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	<title>Archives des @Président Félix Tshisekedi - New messager de la paix RDC</title>
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	<description>Rien que la Paix</description>
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	<title>Archives des @Président Félix Tshisekedi - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>AU CŒUR DU DIALOGUE : le Président Félix Tshisekedi annonce un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 23:18:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[@au cœur du dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[@Président Félix Tshisekedi]]></category>
		<category><![CDATA[#annonce]]></category>
		<category><![CDATA[#convocation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA, 27/08 (Newmessagerpaix.net)— Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé, jeudi 27 août, la convocation prochaine d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Le chef de l’État l’a annoncé dans son adresse à la Nation depuis le Palais de la Nation, à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/au-coeur-du-dialogue-le-president-felix-tshisekedi-annonce-un-dialogue-national-pour-la-paix-la-cohesion-et-la-refondation-de-letat/">AU CŒUR DU DIALOGUE : le Président Félix Tshisekedi annonce un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>KINSHASA, 27/08 (Newmessagerpaix.net)— Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé, jeudi 27 août, la convocation prochaine d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Le chef de l’État l’a annoncé dans son adresse à la Nation depuis le Palais de la Nation, à Kinshasa.</p>
<p>Cette annonce intervient au terme d’une série de consultations menées auprès des institutions de la République, des forces politiques et sociales, des confessions religieuses, des autorités coutumières, des milieux scientifiques ainsi que de plusieurs personnalités congolaises et dirigeants de la sous-région.</p>
<p>Pour Félix Tshisekedi, le moment est venu d’aller au-delà de la gestion successive des crises et d’examiner leurs causes profondes afin de rechercher des réponses susceptibles de consolider durablement la paix et la cohésion nationale.</p>
<p>Il a présenté cette démarche comme « <em><strong>une initiative souveraine, conçue par les Congolais et pour les Congolais</strong></em> », qui se déroulera sur le territoire national et sera orientée vers les intérêts supérieurs de la nation.</p>
<p><strong>Un dialogue national, mais pas une négociation avec l’agresseur</strong></p>
<p>Dans son adresse, le président de la République a clairement défini les limites du futur processus.</p>
<p>Le dialogue national, a-t-il précisé, ne sera ni une négociation avec l’agresseur ou ses supplétifs, ni une remise en cause du choix souverain du peuple exprimé dans les urnes en 2023.</p>
<p>Félix Tshisekedi a également exclu toute suspension des institutions de la République. Celles-ci continueront, selon lui, à exercer pleinement leurs prérogatives jusqu’au terme constitutionnel de leurs mandats.</p>
<p>L’objectif affiché est plutôt de s’attaquer aux facteurs structurels qui alimentent depuis plusieurs décennies les conflits, les divisions et l’instabilité.</p>
<p>Le chef de l’État a ainsi évoqué les limites de plusieurs précédents processus de dialogue. Certains ont permis de conclure des accords ou de restaurer les institutions, mais sans empêcher, dans la durée, la résurgence des crises.</p>
<p>Il a notamment cité l’insuffisance des mécanismes de suivi des engagements, la faiblesse des institutions et la concentration des processus politiques entre des acteurs parfois éloignés des réalités quotidiennes de la population.</p>
<p><strong>Le dialogue commencera dans les 26 provinces</strong></p>
<p>L’une des principales particularités annoncées par Félix Tshisekedi réside dans l’architecture territoriale du processus.</p>
<p>Le dialogue ne commencera pas à Kinshasa. Il prendra d’abord son départ dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo.</p>
<p>Avant les assises nationales, des consultations politiques et techniques seront organisées dans chaque province. Des forums préliminaires se tiendront dans les chefs-lieux provinciaux.</p>
<p>Ces rencontres devraient réunir les populations, les autorités locales, les députés nationaux et sénateurs élus de chaque province, les représentants des entités territoriales décentralisées et déconcentrées, les partis et regroupements politiques de la majorité et de l’opposition, la société civile, les autorités coutumières, les confessions religieuses ainsi que les milieux professionnels, économiques et universitaires.</p>
