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Reading: 5 octobre 2020-6 octobre 2026, six ans après : L’ABBÉ MINENGU MAPOK, une vie qui continue de parler.
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New messager de la paix RDC > Blog > Tribune > 5 octobre 2020-6 octobre 2026, six ans après : L’ABBÉ MINENGU MAPOK, une vie qui continue de parler.
Tribune

5 octobre 2020-6 octobre 2026, six ans après : L’ABBÉ MINENGU MAPOK, une vie qui continue de parler.

redaction
Last updated: octobre 6, 2026 9:18 pm
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redaction
26 Min Read
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Des témoignages croisés sur un prêtre, un homme de prière et un pasteur dont l’empreinte demeure dans les cœurs et les communautés

À LA MÉMOIRE DE L’ABBÉ MINENGU MAPOK

Des voix se lèvent pour témoigner de son apostolat, de sa prière et de son engagement au service des autres

Cinq ans après son départ vers la Maison du Père, le souvenir de l’abbé Abdon Odon Minengu Mitu Mapok demeure vivant dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont connu, accompagné, servi ou bénéficié de son ministère.

Décédé le 5 octobre 2020, l’abbé Minengu Mitu Mapok a franchi, en ce mois d’octobre 2026, le cap des six années depuis son départ vers la Maison du Père.

En ce 6 octobre 2026, au lendemain du sixième anniversaire de sa disparition, New Messager de la Paix ouvre une série de témoignages consacrés à sa vie, à son apostolat et à l’empreinte qu’il a laissée dans les cœurs.

Ces témoignages ne prétendent pas épuiser la richesse de son parcours. Ils constituent plutôt une mémoire plurielle, faite de souvenirs personnels, de rencontres, de moments de prière, d’expériences pastorales et de leçons de vie.

Certains l’ont connu à Kalo, d’autres à Kinshasa ou à Boma ; certains ont découvert en lui un prêtre proche des personnes en souffrance, d’autres un homme de prière, un accompagnateur spirituel, un intercesseur ou encore un pasteur particulièrement attentif aux personnes vulnérables.

À travers ces différentes voix, une même question apparaît :

Quel héritage spirituel, humain et pastoral l’abbé Minengu Mitu Mapok laisse-t-il à ceux qui l’ont connu ?

Cette série est également un appel à toutes celles et tous ceux qui l’ont côtoyé, servi ou accompagné dans son ministère. Leurs souvenirs peuvent contribuer à mieux comprendre le sens de son apostolat, les fruits spirituels et humains de son accompagnement, ainsi que les valeurs qu’il a transmises.

1. DELPHINE KIKANGU

« L’abbé Minengu est mon icône spirituelle »

De l’épreuve à la prière : le témoignage d’une femme qui dit avoir découvert, à travers son ministère, une foi plus forte et une vie d’intercession.

« J’ai connu l’abbé Minengu depuis 2009, ici à Kinshasa. J’avais un problème de santé que les médecins n’avaient pas pu soigner. Malgré les médicaments pris, je ne trouvais pas de guérison.

Une cousine m’a alors amenée chez l’abbé. Après les prières, notamment les prières de délivrance, j’ai été, selon mon témoignage, complètement guérie.

Un point très essentiel est de savoir que l’abbé Minengu était un exorciste avéré. Après ma guérison, il m’a intégrée dans le groupe d’intercession. C’est là que j’ai appris différentes formes de prières inspirées de la Bible, dans le cadre de son ministère.

L’abbé Minengu est mon icône spirituelle. Il m’a appris à ne pas avoir peur des sorciers ni des esprits mauvais. Il m’a appris à combattre avec foi, avec une foi inébranlable.

Il insistait souvent sur l’amour de la Parole de Dieu et sur la participation à la messe, particulièrement au Saint-Sacrement.

Depuis son départ vers la Maison du Père, pour moi, il est vivant.

