Dans un contexte où la République Démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une crise alimentaire et nutritionnelle sans précédent, Didier Mumengi, intellectuel engagé et visionnaire, propose une réflexion audacieuse et radicale dans la deuxième édition de son ouvrage « Militariser l’agriculture ».
Ce livre, véritable manifeste scientifique et politique, s’inscrit dans une démarche de transformation sociétale profonde, en appelant à la proclamation d’une loi-cadre instaurant un état d’urgence alimentaire et consacrant le droit fondamental de chaque citoyen congolais à manger à sa faim.

*Une crise alimentaire structurelle : le point de départ d’une révolution de vie ou de mort pour la nation*
La RDC, malgré ses immenses potentialités agricoles, se trouve dans une situation paradoxale où la faim et l’extrême pauvreté touchent des millions de ses citoyens. Avec près de 28 millions de Congolais en insécurité alimentaire aiguë, selon les données de la FAO et du PAM, et un taux de pauvreté extrême atteignant 85,3 % en 2025, le pays est devenu le théâtre d’un « génocide silencieux de la faim ».

Cette tragédie, qui déshumanise et fragilise la société congolaise, exige une réponse radicale et systémique.
*L’état d’urgence alimentaire : une nécessité vitale *
Didier Mumengi propose une loi-cadre qui proclame un « état d’urgence alimentaire », une mesure exceptionnelle pour répondre à une situation exceptionnelle.
Cette loi, fondée sur les principes des droits humains universels, vise à garantir à chaque Congolais le droit inaliénable à une alimentation suffisante et nutritive.
Elle s’appuie sur l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sur l’article 2 du Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels, que la RDC a ratifié en 1976. En reconnaissant la faim comme une atteinte grave à la dignité humaine, cette loi-cadre ambitionne de transformer les engagements internationaux en actions concrètes.
Militariser l’agriculture : un électrochoc sociétal essentiel
Au cœur de la proposition de Didier Mumengi se trouve le concept novateur de la « militarisation de l’agriculture ». L’idée est de créer une Force Agro-Pastorale Militaire, un corps spécialisé qui, à l’instar des forces terrestres, navales et aériennes, serait mobilisé pour mener une guerre sans relâche contre la faim.
Cette force, composée de « Soldats de la Fin de la Faim » (S2F), incarnerait un engagement patriotique total, stimulant une transformation radicale des structures agricoles et sociétales de la RDC.
Les piliers de la militarisation de l’agriculture
L’ouvrage de Mumengi propose une série de mesures concrètes pour mettre en œuvre cette révolution agro-alimentaire. Parmi elles, on retrouve :
1. La création d’une Force Agro-Pastorale Militaire pour coordonner les efforts de production et de distribution alimentaire.
2. Le désenclavement des territoires ruraux par la construction d’infrastructures agricoles et de transport, sous la direction des « Guerriers des Travaux Publics » (GUETRAP).
3. La mise en place de systèmes martiaux de formation agronomique et de recherche pour stimuler l’innovation et la productivité.
4. La réhabilitation des terres agricoles et des ressources naturelles grâce à des technologies avancées et des approches durables.
5. Un financement révolutionnaire des chaînes de valeur agricoles, en intégrant des mécanismes financiers adaptés et des incitations économiques.
6. La mise en place d’un corps spécialisé de bâtisseurs d’infrastructures organisé sous forme d’« Unités du Génie Militaire », appelées « Guerriers des Travaux Publics », en sigle GUETRAP : une force militaire nationale mobilisée pour la bataille des infrastructures, chargée de la construction, de la réhabilitation, de l’entretien des infrastructures routières ainsi que des ouvrages connexes nécessaires au désenclavement productif du territoire national.
L’ouvrage regorge des nombreuses innovations conceptuelles et institutionnelles, qui vont de la transfiguration monétaire à vocation planificatrice de l’économie, au travers du concept de « Tandem Monétaire », à la Reflation Constructive, en passant par le Multiplicateur Budgétaire Industrialisant et la réinstallation de l’État dans son rôle de puissance publique saine, alerte, agile et experte, monomaniaquement créatrice et régulatrice d’un environnement favorable à l’épanouissement de l’activité agropastorale.
Une vision systémique et transformatrice inédite
Ce projet ne se limite pas à des réformes techniques ou agronomiques. Il s’agit d’une refonte totale des paradigmes sociétaux, économiques et politiques. Mumengi appelle à une catharsis collective, un choc sociétal de haute intensité, pour réinitialiser le logiciel mental collectif et mobiliser la nation autour de la souveraineté alimentaire. La militarisation de l’agriculture devient ainsi un levier pour rétablir la dignité nationale, restaurer la confiance dans les institutions et réaffirmer le rôle de l’État comme garant du bien-être de ses citoyens.
Un débat nécessaire pour un avenir de dignité retrouvée
La deuxième édition de « Militariser l’agriculture » est une invitation à un débat national sur les alternatives radicales pour sortir la RDC de l’impasse alimentaire.
En proposant des solutions audacieuses et endogènes, Didier Mumengi ouvre la voie à une réappropriation nationale des modèles de développement, loin des diktats extérieurs.
Ce débat, qui s’inscrit dans une perspective scientifique et philosophique, vise à redéfinir les fondements de l’économie agro-alimentaire et rurale congolaise, en plaçant les droits humains au cœur de la transformation.
Un livre atypique pour un appel inédit à l’action utile pour la patrie
À l’heure où un débat dont l’opportunité et la nécessité peinent à être clairement établies mobilise la classe politique et l’opinion nationale — celui du changement de la Constitution —, la loi-cadre proposée par Didier Mumengi dans Militariser l’agriculture impose, quant à elle, un débat d’une utilité supérieure et d’une portée historique. Bien plus qu’une simple réforme législative, cette œuvre apparaît comme une véritable doctrine de salut national.
Militariser l’agriculture est à la fois un cri de ralliement, une déclaration de guerre contre la faim, la pauvreté et la dépendance alimentaire, ainsi qu’une promesse de renaissance pour la RDC.
En proposant la mobilisation coordonnée des forces armées, des institutions publiques et des forces vives de la Nation, ce projet incarne une vision audacieuse, souverainiste et résolument tournée vers la résilience collective.
À travers cette pensée structurée et volontariste, l’agriculture cesse d’être perçue comme un simple secteur économique pour devenir une question stratégique de sécurité nationale, de dignité humaine et de souveraineté.
L’ambition portée par l’auteur est claire : faire émerger un Congo où chaque citoyen pourra enfin jouir pleinement de son droit fondamental à une alimentation suffisante, saine et nutritive.
Le temps des transformations profondes est venu, et cet ouvrage fournit à la Nation les instruments intellectuels, politiques et pratiques nécessaires pour engager ce changement radical et refonder l’avenir.
Cet ouvrage, à la fois magistral et salutaire, paraît aujourd’hui, 23 mai 2026, jour anniversaire de Didier Mumengi.
Nous l’accueillons comme un précieux cadeau offert par l’auteur à sa patrie et affirmons que son parcours politique, intellectuel et littéraire constitue, en lui-même, un remarquable don de l’Éternel à la nation congolaise.
Hommage à Didier Mumengi pour la force, la hauteur de vue et l’audace de sa vision.
Bertin Kangamotema