<p>À travers cette démarche, le président de la République entend donner au dialogue un ancrage national et territorial, afin que les différentes composantes de la société puissent participer à la recherche des réponses aux crises du pays.</p>
<p><strong>Pour le chef de l’État, aucun accord ne peut produire une paix durable s’il n’est pas compris, approprié et défendu par la nation elle-même.</strong></p>
<p><strong>Trois mois pour aboutir à un Pacte national</strong></p>
<p>Félix Tshisekedi a également dévoilé le calendrier général du processus.</p>
<p>Après les consultations provinciales, les assises nationales se tiendront à Kinshasa. L’ensemble du processus devrait se dérouler sur une période maximale de trois mois.</p>
<p>Pour préparer son organisation, le président de la République a annoncé la signature prochaine d’une ordonnance instituant un comité d’organisation du dialogue national.</p>
<p>Ce comité sera chargé de préparer les aspects administratifs, matériels et logistiques du processus et de proposer les modalités pratiques de sa mise en œuvre.</p>
<p>Une seconde ordonnance interviendra ensuite pour convoquer officiellement le dialogue. Elle devra notamment préciser les principes directeurs, les différentes étapes du processus, les modalités de représentation des participants ainsi que les mécanismes de suivi des recommandations qui seront adoptées.</p>
<p>Le président a insisté sur la nécessité de disposer d’un cadre clairement défini afin d’éviter les blocages et les manœuvres susceptibles de retarder l’aboutissement des travaux.</p>
<p><strong>Paix, justice et reconnaissance des victimes</strong></p>
<p>Dans son adresse, Félix Tshisekedi a également établi un lien entre la recherche de la paix et les impératifs de justice.</p>
<p>Le processus devra, selon lui, ouvrir la voie à la réconciliation pour ceux qui renoncent sincèrement à la violence, tout en garantissant la reconnaissance des droits des victimes des conflits et des crises qui ont marqué la République démocratique du Congo.</p>
<p>Cette articulation entre paix, réconciliation et justice devra ainsi faire partie des questions abordées dans le cadre du futur dialogue.</p>
<p><strong>Washington et Doha : des processus complémentaires</strong></p>
<p>Le chef de l’État a par ailleurs évoqué les différentes initiatives diplomatiques engagées pour contribuer au règlement de la crise dans l’Est du pays.</p>
<p>Il a cité notamment les processus de Washington et de Doha, ainsi que les initiatives menées sous l’égide de l’Union africaine, avec l’appui de la CIRGL, de la SADC, de l’Union européenne et des Nations unies.</p>
<p>Selon Félix Tshisekedi, le processus de Washington porte principalement sur la dimension interétatique du conflit et les conditions d’une sécurité régionale fondée sur le respect de la souveraineté des États.</p>
<p>Le processus de Doha concerne notamment la cessation des hostilités avec le FCN 23, les mécanismes de vérification, l’accès humanitaire et la stabilisation de l’Est de la RDC.</p>
<p>Mais le président de la République a souligné que ces démarches diplomatiques, aussi importantes soient-elles, ne peuvent à elles seules réparer les fractures internes du pays.</p>
<p><strong>Créer un climat de sécurité et de confiance</strong></p>
<p>L’inclusivité du dialogue constitue également l’un des axes majeurs de l’annonce présidentielle.</p>
<p>Félix Tshisekedi a indiqué qu’il veillerait à créer « un climat de sécurité et de confiance » permettant de favoriser « le retour et la participation de ceux qui se sont éloignés ».</p>
<p>Il a appelé les responsables politiques et l’ensemble de la population à privilégier un langage d’apaisement, de paix et de cohésion pendant cette période.</p>
<p>Cette question intervient dans un contexte où la participation de certaines personnalités politiques et de certains groupes armés au futur processus fait déjà débat.</p>
<p>Dans son adresse, le président de la République n’a toutefois pas établi de liste nominative des participants. Il a plutôt insisté sur la nécessité de réunir les conditions permettant le retour et la participation de ceux qui se sont éloignés.</p>
<p><strong>Un Pacte national pour la paix et la refondation de l’État</strong></p>
<p>Au terme des assises nationales, le processus devrait déboucher sur l’adoption d’un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.</p>
<p>Ce pacte sera accompagné d’une matrice de mise en œuvre destinée à préciser les responsabilités des institutions concernées, les échéances à respecter et les résultats attendus.</p>
<p>Le chef de l’État a également annoncé la mise en place d’un mécanisme de suivi chargé de publier périodiquement des rapports sur l’état d’avancement des engagements pris.</p>
