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	<title>Archives des Tribune - New messager de la paix RDC</title>
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	<description>Rien que la Paix</description>
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	<title>Archives des Tribune - New messager de la paix RDC</title>
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	<item>
		<title>« Je suis heureux parce qu’Il ( Jésus Christ) m’a sauvé » : Appel à une foi qui transforme , selon le Pasteur Alidore Marionne Indiang.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 08:16:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
		<category><![CDATA[@Pasteur Alidore Marionne Indiang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa prédication du dimanche 27 septembre 2026 depuis les États-Unis d’Amérique, le Pasteur Alidore Marionne Indiang a livré un message centré sur la foi en Jésus-Christ, le salut et la transformation intérieure du croyant. Une prédication qui invite le chrétien à assumer pleinement sa foi et à reconnaître dans le Christ celui qui sauve, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa prédication du dimanche 27 septembre 2026 depuis les États-Unis d’Amérique, le Pasteur Alidore Marionne Indiang a livré un message centré sur la foi en Jésus-Christ, le salut et la transformation intérieure du croyant. Une prédication qui invite le chrétien à assumer pleinement sa foi et à reconnaître dans le Christ celui qui sauve, renouvelle et fortifie.</p>
<div style="width: 816px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-5687-1" width="816" height="464" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260929-WA0002.mp4?_=1" /><a href="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260929-WA0002.mp4">https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260929-WA0002.mp4</a></video></div>
<p>« <em><strong>Dans un bateau, tu murmures le nom de Jésus, tu n’as pas honte de Jésus »,</strong></em> déplore le pasteur Alidore Marionne Indiang, encourageant le croyant à ne pas avoir honte de celui qui l’a sauvé, ni de celui qui demeure en lui. Pour lui, cette assurance trouve sa force dans la conviction que le Christ est plus fort que celui qui est dans le monde.</p>
<p>Au cœur de son message figure également l’image du croyant comme temple de Dieu. Dès l’instant où une personne croit en Jésus et reçoit le baptême par immersion dans l’eau, elle entre, selon sa prédication, dans une démarche de foi marquée par la promesse du Saint-Esprit, « la promesse du Père » destinée à ses enfants dans l’Église.</p>
<p>Le pasteur rappelle toutefois que l’Église ne se limite pas à un édifice. « Nous sommes l’Église ici sur terre », souligne-t-il, plaçant ainsi la responsabilité du témoignage chrétien dans la vie quotidienne de chaque croyant.</p>
<p>Son message insiste enfin sur l&rsquo;œuvre de transformation attribuée au Christ. Celui qui croit et reçoit la lumière est appelé à laisser Jésus accomplir son œuvre en lui : ôter ce qui appartient au « monde », laver par « l’eau de la Parole », purifier et faire naître une personne nouvelle.</p>
<p>Cette transformation est résumée par une affirmation biblique majeure : « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. » La foi apparaît ainsi, dans cette prédication, non comme une simple déclaration religieuse, mais comme un chemin de renouvellement et de régénération en Christ.</p>
<p>L’avantage de croire, tel qu’il ressort de ce message, réside donc dans cette espérance d’une vie nouvelle, soutenue par la présence du Christ et la promesse du Saint-Esprit. Le croyant est invité à ne pas vivre dans la honte ou la peur, mais dans la reconnaissance, la confiance et le témoignage.</p>
<p>D’où cette conclusion, simple et profondément personnelle, qui donne son titre à la prédication : « Je suis heureux parce qu’il m’a sauvé. »</p>
<p>Une profession de foi qui traduit, pour le prédicateur, la joie de celui qui se reconnaît sauvé et renouvelé par Jésus-Christ.</p>
<p>Newmessagerpaix.net</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>NÉCROLOGIE : Les familles Binia et Kangamotema compatissent avec la grande famille Enanga après le décès de Honoré Enanga Amijir&#8217;ewa.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 04:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Enanga Honoré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les familles Binia et Kangamotema présentent leurs condoléances les plus attristées et expriment leur profonde compassion à la grande famille Enanga, durement éprouvée par la disparition de son fils, père et oncle, Honoré ENANGA Amijir&#8217;ewa, décédé le 21 septembre 2026 à Kinshasa, à la suite d’une courte maladie. Fils de Benjamin Enanga et de Georgine [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les familles Binia et Kangamotema présentent leurs condoléances les plus attristées et expriment leur profonde compassion à la grande famille Enanga, durement éprouvée par la disparition de son fils, père et oncle, Honoré ENANGA Amijir&rsquo;ewa, décédé le 21 septembre 2026 à Kinshasa, à la suite d’une courte maladie.</p>
<p>Fils de Benjamin Enanga et de Georgine Wonguya, le défunt Honoré Enanga laisse derrière lui une famille et une communauté profondément affectées par cette disparition.</p>
<p>Au-delà de la douleur liée à cette perte, la famille Enanga demeure une famille particulièrement connue pour son ancrage historique et sa notabilité dans la cité de Mangai II, ainsi que dans la région de Ngoli/Ngwi. Elle s’est notamment illustrée au fil des générations par une importante tradition dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, plusieurs de ses membres, particulièrement papa Benjamin Enanga qui a consacré de longues années à la formation et à l’encadrement de la jeunesse.</p>
<p>Cette longue expérience d’enseignants de Monsieur Benjamin Enanga constitue l’un des héritages qui ont contribué au rayonnement de la famille dans son milieu d’origine et au-delà. La disparition de Honoré Enanga intervient ainsi dans une famille porteuse d’une mémoire, d’une histoire et de valeurs transmises à travers plusieurs générations.</p>
<p>Dans ces circonstances douloureuses, les familles Binia et Kangamotema s’associent à la grande famille Enanga, aux proches, amis et connaissances du défunt pour partager leur peine et leur adresser leurs sincères condoléances.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5674 aligncenter"  alt="" width="200" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260926-WA00371-200x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260926-WA00371-200x300.jpg 200w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260926-WA00371-682x1024.jpg 682w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260926-WA00371-768x1152.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260926-WA00371.jpg 853w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p><strong>PROGRAMME DES OBSÈQUES</strong></p>
<p><strong>Jeudi 1er octobre 2026</strong></p>
<p>Veillée mortuaire : Salle polyvalente Oasis, Debonhomme-Matete, référence Shekinah</p>
<p>&#8211; 18h00 : mise en place terminée ;</p>
<p>&#8211; 19h30 : messe, animée par la chorale Mbwetete, suivie de la lecture de la biographie du défunt ;</p>
<p>&#8211; 21h30 : musique folklorique avec Jir&rsquo;Ovey &amp; Mbujing, selon l’ordre de la modération ;</p>
<p>&#8211; 00h30 : exhortation et quelques témoignages, suivis de la musique folklorique.</p>
<p><strong>Vendredi 2 octobre 2026</strong></p>
<p>&#8211; 08h30 : levée du corps de la morgue de HGR Omeco/Matete, dans l’intimité familiale ;</p>
<p>&#8211; 09h30 : exposition de la dépouille à la salle Oasis, lecture de la biographie, dépôt des gerbes de fleurs et prière ;</p>
<p>&#8211; 11h30 : départ pour le cimetière Immaculée/Nsele ;</p>
<p>&#8211; 15h30 : bain de consolation à la salle Oasis.</p>
<p>Que l’âme de Honoré Enanga Amijir&rsquo;ewa repose en paix et que Dieu console la grande famille Enanga !</p>
<p>Contacts :</p>
<p>090 354 4557 / 081 364 6417</p>
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		<item>
		<title>Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa : Mgr Carlos Ndaka Salabisala interpelle les chrétiens sur l’identité chrétienne, l’écoute de la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans la vie quotidienne.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/semaine-pastorale-de-larchidiocese-de-kinshasa-mgr-carlos-ndaka-salabisala-interpelle-les-chretiens-sur-lidentite-chretienne-lecoute-de-la-parole-de-dieu-et-sa-mise-en-pr/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 14:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Mgr Carlos Ndaka]]></category>
		<category><![CDATA[@Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la troisième édition de la Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa, réunie au Centre Nganda, Mgr Carlos Ndaka Salabisala,  Évêque auxiliaire  de Kinshasa a consacré son homélie à une question centrale : qu’est-ce qui définit réellement l’identité chrétienne ? S’appuyant sur l’Évangile du jour et sur la réflexion menée par les agents [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/semaine-pastorale-de-larchidiocese-de-kinshasa-mgr-carlos-ndaka-salabisala-interpelle-les-chretiens-sur-lidentite-chretienne-lecoute-de-la-parole-de-dieu-et-sa-mise-en-pr/">Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa : Mgr Carlos Ndaka Salabisala interpelle les chrétiens sur l’identité chrétienne, l’écoute de la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans la vie quotidienne.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’occasion de la troisième édition de la Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa, réunie au Centre Nganda, Mgr Carlos Ndaka Salabisala,  Évêque auxiliaire  de Kinshasa a consacré son homélie à une question centrale : qu’est-ce qui définit réellement l’identité chrétienne</strong> ?</p>
<p>S’appuyant sur l’Évangile du jour et sur la réflexion menée par les agents pastoraux, il a invité les chrétiens à dépasser les titres, les appellations et les déclarations de foi pour revenir à l’essentiel : écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique. Une interpellation qui touche à la fois la vie ecclésiale, familiale, sociale et cicitoyenne.</p>
<p><strong>Lisez attentivement jusqu&rsquo;à la fin pour en être édifié </strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5631"  alt="" width="240" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1-240x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1-240x300.jpg 240w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1-818x1024.jpg 818w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1-768x962.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1-860x1077.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260922_150718_Lite-1.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p><strong>Éminence, Excellence, frères et sœurs dans le Christ</strong>,</p>
<p> » Hier, lors de l’exercice de la conversation dans l’Esprit, en nous appuyant sur l’extrait de l’Évangile selon saint Marc, chapitre 6, du 7e au 12e verset, puis du 30e au 31e verset, notre archevêque nous rappelait que la mission part de Jésus et retourne à lui.</p>
<p>Il s’est fait que, providentiellement, nous sommes réunis ici au Centre Nganda pour rendre compte, dans le cadre de la troisième édition de la Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa, des activités, des joies et des peines de notre mission comme agents pastoraux de l’Archidiocèse de Kinshasa.</p>
<p>Les tours de table faits hier après-midi nous ont permis de revenir sur certaines orientations et des défis pastoraux. Je dois exprimer mon admiration de constater qu’un thème est revenu, et non seulement revenu plus d’une fois lors des interventions, des échanges et autres, mais aussi et surtout que ce thème nous a poussés à chercher des voies de solution pour l’avenir.</p>
<p>Il s’agit de la menace qui pèse sur l’identité chrétienne dans notre société et dans notre pays aujourd’hui.</p>
<p>Je ne parle pas seulement de l’identité chrétienne catholique, mais de l’identité chrétienne.</p>
<p>Avec raison, nous devons davantage approfondir la réflexion sur ce thème. Car, alors que la Parole de Dieu, lors de la messe d’hier, en la fête de saint Matthieu, nous rappelait que le Seigneur a établi les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, et d’autres encore comme pasteurs et enseignants, en vue de l’édification de son peuple — Éphésiens 4, 11-13 —, aujourd’hui, dans notre Église et dans notre pays, nous assistons à une auto-proclamation d’apôtres, de prophètes et de pasteurs qui, malheureusement, ne semble pas contribuer à résoudre les difficultés du peuple.</p>
<p>Même si nos rapports d’hier soir ne l’ont pas dit explicitement, lorsque nous regardons autour de nous, lorsque nous revenons dans nos milieux pastoraux ici à Kinshasa, comme partout ailleurs dans notre pays, nous nous rendons bien compte qu’en plus du phénomène d’auto-proclamation des apôtres, des prophètes et des pasteurs, il y en a plusieurs désormais qui se réclament « prêtres ».</p>
<p>Il y a ceux qui n’hésitent même pas à se présenter comme des « prêtres pratiquants ». Et nous le savons tous : lorsque quelqu’un insiste sur cette appellation de « prêtre pratiquant », cela signifie que derrière, il cache quelque chose.</p>
<p>Dans une société où les distractions peuvent facilement nous éloigner de l’essentiel, dans une capitale où porter les titres d’apôtre, de prophète ou de pasteur peut offrir certains privilèges, dans une ville où se faire passer pour un prêtre ou un prêtre pratiquant peut attirer la sympathie de bons citoyens, Jésus, dans l’Évangile d’aujourd’hui, profite d’une situation qui s’est passée autour de lui pour clarifier le sens de notre relation avec lui.</p>
<p><strong>Nous venons d’écouter l’Évangile, frères et sœurs.</strong></p>
<p>Alors que Jésus enseignait, on lui annonça la présence de sa mère et de ses frères. Et il saisit cette opportunité pour éclairer toute personne qui se réclame de lui aujourd’hui.</p>
<p>Il dit : <em><strong>« Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique. »</strong></em></p>
<p>Naturellement, la Vierge Marie est de ceux-là, puisque non seulement elle a écouté la Parole de Dieu, mais, grâce à son « oui », le Seigneur a accompli son projet de rédemption pour le monde.</p>
<p>Dans l’Évangile de ce jour, frères et sœurs, Jésus profite d’une situation qui se présente pour attirer l’attention des agents pastoraux que nous sommes sur la vie.</p>
<p>Il attire notre attention, à nous qui sommes venus lui rendre compte des activités pastorales, notamment sur la question de l’identité chrétienne.</p>
