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	<title>Archives des @non pas - New messager de la paix RDC</title>
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	<description>Rien que la Paix</description>
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	<title>Archives des @non pas - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>Militariser l’agriculture :  » non, il ne s’agit pas de mettre les militaires aux champs »  ( Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 13:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika dissipe la confusion autour d’un concept qui se veut avant tout pédagogique, organisationnel et métaphorique « Militariser l’agriculture » : l’expression peut surprendre. Elle peut même prêter à confusion si elle est prise au pied de la lettre. Pourtant, son sens est tout autre. Il ne s&#8217;agit nullement de prendre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika dissipe la confusion autour d’un concept qui se veut avant tout pédagogique, organisationnel et métaphorique</strong></p>
<p>« <strong>Militariser l’agriculture</strong> » : l’expression peut surprendre. Elle peut même prêter à confusion si elle est prise au pied de la lettre. Pourtant, son sens est tout autre.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit nullement de prendre des militaires pour leur demander de faire l&rsquo;agriculture. Il ne s&rsquo;agit pas non plus de confier les champs aux forces armées ou de transformer les agriculteurs en militaires.</p>
<p>L&rsquo;idée est plutôt de s&rsquo;inspirer de certains principes d&rsquo;organisation associés au modèle militaire — discipline, planification, encadrement, esprit de mission, répartition des responsabilités et culture du résultat — pour concevoir des brigades de production agricole.</p>
<p>C&rsquo;est cette précision que la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, spécialiste des sciences agronomiques, juge essentielle pour comprendre correctement l&rsquo;approche développée autour du concept de « militariser l&rsquo;agriculture ».</p>
<p><strong>Une expression métaphorique, pas une agriculture militaire</strong></p>
<p>Le premier malentendu à dissiper est donc simple :</p>
<p>Militariser l&rsquo;agriculture ne signifie pas militariser l&rsquo;agriculteur.</p>
<p>La différence n&rsquo;est pas seulement sémantique. Elle touche à la philosophie même de l&rsquo;approche.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de réfléchir à une agriculture structurée autour de brigades de production, composées notamment de jeunes, formés, encadrés et organisés autour d&rsquo;objectifs précis.</p>
<p>Une brigade agricole pourrait ainsi être organisée avec des responsabilités clairement définies : préparation des terres, semis, entretien, irrigation, récolte, stockage, transformation et commercialisation.</p>
<p>La référence au modèle militaire porte donc principalement sur l&rsquo;organisation collective et la discipline dans l&rsquo;exécution d&rsquo;une mission, et non sur le statut des personnes qui travaillent dans les champs.</p>
<p><strong>L&rsquo;expérience de Kisangani : un contexte particulier</strong></p>
<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika apporte également une précision importante à propos de l&rsquo;expérience agricole vécue dans un contexte militaire à Kisangani.</p>
<p>Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une situation très spécifique : un camp regroupant environ 1 000 militaires en formation connaissait des difficultés d&rsquo;approvisionnement alimentaire.</p>
<p>Pour répondre à cette situation, environ 180 militaires furent affectés à une mission de production agricole, avec pour objectif de contribuer à nourrir le camp.</p>
<p>Cette expérience ne peut donc pas être présentée comme la preuve d&rsquo;un projet consistant à utiliser les militaires pour faire l&rsquo;agriculture à l&rsquo;échelle nationale.</p>
<p>Le contexte était particulier, la finalité était précise et la réponse était circonstancielle.</p>
<p>L&rsquo;intérêt de cette expérience réside plutôt dans ce qu&rsquo;elle permet d&rsquo;observer : lorsqu&rsquo;une organisation humaine est structurée, encadrée et orientée vers un objectif clairement défini, elle peut être mobilisée efficacement autour d&rsquo;une activité productive.</p>