<p><em><strong>« C’est par la transparence que nous reconstruirons la confiance. C’est par l’exécution que nous distinguerons ce dialogue de tous ceux qui l’ont précédé »,</strong></em> a déclaré Félix Tshisekedi.</p>
<p>Cette volonté de suivi répond directement à l’un des constats formulés par le président de la République sur les précédents processus : l’insuffisance des mécanismes permettant de contrôler l’exécution des engagements.</p>
<p><strong>« La République nous précède, nous dépasse et nous survivra »</strong></p>
<p>En conclusion de son adresse, Félix Tshisekedi a appelé les Congolais à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des appartenances politiques, idéologiques ou communautaires.</p>
<p>«<em><strong> La République nous précède, nous dépasse et nous survivra »,</strong> </em>a-t-il déclaré.</p>
<p>Ainsi présenté par le chef de l’État, le futur dialogue national reposera sur une séquence en plusieurs étapes : consultations dans les 26 provinces, assises nationales à Kinshasa, adoption d’un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, puis mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements.</p>
<p>Le défi sera désormais de transformer cette architecture annoncée en un processus effectivement inclusif, suivi et capable de produire des réponses durables aux causes profondes des crises qui traversent la République démocratique du Congo.</p>
<p>Newmessagerpaix.net</p>
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		<item>
		<title>Dialogue national inclusif en République démocratique du Congo : pourquoi les actes officiels du Chef de l&#8217;État constituent le préalable indispensable à la crédibilité du processus.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/dialogue-national-inclusif-en-republique-democratique-du-congo-pourquoi-les-actes-officiels-du-chef-de-letat-constituent-le-prealable-indispensable-a-la-credibilite-du-processus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 12:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[@cardinal Fridolin Ambongo]]></category>
		<category><![CDATA[@Président Félix Tshisekedi]]></category>
		<category><![CDATA[#confessions religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[#dialogue national inclusif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre les déclarations politiques et les actes d&#8217;État : une exigence constante des parties prenantes  Tribune de Newmessagerpaix.net La déclaration des six confessions religieuses du 17 juillet 2026, rendue publique après leur rencontre avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi, présente une similitude fondamentale avec la Déclaration commune du 25 août 2025 : dans les deux cas, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/dialogue-national-inclusif-en-republique-democratique-du-congo-pourquoi-les-actes-officiels-du-chef-de-letat-constituent-le-prealable-indispensable-a-la-credibilite-du-processus/">Dialogue national inclusif en République démocratique du Congo : pourquoi les actes officiels du Chef de l&rsquo;État constituent le préalable indispensable à la crédibilité du processus.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre les déclarations politiques et les actes d&rsquo;État : une exigence constante des parties prenantes </strong></p>
<p>Tribune de Newmessagerpaix.net</p>
<p>La déclaration des six confessions religieuses du 17 juillet 2026, rendue publique après leur rencontre avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi, présente une similitude fondamentale avec la Déclaration commune du 25 août 2025 : dans les deux cas, l&rsquo;opinion et les parties prenantes considèrent que le dialogue ne peut véritablement commencer qu&rsquo;après la publication des actes officiels de l&rsquo;État définissant clairement le cadre juridique, politique et institutionnel du processus.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5033"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20250825-WA0025-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20250825-WA0025-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20250825-WA0025-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20250825-WA0025-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20250825-WA0025.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Autrement dit, les consultations, les rencontres préparatoires ou les déclarations d&rsquo;intention ne suffisent pas à créer un processus de dialogue ayant une existence juridique. Elles constituent des étapes politiques, mais ne remplacent pas les actes constitutionnels qui engagent officiellement l&rsquo;État.</p>
