By using this site, you agree to the Privacy Policy and Terms of Use.
Accept
New messager de la paix RDCNew messager de la paix RDC
  • Accueil
  • Actualité
  • Politique
  • Justice & Paix
  • Environnement
  • Jeunesse & Société
  • International
  • Culture & Sports
  • Tribune
  • Opinions
Reading: NOUVELLE CATHÉDRALE SAINT-KIZITO D’IDIOFA : MGR JOSÉ MOKO EKANGA APPELLE À LA MOBILISATION GÉNÉRALE DES FILS ET FILLES DU DIOCÈSE.
Share
Notification Show More
Font ResizerAa
Font ResizerAa
New messager de la paix RDCNew messager de la paix RDC
  • Accueil
  • Actualité
  • Politique
  • Justice & Paix
  • Environnement
  • Jeunesse & Société
  • International
  • Culture & Sports
  • Tribune
  • Opinions
  • Accueil
  • Actualité
  • Politique
  • Justice & Paix
  • Environnement
  • Jeunesse & Société
  • International
  • Culture & Sports
  • Tribune
  • Opinions
Follow US
  • Advertise
© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
New messager de la paix RDC > Blog > Actualité > NOUVELLE CATHÉDRALE SAINT-KIZITO D’IDIOFA : MGR JOSÉ MOKO EKANGA APPELLE À LA MOBILISATION GÉNÉRALE DES FILS ET FILLES DU DIOCÈSE.
Actualité

NOUVELLE CATHÉDRALE SAINT-KIZITO D’IDIOFA : MGR JOSÉ MOKO EKANGA APPELLE À LA MOBILISATION GÉNÉRALE DES FILS ET FILLES DU DIOCÈSE.

redaction
Last updated: octobre 11, 2026 11:38 am
By
redaction
27 Min Read
Share
SHARE

Un reportage exclusif de New Messager de la Paix avec Bertin Kangamotema Amizia 

À l’occasion de la grande messe de collecte de fonds pour la construction de la nouvelle cathédrale Saint-Kizito d’Idiofa, célébrée le dimanche 11 octobre 2026, Mgr José Moko Ekanga a lancé un vibrant appel à la communion, à la générosité et à la responsabilité collective.

S’appuyant sur les lectures bibliques du 28ᵉ dimanche du temps ordinaire, l’évêque d’Idiofa a souligné que la construction de cette cathédrale, dont la maquette a été présentée à cette occasion, doit devenir une œuvre commune, portée par la foi, la synodalité et la mobilisation concrète de tous les fils et filles du diocèse, au pays comme dans la diaspora.

Au-delà de l’édification d’un bâtiment, il a invité les fidèles à bâtir une Église unie, missionnaire et solidaire, capable de transformer les difficultés en espérance et de transmettre aux générations futures un patrimoine spirituel digne de leur foi.

Cette célébration d’envergure diocésaine a réuni une foule nombreuse, composée notamment de fils et filles d’Idiofa établis à Kinshasa, de membres de la diaspora d’Idiofa présents dans la capitale et d’amis d’Idiofa.

La messe a été concélébrée par plusieurs dizaines de prêtres, en présence de nombreuses notabilités, parmi lesquelles des parlementaires ( Richard Ndambu, Marie Tipoy ) , des scientifiques dont le Professeur Isidore Ndaywel-e-Nziem et des mandataires publics, notamment Cyprien Musimar, de l’ANSER, Kabampele, de la FIKIN, et Yves Ngay Ngay, de l’ICCN, ainsi que d’autres personnalités.

La liturgie a été merveilleusement animée par les chorales réunies du diocèse d’Idiofa, donnant à cette rencontre une dimension spirituelle, fraternelle et festive particulièrement remarquable.

Malgré la forte pluie qui s’est abattue après l’homélie, la messe s’est poursuivie, témoignant de la détermination des participants à accompagner cette initiative majeure pour l’avenir de leur Église diocésaine.

Dans cette homélie riche en enseignements bibliques, en interpellations pastorales et en appels à l’action, Mgr José Moko Ekanga revient également sur la signification du vêtement de noces, la portée universelle du salut de Dieu et l’exigence d’une conversion intérieure qui se traduit par l’amour, la justice, la paix, la charité et la générosité.