<p>Être enfants de Dieu et donc membres de la famille spirituelle de Jésus, nous qui nous disons chrétiens et qui nous présentons parfois avec fierté comme des chrétiens pratiquants ; nous qui nous entendons proprement appeler apôtres, prophètes, pasteurs en Jésus : Jésus nous dit que ses frères et ses sœurs sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique.</p>
<p>Frères et sœurs, c’est ici le lieu de nous poser la question de savoir si, nous qui portons les titres d’apôtres, de prophètes, de pasteurs, nous qui nous disons chrétiens, nous qui remplissons les églises à Kinshasa et à travers le pays, nous qui nous présentons comme des chrétiens pratiquants, nous écoutons réellement la Parole de Dieu et la mettons en pratique.</p>
<p>Regardons simplement autour de nous. Regardons la marche de notre société, de nos communautés, de notre pays qui se dit à majorité chrétienne. Nous pouvons nous demander si nous sommes réellement des chrétiens.</p>
<p>Pour un évêque, il est important de rappeler, frères et sœurs, qu’il y a une nette différence à établir entre entendre et écouter.</p>
<p>Regardons notre agir, regardons la marche de notre société, regardons la marche de notre pays rempli de chrétiens.</p>
<p>Nous pouvons bien nous demander si nous sommes de ceux qui entendent parler de la Parole de Dieu ou si nous sommes de ceux qui écoutent réellement la Parole de Dieu.</p>
<p>Notre identité, frères et sœurs, notre identité chrétienne se fonde-t-elle seulement sur les connaissances que nous avons acquises ou sur ce que nous avons entendu de la Parole de Dieu ?</p>
<p>Alors que nous voulons voir évoluer notre pays, un pays comme le nôtre avec une population à majorité chrétienne — et j’insiste : quand je parle des chrétiens, je ne vois pas seulement les chrétiens catholiques —, l’Évangile de ce matin nous interpelle, nous oblige à prendre conscience et nous invite à clarifier qui nous sommes réellement.</p>
<p>Frères et sœurs, la première lecture nous l’a dit : l’homme peut croire que ce qu’il fait est bon, mais c’est Dieu qui connaît la vérité d’une personne.</p>
<p>Ce qui va nous apporter le salut, ce n’est pas le fait que nous nous donnions des titres ou que nous nous présentions comme chrétiens, pasteurs, apôtres, évêques et toutes sortes de titres que nous ajoutons désormais.</p>
<p><strong>Le salut dépend de notre écoute de la Parole de Dieu et de sa mise en pratique</strong>.</p>
<p>Dans notre vie en famille, dans notre comportement sur les routes de notre ville, dans notre manière de traiter les déchets, dans notre manière de vivre en communauté, dans la société, dans notre manière d’agir en tant que citoyens responsables de ce pays.</p>
<p>Pour faire partie de la famille spirituelle de Jésus, nous n’avons donc pas besoin de nous autoproclamer ceci ou cela : prophète, apôtre, chrétien, prêtre pratiquant.</p>
<p><strong>Nous n’avons pas besoin de tout cela.</strong></p>
<p>Nous avons plutôt besoin d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique.</p>
<p>Que le Seigneur, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie — elle qui a su écouter la Parole et la mettre en pratique —, nous accorde la grâce de l’écouter.</p>
<p>De l’écouter chaque fois que le Seigneur nous parle, lorsqu’il nous enseigne sa Parole, et d’obéir à ce qu’il commande à son Église.</p>
<p><strong>Conduis-moi, Seigneur, vers ton Église.</strong></p>
<p><strong>Bertin Kangamotema Amizia/Newmessagerpaix.net</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/semaine-pastorale-de-larchidiocese-de-kinshasa-mgr-carlos-ndaka-salabisala-interpelle-les-chretiens-sur-lidentite-chretienne-lecoute-de-la-parole-de-dieu-et-sa-mise-en-pr/">Semaine pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa : Mgr Carlos Ndaka Salabisala interpelle les chrétiens sur l’identité chrétienne, l’écoute de la Parole de Dieu et sa mise en pratique dans la vie quotidienne.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>DEVOIR DE MÉMOIRE: PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. Récits compilés par : Professeur TETE WERSEY PAULPublié par : New Messager de la PaixMise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 14:45:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Mangai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>UN ÉPISODE DE L’HISTOIRE NATIONALE À PRÉSERVER Le passage de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai, située dans l’actuelle province du Kwilu, s’inscrit dans sa fuite clandestine de Léopoldville, actuelle Kinshasa, vers Stanleyville, actuelle Kisangani, à la fin du mois de novembre 1960. Le Premier Ministre déchu avait quitté clandestinement sa résidence surveillée [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/devoir-de-memoirepassage-et-sejour-du-premier-ministre-patrice-emery-lumumba-dans-la-contree-de-mangai-en-novembre-1960recits-compiles-par-professeur-tete-wersey-paulpublie-par-new-messager-de-la/">DEVOIR DE MÉMOIRE: PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. Récits compilés par : Professeur TETE WERSEY PAULPublié par : New Messager de la PaixMise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>UN ÉPISODE DE L’HISTOIRE NATIONALE À PRÉSERVER</p>
<p>Le passage de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai, située dans l’actuelle province du Kwilu, s’inscrit dans sa fuite clandestine de Léopoldville, actuelle Kinshasa, vers Stanleyville, actuelle Kisangani, à la fin du mois de novembre 1960.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5519"  alt="" width="300" height="235" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260904_223436_Google-1-300x235.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260904_223436_Google-1-300x235.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260904_223436_Google-1-768x601.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260904_223436_Google-1-860x673.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260904_223436_Google-1.jpg 923w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Premier Ministre déchu avait quitté clandestinement sa résidence surveillée de Léopoldville dans la nuit du 27 au 28 novembre 1960, avec pour objectif de rejoindre ses partisans et ses fidèles à Stanleyville, où il espérait établir une base politique et un gouvernement autonome face au pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu et de Joseph Kasa-Vubu.</p>
<p>Pour tromper la vigilance des forces de l’ordre de Mobutu et des Casques bleus, le convoi de Lumumba emprunta les routes de l’intérieur du pays, à travers la province de Bandundu, notamment le Kwilu, en direction de l’ancien Kasaï et du Maniema.</p>
<p>C’est dans le cadre de cette traversée que Patrice Emery Lumumba passa par la contrée de Mangai et y séjourna.</p>
<p>Il nous revient que ce fut sur la proposition de Monsieur Paul Kibal, Administrateur du territoire d’Idiofa à l’époque et diplômé de l’Université Officielle du Congo (U.O.C.) à Élisabethville, actuelle ville de Lubumbashi, que Lumumba choisit de modifier son itinéraire.</p>
<p>Paul Kibal lui aurait proposé de passer par Bulungu plutôt que par Idiofa, où l’attendaient déjà quelques éléments du service de sécurité dépêchés par le gouvernement central.</p>
<p>C’est grâce à cet itinéraire, qu’il suivit scrupuleusement, que le Premier Ministre parvint sans encombre à Mangai Centre ou Mangai I, le 20 novembre 1960.</p>
<p>Ce départ de Léopoldville s’inscrivait dans le contexte de la grave discorde qui prévalait entre le Président de la République, Joseph Kasa-Vubu, et le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Lumumba se résolut ainsi à quitter la capitale afin d’aller rejoindre les nationalistes, parmi lesquels Monsieur Antoine Gizenga, qui l’attendait à Stanleyville.</p>
<p>Pour s’y rendre, il emprunta la Nationale n°1, route qui conduisit le fugitif et ses compagnons d’infortune jusqu’à la cité de Mangai.</p>
<p><strong>MANGAI : UN CARREFOUR HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE ET ÉCONOMIQUE DU KWILU</strong></p>
<p>Pour comprendre la portée du passage de Patrice Emery Lumumba à Mangai, il convient de rappeler l’importance de cette cité dans l’espace géographique et économique du Kwilu.</p>
<p>Mangai est située sur la rive gauche de la rivière Kasaï, après la cité de Dibaya-Lubwe, dans le territoire d’Idiofa, dans l’actuelle province du Kwilu, en République démocratique du Congo.</p>
<p>La localité occupe une position géographique particulièrement stratégique. Elle se trouve à proximité de plusieurs pôles importants, notamment Idiofa et la ville d’Ilebo, et bénéficie de sa situation au bord de la rivière Kasaï.</p>
<p>Cette position fluviale a historiquement favorisé les échanges, les déplacements des personnes et la circulation des marchandises. Mangai dispose notamment d’un port fluvial susceptible d’accueillir des navires, ce qui renforce son importance économique et géographique dans cette partie du pays.</p>
<p>Aujourd’hui, Mangai est présentée comme une ville urbaine organisée en deux communes rurales : Isabo et Menki.</p>
<p>Dans sa configuration historique, Mangai fut notamment constituée de plusieurs quartiers, parmi lesquels Noki-Noki, Moke, Isabo, Café I et Café II, Campus, Nsele et Alungu, auxquels s’ajoutent les quartiers de Mangai II, notamment Menki, Midima et Owongo.</p>
<p>La cité se situe également à environ 15 kilomètres de la mission catholique d’Ipamu et à environ 47 kilomètres de Dibaya-Lubwe.</p>
<p>Cette situation explique en partie pourquoi Mangai constituait un point de passage important sur les itinéraires reliant différents centres de cette partie du Congo.</p>
<p>C’est donc dans ce cadre géographique et stratégique que s’inscrit le passage de Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Le récit de sa traversée ne doit pas être dissocié de l’histoire de cette cité, de ses populations, de ses voies de communication et de son rôle dans les échanges entre les territoires de l’intérieur et les grands axes fluviaux du pays.</p>
<p>Mangai n’est ainsi pas seulement un lieu de passage dans le récit de la fuite de Lumumba. Elle apparaît comme un territoire qui, par sa position géographique, son ouverture sur la rivière Kasaï et son importance économique, s’inscrivait déjà dans les circuits de communication et de mobilité de l’époque.</p>
<p><strong>MANGAI : UNE CITÉ ANCIENNE AU CŒUR DU KWILU</strong></p>
<p>I. <strong>Situation géographique</strong></p>
<p>La Commune de Mangai est située à 4° 03&prime; 50,41&Prime; de latitude Sud et 9° 35&prime; 14,06&Prime; de longitude Est, à une altitude comprise entre 375 et 431 mètres, à la frontière nord du territoire d’Idiofa avec le territoire d’Oshwe, dans la province du Kwilu, en République démocratique du Congo.</p>
<p>Mangai est une agglomération bâtie sur la rive gauche de la rivière Kasaï, à mi-chemin entre Bandundu-ville et Ilebo.</p>
<p>Mangai présente cette particularité d’être « deux dans un », c’est-à-dire que l’entité est constituée de deux agglomérations, Mangai et Mangai 2, distantes l’une de l’autre d’environ 5 kilomètres et reliées entre elles à la fois par route et par la rivière Kasaï.</p>
<p>Ainsi, a-t-on tendance à parler le plus souvent de la double cité de Mangai.</p>
<p>La cité de Mangai jouit de conditions naturelles bonnes et favorables :</p>
<p>&#8211; climat tropical équatorial, avec une température moyenne annuelle de 26 °C ;</p>
<p>&#8211; pluviométrie de 1 600 mm/an ;</p>
<p>&#8211; sols argilo-limoneux très riches ;</p>
<p>&#8211; végétation composée notamment de forêts-galeries, avec une faune, une flore et des essences très riches ;</p>
<p>&#8211; richesses du sous-sol, notamment diamant et cuivre, selon les données attribuées aux ministères de l’Agriculture et des Mines ;</p>
<p>&#8211; réseau hydrographique très dense : Mangai est entourée de nombreux cours d’eau favorisant diverses activités, notamment la pêche, la riziculture et la pisciculture.</p>
<p><strong>UNE CITÉ DONT L’HISTOIRE REMONTE AU XIXe SIÈCLE</strong></p>
<p>Mangai fut créée le 15 mai 1893, lorsque le major écossais Georges William Parminter fonda Mangai. Elle avait alors le statut de comptoir.</p>
<p>Le major était directeur de la SAB, Société anonyme belge pour le commerce dans le Haut-Congo.</p>
<p>Mangai avait cependant été découverte auparavant par l’explorateur allemand Otto von Wissmann, lors de son séjour du 24 au 26 juin 1885.</p>
<p>L’explorateur allemand y aurait constaté plusieurs signes d’une avance civilisationnelle. Il fut notamment agréablement surpris de constater que le peuple Ngwi connaissait déjà les habits et de retrouver, sur la toiture de la maison du chef riverain de la contrée, le drapeau de l’Association internationale africaine du Roi Léopold II, ce qu’il n’avait pu voir ou rencontrer ailleurs.</p>
<p>En outre, Wissmann fut frappé par l’importance des richesses de ce site en produits tropicaux. D’où son intérêt et sa décision de le suggérer et de le céder à Georges William Parminter.</p>
<p>Fondé en mai 1893, Mangai fut érigé en Centre commercial par la circulaire du général Lippens du 25 janvier 1922.</p>
<p>Il obtint le statut de Centre extra-coutumier (CEC) par l’arrêté n° 460 du 12 décembre 1938.</p>
<p>En vertu de la Décision AIMO de 1946 portant création de trois régions administratives dans le territoire d’Idiofa, chacune dirigée par un agent territorial dénommé Régional, Mangai fut élevé au statut de chef-lieu de la « Région de Mangai », administrant quatre secteurs — Kapia, Bulwem, Mateko et Sedzo — ainsi que deux cités : Dibaya-Lubwe et Mangai.</p>
<p>L’Édit n° 12/63 du 5 juin 1963 fit de Mangai un arrondissement ou une commune dans la province du Kwilu.</p>
<p>Depuis 1964, Mangai acquit le statut de cité dirigée par un administrateur du territoire assistant chef de cité.</p>
<p>Mangai compte actuellement, selon les données rapportées dans le présent document, 302 085 habitants, soit une population largement supérieure à celles de Gungu et de Bulungu.</p>
<p>Mangai fut donc fondé le 15 mai 1893, soit douze ans après Kinshasa, le 1er décembre 1881, dix ans après Kisangani et Mbandaka, fondées en 1883, dix-sept ans avant Kikwit, en 1910, dix-neuf ans avant Bandundu-ville et trente-quatre ans avant Idiofa, fondé le 13 septembre 1927.</p>
<p>C’est en 2015 que Mangai deviendra commune rurale.</p>
<p>II. <strong>DÉMOGRAPHIE</strong></p>
<p>À ce jour, Mangai compte une population de près de 302 085 habitants.</p>
<p>Cette population est composée de plusieurs groupes ethniques bien intégrés et qui cohabitent pacifiquement.</p>