Merci. »

2. BERTIN KANGAMOTEMA AMIZIA

« Un homme qui s’oubliait pour les autres »

De Kalo à ses derniers jours, le souvenir d’un prêtre qui, même dans la souffrance, demeurait préoccupé par les personnes vulnérables et les projets au service des autres.

 » Je suis Bertin Kangamotema, journaliste. Je connais l’abbé Minengu Mapok depuis 1984, à l’occasion d’un séjour familial à Kalo, dans le diocèse d’Idiofa, au Kwilu.

À cette époque, l’abbé Minengu était profondément engagé dans son ministère pastoral à Kalo. Il y demeurera jusqu’à la fin de 1986, avant de partir en formation à Kitona.

En 1986, l’abbé Minengu m’a beaucoup réconforté et fortifié par ses prières et ses conseils. Depuis Kinshasa, lorsqu’il y était appelé par ses responsabilités, il s’employait également à rassembler les fidèles autour de la prière permanente. C’est dans ce contexte que, notamment à travers le groupe Luwondo, nous avons cheminé ensemble dans la prière.

Je suis particulièrement reconnaissant envers ma grande sœur, Angélique Kangamotema, communément appelée Maman Mokambi, l’une de ses ferventes intercesseuses. À travers son engagement, ma famille et moi avons été amenés à découvrir davantage les merveilles de Dieu à travers le ministère HOSANNA, animé par l’abbé Minengu, d’heureuse mémoire, dans la concession Masamuna, au quartier Funa.

Cette relation spirituelle s’est poursuivie au fil des années. J’ai ainsi pu observer son engagement pastoral, sa proximité avec les fidèles et son souci constant d’accompagner ceux qui avaient besoin de prière, de conseil et de réconfort.

Les derniers mois de son ministère à Kalo

Les souvenirs recueillis auprès de ceux qui l’ont connu permettent aujourd’hui de mieux situer cette période.

L’abbé Minengu a quitté Kalo à la fin de 1986, après avoir notamment organisé, au cours des mois d’août et septembre 1986, la grande première messe de l’abbé Nestor Mpimpa à Kalo, Mashwi et Nsong’ndie.

Après cette étape importante de son parcours pastoral, il est parti en formation à Kitona.

Cette précision chronologique permet de mieux situer les souvenirs de Kalo et l’empreinte qu’il y avait laissée avant l’ouverture d’une nouvelle étape de son parcours.

Une rencontre à Binza qui m’a particulièrement marqué

Plus tard, alors qu’il traversait une période de maladie et devait se rendre à l’extérieur du pays pour recevoir des soins, nous sommes allés lui rendre visite à Binza, à la résidence de M. Alexis Mikandji, l’un des fervents fidèles de son ministère HOSANNA.

Il est important de préciser qu’à ce moment-là, l’abbé Minengu n’était pas en soins médicaux à la résidence d’Alexis Mikandji. Il y était en repos, qui lui avait été fortement recommandé en raison de son état de santé, avant la poursuite de sa prise en charge à l’extérieur du pays.

C’est au cours de cette visite qu’il m’a surpris par une préoccupation qui dépassait largement sa propre situation. Alors qu’il devait normalement profiter de ce temps de repos, il pensait déjà à un projet en faveur des autres.

Il m’a dit, en substance :

« Bertin, est-ce qu’on peut écrire quelque chose ? Un petit projet. »

Il souhaitait que nous réfléchissions à un projet permettant d’encadrer les orphelins, les personnes vulnérables et celles qui avaient besoin d’accompagnement, ici comme ailleurs.

Cette préoccupation m’a profondément marqué.

De mon côté, j’avais déjà commencé à travailler sur un projet consacré à son parcours et à son ministère : son cheminement pastoral, son ministère d’exorciste, son passage au Canada ainsi que les différentes étapes de son apostolat.

Il a trouvé cette démarche intéressante et m’a orienté vers Papi Mumputu, qui, selon lui, pouvait apporter beaucoup d’éléments sur son parcours et son ministère. J’ai poursuivi mes recherches, rassemblé des documents et préparé plusieurs notes que je lui ai laissées.