New Messager de la Paix vous invite à lire attentivement l’intégralité de cette homélie, un message fort qui appelle chacun à dépasser les discours pour s’engager concrètement dans la réalisation de la nouvelle cathédrale Saint-Kizito d’Idiofa.

 

Un jour historique pour le diocèse d’Idiofa

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Distingués invités, tout protocole observé,

Chers fils et filles du diocèse d’Idiofa,

Il est des jours et des dates qui peuvent paraître ordinaires, voire négligeables, mais dont les générations futures finissent par saisir profondément la portée et saluer, avec reconnaissance et admiration, la mémoire.

Le dimanche 11 octobre 2026 restera certainement gravé dans les annales du diocèse d’Idiofa.

Sous l’inspiration de l’Esprit Saint, les notables, les hommes et les femmes de bonne volonté, fils et filles de notre diocèse, m’ont exprimé le désir de doter notre Église diocésaine d’une cathédrale à la hauteur de sa grandeur, de son histoire et de ses aspirations.

J’ai accueilli généreusement cette proposition. J’aime cette Église qui propose, qui provoque dans le sens de provocare, c’est-à-dire qui appelle à aller de l’avant et qui nous bouscule pour nous faire avancer.

Voilà pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui, à l’occasion de la présentation de la maquette de cette nouvelle cathédrale, autour de la table eucharistique, pour rendre grâce à Dieu.

C’est lui qui inspire nos projets, et sans lui nous ne pouvons rien faire. Comme nous le rappelle le psaume : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain. »

Nous sommes donc ici pour prier pour ce projet d’Église et pour nous engager, dans un élan synodal, à participer tous ensemble à sa réalisation : fils et filles d’Idiofa, où que nous soyons à travers le monde, amis d’Idiofa, hommes et femmes de bonne volonté.

Je salue également la présence de ceux qui disposent déjà d’une expérience dans la construction des églises.

Lorsque j’ai aperçu notre frère, qui a participé à la construction de l’église Saint-Albert-le-Grand, je me suis dit que nous disposions déjà d’une expertise en la matière.

Je forme donc le vœu que la chancellerie et les équipes qui piloteront ce projet puissent s’appuyer sur les compétences disponibles dans notre diocèse. Nous ne sommes pas des novices : nous sommes capables de construire des églises avec nos propres moyens.

2. Une nouvelle dynamique missionnaire pour notre diocèse

Permettez-moi, frères et sœurs, de vous rappeler que, le 19 mars 2016, en la fête de saint Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie, je vous avais adressé une lettre pastorale intitulée Tenez-vous au sillon de Mamère, consacrée à la communion et à la participation en vue d’une nouvelle dynamique missionnaire au sein du diocèse d’Idiofa.

Dans cette lettre, je rendais grâce à Dieu pour les différents jubilés célébrés ces dernières années dans nos paroisses. Mais je tirais également la sonnette d’alarme devant l’état de délabrement avancé de nombreuses infrastructures : cures, routes, hôpitaux, écoles et autres structures paroissiales.

Ces réalités nécessitaient une prise en charge collective, à la mesure de nos responsabilités de fils et de filles de l’Église.

Par ailleurs, ma sollicitude pastorale m’a conduit à engager l’ensemble du diocèse, les hommes et les femmes de bonne volonté, dans une nouvelle dynamique missionnaire.

Celle-ci consiste notamment à ériger de nouvelles paroisses sur l’ensemble du territoire diocésain, particulièrement dans les parties orientales et occidentales, tout en réhabilitant les anciennes paroisses.

À cela s’ajoute aujourd’hui cette merveilleuse initiative : doter notre diocèse d’une nouvelle et belle cathédrale, celle qui nous rassemble en ce jour.

Pour l’année pastorale 2026-2027, j’ai choisi le thème suivant :

« Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Luc 9,13) : synodalité et prise en charge, en vue de marcher ensemble dans la nouvelle dynamique missionnaire au diocèse d’Idiofa.

De tels projets nécessitent la communion et la participation de tous, sans exception ni discrimination. Ils demandent la prière, des réflexions constructives et surtout une véritable prise en charge par les fidèles.

Il arrive que, lorsque nous entrons dans certains forums de discussion, les interventions partent dans tous les sens. C’est pourquoi j’insiste sur les réflexions constructives, celles qui nous permettent d’avancer ensemble au lieu de nous disperser.