<p>On peut notamment y dénombrer les groupes suivants : Ngoli, majoritaire, Nzadi, Dinga, Lori, Sakata, Nkundu, Mbuun, Phende, Lele, Mbala, Yansi, Mputu, Sengele, Wongo, Kongo, Cokwe, Dekese, Tetela, Luba, Lulua, Mongo, Swahili, Ngbandi, Ngombe, ainsi que des ressortissants angolais, camerounais, béninois, etc.</p>
<p>Cette diversité humaine constitue l’une des caractéristiques majeures de Mangai et participe à son rôle historique de carrefour régional.</p>
<p><strong>III. POTENTIALITÉS ÉCONOMIQUES</strong></p>
<p>Fleuron de l’économie du territoire d’Idiofa dans les décennies 1960, 1970 et 1980, Mangai a connu une activité économique et commerciale intense.</p>
<p>La cité abrite notamment le seul port officiel de la SCPT, anciennement ONATRA, avec quai sur la rivière Kasaï, après celui d’Ilebo.</p>
<p>Depuis l’époque coloniale, de nombreuses entreprises se sont installées et ont œuvré à Mangai, notamment :</p>
<p>&#8211; la Société anonyme belge (SAB/commerce général) ;</p>
<p>&#8211; la Compagnie africaine Coreman (CAC/plantations, huileries et fibres textiles) ;</p>
<p>&#8211; la Compagnie du Kasaï et de l’Équateur (CKE/plantations et huileries) ;</p>
<p>&#8211; l’ONATRA ;</p>
<p>&#8211; la SECQUEIRE (commerce général) ;</p>
<p>&#8211; l’ONAFITEX (fibres textiles) ;</p>
<p>&#8211; la SOLBENA (commerce général) ;</p>
<p>&#8211; l’ONPV (commerce) ;</p>
<p>&#8211; MBOLIAKA (commerce général) ;</p>
<p>&#8211; PRODAC (commerce) ;</p>
<p>&#8211; ACOMAR (commerce général) ;</p>
<p>&#8211; EXAGRICO (commerce général) ;</p>
<p>&#8211; L. HASSON et FRÈRES (commerce général), etc.</p>
<p>À l’appui de ces entreprises, plusieurs opérateurs économiques y ont également œuvré.</p>
<p>On peut, à titre indicatif, évoquer Thomas Ndwalwa, Thomas Katalay, Basile Nizet, Louise Nday, Sophie Nzelenge, Raphaël Bulebu, Bony Matiti, Etun Mafu, etc.</p>
<p>Le domaine de chasse de Mangai, créé en 1944, couvre une superficie de 11 700 km² et contient des espèces-clés, notamment les hippopotames et les bonobos. On y retrouve notamment l’hippopotame blanc.</p>
<p>La splendide vue panoramique sur la rivière Kasaï, la forêt équatoriale, la colonie des pics-bœufs, le vol des perroquets et des hérons, le monument aux morts érigé en 1930 le long de la rivière Kasaï en mémoire des aviateurs anglais accidentés le 13 janvier 1930 le long de la rivière Kasaï, ainsi que le lieu où, lors de sa fuite, le Premier Ministre Lumumba tint son dernier meeting populaire, font de Mangai une destination touristique de rêve.</p>
<p>La production alimentaire bat toujours le record d’une gamme variée de produits vivriers : manioc, maïs, ananas, riz, arachides, courge, haricot, banane, produits maraîchers — légumes, tomates, épices — et produits halieutiques — tilapia, anguille, carpe, mormyre.</p>
<p>Dans la gamme de production industrielle, il y a lieu de mentionner le riz, l’huile de palme, les noix palmistes, le café, les fibres textiles, le cacao et la rauwolfia.</p>
<p>La production industrielle moderne se réfère à l’huilerie de la Société GECOTRA.</p>
<p>On peut aussi signaler la production artisanale par malaxeurs et ateliers de forge.</p>
<p><strong>IV. LES INSTITUTIONS POLITICO-ADMINISTRATIVES</strong></p>
<p>Mangai abrite une gamme variée d’institutions politico-administratives, notamment :</p>
<p>1. tous les services territoriaux et municipaux ;</p>
<p>2. un important nombre de services techniques et spéciaux, tels que :</p>
<p>&#8211; État-major de la Police nationale — Commissariat Nord Idiofa ;</p>
<p>&#8211; Commissariat fluvial ;</p>
<p>&#8211; poste ANR — Agence nationale des renseignements ;</p>
<p>&#8211; brigade ECN — Environnement et conservation de la nature ;</p>
<p>&#8211; antenne ICCN — Institut congolais pour la conservation de la nature ;</p>
<p>&#8211; antenne DGRAD — Direction générale des recettes administratives et domaniales ;</p>
<p>&#8211; antenne SN — Service national ;</p>
<p>&#8211; sous-division de l’EPST ;</p>
<p>&#8211; inspection du Pool primaire ;</p>
<p>&#8211; inspection du Pool secondaire ;</p>
<p>&#8211; antenne SECOPE ;</p>
<p>&#8211; antenne SERNI — Service national d’identification ;</p>
<p>&#8211; section Croix-Rouge Idiofa Nord.</p>
<p>Cette organisation administrative et institutionnelle rappelle que Mangai constituait déjà, avant et pendant la période de l’indépendance, un centre important de la vie économique, sociale et administrative de cette partie du Congo.</p>
<p>C’est dans cette Mangai historique, carrefour fluvial, commercial, administratif et humain, que Patrice Emery Lumumba arriva au terme d’une des étapes les plus dramatiques de sa fuite.</p>
<p><strong>DE LÉOPOLDVILLE À MANGAI : UNE ROUTE SEMÉE D’EMBÛCHES</strong></p>
<p>Le cortège, composé d’une demi-douzaine de voitures transportant le Premier Ministre Lumumba, son épouse Pauline, son fils cadet Roland et Okito, serait passé par les localités de Mateko et d’Oveke, avant de s’embourber à Nziem Akum, un petit village situé près d’Ilanga, en territoire Ngwii (Ngoli).</p>
<p><strong>LE DERNIER DISCOURS POLITIQUE À MANGAI</strong></p>
<p><strong>PLACE DE LA POSTE, EN PRÉSENCE DU RÉGIONAL DANIEL MAMPUYA</strong></p>
<p>Le séjour de Patrice Emery Lumumba à Mangai demeure également associé à un événement d’une portée particulière : son dernier discours politique dans cette contrée, tenu à Mangai, place de la Poste, le 30 novembre 1960.</p>
<p>Selon le témoignage conservé dans le présent Devoir de mémoire, cette dernière intervention politique de Lumumba se déroula en présence du Régional Daniel Mampuya.</p>
<p>La mention de cette présence donne une dimension supplémentaire à cet épisode. Elle rappelle que le passage de Lumumba à Mangai ne fut pas uniquement une étape de fuite et de déplacement clandestin. Il fut également un moment de rencontre entre un dirigeant national traqué et les autorités ainsi que les populations d’un territoire qui occupait alors une place importante dans l’organisation administrative et économique du Kwilu.</p>
<p>À la place de la Poste de Mangai, Patrice Emery Lumumba prit ainsi la parole devant la population.</p>
<p>À ce moment précis de son parcours, Lumumba est un homme traqué, conscient du danger qui l’entoure, mais qui continue néanmoins à porter un message politique et à chercher à rejoindre les forces nationalistes rassemblées autour d’Antoine Gizenga.</p>
<p>Ce dernier discours politique à Mangai prend une dimension particulière lorsqu’on le replace dans la chronologie des événements qui vont suivre.</p>
<p>La « Chemise de Koreama », offerte quelques jours auparavant par Marcel Etiar, devient alors un élément symbolique de cette dernière séquence de sa vie politique.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Lumumba sera arrêté à Lodi.</p>
<p>Le destin de cet homme qui avait incarné l’espoir d’une indépendance congolaise pleine et entière allait basculer définitivement.</p>
<p>Ainsi, la place de la Poste de Mangai devient un lieu de mémoire nationale, parce qu’elle fut le théâtre de l’une des dernières prises de parole politiques de Patrice Emery Lumumba avant son arrestation.</p>
<p><strong>MANGAI ET LA MÉMOIRE DE LUMUMBA</strong></p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai permet aujourd’hui de relier la grande histoire nationale à une multitude de petites histoires locales.</p>
<p>Il y a les routes boueuses de Nziem Akum, la rivière Pio-Pio, le bac de Mufika, l’accueil d’Elwom, les bananes plantains et les poissons préparés par les femmes du village, les vingt-quatre œufs offerts par André Okapini, la gourmette retrouvée par Elie-Louis, la chemise offerte à Koreama, l’accueil de Georges Olay et Daniel Esongo à Mangai II, ainsi que les élèves de l’école Momekano mobilisés pour accueillir le Premier Ministre.</p>
<p>À cette mémoire s’ajoute désormais la place de la Poste de Mangai, lieu où Patrice Emery Lumumba tint son dernier discours politique dans la contrée, en présence du Régional Daniel Mampuya.</p>
<p>Tous ces noms et tous ces lieux donnent un visage humain à un épisode majeur de l’histoire du Congo.</p>
<p>Ils montrent également que la mémoire de Patrice Emery Lumumba ne se trouve pas uniquement dans les archives officielles, les discours politiques, les monuments et les ouvrages historiques.</p>
<p>Elle demeure également dans les récits transmis au sein des familles et des communautés.</p>
<p><strong>DEVOIR DE MÉMOIRE</strong></p>
<p>Le passage et le séjour de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai constituent un épisode particulièrement significatif de l’histoire nationale.</p>
<p>Ce récit, compilé à partir des témoignages et souvenirs rapportés par le Professeur TETE WERSEY PAUL, constitue une contribution à la préservation de la mémoire historique de la République démocratique du Congo.</p>
<p>À travers les étapes de Nziem Akum, Pio-Pio, Elwom, Koreama, Mangai I et Mangai II, se dessine le passage d’un moment particulièrement dramatique de l’histoire du Congo.</p>
<p>Derrière le grand récit national se trouvent également des lieux, des villages, des familles et des personnes qui ont été les témoins directs ou indirects de ces événements.</p>
<p>Le devoir de mémoire consiste aussi à recueillir ces récits locaux, les noms des témoins et des acteurs cités, les lieux traversés et les souvenirs transmis de génération en génération, afin que ces fragments de l’histoire nationale ne disparaissent pas.</p>
<p>L’histoire de Patrice Emery Lumumba ne se limite donc pas aux grands centres politiques de Léopoldville, Stanleyville ou Élisabethville.</p>
<p>Elle s’est également écrite sur les routes, dans les villages, au bord des rivières, dans les maisons des chefs coutumiers et dans la mémoire des populations qui l’ont rencontré au cours de sa dernière fuite.</p>
<p>Elle s’est aussi écrite à Mangai, place de la Poste, où le Premier Ministre prononça, selon le témoignage ici conservé, son dernier discours politique dans la contrée, en présence du Régional Daniel Mampuya.</p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai mérite ainsi d’être conservé comme une page de cette mémoire nationale.</p>
<p>Car l’histoire d’une nation ne se construit pas uniquement dans ses palais, ses capitales et ses institutions. Elle se construit aussi dans ses villages, sur ses routes, dans les gestes d’hospitalité de ses populations et dans les témoignages de ceux qui ont vu passer les grands acteurs de leur époque.</p>
<p>Mangai est de ces lieux où la grande histoire du Congo a rencontré la mémoire populaire.</p>
<p>Ce récit est avant tout un devoir de mémoire, destiné aux générations présentes et futures.</p>
<p>Récit compilé par :</p>
<p>Professeur TETE WERSEY PAUL</p>
<p>Mise en forme éditoriale et publication :</p>
<p>Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p>New Messager de la Paix</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/devoir-de-memoirepassage-et-sejour-du-premier-ministre-patrice-emery-lumumba-dans-la-contree-de-mangai-en-novembre-1960recits-compiles-par-professeur-tete-wersey-paulpublie-par-new-messager-de-la/">DEVOIR DE MÉMOIRE: PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. Récits compilés par : Professeur TETE WERSEY PAULPublié par : New Messager de la PaixMise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 06:27:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Mangai]]></category>
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		<category><![CDATA[@Premier Ministre Lumumba]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Publié par New Messager de la Paix  Mise en forme éditoriale : Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p><strong>UN ÉPISODE DE L’HISTOIRE NATIONALE À PRÉSERVER</strong></p>
<p>Le passage de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai, située dans l’actuelle province du Kwilu, s’inscrit dans sa fuite clandestine de Léopoldville, actuelle Kinshasa, vers Stanleyville, actuelle Kisangani, à la fin du mois de novembre 1960.</p>
<p>Le Premier Ministre  avait quitté clandestinement sa résidence surveillée de Léopoldville dans la nuit du 27 au 28 novembre 1960, avec pour objectif de rejoindre ses partisans et ses fidèles à Stanleyville, où il espérait établir une base politique et un gouvernement autonome face au pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu et de Joseph Kasa-Vubu.</p>
<p>Pour tromper la vigilance des forces de l’ordre de Mobutu et des Casques bleus, le convoi de Lumumba emprunta les routes de l’intérieur du pays, à travers la province de Bandundu, notamment le Kwilu, en direction de l’ancien Kasaï et du Maniema.</p>
<p>C’est dans le cadre de cette traversée que Patrice Emery Lumumba passa par la contrée de Mangai et y séjourna.</p>
<p>Il nous revient que ce fut sur la proposition de Monsieur Paul Kibal, Administrateur du territoire d’Idiofa à l’époque et diplômé de l’Université Officielle du Congo (U.O.C.) à Élisabethville, actuelle ville de Lubumbashi, que Lumumba choisit de modifier son itinéraire.</p>
<p>Paul Kibal lui aurait proposé de passer par Bulungu plutôt que par Idiofa, où l’attendaient déjà quelques éléments du service de sécurité dépêchés par le gouvernement central.</p>
<p>C’est grâce à cet itinéraire, qu’il suivit scrupuleusement, que le Premier Ministre parvint sans encombre à Mangai Centre ou Mangai I, le 30 novembre 1960.</p>
<p>Ce départ de Léopoldville s’inscrivait dans le contexte de la grave discorde qui prévalait entre le Président de la République, Joseph Kasa-Vubu, et le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Lumumba se résolut ainsi à quitter la capitale afin d’aller rejoindre les nationalistes, parmi lesquels Monsieur Antoine Gizenga, qui l’attendait à Stanleyville.</p>
<p>Pour s’y rendre, il emprunta la Nationale n°1, route qui conduisit le fugitif et ses compagnons d’infortune jusqu’à la cité de Mangai.</p>
<p><strong>MANGAI : UN CARREFOUR HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE ET ÉCONOMIQUE DU KWILU</strong></p>
<p>Pour comprendre la portée du passage de Patrice Emery Lumumba à Mangai, il convient de rappeler l’importance de cette cité dans l’espace géographique et économique du Kwilu.</p>
<p>Mangai est située sur la rive gauche de la rivière Kasaï, après la cité de Dibaya-Lubwe, dans le territoire d’Idiofa, dans l’actuelle province du Kwilu, en République démocratique du Congo.</p>
<p>La localité occupe une position géographique particulièrement stratégique. Elle se trouve à proximité de plusieurs pôles importants, notamment Idiofa et la ville d’Ilebo, et bénéficie de sa situation au bord de la rivière Kasaï.</p>
<p>Cette position fluviale a historiquement favorisé les échanges, les déplacements des personnes et la circulation des marchandises. Mangai dispose notamment d’un port fluvial susceptible d’accueillir des navires, ce qui renforce son importance économique et géographique dans cette partie du pays.</p>
