KINSHASA, 1er Septembre 2026. ( Newmessagerpaix.net)-Et si la République démocratique du Congo faisait de septembre un rendez-vous annuel majeur de sa vie culturelle, intellectuelle, artistique et citoyenne ?

L’idée mérite d’être posée alors que Kinshasa s’apprête à vivre, au cours de ce mois, une concentration particulièrement remarquable d’initiatives autour du livre, de la pensée, des arts, de la jeunesse, de la création et du développement.
De la 9ᵉ Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa, consacrée au livre et à la pensée, aux célébrations des 40 ans du Centre Wallonie-Bruxelles, en passant par les arts urbains, la danse, les initiatives de la jeunesse et le vernissage de l’ouvrage « Militariser l’agriculture » de Didier Mumengi, septembre 2026 offre une occasion exceptionnelle de réfléchir à la place de la culture dans la construction de la RDC.

C’est précisément le pari de cette grande série éditoriale de New Messager de la Paix : ne pas seulement annoncer les événements, mais les mettre en perspective, les relier entre eux et interroger ce qu’ils peuvent produire pour la société congolaise.

SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS : UN CONCEPT À VULGARISER
Un mois culturel ne se résume pas à une succession de spectacles, d’expositions, de conférences ou de cérémonies.
Il peut devenir un espace national de réflexion, de création, de transmission et de mobilisation.
C’est dans cette perspective que SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026 est proposé comme un concept éditorial et citoyen destiné à mettre en lumière les initiatives qui font vivre la culture congolaise.
L’ambition est simple : faire de septembre un moment privilégié où littérature, arts, pensée, mémoire, jeunesse, innovation, éducation, développement et citoyenneté se rencontrent.
Car la culture n’est pas un secteur périphérique du développement. Elle participe à la construction de l’identité, à la transmission des valeurs, à la cohésion sociale, à l’éducation et à l’émergence d’une société capable de penser son propre avenir.
I. LA GRANDE RENTRÉE LITTÉRAIRE : LE LIVRE AU CŒUR DE SEPTEMBRE
Parmi les grands temps forts de ce mois figure la 9ᵉ Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa, prévue du 10 au 12 septembre 2026.
Autour du thème :
« LITTÉRATURE : GARDIENNE DES DÉVELOPPEMENTS ET CLÉ DU DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL ».
Le rendez-vous entend replacer le livre, l’auteur, la pensée et la création littéraire au centre du débat sur l’avenir de la société.
Cette rentrée littéraire constitue ainsi l’une des principales articulations du SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026.
Elle rappelle une évidence souvent oubliée : une nation qui lit est une nation qui développe sa capacité à comprendre, à questionner, à inventer et à transmettre.
Le livre devient alors non seulement un objet culturel, mais également un outil de développement humain et intellectuel.
II. 40 ANS DU CENTRE WALLONIE-BRUXELLES : QUATRE DÉCENNIES DE DIALOGUE CULTUREL

Le mois de septembre sera également marqué par les 40 ans du Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, acteur important des échanges culturels entre la RDC et l’espace francophone.

Cette célébration donne au SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS une dimension particulière : celle de la mémoire et de la coopération culturelle.
Depuis quatre décennies, les espaces culturels contribuent à faire circuler les œuvres, les idées, les artistes, les écrivains et les expériences.
Les 40 ans du Centre invitent donc à regarder à la fois le chemin parcouru et les nouvelles perspectives de coopération culturelle à imaginer pour les prochaines décennies.
III. « MILITARISER L’AGRICULTURE » : QUAND LE LIVRE DEVIENT PROJET DE SOCIÉTÉ

Autre rendez-vous majeur : le vernissage, le 10 septembre 2026, de l’ouvrage de Didier Mumengi, intitulé :
« MILITARISER L’AGRICULTURE »
Derrière ce titre volontairement provocateur se trouve une réflexion sur la nécessité de mobiliser les forces productives du pays pour faire de l’agriculture un levier de souveraineté alimentaire, d’emploi, d’industrialisation et de développement.
Le choix d’intégrer cet événement dans la grande série SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS n’est donc pas fortuit.
Il permet de poser une question essentielle :
La culture peut-elle contribuer à changer notre manière de penser le développement ?
Le débat autour du livre de Didier Mumengi montre que la culture intellectuelle peut devenir un laboratoire de propositions pour la transformation de la RDC.
IV. JEUNESSE, ARTS URBAINS ET DANSE : LA CULTURE EN MOUVEMENT
Septembre 2026 sera également placé sous le signe de la création contemporaine.
Les initiatives de la jeunesse, les arts urbains, la danse et les nouvelles formes d’expression artistique témoignent d’une génération congolaise qui cherche à raconter son époque avec ses propres codes.
Le Kinshasa Urban Art Fest, notamment, participe à cette effervescence.
La ville devient ainsi une scène. Les rues, les murs, les espaces culturels et les plateformes numériques deviennent autant de lieux d’expression.
Le SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS entend précisément donner de la visibilité à cette créativité, souvent portée par une jeunesse qui transforme les contraintes sociales en énergie artistique.
V. 25 ANS APRÈS PARIS : L’HÉRITAGE DU PREMIER PRIX FRANCOPHONE DE PROMOTION DE LA SANTÉ
À cette cartographie culturelle de septembre s’ajoute une séquence particulière : la commémoration des 25 ans du 1er Prix francophone de promotion de la santé obtenu à Paris par Bertin Kangamotema Amizia.