Si la synodalité nous engage à marcher ensemble, à discerner et à décider ensemble, la prise en charge nous appelle à agir ensemble, en synergie, et à répondre généreusement à l’invitation toujours actuelle de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

3. « Donnez-leur vous-mêmes à manger »

Cette parole de Jésus a été adressée à ses apôtres dans un environnement difficile, marqué par la précarité. La foule était nombreuse et les ressources disponibles semblaient insuffisantes.

Un jeune homme avait cinq pains et deux poissons. Mais que représentaient-ils devant une telle multitude ?

Jésus demande pourtant à ses disciples de nourrir eux-mêmes la foule. Il ne ferme pas les yeux sur la difficulté de la situation. Il les invite à prendre leurs responsabilités et à mettre en commun ce dont ils disposent.

Frères et sœurs, je ne peux pas fermer les yeux sur les crises et la pauvreté qui traversent nos populations.

Je sais que certains pourraient me reprocher de vouloir construire une nouvelle cathédrale alors que la population est pauvre. Ils pourraient me dire : « Pourquoi construire une cathédrale alors que les gens manquent de tout ? »

D’autres seraient peut-être prêts à financer un forage d’eau, mais pas nécessairement une cathédrale.

Je comprends ces préoccupations. Cependant, je suis persuadé que, même dans ces conditions difficiles, avec la générosité, la volonté et la détermination de tous, et avec l’aide de la Providence divine, nous pouvons relever ensemble le défi de la construction de notre nouvelle cathédrale.

Comme les disciples dans l’Évangile, nous sommes appelés à partager ce que nous avons pour que l’œuvre commune puisse avancer.

Je vous invite donc tous et toutes à répondre généreusement à ce projet de construction, qui est venu de vous et qui a été initié par vous, peuple de Dieu.

Vox populi, vox Dei : la voix du peuple est la voix de Dieu. J’ai entendu votre aspiration à disposer d’une nouvelle cathédrale à Idiofa et je l’ai accueillie favorablement.

Dès lors, l’heure n’est plus aux spéculations ni aux discours interminables. L’heure est à l’action !

Comme nous y invite la réflexion philosophique, passons des paroles aux actes. Et lorsque nous parlons, que nos paroles soient déjà porteuses d’action.

Idiofa compte de nombreux notables, des ministres, des députés, des sénateurs, des directeurs généraux, de hauts fonctionnaires de l’État, des commerçants, des entrepreneurs et des membres d’une importante diaspora répartie à travers le monde.

Partout où je vais, je rencontre des fils et des filles d’Idiofa. Aux États-Unis, notamment, j’ai reçu des marques d’accueil et de fraternité qui témoignent de l’attachement de notre communauté à ses origines.

Cette diaspora constitue une grande force pour notre diocèse.

Si chacun de nous donne selon ses moyens et à la mesure de son cœur, ce projet pourra se réaliser progressivement.

Je suis convaincu que, si nous interrogions ceux qui ont participé à la construction d’autres églises, ils pourraient nous raconter comment, grâce à la mobilisation des fidèles, des réalisations remarquables ont vu le jour.

L’exemple de certaines églises déjà construites dans notre diocèse, notamment Saint-Luc, nous montre que de telles réalisations sont possibles.

Nous ne sommes donc pas condamnés à attendre que d’autres viennent construire à notre place. Nous pouvons nous mobiliser et prendre notre avenir en main.

4. L’invitation au banquet et le vêtement de noces

Frères et sœurs, l’Évangile de ce dimanche nous présente la parabole du roi qui organise le banquet de mariage de son fils.

Les premiers invités refusent de venir. Le roi envoie d’autres serviteurs pour leur annoncer que tout est prêt. Mais certains préfèrent s’occuper de leurs champs et de leurs affaires, tandis que d’autres vont jusqu’à maltraiter les envoyés du roi.

Le roi décide alors d’inviter les personnes rencontrées aux croisées des chemins. La salle se remplit ainsi de convives.

Mais, lorsque le roi entre pour voir les invités, il aperçoit un homme qui ne porte pas le vêtement de noces. Il lui demande comment il est entré sans ce vêtement. L’homme reste sans réponse et se voit finalement exclu du banquet.

Cette parabole nous interpelle profondément.

À première vue, on pourrait se demander pourquoi cet homme est sanctionné alors qu’il a été invité au dernier moment. Comment aurait-il pu se préparer, puisqu’il ne faisait pas partie des premiers invités ?