<p>Aujourd’hui, Mangai est présentée comme une ville urbaine organisée en deux communes rurales : Isabo et Menki.</p>
<p>Dans sa configuration historique, Mangai fut notamment constituée de plusieurs quartiers, parmi lesquels Noki-Noki, Moke, Isabo, Café I et Café II, Campus, Nsele et Alungu, auxquels s’ajoutent les quartiers de Mangai II, notamment Menki, Midima et Owongo.</p>
<p>La cité se situe également à environ 15 kilomètres de la mission catholique d’Ipamu et à environ 47 kilomètres de Dibaya-Lubwe.</p>
<p>Cette situation explique en partie pourquoi Mangai constituait un point de passage important sur les itinéraires reliant différents centres de cette partie du Congo.</p>
<p>C’est donc dans ce cadre géographique et stratégique que s’inscrit le passage de Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Le récit de sa traversée ne doit pas être dissocié de l’histoire de cette cité, de ses populations, de ses voies de communication et de son rôle dans les échanges entre les territoires de l’intérieur et les grands axes fluviaux du pays.</p>
<p>Mangai n’est ainsi pas seulement un lieu de passage dans le récit de la fuite de Lumumba. Elle apparaît comme un territoire qui, par sa position géographique, son ouverture sur la rivière Kasaï et son importance économique, s’inscrivait déjà dans les circuits de communication et de mobilité de l’époque.</p>
<p><strong>DE LÉOPOLDVILLE À MANGAI : UNE ROUTE SEMÉE D’EMBÛCHES</strong></p>
<p>Le cortège, composé d’une demi-douzaine de voitures transportant le Premier Ministre Lumumba, son épouse Pauline, son fils cadet Roland et Okito, serait passé par les localités de Mateko et d’Oveke, avant de s’embourber à Nziem Akum, un petit village situé près d’Ilanga, en territoire Ngwii (Ngoli).</p>
<p>En dépit de l’entretien régulier des routes, assuré à l’époque grâce au système de cantonnage manuel, les voitures de marques Impala et VW ne purent parcourir ce tronçon sans difficulté.</p>
<p>Le Premier Ministre et ses compagnons furent ainsi contraints de passer la nuit à la belle étoile à cet endroit.</p>
<p>Finalement, ils parvinrent à quitter ce tronçon de route boueux et atteignirent la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Alors qu’il cherchait à se débarrasser de ses sandales couvertes de boue, le Premier Ministre Lumumba aperçut un certain Monsieur Jean-Marie Asana, qui se trouvait sur la berge de l’autre rive de la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Il lui demanda de signaler à l’agent qui gérait le bac que des véhicules attendaient pour effectuer la traversée.</p>
<p>Cet agent se nommait <strong>Mufika</strong>. Il habitait Elwom, village riverain de la rivière Pio-Pio.</p>
<p>Jean-Marie Asana, ancien habitant de Léopoldville qui avait reconnu le Premier Ministre Lumumba en tant que leader politique du Mouvement National Congolais (MNC), alla alerter le Chef du village d’Elwom.</p>
<p>Sur l’ordre de ce dernier, la mobilisation fut prompte et totale.</p>
<p>Les habitants d’Elwom coupèrent des feuilles de bananiers qu’ils étalèrent par terre en guise de tapis. Les dames du village, qui s’étaient tirées à quatre épingles, étalèrent à leur tour leurs pagnes sur le chemin que devait emprunter le Premier Ministre.</p>
<p>La tradition Ngwii (Ngoli) veut en effet que le chef ou le nouveau marié ne puisse jamais marcher à même le sol lorsqu’il reçoit les honneurs dus à son rang ou à son statut.</p>
<p>Entre-temps, Mufika, Alphonse Otay et Jean-Marie Asana étaient allés faire traverser le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Le Chef du village d’Elwom, un ancien habitant de Léopoldville qui parlait correctement le lingala, langue de la capitale congolaise, se réserva le privilège d’accueillir le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Les dames d’Elwom préparèrent à l’intention de leurs hôtes un petit déjeuner composé de bananes plantains — makemba —, d’omelettes et de poissons.</p>
<p>Une dame Otetela qui habitait Elwom s’occupa de la grillade des bananes plantains, comme on le faisait chez eux. On laissa ensuite à Madame Lumumba le soin de servir son époux.</p>
<p>Pendant que le Premier Ministre et ses compagnons mangeaient dans la maison du Chef du village, dehors, les habitants jubilaient, chantaient et dansaient en leur honneur.</p>
<p>Après le repas, le Premier Ministre s’entretint brièvement avec les notables du village.</p>
<p>Un certain André Okapini offrit au Premier Ministre vingt-quatre œufs, en guise de gratification.</p>
<p>Il estima que c’était la première fois qu’un homme d’État de ce rang leur réservait une telle surprise et avait accepté de manger dans ce petit village qui entrait ainsi dans l’histoire du pays.</p>
<p>Inquiet, André Okapini posa à son interlocuteur la question suivante :</p>
<p><em><strong>« Que deviendra le Congo, s’il vous arrivait de mourir, car les informations diffusées à la radio à votre sujet ne vous sont pas favorables ? »</strong></em></p>
<p>Pour calmer son interlocuteur, le Premier Ministre, qui était très conscient du danger qui le guettait et le menaçait, lui répondit tout simplement :</p>
<p><em><strong>« Antoine Gizenga poursuivra ma mission, si je ne suis plus là ! »</strong></em></p>
<p>Avant de quitter Elwom, le Premier Ministre remit au Chef du village ainsi qu’à Monsieur André Okapini la somme de vingt-quatre mille francs congolais (24.000 FC) à chacun.</p>
<p>Il donna également la même somme d’argent à chacune des dames qui avaient dansé en son honneur.</p>
<p><strong>LE BIJOU RETROUVÉ : UN MOMENT RESTÉ DANS LA MÉMOIRE</strong></p>
<p>Avant le départ du cortège d’Elwom, arriva au village, en courant, un certain Elie-Louis.</p>
<p>Il portait à son poignet gauche une gourmette en or appartenant au Premier Ministre, qui était tombée à Nziem Akum, où Lumumba avait passé la nuit à la belle étoile.</p>
<p>Elie-Louis revenait nuitamment d’une fête dans un village environnant lorsqu’il ramassa un objet brillant de grande valeur.</p>
<p>Il ne se doutait pas un seul instant que ce bien précieux, ramassé à un tel endroit, pouvait appartenir à quelqu’un d’un haut rang.</p>
<p>Ayant appris par des passants que le cortège du Premier Ministre se reposait encore à Elwom, il courut à toutes jambes afin d’aller remettre le bijou à son propriétaire.</p>
<p>Lorsqu’Elie-Louis remit le bijou retrouvé au Premier Ministre Lumumba, les habitants d’Elwom lurent tous sur son visage son regret d’avoir perdu un objet de très grande valeur sans s’en rendre compte, ainsi que son désarroi de pressentir, selon les observateurs présents sur place, que son pouvoir était en train de le quitter.</p>
<p>Ayant constaté que le Premier Ministre avait remis de l’argent à ceux qui étaient intervenus pour lui rendre service, il lui en réclama également pour le service rendu.</p>
<p>Quelque peu déçu de l’attitude d’Elie-Louis, le Premier Ministre lui remit aussi de l’argent.</p>
<p><strong>KOREAMA : LA « CHEMISE DE KOREAMA »</strong></p>
<p>Après avoir quitté Elwom, le cortège s’enlisa pour la seconde fois entre Koreama-Magasins et Koreama-Groupement.</p>
<p>En attendant le secours des volontaires, le Premier Ministre Lumumba et son épouse, accompagnés d’un garde du corps, s’approvisionnèrent en boîtes de conserve dans le magasin de Monsieur Guy Cardozo.</p>
<p>Sur le cou du Premier Ministre pendait une serviette.</p>
<p>Les quelques expatriés qui tenaient leur commerce, tels que Messieurs Marcel Minet et Joseph Vidal Arampos, se cachèrent lorsqu’ils apprirent la nouvelle de la présence du Premier Ministre Lumumba à Koreama.</p>
<p>Le secours attendu étant arrivé, les compagnons du Premier Ministre allèrent, à leur tour, se procurer de nouvelles chemises dans un magasin tenu par un certain Marcel Etiar, qui dirigeait à l’époque la section du Parti Solidaire Africain (P.S.A.) du Président Cléophas Kamitatu à Koreama.</p>
<p>Le Premier Ministre Lumumba, numéro 1 du Mouvement National Congolais (MNC), profita de sa présence à Koreama pour présenter ses civilités à Monsieur Marcel Etiar.</p>
<p>Ce dernier fut heureux et fier de serrer la main du Premier Ministre, dont les compagnons s’étaient procuré plusieurs articles dans son magasin.</p>
<p>Il profita de l’occasion pour lui offrir une chemise blanche à manches courtes, avec deux poches en bas, que nous pouvons qualifier de « <strong>Chemise de Koreama ».</strong></p>
<p>C’est avec cette chemise que le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba tint son dernier discours politique à Mangai, le 30 novembre 1960.</p>
<p>C’est également avec cette même chemise qu’il fut arrêté à Lodi, dans le Sankuru, le 1er décembre 1960, lors de son acheminement vers la prison de Thysville, actuelle Mbanza-Ngungu, puis vers celle d’Élisabethville.</p>
<p>C’est enfin avec cette même chemise qu’il fut assassiné à Élisabethville, le 17 janvier 1961.</p>
<p>Ainsi, une simple chemise offerte à Koreama devint, dans la mémoire locale, un objet chargé d’une extraordinaire portée historique.</p>
<p><strong>MANGAI I : L’ÉTAPE D’UN HOMME TRAQUÉ</strong></p>
<p>Après les difficultés rencontrées sur les routes et les différents épisodes vécus à Nziem Akum, sur la rivière Pio-Pio, à Elwom et à Koreama, le cortège atteignit finalement Mangai Centre, ou Mangai I.</p>
<p>Le séjour de Lumumba dans cette contrée prend alors une dimension particulière.</p>
<p>Mangai était non seulement une étape géographique de son itinéraire, mais aussi un espace de rencontres humaines au cœur d’une région où les populations suivaient avec attention les bouleversements politiques qui secouaient le jeune État congolais.</p>
<p>Le passage du Premier Ministre dans cette partie du Kwilu permet de mesurer combien l’histoire politique du Congo s’est également déroulée loin des capitales et des grandes villes.</p>
<p>À Mangai, les populations furent directement confrontées à la présence d’un dirigeant national poursuivi, mais toujours considéré par beaucoup comme le symbole d’une indépendance nouvellement acquise.</p>
<p><strong>MANGAI II : L’ACCUEIL POPULAIRE</strong></p>
<p>À Mangai II, le cortège eut droit à un accueil délirant et improvisé par un chauffeur de la Compagnie du Kasaï et de l’Équateur (CKE), Monsieur <strong>Georges Olay.</strong></p>
<p>Celui-ci constata le premier l’arrivée du cortège à Mangai II et la signala à son ami <strong>Daniel Esongo</strong>.</p>
<p>À deux, ils accueillirent le cortège.</p>
<p>Ensuite, ils proposèrent au l&rsquo;enseignant de l’École primaire Momekano de Mangai II, Monsieur <strong>Benjamin Enanga</strong>, de libérer les élèves afin qu’ils puissent accueillir le Premier Ministre et ses compagnons.</p>
<p>Cet accueil populaire constitue un autre témoignage de la place qu’occupait Patrice Emery Lumumba dans l’imaginaire et la conscience politique des populations de cette époque.</p>
<p>L’événement montre aussi comment, au-delà des clivages politiques et des informations diffusées depuis la capitale, la population locale pouvait manifester spontanément son attachement à celui qui incarnait, pour beaucoup, l’indépendance du Congo.</p>
<p><strong>LE DERNIER DISCOURS POLITIQUE À MANGAI</strong></p>
<p>Le séjour de Patrice Emery Lumumba à Mangai demeure également associé à un événement d’une portée particulière : son dernier discours politique dans cette contrée, le 30 novembre 1960.</p>
<p>À ce moment précis de son parcours, Lumumba est un homme traqué, conscient du danger qui l’entoure, mais qui continue néanmoins à porter un message politique et à chercher à rejoindre les forces nationalistes rassemblées autour d’Antoine Gizenga.</p>
<p>La « <strong>Chemise de Koreama</strong> », offerte quelques jours auparavant par Marcel Etiar, devient alors un élément symbolique de cette dernière séquence de sa vie politique.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Lumumba sera arrêté à Lodi.</p>
<p>Le destin de cet homme qui avait incarné l’espoir d’une indépendance congolaise pleine et entière allait basculer définitivement.</p>
<p><strong>MANGAI ET LA MÉMOIRE DE LUMUMBA</strong></p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai permet aujourd’hui de relier la grande histoire nationale à une multitude de petites histoires locales.</p>
<p><strong>Il y a les routes boueuses de Nziem Akum, la rivière Pio-Pio, le bac de Mufika, l’accueil d’Elwom, les bananes plantains et les poissons préparés par les femmes du village, les vingt-quatre œufs offerts par André Okapini, la gourmette retrouvée par Elie-Louis, la chemise offerte à Koreama, l’accueil de Georges Olay et Daniel Esongo à Mangai II, ainsi que les élèves de l’école Momekano mobilisés pour accueillir le Premier Ministre.</strong></p>
<p>Tous ces noms et tous ces lieux donnent un visage humain à un épisode majeur de l’histoire du Congo.</p>
<p>Ils montrent également que la mémoire de Patrice Emery Lumumba ne se trouve pas uniquement dans les archives officielles, les discours politiques, les monuments et les ouvrages historiques.</p>
<p>Elle demeure également dans les récits transmis au sein des familles et des communautés.</p>
<p><strong>DEVOIR DE MÉMOIRE</strong></p>
<p>Le passage et le séjour de Patrice Emery Lumumba dans la contrée de Mangai constituent un épisode particulièrement significatif de l’histoire nationale.</p>
<p>Ce récit, compilé à partir des témoignages et souvenirs rapportés par le Professeur TETE WERSEY PAUL, constitue une contribution à la préservation de la mémoire historique de la République démocratique du Congo.</p>
<p>À travers les étapes de Nziem Akum, Pio-Pio, Elwom, Koreama, Mangai I et Mangai II, se dessine le passage d’un moment particulièrement dramatique de l’histoire du Congo.</p>
<p>Derrière le grand récit national se trouvent également des lieux, des villages, des familles et des personnes qui ont été les témoins directs ou indirects de ces événements.</p>
<p>Le devoir de mémoire consiste aussi à recueillir ces récits locaux, les noms des témoins et des acteurs cités, les lieux traversés et les souvenirs transmis de génération en génération, afin que ces fragments de l’histoire nationale ne disparaissent pas.</p>
<p>L’histoire de Patrice Emery Lumumba ne se limite donc pas aux grands centres politiques de Léopoldville, Stanleyville ou Élisabethville.</p>
<p>Elle s’est également écrite sur les routes, dans les villages, au bord des rivières, dans les maisons des chefs coutumiers et dans la mémoire des populations qui l’ont rencontré au cours de sa dernière fuite.</p>
<p>Le passage de Lumumba à Mangai mérite ainsi d’être conservé comme une page de cette mémoire nationale.</p>