<p><strong>Cette exigence découle directement de la Constitution</strong>.</p>
<p><strong>Le fondement constitutionnel : l&rsquo;article 69 de la Constitution</strong></p>
<p>L&rsquo;article 69 de la Constitution dispose que le Président de la République :</p>
<p>* veille au respect de la Constitution ;</p>
<p>* assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ;</p>
<p>* garantit l&rsquo;indépendance nationale ;</p>
<p>* garantit l&rsquo;intégrité du territoire ;</p>
<p>* veille au respect des traités internationaux.</p>
<p>Dans l&rsquo;exercice de ces compétences, le Chef de l&rsquo;État agit par les instruments juridiques prévus par la Constitution, notamment les ordonnances présidentielles, lorsqu&rsquo;elles relèvent de ses attributions.</p>
<p>Ainsi, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;engager un processus politique d&rsquo;intérêt national comme un dialogue inclusif susceptible d&rsquo;avoir des conséquences sur les institutions, le fonctionnement de l&rsquo;État ou le calendrier politique, la pratique républicaine exige un acte officiel.</p>
<p>Un briefing ministériel ou une déclaration publique ne possède pas la même valeur juridique qu&rsquo;une ordonnance présidentielle.</p>
<p><strong>Pourquoi un acte officiel est indispensable</strong></p>
<p>Plusieurs raisons justifient cette exigence.</p>
<p>1. <strong>Définir clairement le cadre juridique</strong></p>
<p>Une ordonnance peut préciser :</p>
<p>* les objectifs du dialogue ;</p>
<p>* son fondement constitutionnel ;</p>
<p>* les matières ouvertes au débat ;</p>
<p>* les matières exclues (notamment celles protégées par la Constitution) ;</p>
<p>* les principes directeurs.</p>
<p>Sans ce cadre, chaque acteur risque d&rsquo;interpréter différemment la finalité du dialogue.</p>
<p>2. <strong>Identifier officiellement les parties prenantes</strong></p>
<p>L&rsquo;acte officiel détermine :</p>
<p>* qui participe ;</p>
<p>*selon quels critères ;</p>
<p>* avec quels droits de vote ;</p>
<p>* selon quel équilibre.</p>
<p>L&rsquo;absence de cette précision nourrit les accusations d&rsquo;exclusion ou de favoritisme.</p>
<p>3. <strong>Définir le mandat de la facilitation</strong></p>
<p>Le facilitateur doit connaître :</p>
<p>* l&rsquo;étendue de sa mission ;</p>
<p>* ses pouvoirs ;</p>
<p>* ses limites ;</p>
<p>* ses obligations de neutralité.</p>
<p>Sans mandat officiel, sa légitimité peut être contestée.</p>
<p>4. <strong>Déterminer les garanties</strong></p>
<p>L&rsquo;ordonnance peut préciser :</p>
<p>* les garanties de sécurité ;</p>
<p>* les immunités éventuelles ;</p>
<p>* les modalités de financement ;</p>
<p>* les mécanismes de suivi.</p>
<p>5. <strong>Éviter les conflits d&rsquo;interprétation</strong></p>
<p>Lorsque les règles sont écrites avant les discussions, les contestations diminuent.</p>
<p><strong>Les avantages d&rsquo;un acte officiel d&rsquo;Etat</strong></p>
<p>Un acte présidentiel présente plusieurs avantages :</p>
<p>* sécurité juridique ;</p>
<p>* transparence ;</p>
<p>* égalité entre les parties ;</p>
<p>* meilleure préparation des délégués ;</p>
<p>* confiance des partenaires internationaux ;</p>
<p>* crédibilité du processus ;</p>
<p>* protection contre les manipulations politiques ;</p>
<p>* meilleure acceptation populaire.</p>
<p><strong>Les risques de l&rsquo;absence d&rsquo;actes officiels d&rsquo;Etat</strong></p>
<p>À l&rsquo;inverse, l&rsquo;absence d&rsquo;un acte juridique comporte plusieurs dangers :</p>
<p>* Confusion politique</p>
<p>* Chaque camp peut définir lui-même le contenu du dialogue.</p>
<p>* Contestation de la légitimité</p>
<p>* Les participants pourraient être accusés d&rsquo;avoir intégré un processus dont les règles n&rsquo;ont jamais été officiellement établies.</p>
<p>* Instrumentalisation politique</p>
<p>* Le pouvoir comme l&rsquo;opposition peuvent interpréter les annonces selon leurs intérêts.</p>
<p>* Faiblesse des conclusions</p>
<p>Les résolutions issues d&rsquo;un dialogue sans base juridique risquent d&rsquo;être contestées dès leur adoption.</p>
<p><strong>Insécurité institutionnelle</strong></p>
<p>Les partenaires internationaux auront des difficultés à reconnaître officiellement les conclusions.</p>
<p><strong>Les précédents congolais</strong></p>
<p><strong>La Conférence nationale souveraine (1991-1992)</strong></p>
<p><strong>Le 11 avril 1991</strong>, le Président Mobutu convoqua officiellement la Conférence nationale souveraine par ordonnance.</p>
<p>Cette ordonnance a fixé :</p>
<p>* les objectifs ;</p>
<p>* la composition ;</p>
<p>* les missions ;</p>
<p>* le fonctionnement.</p>
<p>Même si le Président Mobutu refusera plus tard d&rsquo;appliquer l&rsquo;Acte du 4 août 1992, personne ne contestera que la Conférence avait une existence juridique.</p>
