :renforcer la transparence,encourager la participation citoyenne,garantir la traçabilité des signalements,protéger les lanceurs d’alerte.
Un projet structurant pour une gouvernance participative
Inscrit dans le cadre du projet LUCOFFI, “Tofongola Miso” ambitionne de devenir un instrument national intégré, utilisé par :les institutions publiques,les organes de contrôle,le secteur privé,et les citoyens.
Selon Élodie Ntamuzinda et Dieudonné Mushagalusha du Comité Technique Mixte :« Il ne s’agit pas simplement d’une application, mais d’un mécanisme structurant des gouvernances participatives (…) un réel vecteur de changement pour l’intérêt de tous. »
Trois objectifs majeurs guident cette initiative :
* Obtenir une adhésion institutionnelle formelle,Présenter le plan quinquennal 2025-2030,
* Favoriser une appropriation multisectorielle. * Une adhésion massive et un engagement politique affirmé
Face à une mobilisation impressionnante sous un soleil de plomb, les intervenants ont unanimement déclaré :
« Tofongola miso ne doit plus être perçue comme un projet de la Dignité Humaine, mais comme un outil national partagé. »
Les conseillers communaux et députés nationaux, notamment ceux membres de l’APNAC, ont exprimé leur volonté d’intégrer durablement cette lutte dans leurs actions parlementaires.
Sur le terrain, motards, parlementaires debout et citoyens ont scandé en chœur :
« Nos yeux sont désormais ouverts… marchons ensemble avec détermination ! »
Un appel à la dénonciation responsable et citoyenne
Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective :
Tous les cas de corruption doivent être dénoncés de manière responsable partout où ils se produisent — dans les marchés, les lieux de travail, les établissements de formation ou encore les transports en commun.
Grâce aux téléphones Android équipés de l’application “Tofongola Miso”, les citoyens peuvent désormais signaler ces pratiques, évitant ainsi que « la rue s’en charge de façon irresponsable et tendancieuse ».
Élodie Ntamuzinda a appelé à un travail à l’unisson en tant que lanceurs d’alerte responsables, aux côtés de la société civile, saluant notamment l’apport constructif des parlements debout dans le développement du pays.
Elle a également et surtout remercié l’ensemble des partenaires impliqués, notamment l’APLC, la GIZ, l’APNAC et le Comité technique mixte (CTM).
Dignité Humaine : un pilier de la société civile congolaise
Créée en 2014, l’ASBL Dignité Humaine est une plateforme nationale engagée dans :la promotion des droits humains,la gouvernance démocratique,le développement communautaire.
Elle constitue aujourd’hui un cadre d’innovation, de réflexion et d’action au service d’un développement harmonieux en RDC.
Élodie Ntamuzinda honorée pour son engagement
En marge de l’événement, un diplôme de mérite et d’excellence a été décerné à Élodie Ntamuzinda, en reconnaissance de ses efforts dans la promotion de la bonne gouvernance et du développement.Figure de proue de la société civile en RDC, elle a été encouragée à poursuivre son action avec courage et loyauté envers les institutions du pays.
Newmessagerpaix.net/Divine NSALA et Bertin Kangamotema