<p>Car l’histoire d’une nation ne se construit pas uniquement dans ses palais, ses capitales et ses institutions. Elle se construit aussi dans ses villages, sur ses routes, dans les gestes d’hospitalité de ses populations et dans les témoignages de ceux qui ont vu passer les grands acteurs de leur époque.</p>
<p>Mangai est de ces lieux où la grande histoire du Congo a rencontré la mémoire populaire.</p>
<p>Ce récit est avant tout un devoir de mémoire, destiné aux générations présentes et futures.</p>
<p><strong>NOTE DE MÉTHODE ET DE PRÉSERVATION DU TÉMOIGNAGE</strong></p>
<p>Le présent récit est publié comme un témoignage historique local, compilé à partir des récits et souvenirs rapportés par le Professeur TETE WERSEY PAUL.</p>
<p>Les noms de personnes, les lieux, les circonstances et les détails rapportés sont conservés autant que possible dans leur formulation testimoniale.</p>
<p>Certaines indications chronologiques ou factuelles pourront, dans le cadre d’un travail historique ultérieur, faire l’objet de vérifications croisées à partir des archives, des témoignages familiaux, des sources administratives et des travaux consacrés à la dernière fuite de Patrice Emery Lumumba.</p>
<p>Cette précaution ne diminue pas la valeur mémorielle du récit. Elle rappelle au contraire l’importance de distinguer, dans tout travail de mémoire, le témoignage transmis, la mémoire locale et la vérification historique.</p>
<p>Récit compilé par :</p>
<p>Professeur TETE WERSEY PAUL</p>
<p>Mise en forme éditoriale et publication :</p>
<p>Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p>New Messager de la Paix</p>
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<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/devoir-de-memoirepassage-et-sejour-du-premier-ministre-patrice-emery-lumumba-dans-la-contree-de-mangai-en-novembre-1960-recits-compiles-par-le-professeur-tete-wersey-paul/">DEVOIR DE MÉMOIRE PASSAGE ET SÉJOUR DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA DANS LA CONTRÉE DE MANGAI EN NOVEMBRE 1960. ( Récits compilés par le Professeur TETE WERSEY PAUL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>POUR UNE GOUVERNANCE INCLUSIVE : LES FEMMES MÉDIATRICES DE LA RDC LANCENT UNE CAMPAGNE POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES FEMMES.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/pour-une-gouvernance-inclusive-les-femmes-mediatrices-de-la-rdc-lancent-une-campagne-pour-faire-entendre-la-voix-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 09:35:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@femmes Médiatrices]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de quête d’une paix durable, un dialogue ne peut se construire sans la participation pleine et entière des femmes Kinshasa, 30 août 2026 ( Newmessagerpaix.net)— Alors que la République démocratique du Congo traverse une période décisive de recherche de solutions politiques, sociales et institutionnelles à ses crises récurrentes, une initiative portée par [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/pour-une-gouvernance-inclusive-les-femmes-mediatrices-de-la-rdc-lancent-une-campagne-pour-faire-entendre-la-voix-des-femmes/">POUR UNE GOUVERNANCE INCLUSIVE : LES FEMMES MÉDIATRICES DE LA RDC LANCENT UNE CAMPAGNE POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES FEMMES.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un contexte de quête d’une paix durable, un dialogue ne peut se construire sans la participation pleine et entière des femmes</p>
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<p>Kinshasa, 30 août 2026 ( Newmessagerpaix.net)— Alors que la République démocratique du Congo traverse une période décisive de recherche de solutions politiques, sociales et institutionnelles à ses crises récurrentes, une initiative portée par les femmes entend contribuer à replacer l’inclusion, la médiation et la participation citoyenne au cœur de la construction de la paix.</p>
<p>Le Réseau des Femmes Médiatrices de la RDC, en collaboration avec le Réseau des Femmes d’Afrique Francophone pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (RFAF/ODD) – RDC et Paix-Peace, lance une campagne consacrée à la promotion d’une gouvernance inclusive, qui sera notamment suivie d’une fiche d’enquête destinée à recueillir les perceptions, attentes et propositions des populations.</p>
<p>L’initiative intervient à un moment où la RDC cherche à ouvrir de nouvelles perspectives pour une paix durable, fondée non seulement sur les accords politiques et les mécanismes institutionnels, mais également sur la participation des citoyens, la cohésion sociale, la justice, la représentation équitable et la prise en compte des voix longtemps insuffisamment entendues.</p>
<p><strong>Les femmes, actrices de paix et de gouvernance</strong></p>
<p>Dans les communautés congolaises, les femmes sont souvent au premier rang face aux conséquences des conflits : elles contribuent à la survie des familles, participent à la reconstruction du tissu social et jouent un rôle important dans la prévention et la résolution des tensions.</p>
<p>Mais leur contribution ne devrait pas s&rsquo;arrêter à la gestion des conséquences des crises.</p>
<p>Elle doit également se traduire par une présence effective dans les espaces où se prennent les décisions.</p>
<p>La gouvernance inclusive suppose en effet que les femmes puissent participer à la définition des politiques publiques, aux processus de médiation, aux mécanismes de prévention des conflits et aux grandes décisions concernant l&rsquo;avenir du pays.</p>
<p>C&rsquo;est tout le sens de cette campagne qui entend créer un espace permettant de recueillir la parole, d&rsquo;identifier les préoccupations et de faire émerger des propositions susceptibles d&rsquo;alimenter les réflexions nationales.</p>
<p><strong>De la parole à la donnée : l&rsquo;enquête comme outil de participation citoyenne</strong></p>
<p>La mise en place d&rsquo;une fiche d&rsquo;enquête constitue l&rsquo;un des éléments particulièrement intéressants de la démarche.</p>
<p>Elle permet de passer d&rsquo;une mobilisation générale à une approche davantage structurée, fondée sur l&rsquo;écoute des réalités vécues par les citoyens.</p>
<p>Quelles sont les attentes des femmes en matière de gouvernance ?</p>
<p>Quels obstacles limitent encore leur participation aux processus décisionnels ?</p>
<p>Quelle place devraient-elles occuper dans les mécanismes de paix et de médiation ?</p>
<p>Comment renforcer leur représentation dans les institutions et les structures locales de décision ?</p>
<p>Quelles propositions peuvent contribuer à une gouvernance plus inclusive, plus participative et plus proche des communautés ?</p>
<p>Autant de questions auxquelles cette démarche pourra contribuer à apporter des éléments de réponse.</p>
<p>L&rsquo;enquête peut ainsi devenir un instrument de démocratie participative, en transformant les expériences individuelles et communautaires en matière à réflexion pour les décideurs, les organisations de la société civile et les partenaires engagés dans la construction de la paix.</p>
<p><strong>New Messager de la Paix : un accompagnement médiatique au cœur du dialogue</strong></p>
<p>Le New Messager de la Paix salue cette initiative et annonce son accompagnement médiatique à travers son Académie citoyenne « AU CŒUR DU DIALOGUE », conçue comme un espace d&rsquo;information, d&rsquo;éducation citoyenne, de débat et de sensibilisation autour des enjeux du dialogue national inclusif.</p>
<p>Cet accompagnement s&rsquo;inscrit dans une conviction éditoriale : la paix ne se décrète pas uniquement dans les institutions ; elle se construit également dans les communautés, dans les familles, dans les organisations de la société civile et dans la capacité des citoyens à se parler et à participer aux décisions qui engagent leur avenir.</p>
<p>À ce titre, la campagne du Réseau des Femmes Médiatrices de la RDC et de ses partenaires rejoint pleinement la philosophie de l&rsquo;Académie citoyenne.</p>
<p>AU CŒUR DU DIALOGUE entend notamment donner de la visibilité aux initiatives citoyennes qui contribuent à rapprocher les Congolais, à renforcer la cohésion sociale et à faire émerger une culture du dialogue.</p>
<p>La campagne sur la gouvernance inclusive offre précisément une occasion de mettre en lumière le rôle des femmes comme médiatrices, actrices communautaires, citoyennes, entrepreneures, responsables associatives et potentielles décideuses.</p>
<p><strong>Une paix durable exige une gouvernance inclusive</strong></p>
<p>La recherche de la paix en RDC ne peut être dissociée de la question de la gouvernance.</p>
<p>Une paix durable suppose des institutions crédibles, une justice accessible, une participation citoyenne réelle, une représentation équitable des différentes composantes de la société et des mécanismes capables de prévenir les frustrations qui alimentent les tensions.</p>
<p>Dans cette perspective, l&rsquo;inclusion des femmes n&rsquo;est pas une faveur accordée à une catégorie de la population. Elle constitue une exigence démocratique et un investissement dans la stabilité du pays.</p>
<p>Lorsque les femmes participent aux processus de prévention et de résolution des conflits, elles apportent des expériences, des réseaux sociaux et des perspectives qui peuvent enrichir les mécanismes de paix.</p>
<p>Lorsque leurs voix sont intégrées aux politiques publiques, les décisions peuvent mieux prendre en compte les réalités vécues dans les ménages et les communautés.</p>
<p>Lorsque les jeunes femmes et les nouvelles générations sont associées à la gouvernance, c&rsquo;est également une nouvelle culture politique qui peut progressivement émerger.</p>
<p><strong>Une initiative à inscrire dans la dynamique du dialogue national</strong></p>
<p>Dans le contexte actuel, marqué par la quête d&rsquo;un règlement durable des crises qui fragilisent la cohésion nationale, toutes les initiatives favorisant l&rsquo;écoute, la participation et le rapprochement des citoyens méritent une attention particulière.</p>
<p>La campagne du Réseau des Femmes Médiatrices de la RDC, du RFAF/ODD – RDC et de Paix-Peace peut ainsi contribuer à nourrir la réflexion collective sur le type de gouvernance que les Congolais souhaitent pour leur pays.</p>
<p>Le défi consiste désormais à faire en sorte que les résultats de l&rsquo;enquête ne restent pas confinés à un rapport, mais qu&rsquo;ils puissent alimenter le débat public et être portés auprès des décideurs, des acteurs du dialogue, des organisations de la société civile et des partenaires du développement.</p>
<p>C&rsquo;est là que le rôle des médias prend tout son sens.</p>
<p>Faire entendre les voix qui construisent la paix</p>
<p>À travers son accompagnement, New Messager de la Paix entend contribuer à faire connaître cette campagne, à expliquer ses enjeux, à donner la parole à ses initiatrices et à valoriser les résultats de la démarche.</p>
<p>L&rsquo;objectif est de créer un pont entre l&rsquo;action de terrain, la parole citoyenne et le débat national.</p>
<p>L&rsquo;Académie citoyenne « AU CŒUR DU DIALOGUE » se veut ainsi un espace où les initiatives porteuses d&rsquo;espoir peuvent être racontées, discutées et mises en perspective.</p>
<p>Car la paix durable ne sera pas seulement l&rsquo;affaire des négociateurs, des dirigeants politiques ou des institutions.</p>
<p>Elle sera aussi le résultat de milliers de conversations, d&rsquo;initiatives locales, de médiations communautaires et de citoyens qui choisissent de participer plutôt que de subir.</p>
<p>Et dans cette construction collective de la paix, les femmes ne doivent plus être uniquement celles qui portent les conséquences des crises : elles doivent être pleinement reconnues comme celles qui participent à leur prévention, à leur résolution et à la reconstruction du pays.</p>
<p>NEW MESSAGER DE LA PAIX — AU CŒUR DU DIALOGUE</p>
<p>Informer • Écouter • Relier • Mobiliser • Construire la paix</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/pour-une-gouvernance-inclusive-les-femmes-mediatrices-de-la-rdc-lancent-une-campagne-pour-faire-entendre-la-voix-des-femmes/">POUR UNE GOUVERNANCE INCLUSIVE : LES FEMMES MÉDIATRICES DE LA RDC LANCENT UNE CAMPAGNE POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES FEMMES.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>« LA FOI NOUS DIT QU’IL Y A LA VIE APRÈS LA MORT »Quand l’homélie de Mgr Charles Ndaka éclaire le livre  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE »  de Bertin Kangamotema AmiziaLecture croisée entre foi chrétienne, anthropologie du deuil et résilience en Afrique centrale</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/la-foi-nous-dit-quil-y-a-la-vie-apres-la-mort-quand-lhomelie-de-mgr-charles-ndaka-eclaire-le-livre-de-la-terre-a-lautre-vie-de-bertin-kangamotema-amiziale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 06:59:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Kangamotema j]]></category>
		<category><![CDATA[@Mgr Carlos Ndaka]]></category>
		<category><![CDATA[#de la TERRE À L'AUTRE VIE]]></category>
		<category><![CDATA[#la foi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mort nous surprend toujours. Elle nous étonne, nous bouleverse et nous rappelle brutalement la fragilité de notre condition humaine. Pourtant, comme l’a souligné Mgr Charles Ndaka lors de la messe des funérailles du père Anaclet Dupar, « elle est toujours là ». Tribune de Bertin Kangamotema Amizia Ces quelques mots résonnent avec une singulière [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/la-foi-nous-dit-quil-y-a-la-vie-apres-la-mort-quand-lhomelie-de-mgr-charles-ndaka-eclaire-le-livre-de-la-terre-a-lautre-vie-de-bertin-kangamotema-amiziale/">« LA FOI NOUS DIT QU’IL Y A LA VIE APRÈS LA MORT »Quand l’homélie de Mgr Charles Ndaka éclaire le livre  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE »  de Bertin Kangamotema AmiziaLecture croisée entre foi chrétienne, anthropologie du deuil et résilience en Afrique centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mort nous surprend toujours. Elle nous étonne, nous bouleverse et nous rappelle brutalement la fragilité de notre condition humaine. Pourtant, comme l’a souligné Mgr Charles Ndaka lors de la messe des funérailles du père Anaclet Dupar, « elle est toujours là ».</strong></p>
<p>Tribune de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>Ces quelques mots résonnent avec une singulière profondeur à la lumière de l’ouvrage  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE : Anthropologie, foi et résilience face au deuil en Afrique centrale » de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>À travers son homélie, l’évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Kinshasa propose une lecture chrétienne du mystère de la mort. À travers son livre, l’auteur tente, lui, d’en comprendre les dimensions anthropologiques, culturelles, sociales et spirituelles.</p>
