Kinshasa, 21 février 2026 ( Newmessagerpaix.net)
À l’approche des élections à la Fédération congolaise de football association (Fecofa), la parole de sa présidente du comité de normalisation, Belinda Luntadila, résonne comme un éclairage déterminant sur les défis traversés par l’instance dirigeante du football congolais.
« Le calendrier électoral était déjà prêt avec la commission électorale et la commission de recours. Mais nous avons eu ce souci avec le dossier judiciaire de Onill qui a fait que tous les comptes de la fédération étaient bloqués. Et là maintenant il faut savoir comment s’organiser pour avoir tous les moyens par rapport tant au fonctionnement qu’aux élections. »
Ces propos traduisent à la fois la complexité de la mission et la rigueur avec laquelle le comité de normalisation a travaillé, malgré les contraintes administratives et financières. Pendant trois ans, sous l’impulsion de la FIFA, un comité de normalisation a été mis en place pour remettre de l’ordre au sein de la fédération congolaise. Aujourd’hui, cette transition touche à son terme.
Après plusieurs reports, les élections sont désormais fixées au 15 avril prochain. Un scrutin attendu, porteur d’espoir pour tout un pays passionné de football. Le processus, longtemps paralysé, entre désormais dans sa phase finale.
Dans les coulisses, la bataille pour la présidence a déjà commencé. Deux figures émergent : Olivier Safari, actuel président de la commission des arbitres à la CAF, et Veron Mosengo-Omba, secrétaire général de la Confédération africaine de football. Au-delà des ambitions individuelles, c’est surtout le profil du futur dirigeant qui suscite le débat.
Pour Vidiye Tshimanga, président du FC Les Aigles du Congo, les critères sont clairs :
« Le candidat pour la fédération doit être quelqu’un qui aime le football, qui est passionné du football, qui aime son pays, qui a les moyens. C’est important d’avoir les moyens. Là nous allons réussir à sortir ce pays du marasme dans lequel nous sommes en train de nager. »
Ces mots résonnent particulièrement au regard du travail accompli durant cette période de transition. Gestion des tensions institutionnelles, organisation du calendrier électoral, recherche de solutions face au blocage des comptes : la présidente du comité de normalisation a démontré des compétences managériales, une résilience et un sens de l’intérêt général qui forcent le respect.
Dans un environnement souvent dominé par des figures masculines, la transition conduite par Maître Belinda Luntadila illustre qu’une femme de sa trempe possède les atouts nécessaires pour diriger durablement la Fecofa. Sa maîtrise des dossiers, sa capacité à maintenir le cap malgré les turbulences et son attachement à la transparence constituent des qualités essentielles pour sortir le football congolais de la crise.
La réussite du scrutin du 15 avril reposera sur le respect scrupuleux du calendrier, la transparence totale des candidatures et surtout l’unité des acteurs du football congolais. Mais elle dépendra aussi du choix d’un leadership capable d’allier compétence, intégrité et vision.
À l’heure du renouveau, nombreux sont ceux qui estiment que le football congolais gagnerait à confier son destin à une dirigeante ayant déjà prouvé, dans l’adversité, sa capacité à tenir la barre.
Newmessagerpaix.net/ Tiré de Rfi.fr