La question mérite d’être posée : le vêtement de noces désigne-t-il simplement un habit extérieur, un vêtement de luxe ou une marque coûteuse ?

Dans la logique de l’Évangile, il ne s’agit pas d’abord de tissus de grand prix, de vêtements de luxe ou de grandes marques. Le vêtement de noces renvoie plutôt à la conversion intérieure et à la manière de vivre selon les exigences du Royaume de Dieu.

Il ne suffit donc pas d’être invité. Il faut aussi accueillir l’invitation avec un cœur disposé à se convertir et à vivre conformément à l’amour de Dieu.

Dieu voit les cœurs. Nous, les êtres humains, nous ne pouvons pas toujours discerner les intentions profondes des personnes. Nous pouvons observer leurs gestes, leurs attitudes et leur comportement, mais nous ne connaissons pas parfaitement ce qui se passe dans leur cœur.

C’est pourquoi nous devons éviter de juger trop rapidement les autres sur leur apparence.

Le vêtement de noces symbolise cette transformation intérieure qui doit caractériser la vie chrétienne : l’amour, la justice, la paix, la charité, la générosité et le pardon.

Il ne s’agit pas d’un changement ponctuel, mais d’une conversion permanente qui doit devenir notre identité de chrétiens.

5. La générosité, signe d’un cœur converti

Chers frères et sœurs, cette parabole nous invite également à examiner notre attitude face aux projets de notre Église.

Nous avons été invités à participer à la construction de la nouvelle cathédrale. Certains donneront beaucoup, d’autres donneront peu, selon leurs possibilités. D’autres encore contribueront par leurs compétences, leurs conseils, leur travail ou leurs prières.

Ce qui importe, c’est la sincérité du cœur et la volonté de participer à l’œuvre commune.

Dieu voit celui qui répond à son invitation avec joie et générosité. Même lorsque sa contribution paraît modeste aux yeux des hommes, elle peut avoir une grande valeur devant Dieu.

Nous devons donc éviter de mesurer la générosité uniquement à la quantité de ce qui est donné.

Cependant, participer à un projet ne consiste pas seulement à être présent ou à tenir des discours. Il faut également savoir s’engager concrètement, dans la mesure de ses moyens.

Je voudrais aussi inviter chacun à éviter les attitudes qui consistent à décourager les autres, à dénigrer les initiatives ou à semer la division autour d’un projet commun.

Lorsqu’une œuvre commence, il arrive que certaines personnes se consacrent davantage à la critique qu’à la recherche de solutions. Pourtant, notre diocèse a besoin de toutes les bonnes volontés.

Celui qui ne peut pas contribuer financièrement peut apporter son expertise, son temps, ses conseils ou son soutien moral. Mais celui qui choisit de s’engager doit le faire avec sincérité et dans un esprit de communion.

L’essentiel est que chacun se demande honnêtement : quelle est ma part dans la réalisation de cette œuvre ?

La construction de notre cathédrale doit devenir une occasion de conversion personnelle, de solidarité et de renforcement de notre unité diocésaine.

6. Une cathédrale, symbole de l’unité diocésaine

Frères et sœurs, une cathédrale n’est pas une église comme les autres.

Elle est l’église où se trouve la cathèdre, c’est-à-dire le siège de l’évêque. Elle symbolise l’unité doctrinale, liturgique et spirituelle de l’ensemble du diocèse autour de son pasteur.

Construire une nouvelle cathédrale, ce n’est donc pas simplement ériger un édifice. C’est poser un acte qui engage notre foi, notre communion et notre responsabilité envers les générations futures.

Notre diocèse dispose de nombreuses richesses humaines. Il compte des hommes et des femmes compétents, des intellectuels, des responsables, des entrepreneurs et des personnes engagées dans différents secteurs de la vie sociale.

Notre richesse ne réside pas seulement dans nos ressources matérielles. Elle se trouve aussi dans notre intelligence, notre créativité, notre savoir-faire et notre capacité à nous organiser.

Je remercie toutes les personnalités présentes, les prêtres, les religieux, les religieuses, les notables, les amis d’Idiofa et toutes les personnes qui ont fait le déplacement pour accompagner cette initiative.

Je remercie également ceux qui, malgré les différences linguistiques et culturelles, font l’effort de se comprendre et de participer à la vie de notre diocèse.