<p>Deux approches différentes, mais une même interrogation : que devient l’homme lorsque la mort vient interrompre son parcours terrestre ?</p>
<p><strong>Une mort qui surprend, mais qui fait partie de notre condition</strong></p>
<p>Le père Anaclet Dupar, oblat de Marie Immaculée et curé de la paroisse Saint-Philippe de Kinshasa, est décédé le 19 août 2026.</p>
<p>Sa disparition a surpris. Comme souvent lorsqu&rsquo;un être aimé ou estimé s&rsquo;en va, les proches restent avec cette impression d&rsquo;une histoire interrompue trop tôt.</p>
<p>Pourtant, Mgr Charles Ndaka invite à regarder cette réalité avec les « oreilles de la foi ».</p>
<p>«<em><strong> La mort est un appel. Partout, peu importe les circonstances, nous y répondrons. C&rsquo;est Dieu qui nous appelle. Nous n&rsquo;échapperons pas.</strong> </em>»</p>
<p>Cette parole ne cherche pas à banaliser la mort. Elle invite au contraire à l&rsquo;affronter dans une perspective différente.</p>
<p><strong>La mort est certaine. Son heure ne l&rsquo;est pas.</strong></p>
<p>D&rsquo;où cette invitation de l&rsquo;évêque : « <em><strong>Préparons-nous toujours sur l&rsquo;essentiel de notre vie. »</strong></em></p>
<p>Cette préparation ne consiste évidemment pas à vivre dans la peur de mourir. Elle consiste plutôt à donner un sens à sa vie avant que survienne le moment où nous devrons la quitter.</p>
<p><strong>De la terre à l&rsquo;autre vie : le passage qui interroge les cultures</strong></p>
<p>C&rsquo;est précisément cette interrogation qui se trouve au cœur du livre  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE » de Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>L&rsquo;ouvrage part d&rsquo;une constatation simple : aucune société humaine ne traite la mort comme un simple événement biologique.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;une personne meurt, quelque chose se produit dans toute la communauté.</p>
<p>Une famille est bouleversée.</p>
<p>Des relations sont réorganisées.</p>
<p>Des souvenirs remontent à la surface.</p>
<p>Des rites sont accomplis.</p>
<p>Des prières sont prononcées.</p>
<p>Une communauté se rassemble.</p>
<p>La mémoire du défunt est reconstruite et transmise.</p>
<p>La mort devient donc un événement profondément anthropologique, culturel, social et spirituel.</p>
<p>Dans les sociétés d&rsquo;Afrique centrale, le décès d&rsquo;une personne déclenche tout un processus collectif destiné à accompagner le défunt, mais aussi à soutenir ceux qui restent.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ce processus que l&rsquo;ouvrage cherche à comprendre</strong></p>
<p>« <em><strong>N&rsquo;utilisons pas le langage profane qui parle de perte »</strong></em></p>
<p>L&rsquo;une des affirmations les plus fortes de l&rsquo;homélie de Mgr Ndaka mérite une attention particulière :</p>
<p>« <em><strong>N&rsquo;utilisons pas le langage profane qui parle de “perte”. La foi nous dit qu&rsquo;il y a la vie après la mort.</strong> </em>»</p>
<p>Cette phrase constitue un véritable pont entre la théologie chrétienne et la réflexion anthropologique.</p>
<p>Dire qu&rsquo;une personne est « perdue » peut signifier qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus accessible à nos sens, qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus physiquement présente.</p>
<p><strong>Mais pour la foi chrétienne, elle n&rsquo;est pas anéantie.</strong></p>
<p>Elle est appelée à une autre vie.</p>
<p>Le christianisme fonde cette espérance sur le Christ, qui affirme être « le chemin, la vérité et la vie ».</p>
<p>Ainsi, les funérailles chrétiennes ne sont pas uniquement un adieu. Elles sont aussi une profession de foi.</p>
<p><strong>On pleure un défunt tout en espérant sa résurrection</strong>.</p>
<p>On accompagne son corps vers la terre tout en croyant que son existence ne s&rsquo;y arrête pas.</p>
<p>On constate une séparation physique tout en affirmant la permanence de l&rsquo;amour.</p>
<p><strong>Le deuil n&rsquo;est pas seulement une douleur : c&rsquo;est un chemin</strong></p>
<p>L&rsquo;une des contributions essentielles du livre  » <strong>DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE » </strong> est précisément de considérer le deuil comme un processus de reconstruction.</p>
<p>La disparition d&rsquo;un proche crée une rupture.</p>
<p>Mais cette rupture doit progressivement devenir un nouveau chemin de vie.</p>
<p>Il faut apprendre à vivre autrement.</p>
<p>Il faut accepter l&rsquo;absence.</p>
<p>Il faut réorganiser la famille.</p>
<p>Il faut préserver les souvenirs.</p>
<p>Il faut transmettre l&rsquo;histoire du défunt aux générations suivantes.</p>
<p>Il faut retrouver progressivement la capacité d&rsquo;espérer.</p>
<p>Voilà pourquoi le deuil ne concerne jamais uniquement celui qui est mort.</p>
<p>Il concerne également ceux qui restent.</p>
<p>Et, dans le contexte africain, ceux qui restent ne sont presque jamais seuls.</p>
<p>La famille élargie, les voisins, les amis, les collègues, la communauté religieuse et les différentes solidarités sociales deviennent autant de ressources pour traverser l&rsquo;épreuve.</p>
<p><strong>La mort d&rsquo;un prêtre ou d&rsquo;un proche : une vie donnée qui ne s&rsquo;arrête pas au tombeau</strong></p>
<p>Dans le cas du père Anaclet Dupar, cette dimension prend une résonance particulière.</p>
<p>Mgr Ndaka rappelle que le prêtre a reçu le sacrement de l&rsquo;ordre et qu&rsquo;il a consacré sa vie à perpétuer la présence du Seigneur auprès du peuple.</p>
<p>Il a célébré.</p>
<p>Il a prié.</p>
<p>Il a enseigné.</p>
<p>Il a accompagné.</p>
<p>Il a servi.</p>
<p>Sa vie sacerdotale fut donc une vie donnée.</p>
<p>Et lorsqu&rsquo;une vie est donnée aux autres, elle ne disparaît pas entièrement avec la mort.</p>
<p>Elle continue à travers les personnes rencontrées, les consciences formées, les familles accompagnées, les communautés servies et les souvenirs laissés.</p>
<p>C&rsquo;est ici que la notion de mémoire devient essentielle.</p>
<p>La mémoire n&rsquo;est pas simplement le souvenir nostalgique du passé.</p>
<p>Elle devient une forme de transmission.</p>
<p><strong>Entre culture africaine et foi chrétienne</strong></p>
<p>L&rsquo;Afrique centrale possède une conception profondément communautaire de la mort.</p>
<p>Les rites funéraires, les veillées, les prières, les témoignages, les rassemblements familiaux et les cérémonies d&rsquo;accompagnement traduisent une conception selon laquelle la mort concerne toute la communauté.</p>
<p>Le christianisme vient inscrire cette expérience dans une autre perspective : celle de la résurrection et de la vie éternelle.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas nécessairement d&rsquo;opposer culture africaine et foi chrétienne.</p>
<p><strong>Il est possible de les mettre en dialogue</strong>.</p>
<p>* L&rsquo;anthropologie permet de comprendre comment les sociétés vivent la mort.</p>
<p>* La foi permet au croyant d&rsquo;interpréter ce que la mort signifie à la lumière de Dieu.</p>
<p>* Le rite permet à la communauté de traverser la séparation.</p>
<p>* La mémoire permet de maintenir le lien avec l&rsquo;histoire du disparu.</p>
<p>* Et la résilience permet aux vivants de reconstruire leur existence.</p>
<p><strong>« Prions pour notre frère » : le sens spirituel de l&rsquo;accompagnement</strong></p>
<p>Mgr Ndaka invite également les fidèles à prier pour le père Anaclet Dupar et à demander pour lui la miséricorde divine.</p>
<p>Cette prière rappelle une autre dimension fondamentale de la tradition chrétienne : le défunt n&rsquo;est pas abandonné au moment de la mort.</p>
<p>La communauté continue à l&rsquo;accompagner par la prière.</p>
<p>Ce geste est également important pour les vivants.</p>
<p>Prier pour celui qui est parti, c&rsquo;est reconnaître que l&rsquo;amour ne s&rsquo;arrête pas au moment de la mort.</p>
<p>C&rsquo;est aussi confier à Dieu ce que l&rsquo;être humain ne peut plus maîtriser.</p>
<p>La prière devient alors un langage du deuil.</p>
<p>Elle permet de dire l&rsquo;indicible.</p>
<p>Elle transforme la douleur en espérance.</p>
<p>« <em><strong>Ne soyons pas distraits dans ce monde »</strong></em></p>
<p>Peut-être est-ce l&rsquo;un des appels les plus urgents de cette homélie.</p>
<p>La mort ne nous parle pas seulement des morts.</p>
<p>Elle nous parle des vivants.</p>
<p>Elle nous demande : que faisons-nous de notre temps ?</p>
<p>Que faisons-nous de nos relations ?</p>
<p>Avons-nous pardonné ?</p>
<p>Avons-nous aimé ?</p>
<p>Avons-nous servi ?</p>
<p>Avons-nous transmis quelque chose aux générations qui viennent ?</p>
<p>Avons-nous donné un sens à notre passage sur cette terre ?</p>
<p>La mort du père Anaclet Dupar devient ainsi une occasion de méditer sur la valeur d&rsquo;une vie consacrée au service des autres.</p>
<p>Elle nous rappelle que l&rsquo;essentiel n&rsquo;est peut-être pas de vivre longtemps, mais de vivre utilement, dignement et dans l&rsquo;amour.</p>
<p>De la douleur à la résilience</p>
<p>Dans l&rsquo;ouvrage  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE,  » de Bertin Kangamotema Amizia, la résilience occupe une place centrale.</p>
<p>Le deuil n&rsquo;efface jamais complètement la douleur.</p>
<p>Mais l&rsquo;être humain peut apprendre à vivre avec cette douleur.</p>
<p>La communauté peut l&rsquo;aider.</p>
<p>La culture peut fournir des repères.</p>
<p>Les rites peuvent structurer la séparation.</p>
<p>La mémoire peut préserver le lien.</p>
<p>La foi peut ouvrir l&rsquo;horizon de l&rsquo;espérance.</p>
<p>Ainsi, le deuil devient progressivement un processus de transformation.</p>
<p>La disparition devient mémoire.</p>
<p>La douleur devient solidarité.</p>
<p>La rupture devient transmission.</p>
<p>Le désespoir peut devenir espérance.</p>
<p>Quand la théologie rencontre l&rsquo;anthropologie</p>
<p>L&rsquo;homélie de Mgr Charles Ndaka et  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE  » ne sont évidemment pas de même nature.</p>
<p>L&rsquo;une relève de la prédication chrétienne.</p>
<p>L&rsquo;autre propose une réflexion anthropologique et culturelle.</p>
<p>Mais leur rencontre est féconde.</p>
<p>Mgr Ndaka rappelle la certitude fondamentale de la foi :</p>
<p>« La foi nous dit qu&rsquo;il y a la vie après la mort. »</p>
<p>L&rsquo;anthropologie, quant à elle, montre comment les hommes et les sociétés donnent forme à cette espérance, organisent la séparation, préservent la mémoire et reconstruisent la vie après le décès d&rsquo;un proche.</p>
<p>L&rsquo;une parle principalement de l&rsquo;espérance.</p>
<p>L&rsquo;autre observe les chemins humains qui permettent de traverser l&rsquo;épreuve.</p>
<p>Et entre les deux se trouve une même réalité : l&rsquo;être humain confronté au mystère de la mort.</p>
<p>La mort n&rsquo;a pas le dernier mot</p>
<p>Au moment où l&rsquo;Église de Kinshasa accompagne le père Anaclet Dupar vers sa dernière demeure terrestre, les paroles de Mgr Charles Ndaka prennent une dimension particulière.</p>
<p>La mort surprend.</p>
<p>La mort fait mal.</p>
<p>La mort sépare.</p>
<p>Mais la foi refuse d&rsquo;en faire le dernier mot de l&rsquo;existence.</p>
<p>Le chrétien croit à la résurrection.</p>
<p>L&rsquo;anthropologie observe la permanence de la mémoire.</p>
<p>La famille garde le souvenir.</p>
<p>La communauté accompagne.</p>
<p>La prière relie.</p>
<p>L&rsquo;espérance ouvre un horizon.</p>
<p>C&rsquo;est peut-être là que réside le sens profond du titre :</p>
<p>DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE</p>
<p>Nous venons de la terre.</p>
<p>Nous vivons sur la terre.</p>
<p>Nous construisons sur la terre.</p>
<p>Nous aimons sur la terre.</p>
<p>Nous pleurons sur la terre.</p>
<p>Et, lorsque vient le moment de la séparation, la foi nous invite à croire que la terre n&rsquo;est pas nécessairement la dernière étape.</p>
<p>Entre la terre et l&rsquo;autre vie, il y a le mystère de la mort, mais aussi tout ce que nous laissons derrière nous : une mémoire, des gestes, des paroles, une œuvre, des enfants, des disciples, des amis, une communauté.</p>
<p>Voilà pourquoi la mort nous oblige à mieux comprendre la vie.</p>
<p>Et voilà pourquoi les paroles de Mgr Charles Ndaka rejoignent profondément la démarche de DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE.</p>
<p>La mort est certaine.</p>
<p>Le deuil est humain.</p>
<p>La mémoire est nécessaire.</p>
<p>La solidarité est indispensable.</p>
<p>La foi est une espérance.</p>
<p>Et pour le croyant, au-delà du tombeau demeure cette promesse qui donne un autre sens à l&rsquo;existence :</p>
<p>LA VIE NE S&rsquo;ARRÊTE PAS LÀ OÙ NOS YEUX CESSENT DE VOIR.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>Journaliste, auteur du livre  » DE LA TERRE À L&rsquo;AUTRE VIE : Anthropologie, foi et résilience face au deuil en Afrique centrale »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/la-foi-nous-dit-quil-y-a-la-vie-apres-la-mort-quand-lhomelie-de-mgr-charles-ndaka-eclaire-le-livre-de-la-terre-a-lautre-vie-de-bertin-kangamotema-amiziale/">« LA FOI NOUS DIT QU’IL Y A LA VIE APRÈS LA MORT »Quand l’homélie de Mgr Charles Ndaka éclaire le livre  » DE LA TERRE À L’AUTRE VIE »  de Bertin Kangamotema AmiziaLecture croisée entre foi chrétienne, anthropologie du deuil et résilience en Afrique centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<item>
		<title>25 ans du 1er PRIX Francophone de Promotion de la Santé : De l&#8217;expérience de BERTIN KANGAMOTEMA AMIZIA à la restauration de la promotion de la santé en  RDC.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/25-ans-du-1er-prix-francophone-de-promotion-de-la-sante-de-lexperience-de-bertin-kangamotema-amizia-a-la-restauration-de-la-promotion-de-la-sante-en-rdc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 10:28:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[#REFIPS]]></category>
		<category><![CDATA[Charte d'Ottawa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt-cinq ans après sa distinction internationale à Paris, le Directeur général du New Messager de la Paix veut transformer cet héritage en une nouvelle dynamique nationale, 40 ans après la Charte d’Ottawa KINSHASA, 9 août 2026. Il y a vingt-cinq ans, en juillet 2001 à Paris, une initiative congolaise de santé communautaire portée par Bertin [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/25-ans-du-1er-prix-francophone-de-promotion-de-la-sante-de-lexperience-de-bertin-kangamotema-amizia-a-la-restauration-de-la-promotion-de-la-sante-en-rdc/">25 ans du 1er PRIX Francophone de Promotion de la Santé : De l&rsquo;expérience de BERTIN KANGAMOTEMA AMIZIA à la restauration de la promotion de la santé en  RDC.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vingt-cinq ans après sa distinction internationale à Paris, le Directeur général du New Messager de la Paix veut transformer cet héritage en une nouvelle dynamique nationale, 40 ans après la Charte d’Ottawa</strong></p>