Un homme qui oubliait sa propre souffrance

Ce qui m’a particulièrement frappé durant cette période, c’est son incapacité à se préoccuper d’abord de lui-même.

Il était malade. On lui avait recommandé de se reposer. Pourtant, même pendant ce temps de repos, sa pensée demeurait tournée vers les autres : les fidèles, les malades, les personnes en difficulté et tous ceux qui avaient besoin de son accompagnement.

Il s’intéressait aussi bien aux souffrances physiques qu’aux souffrances psychologiques et psychosomatiques. Son ministère était pour lui un moyen d’écouter, de soutenir, de prier et d’accompagner.

Son temps appartenait aux autres.

C’est cette attitude qui, personnellement, m’a le plus marqué : le don de soi.

Il pouvait être affaibli par la maladie et avoir lui-même besoin de repos, mais il continuait à regarder la souffrance des autres. Il semblait s’oublier pour mieux servir.

J’avais commencé à travailler sur son parcours et sur plusieurs projets qui lui tenaient à cœur. J’ai encore aujourd’hui des manuscrits et des notes. Malheureusement, certains de ces projets sont restés inachevés.

Mais ils constituent pour moi une mémoire précieuse de nos échanges et de cette relation qui avait commencé en 1984.

En repensant à toutes ces années, je retrouve une même constante dans sa vie : la prière, l’accompagnement, le service et le don de soi.

De Kalo à Kinshasa, du ministère HOSANNA à nos derniers échanges, j’ai vu un homme profondément préoccupé par les autres.

L’abbé Minengu Mapok était un homme qui pouvait porter sa propre souffrance tout en restant attentif à celle des autres.

Un homme qui s’oubliait pour les autres.

C’est, à mes yeux, l’un des témoignages les plus forts du sens de son apostolat et de son ministère.

Que Dieu lui accorde le repos éternel là-haut. » 

3. WILLY MASWANA

« Un homme très gentil, mais rigoureux et strict »

À Kalo, le souvenir d’un pasteur proche du peuple, exigeant dans son ministère et profondément marqué par les réalités de sa communauté.

« J’ai connu l’abbé Abdon Odon Minengu Mitu Mapok Ya Mimi, comme nous l’appelions, à Kalo, d’abord comme servant de messe, mais surtout comme ami de son neveu, Ngondo Marc.

Son arrivée à Kalo, en 1983, reste gravée dans ma mémoire. Elle avait été marquée par une pluie sans commune mesure, un souvenir qui, pour nous qui étions là à cette époque, accompagnait l’arrivée de ce prêtre.

Ce que je retiens surtout de l’abbé Minengu, c’est qu’il était une personne très, très gentille, mais également rigoureuse et stricte.

Avec lui, les messes dominicales commençaient toujours à 10 heures et pouvaient durer presque toute la journée, parfois jusqu’à 16 ou 17 heures.

Il avait aussi une manière particulière de tenir compte des réalités de la vie locale. Il donnait notamment aux mamans la possibilité d’aller en forêt le dimanche matin, afin qu’elles puissent revenir vers 9 heures et ensuite participer à la messe.

Je garde également un souvenir assez particulier : l’abbé Minengu élevait un singe appelé Mopaya, qui signifie « étranger ».

Mais au-delà de ces souvenirs pittoresques, je retiens surtout l’animation qu’il avait apportée à Kalo.

Il faut situer ces souvenirs dans la chronologie de son ministère : l’abbé Minengu a poursuivi son apostolat à Kalo jusqu’à la fin de 1986. Au cours des mois d’août et septembre 1986, il avait notamment organisé la grande première messe de l’abbé Nestor Mpimpa à Kalo, Mashwi et Nsong’ndie, avant de partir en formation à Kitona.

Avec lui, Kalo avait accueilli de nombreuses personnes venues de différentes régions.

