Une attaque nocturne qui choque la communauté catholique
La nuit du vendredi 1er mai 2026 restera marquée dans la mémoire des habitants de Kimbanseke, à Kinshasa. La paroisse catholique Saint Théophile a été la cible d’une attaque violente menée par des individus non identifiés vers 2 heures du matin.

Selon plusieurs témoignages, les assaillants ont fait irruption dans l’enceinte de l’église, provoquant la panique parmi les fidèles, incapables de résister face à la brutalité de l’attaque.
Un bilan humain préoccupant
L’agression a fait plusieurs blessés, dont le prêtre de la paroisse, l’abbé Jonathan Ndunu, explicitement identifié parmi les victimes.

Certaines victimes présentent des traumatismes physiques, tandis que d’autres sont fortement affectées sur le plan psychologique.

Les blessés ont été rapidement pris en charge et transférés, pour certains, vers des structures médicales. Une évaluation complète de leur état de santé est attendue.
La sécurité des lieux de culte remise en question
Cet incident relance le débat sur la sécurisation des édifices religieux en République démocratique du Congo. La répétition des attaques contre les paroisses catholiques inquiète de plus en plus la population.
Les fidèles appellent les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité afin de prévenir de nouveaux drames.
Le CALCC dénonce des actes “barbares”
Dans un communiqué officiel, le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC), par la voix de son président national ai, Faustin Richard Onombili Yando, a fermement condamné cette attaque.
L’organisation qualifie ces actes de « barbares », « indignes » et « irresponsables », évoquant une possible préméditation visant les œuvres catholiques.


« Ces actes constituent une atteinte grave aux valeurs chrétiennes de la société congolaise », souligne le communiqué.
Un appel à la justice et à la vigilance
Le CALCC exige que toute la lumière soit faite et appelle la justice à agir de manière indépendante afin d’identifier et sanctionner les responsables.
L’organisation exprime sa solidarité envers les victimes, laïcs et membres du clergé — notamment l’abbé Jonathan Ndunu — tout en exhortant les fidèles à faire preuve de vigilance.
Elle invite notamment les mouvements et associations catholiques à renforcer la surveillance des paroisses et à ne pas céder à la peur.
Un contexte sécuritaire préoccupant en RDC
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents visant des édifices catholiques à travers le pays, alimentant les inquiétudes sur la montée de l’insécurité.
Le CALCC insiste sur la nécessité d’une réponse ferme de l’État, affirmant que les auteurs devront répondre de leurs actes.
Un appel à la paix en ce mois marial
À l’occasion de l’ouverture du mois marial, le CALCC appelle les Congolais à intensifier les prières pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion nationale.
L’organisation invoque l’intercession de la Vierge Marie afin que cessent ces violences et que triomphe un amour incompatible avec les attaques contre les lieux de prière.
Une paroisse déjà ciblée récemment
La paroisse Saint Théophile de Kimbanseke a de nouveau été attaquée par des individus armés. Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 heures du matin, des assaillants ont envahi ce lieu de culte, semant la panique parmi les fidèles.
Selon des sources paroissiales, plusieurs personnes ont été blessées, dont le prêtre abbé Jonathan Ndunu ainsi que des laïcs. Les circonstances exactes restent encore floues.

Il s’agit de la deuxième attaque contre cette paroisse en quelques semaines. Le 5 avril dernier, une trentaine d’hommes armés, dont certains équipés de fusils de type AK-47, avaient déjà pris d’assaut le site.
À ce jour, aucune interpellation n’a été signalée, soulevant des interrogations sur l’efficacité des mesures de sécurité et le suivi judiciaire de ces actes.
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