<p>KINSHASA, 9 août 2026. Il y a vingt-cinq ans, en juillet 2001 à Paris, une initiative congolaise de santé communautaire portée par Bertin Kangamotema Amizia, alors engagé au sein de l’Action pour la Promotion de la Paix et de la Famille (APPF), obtenait une reconnaissance internationale majeure.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5318 aligncenter"  alt="" width="193" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office-193x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office-193x300.jpg 193w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office-659x1024.jpg 659w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office-768x1193.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office-860x1336.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103641_WPS-Office.jpg 914w" sizes="auto, (max-width: 193px) 100vw, 193px" /></p>
<p>À l’occasion de la 12e édition du Prix francophone de promotion de la santé, organisée en marge de la Conférence mondiale de l’Union internationale de promotion et d’éducation pour la santé (UIPES), le projet d’intégration et de réinsertion sociale des mères célibataires vivant dans les quartiers démunis de Kinshasa remportait le 1er Prix ex æquo, partagé avec le Village d’enfants SOS Maroc.</p>
<p>Vingt-cinq ans plus tard, cette distinction prend une dimension nouvelle. Elle ne constitue plus seulement un souvenir d&rsquo;une expérience réussie de santé communautaire. Elle devient le point de départ d&rsquo;une réflexion sur l&rsquo;avenir de la promotion de la santé en République démocratique du Congo.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5319 aligncenter"  alt="" width="213" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT-213x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT-213x300.jpg 213w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT-727x1024.jpg 727w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT-768x1082.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT-860x1211.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260808_101548_ChatGPT.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px" /></p>
<p>C&rsquo;est dans cette perspective que Bertin Kangamotema Amizia, aujourd&rsquo;hui Directeur général du New Messager de la Paix, a pris l&rsquo;initiative de proposer et de porter une Campagne nationale de restauration de la promotion de la santé en RDC, 40 ans après la Charte d&rsquo;Ottawa de 1986, en collaboration avec le Programme National de la Communication pour la Promotion de la Santé (PNCPS) et son Directeur, Raoul Kamanda.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5320"  alt="" width="300" height="171" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google-300x171.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google-300x171.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google-1024x583.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google-768x437.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google-860x489.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_104309_Google.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong>De la réinsertion des jeunes mères à une vision nationale de la santé</strong></p>
<p>L&rsquo;expérience qui avait valu à Bertin Kangamotema Amizia et à l&rsquo;APPF le 1er Prix francophone en 2001 était fondée sur une conception globale de la santé.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agissait pas simplement de soigner. Le projet associait éducation à la santé, prévention, santé reproductive, accompagnement psychosocial, protection maternelle et infantile, réinsertion sociale et autonomisation économique.</p>
<p>Cette approche rejoint directement les principes consacrés par la Charte d&rsquo;Ottawa pour la promotion de la santé, adoptée en 1986, qui place notamment au centre de l&rsquo;action sanitaire la capacité des populations à agir sur les déterminants de leur santé.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5321"  alt="" width="228" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT-228x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT-228x300.jpg 228w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT-777x1024.jpg 777w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT-768x1012.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT-860x1133.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_102257_ChatGPT.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px" /></p>
<p>Vingt-cinq ans après la distinction de Paris, cette même philosophie demeure au cœur de la nouvelle initiative portée par Bertin Kangamotema Amizia.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5322 aligncenter"  alt="" width="201" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260807-WA0007-201x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260807-WA0007-201x300.jpg 201w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260807-WA0007-685x1024.jpg 685w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260807-WA0007-768x1148.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260807-WA0007.jpg 856w" sizes="auto, (max-width: 201px) 100vw, 201px" /></p>
<p><strong>2026 : restaurer la promotion de la santé en RDC</strong></p>
<p>En 2026, alors que le monde commémore les 40 ans de la Charte d&rsquo;Ottawa, l&rsquo;initiative vise à ouvrir une nouvelle séquence pour la promotion de la santé en République démocratique du Congo.</p>
<p>Portée par New Messager de la Paix, cette campagne nationale entend contribuer à remettre la promotion de la santé au cœur des priorités nationales à travers une mobilisation des professionnels de santé, des acteurs communautaires, des organisations de la société civile, des médias, des établissements scolaires, des jeunes, des femmes et des différentes composantes de la communauté.</p>
<p>Elle s&rsquo;inscrit autour d&rsquo;une vision simple : la santé ne doit pas être considérée uniquement comme l&rsquo;absence de maladie ou comme une affaire réservée aux structures de soins. Elle doit être une responsabilité collective et un projet de société.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5323"  alt="" width="275" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office-275x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office-275x300.jpg 275w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office-940x1024.jpg 940w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office-768x837.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office-860x937.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260809_103554_WPS-Office.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 275px) 100vw, 275px" /></p>
<p>Le partenariat envisagé avec le PNCPS, sous la direction de Raoul Kamanda, donne à cette initiative une dimension institutionnelle particulière. Il permet de rapprocher l&rsquo;expérience de la société civile et des médias des mécanismes nationaux de communication et de promotion de la santé.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5324 aligncenter"  alt="" width="227" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260709_063151_WhatsAppBusiness-227x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260709_063151_WhatsAppBusiness-227x300.jpg 227w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260709_063151_WhatsAppBusiness.jpg 714w" sizes="auto, (max-width: 227px) 100vw, 227px" /></p>
<p>« Prévenir – Informer – Mobiliser – Transformer »</p>
<p>La campagne entend notamment renforcer la communication pour la santé, encourager la prévention, favoriser la participation communautaire et promouvoir une culture nationale de responsabilité partagée.</p>
<p><strong>Son message central peut se résumer ainsi</strong> :</p>
<p>« Une santé construite avec et par les populations. »</p>
<p>Cette démarche s&rsquo;inscrit dans une logique de restauration et de redynamisation des principes fondamentaux de la promotion de la santé : informer les populations, renforcer leurs capacités d&rsquo;action, agir sur les déterminants sociaux de la santé et favoriser la collaboration entre les secteurs.</p>
<p>Pour Bertin Kangamotema Amizia, l&rsquo;enjeu est donc de faire de cet anniversaire des 40 ans de la Charte d&rsquo;Ottawa non pas une simple commémoration, mais un rendez-vous national permettant de relancer une véritable culture de prévention et de promotion de la santé en RDC.</p>
<p><strong>Le défi de la relance du REFIPS/RDC</strong></p>
<p>À cette campagne nationale s&rsquo;ajoute une autre ambition majeure : la relance de la section RDC du Réseau francophone international pour la promotion de la santé (RÉFIPS).</p>
<p>Cette détermination s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;histoire personnelle de Bertin Kangamotema Amizia, dont le parcours est depuis longtemps associé à la promotion de la santé, à l&rsquo;éducation sanitaire, au travail communautaire, à la promotion de la paix,  du dialogue et au réseautage des acteurs.</p>
<p>La relance du RÉFIPS/RDC vise à contribuer à reconstruire un espace national de dialogue, d&rsquo;échanges d&rsquo;expériences, de partage des connaissances et de mise en réseau des professionnels et organisations engagés dans la promotion de la santé.</p>
<p>Elle devrait également permettre de renforcer les liens entre les acteurs congolais et l&rsquo;espace francophone international de la promotion de la santé.</p>
<p>Ainsi, la dynamique engagée en 2001 autour du Prix francophone trouve, vingt-cinq ans plus tard, une nouvelle expression institutionnelle et professionnelle.</p>
<p><strong>2001-2002 : du Prix francophone à la naissance du COJEF</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire de cette dynamique ne s&rsquo;est cependant pas arrêtée à la remise du prix à Paris.</p>
<p>L&rsquo;expérience de réinsertion sociale conduite au sein de l&rsquo;APPF avait progressivement fédéré d&rsquo;autres organisations et mouvements associatifs.</p>
<p>Cette dynamique de réseautage allait aboutir, le 5 janvier 2002, à la création du Collectif des ONG et Mouvements de la Jeunesse Féminine (COJEF).</p>
<p><strong>Le COJEF célébrera ainsi son 25e anniversaire le 5 janvier 2027.</strong></p>
<p>Cette proximité chronologique est particulièrement symbolique : 25 ans après le Prix francophone de promotion de la santé, puis 25 ans après la création du COJEF, une nouvelle dynamique nationale est aujourd&rsquo;hui envisagée autour de la promotion de la santé.</p>
<p><strong>Une continuité de l&rsquo;engagement</strong></p>
<p>Il existe ainsi un fil conducteur entre les différentes étapes du parcours de Bertin Kangamotema Amizia.</p>
<p>* En 2001, l&rsquo;engagement communautaire en faveur des jeunes mères célibataires de Kinshasa était distingué au niveau international.</p>
<p>* En 2002, le réseautage de plusieurs organisations contribuait à donner naissance au COJEF.</p>
<p>* En 2026, devenu Directeur général du New Messager de la Paix, Bertin Kangamotema Amizia entreprend de mettre son expérience au service d&rsquo;une nouvelle mobilisation nationale autour de la promotion de la santé.</p>
<p>Et cette fois, le défi dépasse le cadre d&rsquo;un projet particulier : il s&rsquo;agit de contribuer à restaurer et redynamiser la culture de promotion de la santé à l&rsquo;échelle nationale.</p>
<p><strong>40 ans d&rsquo;Ottawa : transformer la commémoration en action</strong></p>
<p>La Charte d&rsquo;Ottawa a été adoptée en 1986 dans un contexte où la communauté internationale cherchait à repenser les moyens d&rsquo;améliorer durablement la santé des populations.</p>
<p>Quarante ans plus tard, les défis ont évolué : urbanisation rapide, pauvreté, maladies transmissibles et non transmissibles, santé environnementale, changements sociaux, accès à l&rsquo;information et nécessité d&rsquo;une plus grande implication des communautés.</p>
<p><strong>La RDC doit donc adapter et renouveler ses stratégies.</strong></p>
<p>La campagne nationale initiée du 21 août 2026 au 21 novembre 2026 par New Messager de la Paix, en collaboration avec le PNCPS et son Directeur Raoul Kamanda, entend précisément contribuer à cette réflexion et à cette mobilisation.</p>
<p>Elle ambitionne de faire des 40 ans de la Charte d&rsquo;Ottawa un moment de bilan, mais surtout de projection vers l&rsquo;avenir.</p>
<p><strong>Un héritage à transmettre à une nouvelle génération</strong></p>
<p>À travers cette initiative, le parcours de Bertin Kangamotema Amizia prend une dimension particulière.</p>
<p>Le jeune acteur communautaire qui, en 2001, recevait à Paris le 1er Prix francophone de promotion de la santé pour une initiative destinée aux jeunes mères vulnérables se retrouve, un quart de siècle plus tard, engagé dans une démarche visant à replacer la promotion de la santé au cœur du débat national.</p>
<p>Le contexte a changé. Les défis aussi. Mais la conviction demeure la même : la santé se construit avec les populations et non uniquement pour elles.</p>
<p>La campagne nationale de restauration de la promotion de la santé et la volonté de relancer le RÉFIPS/RDC apparaissent ainsi comme deux instruments complémentaires d&rsquo;une même ambition : réveiller les énergies, reconnecter les acteurs, valoriser les expériences et créer une nouvelle culture nationale de prévention et de participation communautaire.</p>
<p><strong>De Paris 2001 à Kinshasa 2026 : 25 ans après, le combat continue</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5325"  alt="" width="300" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT-300x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT-300x300.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT-1024x1019.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT-150x150.jpg 150w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT-860x856.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260727_131753_ChatGPT.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Vingt-cinq ans après la reconnaissance internationale obtenue à Paris, l&rsquo;heure n&rsquo;est donc plus seulement au souvenir.</p>
<p><strong>Elle est à la transmission, à la mobilisation et à l&rsquo;action.</strong></p>
<p>Le 1er Prix francophone de promotion de la santé attribué en 2001 à l&rsquo;initiative de Bertin Kangamotema Amizia constitue désormais une page importante d&rsquo;une histoire qui continue de s&rsquo;écrire.</p>