Son passage a donc laissé une empreinte qui dépasse les seuls souvenirs personnels de ceux qui l’ont connu.

Pour moi, l’abbé Minengu reste ainsi à la fois un prêtre proche des gens, un homme de caractère et une figure marquante de la vie de Kalo. »

Willy MASWANA

4. MAÎTRE ONÉSIME KANGAMOTEMA OFUNGO

« Un serviteur infatigable et courageux »

De Kalo à Boma, de Kinshasa aux familles qu’il accompagnait, le portrait d’un pasteur dont le courage, la disponibilité et la force spirituelle ont marqué plusieurs générations.

 » J’ai eu le privilège de connaître l’abbé Abdon Minengu à Kalo à partir de mon jeune âge, en 1983, lorsqu’il succéda au Père René Ricaille comme curé.

C’est lui qui m’a administré ma première communion en 1983, alors que j’avais onze ans.

Mon parcours aux côtés de l’abbé Minengu s’est articulé autour de trois grandes étapes : mon âge mineur, de 1983 à 1987 ; ma vie estudiantine à l’Université de Kinshasa, période durant laquelle il était déjà à Kinshasa et à Boma, où il avait fondé HOSANNA ; enfin, le début de ma vie professionnelle.

Un prêtre infatigable et dynamique

L’abbé Minengu était, à mes yeux, un prêtre infatigable, doté d’un dynamisme extraordinaire, fort physiquement, mentalement et spirituellement.

Lorsqu’il est arrivé à Kalo, la paroisse traversait des moments psychologiquement difficiles, notamment en raison des croyances liées à la sorcellerie et des phénomènes météorologiques violents.

Lors de grands orages, les cieux devenaient sombres et les populations vivaient dans la peur. La foudre pouvait provoquer des décès, tandis que des vents violents emportaient les tôles et les pailles des maisons. Ce phénomène était appelé « Mbujing ».

Dans mes souvenirs, l’arrivée de l’abbé Minengu a coïncidé avec une période où ces phénomènes destructeurs ont cessé, ce qui avait profondément marqué les populations.

Il accomplissait ses tâches pastorales à pied. J’avais l’honneur de l’accompagner avec d’autres jeunes, notamment Adelin Pako et Okaré, venu de Kumukari.

Nous l’accompagnions dans ses déplacements pastoraux à Kumukari, Yanyi, Sedzo, Piopio et dans les environs, mais également au-delà de la circonscription géographique de la paroisse de Kalo, notamment à Yuki et jusqu’à Dungu, dans le diocèse d’Inongo.

C’était un pasteur inlassable.

Jusqu’à son départ de Kalo

Le témoignage que je porte sur les années de Kalo doit être replacé dans cette chronologie.

L’abbé Minengu n’a pas quitté Kalo dès 1985. Il y a poursuivi son ministère jusqu’à la fin de 1986.

Durant les mois d’août et septembre 1986, il avait notamment organisé la grande première messe de l’abbé Nestor Mpimpa à Kalo, Mashwi et Nsong’ndie.

C’est après cette période qu’il partit en formation à Kitona.

Cette étape marque la fin d’une importante séquence de son ministère pastoral à Kalo et le début d’une nouvelle phase de son parcours.

Une vie spirituelle intense et des célébrations mémorables

Ses célébrations eucharistiques, notamment à Noël et à Pâques, commençaient parfois à minuit et pouvaient s’achever vers 10 heures du matin.

Il prêchait longuement, souvent sans micro, et captivait l’auditoire par la force de sa parole, sans sembler mesurer la fatigue que cela pouvait représenter.

Il organisait également ce que nous appelions les réconciliations, les Nguakana ( entente-reconciliations)

Des foules importantes venaient de différentes régions, y compris de contrées éloignées du territoire d’Idiofa.

Dans le cadre de son ministère de prière et de délivrance, il priait pour des personnes confrontées à diverses formes de souffrance. Plusieurs témoignages de délivrance et de guérison circulaient alors autour de son ministère.