Notre diversité constitue une richesse. Nous venons de différentes régions, nous parlons différentes langues et nous avons des expériences variées. Mais nous sommes réunis par une même foi et un même attachement à notre Église.

Que cette cathédrale devienne un signe visible de notre unité, de notre communion et de notre engagement missionnaire.

7. Le salut de Dieu est universel

La première lecture de ce dimanche, tirée du livre du prophète Isaïe, nous invite à méditer sur l’universalité du salut de Dieu.

À l’époque où les enfants d’Israël connaissent l’exil à Babylone, ils ont perdu leur terre, leur Temple et une grande partie de leurs repères. Ils traversent une période de souffrance, de désespoir et d’incertitude.

C’est au cœur de cette épreuve que le prophète leur annonce un avenir d’espérance.

Il proclame que Dieu préparera, pour tous les peuples, un festin de viandes grasses et de vins capiteux. Il annonce que le Seigneur fera disparaître la mort pour toujours et essuiera les larmes de tous les visages.

Alors, le peuple pourra s’écrier : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ! »

Frères et sœurs, quelle que soit la forme d’exil que nous traversons, quelles que soient les souffrances qui nous accablent et les difficultés qui nous habitent, nous devons garder fermement l’espérance.

Que ces épreuves soient personnelles, familiales, nationales ou diocésaines, croyons que le jour du salut finira par se lever.

Quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par venir.

Le salut annoncé par Isaïe n’est pas d’abord une œuvre humaine : il est l’œuvre de Dieu, dont l’accomplissement parfait se réalise en Jésus-Christ, le Verbe de Dieu fait chair, mort sur la croix et ressuscité le troisième jour.

Ce salut ne concerne pas seulement Israël. Il s’adresse à tous les hommes, à toutes les tribus, à toutes les langues, à tous les peuples et à toutes les nations, sans exception ni discrimination.

Dieu veut sauver tout homme et l’homme tout entier. Son salut est intégral : il vient nous libérer du mal sous toutes ses formes, notamment la faim, la guerre, l’insécurité, l’injustice et la maladie, pour nous conduire vers une vie en abondance.

Il veut nous rassembler dans une seule famille, celle des enfants de Dieu, une famille fondée sur la paix, la justice, l’amour, le pardon et l’unité.

8. De la souffrance à l’espérance : une leçon pour Idiofa

Permettez-moi de souligner un aspect important de cette première lecture.

Israël était un petit peuple entouré de puissants voisins, notamment l’Égypte, la Syrie et Babylone. Il aurait pu se replier sur lui-même, se laisser enfermer dans sa souffrance et perdre toute espérance.

Mais c’est précisément de cette situation de fragilité qu’est né un message d’une portée universelle : Dieu veut sauver tous les peuples.

Cette histoire nous enseigne qu’une personne, une famille ou une communauté qui a connu l’abandon, la marginalisation ou l’épreuve peut devenir une source de joie et d’espérance pour les autres.

Un enfant autrefois négligé peut devenir celui qui relève toute sa famille. Une communauté éprouvée peut devenir un instrument de transformation et de solidarité.

Il en va de même pour notre diocèse.

Nos difficultés ne doivent pas nous condamner au découragement. Elles doivent plutôt nous pousser à mobiliser nos talents, nos compétences et nos ressources pour construire ensemble un avenir meilleur.

9. Répondre à l’invitation de Dieu et bâtir ensemble

La parabole du banquet de noces nous rappelle que le Royaume de Dieu est offert à tous. Le roi envoie ses serviteurs sur les routes et aux croisées des chemins pour inviter tous ceux qu’ils rencontrent.

Dieu veut rassembler ses enfants dispersés à travers le monde et les réunir dans une seule famille.

Il fait preuve de patience et de persévérance. Malgré les refus, il continue d’appeler. Malgré les obstacles, il poursuit son œuvre de rassemblement.

Mais cette invitation appelle aussi une réponse de notre part. Elle nous engage à nous convertir, à vivre dans l’amour et à participer à la construction d’une communauté fraternelle.

Pour nous, aujourd’hui, cette réponse prend également la forme d’un engagement concret en faveur de la nouvelle cathédrale d’Idiofa.

Nous sommes invités à prier, à réfléchir, à proposer et à agir. Nous sommes appelés à mettre nos compétences, nos moyens et nos énergies au service de cette œuvre commune.

Que personne ne se sente exclu en raison de la modestie de ses moyens. Que personne ne pense que sa contribution est inutile. Chaque geste sincère peut participer à la réalisation d’un grand projet.

