Kinshasa, 21 février 2026 ( Newmessagerpaix.net)
De fortes pluies ont causé deux morts à Kinshasa, des inondations à Mont-Ngafula, Selembao et Lemba, ainsi que la fermeture de l’Institut français. La METTELSAT alerte sur de nouvelles précipitations excédentaires entre février et avril 2026.
Des pluies diluviennes plongent Kinshasa dans le deuil
Les fortes précipitations qui se sont abattues vendredi 20 février 2026 sur Kinshasa ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Le bilan provisoire fait état de deux morts dans la commune de Mont-Ngafula et de nombreux sinistrés dans plusieurs quartiers de la capitale de la République démocratique du Congo.
Dès les premières heures du matin, la ville s’est réveillée sous les eaux. Les pluies, d’une intensité rare, ont entraîné effondrements d’habitations, débordements de rivières et aggravation des têtes d’érosion, notamment dans les zones collinaires et riveraines.
Mont-Ngafula : un drame familial
Le bilan le plus lourd est enregistré dans la commune de Mont-Ngafula. Fragilisés par les intempéries, les murs d’une habitation se sont écroulés sur ses occupants. Selon le bourgmestre, deux membres d’une même famille ont perdu la vie.
Selembao : débordement de la rivière Makelele
Dans la commune de Selembao, plusieurs ménages ont été affectés par la montée des eaux. Le quartier Mwanantukulu figure parmi les plus touchés à la suite du débordement de la rivière Makelele.
Les conséquences sont multiples :
Déplacement de population : plusieurs familles ont abandonné leurs parcelles envahies par les eaux.
Inondations persistantes : de nombreuses habitations restent inaccessibles, les eaux stagnantes n’ayant pas encore reflué.
Lemba : progression inquiétante des érosions
À Lemba, l’inquiétude grandit dans le quartier Mbaza Lemba. Les têtes d’érosion, déjà menaçantes, ont progressé de manière spectaculaire, risquant d’engloutir de nouvelles habitations.
Le bourgmestre qualifie la situation de « préoccupante », signalant également que les quartiers Livulu et Salongo sont sous les eaux.
« Nous évaluons les dégâts, mais l’urgence est de limiter les risques de nouveaux effondrements », a-t-il affirmé.
Kinshasa paralysée : fermeture de l’Institut français
Les inondations ont fortement perturbé la mobilité urbaine. Plusieurs artères sont submergées et impraticables, compliquant les déplacements des habitants. De nombreux élèves n’ont pas pu se rendre à l’école, tandis que des travailleurs sont restés bloqués à domicile. Les transports publics sont également affectés.
Face à cette situation, l’Institut français de Kinshasa, notamment la Halle de la Gombe, a annoncé la fermeture de ses portes pour la journée. Les eaux de la rivière Gombe, sorties de leur lit, ont envahi plusieurs zones du centre-ville.
Ces inondations récurrentes relancent le débat sur l’urbanisation anarchique, le déficit d’infrastructures de drainage et la gestion de l’assainissement dans la capitale congolaise.
Alerte de la METTELSAT : nouvelles précipitations attendues
L’METTELSAT, agence météorologique nationale, met en garde contre de nouvelles « précipitations excédentaires » attendues entre février et avril 2026.
Selon l’agence, ces fortes pluies pourraient entraîner :
des inondations supplémentaires ;
des glissements de terrain ;
une aggravation des érosions dans les zones à risque.
La METTELSAT appelle les autorités à renforcer les mesures préventives et invite les habitants des zones vulnérables à la vigilance.
Une urgence structurelle
Malgré les travaux engagés par les autorités provinciales — construction et réhabilitation de routes, curage des caniveaux, démolition de constructions anarchiques le long des rivières — la ville demeure exposée aux crues et aux ruissellements massifs.
Alors que la saison des pluies n’a débuté que depuis quelques mois, ces événements soulignent l’urgence de solutions durables pour protéger les populations et limiter les pertes humaines et matérielles.
Newmessagerpaix.net, tiré des médias kinois concordants