<p><strong>C&rsquo;est cette dimension organisationnelle qui nourrit la réflexion.</strong></p>
<p><strong>De la caserne à la brigade agricole : une différence fondamentale</strong></p>
<p>La proposition attribuée à Didier Mumengi s&rsquo;inscrit dans un autre registre.</p>
<p>Elle ne consiste pas à transformer les militaires en agriculteurs, mais à imaginer une agriculture organisée avec la rigueur d&rsquo;une mission collective.</p>
<p><strong>D&rsquo;où l&rsquo;idée de brigades agricoles</strong>.</p>
<p>Ces brigades pourraient réunir des jeunes sans emploi ou désœuvrés, bénéficiant d&rsquo;une formation agricole, d&rsquo;un encadrement technique et d&rsquo;une organisation du travail suffisamment rigoureuse pour atteindre des objectifs de production.</p>
<p><strong>La métaphore est donc claire :</strong></p>
<p>ce ne sont pas les militaires que l&rsquo;on veut mettre dans les champs ; ce sont les méthodes d&rsquo;organisation, de discipline et de mobilisation que l&rsquo;on veut transposer à la production agricole.</p>
<p><strong>Pourquoi cette réflexion trouve-t-elle un écho dans le contexte congolais ?</strong></p>
<p>Parce que la République démocratique du Congo est confrontée simultanément à deux défis majeurs : le chômage et le désœuvrement d&rsquo;une partie importante de sa jeunesse, ainsi que l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>D&rsquo;un côté, des milliers de jeunes cherchent des possibilités d&#8217;emploi et d&rsquo;insertion.</p>
<p>De l&rsquo;autre, le pays dispose d&rsquo;un potentiel agricole considérable, mais demeure confronté à d&rsquo;importants défis de production, de transformation, de conservation, de transport et d&rsquo;accès aux marchés.</p>
<p>La question posée par cette approche est donc particulièrement directe :</p>
<p>Pourquoi ne pas transformer une partie de cette jeunesse disponible en une force organisée de production agricole ?</p>
<p>C&rsquo;est ici que la référence à une organisation de type « <strong>brigade</strong> » devient pédagogique.</p>
<p><strong>Le modèle de Kanyama Kasese comme source de réflexion</strong></p>
<p>Dans le débat congolais sur l&rsquo;encadrement de la jeunesse, l&rsquo;expérience de Kanyama Kasese constitue un point de référence souvent évoqué pour illustrer la possibilité d&rsquo;une organisation structurée de jeunes autour d&rsquo;un cadre disciplinaire et collectif.</p>
<p>L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de reproduire mécaniquement cette expérience dans le secteur agricole.</p>
<p>Il est plutôt de se demander comment certaines dimensions d&rsquo;une organisation structurée — encadrement, discipline, formation, responsabilité et travail collectif — pourraient être adaptées à une politique de production agricole et d&rsquo;insertion des jeunes.</p>
<p>La « <strong>brigade agricole</strong> » devient alors une formule permettant de donner une forme concrète à cette ambition.</p>
<p><strong>Deux problèmes, une même réponse productive</strong></p>
<p>L&rsquo;une des originalités de cette réflexion réside dans sa volonté de traiter simultanément deux problèmes.</p>
<p><strong>Premier problème</strong> : le désœuvrement et le chômage des jeunes.</p>
<p><strong>Deuxième problème</strong> : l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>Une politique de brigades agricoles pourrait, dans cette logique, permettre de former des jeunes, de leur offrir une activité productive et de contribuer en même temps à l&rsquo;augmentation de la production alimentaire.</p>
<p>Le jeune ne serait plus simplement considéré comme un demandeur d&#8217;emploi.</p>
<p>Il deviendrait un producteur, un acteur économique et un participant direct à la sécurité alimentaire nationale.</p>
<p><strong>Une métaphore qui provoque volontairement le débat</strong></p>
<p>Le choix du mot « <strong>militariser</strong> » n&rsquo;est donc pas anodin.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une expression volontairement forte, presque provocatrice, destinée à susciter la réflexion.</p>
<p>Derrière cette formule se trouve une idée beaucoup plus simple :</p>
<p><em><strong>«Donner à l&rsquo;agriculture la discipline d&rsquo;une mission nationale, sans transformer l&rsquo;agriculteur en militaire.»</strong></em></p>
