Une Chronique sportive de Bertin Kangamotema Amizia avec Newmessagerpaix.net
Kinshasa, 23 mars 2026 – Il y a des trajectoires qui dépassent le simple cadre d’une carrière. Elles deviennent des repères. Celle de Claude Le Roy en fait incontestablement partie. À 78 ans, celui que l’on surnomme le “sorcier blanc” n’a pas quitté le terrain du leadership — il l’a simplement déplacé. Des bancs de touche africains aux bancs du conseil municipal de Avignon, il incarne une transition inspirante : celle du manager sportif devenu acteur de la gouvernance publique.
Du vestiaire aux institutions : une continuité naturelle
Pendant des décennies, Claude Le Roy a dirigé des équipes à travers l’Afrique — du Cameroun au Sénégal, du Togo à la République démocratique du Congo.
À la tête des Équipe de République démocratique du Congo de football, il a notamment :
* atteint les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2006
* qualifié la RDC pour la Coupe d’Afrique des nations 2013
Mais au-delà des résultats, il a surtout démontré une capacité rare : construire, structurer et fédérer.
Et c’est là que le parallèle devient évident.
Gérer une ville, comme gérer une équipe nationale, exige :
* une vision claire
* une gestion humaine fine
* des décisions sous pression
* une culture du résultat
Avignon 2026 : la victoire du collectif
Engagé sur la liste menée par Olivier Galzi, Claude Le Roy occupait une modeste 37e position.
Mais comme dans ces matchs renversés à la dernière minute, la liste Le bon sens pour Avignon a créé la surprise en remportant l’élection avec 40,62 % des voix et 38 sièges.
Résultat : il devient conseiller municipal.
Ce succès rappelle une règle fondamentale du sport :
ce n’est pas toujours la position de départ qui compte, mais la dynamique collective.
Une tendance mondiale : quand les sportifs gouvernent
Le cas de Claude Le Roy s’inscrit dans un mouvement global.
Des figures comme :
* Pelé (ministre des Sports au Brésil)

* George Weah (président du Libéria)

* Vitali Klitschko (maire de Kiev)
* Arnold Schwarzenegger (gouverneur de Californie)
* Imran Khan (Premier ministre du Pakistan)
montrent que le sport est une véritable école du pouvoir.
Même à des niveaux intermédiaires :
* Gianni Rivera en Europe
* Romário au Brésil
* Manny Pacquiao aux Philippines
tous ont su transformer leur notoriété en influence concrète.
Afrique : une pépinière de leadership en construction
Sur le continent africain, cette dynamique est particulièrement forte.
Des figures non exhaustives comme :
* Didier Drogba (artisan de la paix en Côte d’Ivoire)
* Samuel Eto’o (dirigeant du football au Cameroun)

* Kalusha Bwalya en Zambie
* Segun Odegbami au Nigeria
illustrent un leadership souvent social, fédérateur et influent.
RDC : un potentiel immense à concrétiser
En République démocratique du Congo, la passerelle entre sport et politique existe, mais reste encore à développer.
Des personnalités comme :
* Eugène Kabongo Ngoy (ancien ministre des Sports)

ont ouvert la voie.
D’autres figures influentes suivent :
Shabani Nonda
Youssouf Mulumbu
Dieumerci Mbokani
Et surtout, une nouvelle génération émerge :
Cédric Bakambu
Chancel Mbemba
Gaël Kakuta
Yannick Bolasie
Romelu Lukaku
Tous disposent d’un capital essentiel : la confiance du peuple.
Une trajectoire singulière en RDC : foi, sport et engagement public
La RDC offre aussi des parcours atypiques où le leadership dépasse les cadres classiques du sport et de la politique.
C’est le cas du Rev. Pasteur Dr Aggrey Ngalasi Kurisine.

Ancien joueur ayant évolué notamment dans des clubs comme :
Vutuka Club de Kikwit
AS Vita Club
AS Dragon /Bilima
il s’est illustré comme un excellent footballeur, avant de poursuivre une carrière de médecin.
Mais son parcours ne s’arrête pas là.
Fondateur de l’église La Louange, il est aujourd’hui un leader spirituel influent, combinant : autorité morale, encadrement social, mobilisation communautaire
Et dans une démarche encore plus engagée, il s’est présenté comme candidat à la présidence de la République.
Son itinéraire montre une autre forme de leadership : celle qui relie sport, foi, santé et vision politique.
Le vrai défi : transformer l’influence en vision
Mais une vérité s’impose : la popularité ne suffit pas.
Les exemples mondiaux le prouvent : ceux qui réussissent sont ceux qui savent évoluer :
* du charisme à la compétence
* de l’émotion à la stratégie
* du succès immédiat à la vision durable
Une chronique pour inspirer une génération
De George Weah à Claude Le Roy, en passant par Eugène Kabongo Ngoy et Aggrey Ngalasi Kurisine, une évidence s’impose :
le sport ne forme pas seulement des champions — il forme des leaders.
À la jeunesse congolaise, africaine et mondiale, le message est clair :
Excellez sur le terrain. Construisez votre discipline. Développez votre leadership.
Mais surtout, osez aller plus loin.
Car demain, ceux qui feront avancer nos villes, nos institutions et nos nations…
seront peut-être ceux qui, aujourd’hui, apprennent encore à jouer en équipe.
Newmessagerpaix.net/Bertin Kangamotema Amizia o