Frères et sœurs, la construction de notre cathédrale ne doit pas être l’affaire d’une seule personne, d’un groupe ou d’une catégorie sociale. Elle doit être l’œuvre de tout le peuple de Dieu.

Que les fils et filles d’Idiofa vivant au pays comme à l’étranger se mobilisent. Que les notables, les cadres, les entrepreneurs, les commerçants, les intellectuels, les familles et les jeunes trouvent chacun leur place dans cette dynamique.

Que cette initiative soit portée dans un esprit de communion, sans discrimination, sans division et sans découragement.

Conclusion

Chers frères et sœurs dans le Christ,

En ce dimanche 11 octobre 2026, nous rendons grâce à Dieu pour cette étape importante de la vie de notre diocèse.

La présentation de la maquette de notre nouvelle cathédrale ouvre une perspective qui nous dépasse : celle de transmettre aux générations futures un signe visible de notre foi, de notre unité et de notre engagement missionnaire.

Que le Seigneur nous accorde la sagesse de bien concevoir cette œuvre, la compétence de la réaliser, la générosité de la financer et la persévérance de la mener à son terme.

Que notre synodalité ne reste pas un simple mot, mais devienne une manière de vivre et d’agir ensemble.

Que notre prise en charge ne se limite pas aux discours, mais se traduise en gestes concrets.

Et que notre vêtement de noces soit celui de la conversion, de l’amour, de la justice, de la paix, de la charité et de la générosité.

Alors, nous pourrons répondre véritablement à l’appel du Christ : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Que Dieu bénisse notre diocèse d’Idiofa, ses pasteurs, ses prêtres, ses religieux et religieuses, ses familles, ses jeunes, ses notables, ses fils et ses filles de la diaspora, ainsi que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté qui s’engageront dans ce projet.

Que le Seigneur bénisse la construction de notre nouvelle cathédrale et fasse de cette œuvre un instrument de communion, d’évangélisation et d’espérance pour les générations présentes et futures.

Amen.

Un reportage de Bertin Kangamotema Amizia publié par New Messager de la Paix.

Paix durable en RDC : le gouvernement accepte le cessez-le-feu avec l’AFC-M23 proposé par l’Angola.
Le CALCC, le Laïcat catholique et l’avenir de la société civile en République démocratique du Congo avant, pendant et après un dialogue national inclusif en gestation : une mémoire, une responsabilité et une espérance (1960-2026) (Manifeste historique du laïcat catholique)
Diplomatie africaine : echanges constructifs et convergence stratégique entre les présidents de la RDC et du MOZAMBIQUE.
RDC : la Cour constitutionnelle annule plusieurs décisions provinciales et réhabilite des responsables.
En quête des repères 66 ans après l’ indépendance du 30 juin 1960 : regard sur le Top 20 des personnalités qui ont marqué l’histoire de la RDC ?
TAGGED:@Mgr José Moko Ekanga@nouvelle cathédrale d’Idiofa
Share This Article
Facebook Email Print
Previous Article Après annonce du programme des obsèques : le COJEF réitère sa compassion à la famille Kitondo .
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Stay Connected

FacebookLike
XFollow
YoutubeSubscribe
TelegramFollow
- Advertisement -
Ad image

Latest News

Après annonce du programme des obsèques : le COJEF réitère sa compassion à la famille Kitondo .
Tribune
RN1 MATADI–KINSHASA : Cinquième épisode documentée depuis 2003 . Les grèves à répétition menacent le ravitaillement de la capitale.
Economy
Journée mondiale de l’alimentation 2026 avec COJEF 25 : Anne Raïssa Kangamotema mobilise les femmes et les jeunes pour vaincre la faim et combattre la pauvreté.
Entrepreneuriat
NOBEL DE LA PAIX 2026 : Newmessagerpaix.net félicite NAVI PILLAY et l’invite à faire de la justice internationale un levier de paix durable en Afrique.
Justice & Paix
//

We influence 20 million users and is the number one business and technology news network on the planet

Sign Up for Our Newsletter

Subscribe to our newsletter to get our newest articles instantly!

[mc4wp_form id= »55″]

© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
Join Us!
Subscribe to our newsletter and never miss our latest news, podcasts etc..
[mc4wp_form]
Zero spam, Unsubscribe at any time.
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?