<p>Voilà probablement la meilleure clé de lecture du concept.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de militariser les champs.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de structurer la production.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de remplacer les agronomes par des militaires.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de mobiliser les jeunes autour de l&rsquo;agriculture sous l&rsquo;encadrement des compétences agricoles et scientifiques nécessaires.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de créer une armée agricole.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de créer une force productive organisée.</p>
<p><strong>La place de l&rsquo;agronomie demeure centrale</strong></p>
<p>Cette précision est fondamentale.</p>
<p>Une agriculture organisée en brigades ne peut être efficace sans agronomes, chercheurs, techniciens, ingénieurs, formateurs, spécialistes de l&rsquo;environnement, experts en transformation et professionnels des chaînes de valeur agricoles.</p>
<p>La discipline organisationnelle ne remplace donc jamais la compétence scientifique et technique.</p>
<p>Elle doit plutôt la soutenir.</p>
<p>La logique serait ainsi :</p>
<p><strong>formation scientifique et technique + organisation + discipline + encadrement + moyens de production + débouchés = brigades agricoles productives</strong>.</p>
<p><strong>Une innovation pédagogique pour un problème congolais</strong></p>
<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika estime ainsi que le concept peut être compris comme une piste de réflexion susceptible de contribuer à répondre à la fois au problème du manque d&#8217;emplois et à celui de l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de prétendre que cette approche résoudrait à elle seule l&rsquo;ensemble des problèmes agricoles de la RDC.</p>
<p>L&rsquo;agriculture congolaise a également besoin d&rsquo;infrastructures, de routes de desserte agricole, de financements, de semences adaptées, d&rsquo;équipements, de stockage, de transformation, de mécanisation, d&rsquo;accès aux marchés et d&rsquo;un accompagnement technique durable.</p>
<p>Mais l&rsquo;idée présente une vertu essentielle : elle oblige à repenser la mobilisation de la jeunesse autour de la production.</p>
<p><strong>Dissiper le malentendu pour mieux comprendre l&rsquo;innovation</strong></p>
<p>Au fond, toute la question peut être résumée en quelques phrases :</p>
<p>* Militariser l&rsquo;agriculture ne signifie pas faire faire l&rsquo;agriculture par les militaires.</p>
<p>* Cela signifie envisager une agriculture organisée en brigades de production, avec une discipline collective, une planification rigoureuse, des responsabilités précises et des objectifs de résultats.</p>
<p>* Il s&rsquo;agit d&rsquo;une métaphore organisationnelle et pédagogique, et non d&rsquo;un projet d&rsquo;agriculture militaire.</p>
<p>L&rsquo;expérience de Kisangani rapportée par la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika appartient à un contexte particulier et ne doit pas être confondue avec la réflexion plus large portée par le concept.</p>
<p>Dans le contexte actuel de la RDC, où se conjuguent jeunesse désœuvrée, chômage, potentiel agricole immense et insécurité alimentaire, cette approche invite surtout à poser une question de fond :</p>
<p>Et si la jeunesse congolaise pouvait être organisée, formée et mobilisée comme une véritable force de production alimentaire ?</p>
<p>C&rsquo;est dans cette perspective qu&rsquo;il convient de comprendre la formule « militariser l&rsquo;agriculture ».</p>
<p>Non pas mettre les militaires aux champs, mais mettre la discipline, l&rsquo;organisation et l&rsquo;esprit de mission au service de l&rsquo;agriculture.</p>
<p>Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, propos recueillis par Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/militariser-lagriculture-non-il-ne-sagit-pas-de-mettre-les-militaires-aux-champs-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Militariser l’agriculture :  » non, il ne s’agit pas de mettre les militaires aux champs »  ( Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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