J’ai personnellement été témoin de situations qui m’ont profondément marqué : des personnes arrivant dans des états de grande détresse, parfois nues ou ligotées, et qui, après les prières, étaient présentées comme ayant retrouvé leur équilibre et leur capacité à reprendre une vie normale.

Je me souviens également du cas d’un médecin originaire du Bas-Congo, qui avait travaillé au Canada et dont la famille l’avait amené auprès de l’abbé Minengu alors qu’il traversait une grave crise. Après les prières, il a, selon le témoignage que j’en ai gardé, retrouvé son état normal et a témoigné de sa délivrance.

Un pasteur sans peur, attaché à la justice et aux fidèles

 

L’abbé Minengu ne semblait pas craindre les difficultés ni les obstacles. Il était profondément attaché à Dieu et au service de son peuple, sans se laisser enfermer par les limites géographiques.

À Kalo, il faisait notamment organiser le Chemin de Croix du Vendredi saint à travers toute la cité. Les fidèles transportaient de lourds troncs d’arbres, parfois estimés à 50 ou 70 kilos, pour représenter les quatorze stations.

Il guidait la communauté avec l’appui de nombreux papas et mamans engagés dont les noms restent gravés dans nos mémoires : Papa Adolphe Yayo, Papa Lemalema, Papa Muntani, Papa Melchar, Papa Justin Kangamotema, Papa Gasto Manuela, Papa Mulay, Papa Pako, Papa Ngembir, Papa Ngayndam, Papa Mafuta, et tant d’autres.

L’épisode de Boma

À Boma, nommé aumônier militaire et installé à proximité de la cathédrale, il avait également réussi à rassembler de nombreux fidèles autour de la messe.

Son ministère attirait beaucoup de monde. À la suite de cette forte mobilisation, il avait été amené à quitter la procure et à être accueilli au petit camp militaire de Munziba.

Malgré les difficultés et les pressions, la hiérarchie ecclésiale avait finalement décidé de rattacher ce camp à sa paroisse, compte tenu notamment de l’affluence des fidèles qui accouraient vers lui.

Un soutien indéfectible aux étudiants et aux familles

Lorsque je suis arrivé à Kinshasa pour mes études universitaires, l’abbé Minengu a été pour moi comme un véritable père.

Il m’a soutenu, m’a montré la voie de la prière et a prié inlassablement pour moi et pour ma famille.

Même dans les moments de grande faiblesse ou face à la maladie, comme lors des crises de diabète de mon défunt père, il pouvait venir personnellement jusqu’à notre maison à Kalo, parfois tard dans la nuit, pour prier et réconforter les malades.

Cette disponibilité m’a profondément marqué.

Jusqu’aux derniers moments

Durant ses derniers instants de vie à Funa, bien que malade et affaibli, l’abbé Minengu est resté disponible pour écouter le peuple de Dieu.

J’ai eu la grâce d’assister à sa dernière crise à ses côtés, avec mon épouse.

Peu de temps avant sa mort, au mois de septembre, lors d’une visite alors que l’abbé Bonaventure Kangamotema était recteur, il m’avait encore exprimé ses préoccupations pastorales, notamment son souci de voir la communauté d’intercession qu’il avait créée autour de HOSANNA continuer à vivre et à être accompagnée.

Même affaibli par la maladie, ses pensées demeuraient donc tournées vers son œuvre pastorale et vers les personnes qu’il avait accompagnées.

Un héritage de courage et de service

L’abbé Abdon Minengu restera à jamais dans nos cœurs comme un prêtre serviable, profondément dynamique, attaché à Dieu, doté d’une force spirituelle rare et comme un pasteur courageux qui a consacré sa vie à la foi et au service des fidèles.

Pour moi, il demeure surtout un serviteur infatigable et courageux.