<p>Une histoire qui passe de l&rsquo;APPF au COJEF, du projet communautaire au réseautage associatif, puis du réseautage à une ambition nationale de restauration de la promotion de la santé.</p>
<p>À l&rsquo;occasion des 40 ans de la Charte d&rsquo;Ottawa et des 25 ans de cette distinction internationale, le message prend une nouvelle résonance :</p>
<p>PRÉVENIR. INFORMER. MOBILISER. TRANSFORMER.</p>
<p>Car, vingt-cinq ans après Paris, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement de célébrer un prix.</p>
<p>Il est de faire de cet héritage une force nouvelle pour la santé des populations de la République démocratique du Congo.</p>
<p>Une Tribune de Marien Lokasa et Diego Ngay Ngay avec Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/25-ans-du-1er-prix-francophone-de-promotion-de-la-sante-de-lexperience-de-bertin-kangamotema-amizia-a-la-restauration-de-la-promotion-de-la-sante-en-rdc/">25 ans du 1er PRIX Francophone de Promotion de la Santé : De l&rsquo;expérience de BERTIN KANGAMOTEMA AMIZIA à la restauration de la promotion de la santé en  RDC.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>AU CŒUR DU DIALOGUE : New Messager de la Paix lance une série de publications pour renforcer l&#8217;adhésion et l&#8217;appropriation nationales au Dialogue national inclusif.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/au-coeur-du-dialogue-new-messager-de-la-paix-lance-une-serie-de-publications-pour-renforcer-ladhesion-et-appropriation-nationales-au-dialogue-national-inclusif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 21:56:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@CENCO-ECC]]></category>
		<category><![CDATA[@dialogue national inclusif]]></category>
		<category><![CDATA[#adhésion]]></category>
		<category><![CDATA[#appropriation nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA, 22 juillet 2026 – New Messager de la Paix annonce le lancement officiel de sa nouvelle série de publications périodiques « AU CŒUR DU DIALOGUE », une initiative éditoriale destinée à informer, sensibiliser et accompagner les Congolais dans l&#8217;appropriation nationale du Dialogue national inclusif, lancé par le Président de la République, Félix Tshisekedi, dans [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/au-coeur-du-dialogue-new-messager-de-la-paix-lance-une-serie-de-publications-pour-renforcer-ladhesion-et-appropriation-nationales-au-dialogue-national-inclusif/">AU CŒUR DU DIALOGUE : New Messager de la Paix lance une série de publications pour renforcer l&rsquo;adhésion et l&rsquo;appropriation nationales au Dialogue national inclusif.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>KINSHASA, 22 juillet 2026 – New Messager de la Paix annonce le lancement officiel de sa nouvelle série de publications périodiques « AU CŒUR DU DIALOGUE », une initiative éditoriale destinée à informer, sensibiliser et accompagner les Congolais dans l&rsquo;appropriation nationale du Dialogue national inclusif, lancé par le Président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles (article 69 de la Constitution), sous la médiation des Églises.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5081"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-300x200.png" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-300x200.png 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-1024x683.png 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-768x512.png 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-330x220.png 330w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-420x280.png 420w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-615x410.png 615w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1-860x573.png 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/file_0000000088f481f4ba9a210d24fdf572-1.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le numéro 002/26 du 22 juillet 2026, s&rsquo;appuyant sur les médias parus ce mercredi, met en lumière une tendance encourageante : les prises de position exprimées par les Églises, les forces politiques, les mouvements citoyens, les organisations de la société civile, les analystes ainsi que la diaspora témoignent d&rsquo;une convergence progressive vers une adhésion nationale au processus de dialogue. Tout en réaffirmant la nécessité de garanties de crédibilité, d&rsquo;inclusivité, de respect de la Constitution et de suivi des engagements, ces acteurs privilégient le dialogue comme la voie la plus prometteuse pour une sortie durable de la crise.</p>
<p>Par cette publication, New Messager de la Paix entend devenir un réseau d&rsquo;information et de veille fidèle au service de la paix, de la cohésion nationale et de l&rsquo;unité de la République démocratique du Congo.</p>
<p>La série « AU CŒUR DU DIALOGUE » suivra régulièrement l&rsquo;évolution du processus afin de favoriser une information équilibrée, une participation citoyenne responsable et une appropriation nationale du Dialogue national inclusif.</p>
<p><strong>Et vous, quel rôle pouvez-vous jouer pour faire du Dialogue national inclusif un succès collectif ? Quelles propositions souhaitez-vous voir prises en compte dans ce processus ? Votre voix compte.</strong></p>
<p>!!! Aimez, commentez et partagez cette publication afin d&rsquo;élargir le débat citoyen.</p>
<p>!!!! Consultez régulièrement Newmessagerpaix.net pour découvrir les prochains numéros de « AU CŒUR DU DIALOGUE », ainsi que nos analyses, dossiers et reportages consacrés à la paix, à la réconciliation, à la cohésion nationale et au développement de la République démocratique du Congo.</p>
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<p><strong>Bertin Kangamotema Amizia/</strong></p>
<p><strong>Newmessagerpaix.net</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/au-coeur-du-dialogue-new-messager-de-la-paix-lance-une-serie-de-publications-pour-renforcer-ladhesion-et-appropriation-nationales-au-dialogue-national-inclusif/">AU CŒUR DU DIALOGUE : New Messager de la Paix lance une série de publications pour renforcer l&rsquo;adhésion et l&rsquo;appropriation nationales au Dialogue national inclusif.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>11 juillet 2021-11 juillet 2026:Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, cinq ans après : pourquoi la République démocratique du Congo ne doit jamais oublier son Cardinal de la vérité, de justice et de paix .</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 11:21:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[11 juillet 2021-11 juillet 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 juillet 2026 marque le cinquième anniversaire de la disparition du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa, décédé le 11 juillet 2021 à l&#8217;âge de 81 ans, au Port-Marly, en France, où il avait été évacué le 5 juillet pour recevoir des soins appropriés. À travers cette tribune, Newmessagerpaix.net rend un hommage [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 juillet 2026 marque le cinquième anniversaire de la disparition du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa, décédé le 11 juillet 2021 à l&rsquo;âge de 81 ans, au Port-Marly, en France, où il avait été évacué le 5 juillet pour recevoir des soins appropriés.</p>
<p>À travers cette tribune, Newmessagerpaix.net rend un hommage respectueux à cette grande figure de l&rsquo;Église catholique, mais également de la société civile congolaise. Son héritage de foi, de vérité, de justice, de paix et de service demeure vivant dans l&rsquo;Église, dans la mémoire nationale et dans le cœur de nombreux Congolais.</p>
<p>Évoquer la mémoire du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, cinq ans après son décès, n&rsquo;est pas un simple devoir de commémoration. C&rsquo;est rappeler à la nation qu&rsquo;elle a compté parmi ses fils l&rsquo;un des plus grands serviteurs de Dieu, mais aussi l&rsquo;un des artisans les plus respectés de la démocratie, du dialogue et de la réconciliation nationale.</p>
<p>Né le 7 octobre 1939 à Mongobelé, dans l&rsquo;actuelle province du Maï-Ndombe, Laurent Monsengwo Pasinya effectue ses études primaires à Nioki, ses études secondaires au petit séminaire de Bokoro, avant de poursuivre la philosophie au grand séminaire de Kabwe. Il rejoint ensuite Rome où il étudie la théologie à l&rsquo;Université pontificale urbanienne. Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1963.</p>
<p>En 1970, il devient le premier Africain à obtenir un doctorat en Écriture Sainte à l&rsquo;Institut biblique pontifical de Rome avec une thèse consacrée à la notion du « Nomos » dans le Pentateuque grec. Polyglotte, il maîtrisait quatorze langues, dont l&rsquo;araméen, langue de Jésus-Christ.</p>
<p>De retour au Congo, il enseigne la théologie aux Facultés catholiques de Kinshasa ainsi que dans plusieurs grands séminaires. Entre 1976 et 1980, il exerce les fonctions de secrétaire général de la Conférence épiscopale du Zaïre.</p>
<p>Le 13 février 1980, il est nommé évêque auxiliaire d&rsquo;Inongo avant d&rsquo;être transféré à Kisangani en 1981. En 1984, il est élu président de la Conférence épiscopale du Zaïre. Le 1er septembre 1988, il devient archevêque de Kisangani.</p>
<p>Au-delà de son ministère pastoral, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya s&rsquo;est illustré comme une personnalité majeure de la vie politique congolaise. Il préside les travaux de la Conférence nationale souveraine (CNS), puis le Haut Conseil de la République, contribuant ainsi au processus de transition démocratique du pays.</p>
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<p>Son autorité morale, sa rigueur intellectuelle et son sens élevé de l&rsquo;État lui valent le respect de toutes les sensibilités politiques. Il demeure l&rsquo;une des rares personnalités à avoir incarné le dialogue, la réconciliation et la recherche permanente du consensus.</p>
<p>En 1997, il est élu président du Symposium des Conférences épiscopales d&rsquo;Afrique et de Madagascar (SCEAM). En 2002, il devient vice-président de Pax Christi International. En 2004, il est élu président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).</p>
<p>Face aux rumeurs le présentant comme candidat à la présidence de la République, il répond avec une phrase restée célèbre :</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-4928"  alt="" width="300" height="145" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google-300x145.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google-300x145.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google-1024x495.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google-768x372.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google-860x416.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260711_120103_Google.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>«« Je n&rsquo;envie pas le pouvoir politique. Si je le voulais, je l&rsquo;aurais pris en 1997 avec la chute de Mobutu. Je ne l&rsquo;ai pas fait, car mon pouvoir ecclésiastique est mille fois supérieur au pouvoir politique. »»</strong></em></p>
<p>Le 6 décembre 2007, le pape Benoît XVI le nomme archevêque métropolitain de Kinshasa. Trois ans plus tard, le 20 novembre 2010, il est créé cardinal.</p>
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<p>Le 10 février 2012, il est choisi pour prêcher la retraite de Carême du pape Benoît XVI et de la Curie romaine, devenant ainsi le troisième cardinal africain à recevoir cette mission.</p>
<p>Le 13 avril 2013, le pape François le désigne parmi les huit cardinaux chargés de l&rsquo;assister dans la réforme de la Curie romaine. En 2014, il est également nommé Père synodal pour l&rsquo;Assemblée générale extraordinaire du Synode sur la famille.</p>
<p>Le pape François saluera plus tard en lui « une grande figure de l&rsquo;Église congolaise mais aussi de l&rsquo;Église universelle », rendant hommage à « cet exégète, cet homme de science, ce grand homme spirituel et ce pasteur intensément dévoué au service de l&rsquo;Église ».</p>
<p>Le Saint-Père soulignera également que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya fut « attentif aux besoins des fidèles, rempli de courage et de détermination », consacrant sa vie « à l&rsquo;inculturation de la foi et à l&rsquo;option préférentielle pour les pauvres ».</p>
<p>Homme de justice, de paix et d&rsquo;unité, le Cardinal Monsengwo a incarné la mission prophétique de l&rsquo;Église. Son engagement constant en faveur du développement humain intégral, du dialogue, de la réconciliation nationale et du respect de la dignité humaine a profondément marqué l&rsquo;histoire contemporaine de la République démocratique du Congo.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui encore, alors que le pays continue de faire face à de nombreux défis, son témoignage demeure une référence. Son parcours rappelle que la foi peut inspirer le service de la nation, que la compétence peut s&rsquo;allier à l&rsquo;humilité et que l&rsquo;autorité morale peut contribuer à construire la paix.</p>
<p>Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya laisse à la République démocratique du Congo un héritage considérable dans plusieurs domaines : la vie ecclésiale, la théologie, la formation intellectuelle, la gouvernance démocratique, le dialogue politique, la promotion des droits humains, la réconciliation nationale et le rayonnement international de l&rsquo;Église du Congo.</p>
<p>Cinq ans après son rappel à Dieu, il demeure une figure écoutée et respectée dont l&rsquo;exemple continue d&rsquo;inspirer l&rsquo;Église, les responsables publics, les intellectuels, les jeunes et tous les hommes et femmes de bonne volonté.</p>
<p>Son héritage de foi, de vérité et de justice demeure vivant. Plus qu&rsquo;un souvenir, il constitue un appel permanent à bâtir une République démocratique du Congo fondée sur la paix, la justice, le dialogue et le service du bien commun.Ce titre est particulièrement pertinent, car il met immédiatement en avant l&rsquo;idée centrale de la tribune : le devoir de mémoire envers un homme dont l&rsquo;héritage moral et spirituel continue d&rsquo;éclairer la République démocratique du Congo.</p>
<p>Bertin KANGAMOTEMA Amizia/Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/11-juillet-2021-11-juillet-2026le-cardinal-laurent-monsengwo-pasinya-cinq-ans-apres-pourquoi-la-republique-democratique-du-congo-ne-doit-jamais-oublier-son-cardinal-de-la-verite-de-justice-et-de/">11 juillet 2021-11 juillet 2026:Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, cinq ans après : pourquoi la République démocratique du Congo ne doit jamais oublier son Cardinal de la vérité, de justice et de paix .</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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