<p>La crise est née non pas de l&rsquo;absence d&rsquo;acte fondateur, mais du refus d&rsquo;exécuter les décisions prises.</p>
<p><strong>Le Dialogue intercongolais (1999-2002)</strong></p>
<p>Le Dialogue de Sun City n&rsquo;est pas né  d&rsquo;une simple déclaration politique.</p>
<p>Il a trouvé son fondement dans l&rsquo;Accord de cessez-le-feu de Lusaka signé en juillet 1999.</p>
<p>Cet accord :</p>
<p>* a reconnu officiellement le dialogue ;</p>
<p>* a désigné le facilitateur Ketumile Masire ;</p>
<p>* a défini les parties ;</p>
<p>* a fixé les objectifs.</p>
<p>Les travaux de Sun City (25 février-19 avril 2002) ont  abouti à un premier accord, avant la signature de l&rsquo;Accord global et inclusif de Pretoria en décembre 2002, qui ouvrira la voie à la Constitution de transition.</p>
<p>Là encore, le dialogue s&rsquo;est reposé sur des actes juridiques et diplomatiques préalables.</p>
<p><strong>Quelques exemples africains</strong></p>
<p><strong>Afrique du Sud (CODESA, 1991-1993</strong>)</p>
<p>Les négociations entre le gouvernement de Frederik de Klerk et l&rsquo;ANC furent précédées par des accords politiques formels, notamment le Groote Schuur Minute (1990) et le Pretoria Minute (1990), qui établirent des engagements mutuels avant les négociations constitutionnelles.</p>
<p><strong>Kenya (2008</strong>)</p>
<p>Après les violences post-électorales, la médiation conduite par Kofi Annan déboucha sur un Accord national signé par les parties. Ce document établit officiellement le cadre du dialogue et conduisit à un gouvernement de coalition.</p>
<p><strong>Soudan (2019)</strong></p>
<p>La transition politique fut encadrée par une Déclaration constitutionnelle, définissant les institutions, les compétences et les mécanismes de la période transitoire.</p>
<p>Dans chacun de ces cas, le dialogue a reposé sur un texte de référence reconnu.</p>
<p><strong>Le contexte actuel en RDC</strong></p>
<p>Depuis l&rsquo;annonce du 17 juillet 2026, plusieurs consultations ont été engagées par la CENCO et l&rsquo;ECC avec les forces politiques, notamment en vue d&rsquo;obtenir un apaisement et le report de certaines manifestations prévues. Dans le même temps, le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, à travers un briefing, a insisté sur la portée politique de l&rsquo;initiative présidentielle, tandis que d&rsquo;autres parties prenantes ont exprimé leurs réserves, affirmant que toute démarche remettant en cause la protection de la Constitution serait rejetée et maintenant leur calendrier de mobilisation, d&rsquo;autres continuant d&rsquo;exiger des actes d’État.</p>
<p>Ces réactions montrent que le climat politique demeure polarisé. Dans un tel contexte, la publication d&rsquo;un acte officiel d&rsquo;État  fixant le cadre, les objectifs, les limites et les garanties du dialogue apparaît comme un facteur essentiel de clarification et de confiance.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire politique de la République démocratique du Congo, de la Conférence nationale souveraine au Dialogue intercongolais de Sun City, comme plusieurs expériences africaines de sortie de crise, montre qu&rsquo;un dialogue national crédible ne repose pas uniquement sur une volonté politique ou des déclarations publiques. Il s&rsquo;appuie sur un acte fondateur qui en définit le mandat, les règles, les acteurs et les garanties.</p>
<p>Au regard de l&rsquo;article 69 de la Constitution en vigueur, il est juridiquement cohérent que le Chef de l&rsquo;État, garant du fonctionnement régulier des institutions, formalise le processus par un acte officiel avant toute appropriation par les parties prenantes. Une telle démarche ne préjuge pas du contenu du dialogue ni de ses résultats, mais elle contribue à renforcer sa sécurité juridique, sa transparence et la confiance des acteurs nationaux comme des partenaires internationaux.</p>
<p>Dans un contexte de fortes tensions politiques, cette formalisation constitue un élément important pour limiter les contestations sur la procédure et favoriser un processus plus lisible et plus inclusif.</p>
<p>Tribune de Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/dialogue-national-inclusif-en-republique-democratique-du-congo-pourquoi-les-actes-officiels-du-chef-de-letat-constituent-le-prealable-indispensable-a-la-credibilite-du-processus/">Dialogue national inclusif en République démocratique du Congo : pourquoi les actes officiels du Chef de l&rsquo;État constituent le préalable indispensable à la crédibilité du processus.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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