Son souvenir reste lié à Kalo, à Boma, à Kinshasa, à HOSANNA, mais surtout aux nombreuses personnes qu’il a accompagnées par la prière, le conseil, la présence et le service.

Sé Me Onésime Kangamotema Ofungo

SON DÉPART N’A PAS EFFACÉ SON EMPREINTE

Six ans après sa mort, l’abbé Abdon Odon Minengu Mitu Mapok continue d’être raconté par ceux qui ont croisé son chemin. Leurs témoignages révèlent moins un homme figé dans le souvenir qu’une œuvre spirituelle dont les fruits demeurent.

Six ans après son départ vers la Maison du Père, la mémoire de l’abbé Abdon Odon Minengu Mitu Mapok demeure vivante.

Elle demeure dans les souvenirs de ceux qui l’ont connu à Kalo, à Boma, à Kinshasa et dans les différents lieux où son ministère l’a conduit. Elle demeure dans les prières qu’il a suscitées, dans les personnes qu’il a accompagnées, dans les communautés qu’il a servies et dans les vocations au service des autres qu’il a contribué à faire naître.

Les témoignages réunis dans cette série sont différents par leur histoire, leur sensibilité et leur expérience. Pourtant, ils se rejoignent autour d’une même conviction : l’abbé Minengu n’a pas vécu pour lui-même.

Delphine Kikangu garde de lui l’image d’une icône spirituelle et d’un maître de prière.

Bertin Kangamotema se souvient d’un homme capable, jusque dans la maladie, de penser encore aux souffrances des autres.

Willy Maswana évoque un prêtre à la fois chaleureux, rigoureux et profondément enraciné dans la vie de son peuple.

Maître Onésime Kangamotema Ofungo témoigne, quant à lui, de la figure d’un serviteur infatigable, courageux et constamment disponible.

À travers ces voix, apparaît le visage d’un pasteur dont le ministère fut profondément marqué par la prière, la proximité, le courage et le don de soi.

Mais une mémoire chrétienne ne consiste pas seulement à regarder vers le passé. Elle invite aussi à recevoir un héritage et à le faire fructifier.

L’héritage de l’abbé Minengu pourrait ainsi se résumer en quelques attitudes simples, mais exigeantes : rester proche de ceux qui souffrent, ne pas se lasser de prier, servir sans rechercher d’abord son propre intérêt, accompagner les plus vulnérables et garder confiance en Dieu au cœur des épreuves.

Son parcours rappelle également qu’un ministère ne s’arrête pas nécessairement avec la disparition de celui qui l’a exercé. Ce qui a été semé dans les cœurs peut continuer à grandir longtemps après le départ du semeur.

L’abbé Minengu est parti le 5 octobre 2020. Mais six ans plus tard, sa mémoire continue de susciter des récits, des prières, des retrouvailles et des témoignages.

C’est peut-être là une forme particulière de fécondité : lorsque la vie d’un homme continue d’appeler les autres à servir, à croire, à prier et à se donner.

Que le Seigneur, Maître de la vie, accueille dans sa lumière son serviteur Abdon Odon Minengu Mitu Mapok.

Et que le souvenir de son ministère ne soit pas seulement une mémoire du passé, mais un encouragement pour aujourd’hui :

servir davantage, aimer davantage, prier davantage et ne jamais rester indifférent à la souffrance de l’autre.

Car une vie donnée à Dieu et aux autres ne disparaît jamais tout à fait.

Elle continue de porter du fruit dans les cœurs.

NEW MESSAGER DE LA PAIX

 

Une série de témoignages consacrés à la mémoire, à l’apostolat et à l’héritage spirituel et humain de l’abbé Abdon Odon Minengu Mitu Mapok se poursuivra à travers d’autres voix et d’autres souvenirs.

Après la brillante célébration des 32 ans d’anniversaire le 1er mai 2026 : Église La Louange Cap vers l’an 33.
Lettre ouverte aux dix-sept prêtres de l’Archidiocèse de Kananga. » Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »—Jean 17:21
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