En juillet 2001, à Paris, à l’occasion de la 12ᵉ édition du Prix francophone de promotion de la santé, organisée en marge de la Conférence mondiale de l’Union internationale de promotion et d’éducation pour la santé, une initiative congolaise consacrée à l’intégration et à la réinsertion sociale des mères célibataires vivant dans les quartiers démunis de Kinshasa avait obtenu le 1er Prix ex æquo, partagé avec le Village d’enfants SOS Maroc.
Vingt-cinq ans plus tard, cette distinction ne doit pas être considérée comme une simple page d’histoire personnelle.
Elle peut être relue comme une expérience congolaise de santé communautaire porteuse d’enseignements pour aujourd’hui.
VI. DE LA SANTÉ COMMUNAUTAIRE À UNE VISION NATIONALE DE LA PROMOTION DE LA SANTÉ
L’expérience récompensée en 2001 reposait sur une conception globale de la santé.
Il ne s’agissait pas seulement de soigner.
Elle associait notamment :
– l’éducation à la santé ;
– la prévention ;
– la santé reproductive ;
– l’accompagnement psychosocial ;
– la protection maternelle et infantile ;
– la réinsertion sociale ;
– l’autonomisation économique.
Cette approche rejoint l’esprit de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, adoptée en 1986, qui met notamment l’accent sur la capacité des populations à agir sur les déterminants de leur santé.
Quarante ans après Ottawa, la question demeure donc pleinement actuelle : comment redonner à la promotion de la santé toute sa place dans les politiques publiques et dans l’action communautaire en RDC ?
VII. LA RELANCE DU RÉFIPS/RDC : TRANSFORMER L’HÉRITAGE EN NOUVELLE DYNAMIQUE
C’est dans cette perspective que s’inscrit la réflexion autour de la relance du RÉFIPS/RDC.( Réseau Francophone International de Promotion de la Santé)
L’objectif est de contribuer à reconstruire un espace national de dialogue, de partage d’expériences, de circulation des connaissances et de mise en réseau des professionnels et organisations engagés dans la promotion de la santé.
La démarche vise également à renforcer les liens entre les acteurs congolais et l’espace francophone international de la promotion de la santé.
Ainsi, le fil reliant 2001 à 2026 devient particulièrement significatif : une expérience communautaire reconnue à Paris il y a vingt-cinq ans peut aujourd’hui nourrir une nouvelle réflexion nationale.
VIII. CULTURE ET DÉVELOPPEMENT : LE GRAND DÉBAT DE SEPTEMBRE
Au fond, toutes ces initiatives posent la même question : quel rôle voulons-nous donner à la culture dans la transformation de la RDC ?
La littérature produit de la pensée.
Les arts produisent de l’imaginaire.
La mémoire produit de la transmission.
La jeunesse produit de nouvelles formes de création.
La réflexion intellectuelle produit des visions du développement.
La promotion de la santé produit des connaissances et des pratiques capables d’améliorer la qualité de vie des communautés.
Il devient alors possible de considérer la culture non comme une simple activité de divertissement, mais comme une infrastructure immatérielle du développement intégral.
IX. SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026 : UN RENDEZ-VOUS À FAIRE VIVRE
Avec cette grande série éditoriale, New Messager de la Paix propose donc d’accompagner SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026 comme un véritable temps éditorial consacré à la culture congolaise.
Événement après événement, épisode après épisode, il s’agira de présenter les initiatives, de rencontrer les acteurs, de faire connaître les œuvres et surtout de susciter le débat.
Pourquoi septembre ?
Parce qu’un calendrier culturel peut devenir un rendez-vous national.
Pourquoi la culture ?
Parce qu’une nation ne se développe pas seulement avec des infrastructures et des investissements : elle se développe aussi avec des idées, des livres, des artistes, des créateurs, des valeurs et une mémoire collective.
Pourquoi maintenant ?
Parce que la RDC dispose d’une formidable énergie créative qui mérite d’être davantage structurée, valorisée et mise au service du développement intégral.
LE PARI DE NEW MESSAGER DE LA PAIX
Avec SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026, le pari est donc lancé.
Faire de septembre non pas seulement un mois dans le calendrier, mais un rendez-vous culturel national.
* Un mois pour lire.
* Un mois pour créer.
* Un mois pour penser.
* Un mois pour transmettre.
* Un mois pour débattre.
* Un mois pour valoriser les talents congolais.
* Un mois enfin pour rappeler que la culture peut être une force de paix, de cohésion sociale et de développement.
SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026
De la littérature aux arts urbains, de la pensée au développement, de la mémoire aux initiatives citoyennes : la RDC a de quoi faire de septembre son grand mois culturel.
New Messager de la Paix
Grande série éditoriale coordonnée par Bertin Kangamotema Amizia
+243 827 307 594, E-mail : Newmessagerpaix@gmail.com





