Après la pluie vient le beau temps » : au terme de la grande messe de collecte de fonds célébrée le dimanche 11 octobre 2026, pour la construction de la nouvelle cathédrale Saint-Kizito d’Idiofa, Mgr José Moko Ekanga exprime sa satisfaction devant l’affluence des souscriptions, les promesses de contributions, les libéralités financières et les dons en nature. Pour l’évêque d’Idiofa, cette mobilisation constitue un signe encourageant qui nourrit l’espérance et renforce la détermination à mener à bien ce projet ecclésial majeur.
Une aventure de foi portée par les fils et filles d’Idiofa
Au sortir de cette célébration eucharistique marquée par un appel à la générosité, Mgr José Moko Ekanga n’a pas caché sa satisfaction face à l’engouement suscité par le projet de construction de la nouvelle cathédrale Saint-Kizito d’Idiofa.
L’évêque a présenté cette initiative comme une véritable aventure collective, née d’une proposition des laïcs et appelée à mobiliser toutes les forces vives du diocèse, aussi bien dans les territoires ruraux qu’au sein de la diaspora, particulièrement à Kinshasa.
« Nous voici réunis, les filles et les fils d’Idiofa, pour commencer une aventure. J’appelle cela vraiment une aventure : une proposition venue des laïcs pour que nous puissions construire une nouvelle cathédrale à Idiofa», a-t-il souligné en substance.
Cette entreprise, a-t-il fait comprendre, dépasse la simple construction d’un édifice religieux. Elle traduit la volonté de donner à la communauté diocésaine un lieu digne de rassemblement, de prière, de méditation et de célébration des sacrements, particulièrement l’Eucharistie, la réconciliation et le mariage.
La cathédrale, cœur de l’unité et de la fraternité diocésaines
Mgr José Moko Ekanga a rappelé la place particulière qu’occupe une cathédrale dans la vie de l’Église locale. Si chaque paroisse constitue un lieu essentiel de vie chrétienne, la cathédrale revêt une signification particulière : elle abrite la cathèdre de l’évêque et représente le centre de communion de l’ensemble du diocèse.
C’est autour de cette église-mère que les fidèles sont appelés à renforcer leur unité, à consolider leur fraternité et à approfondir leur sentiment d’appartenance à une même communauté ecclésiale.
La nouvelle cathédrale Saint-Kizito se veut ainsi un symbole de rassemblement, dont le rayonnement devra s’étendre à toutes les paroisses et à toutes les communautés du diocèse d’Idiofa.
Toutefois, l’évêque n’a pas éludé le principal défi : réunir les moyens nécessaires à la réalisation d’une œuvre qui exige des ressources financières et matérielles importantes.
La diaspora de Kinshasa appelée à donner l’impulsion
Conscients de l’ampleur du chantier, les fils et filles d’Idiofa résidant à Kinshasa ont souhaité lancer une dynamique de mobilisation à partir de la capitale.
L’objectif est de créer un élan de solidarité capable de soutenir les communautés restées dans les milieux ruraux, où les ressources disponibles sont souvent plus limitées.
Pour Mgr Moko, les responsabilités exercées par de nombreux ressortissants d’Idiofa à Kinshasa constituent une occasion de contribuer concrètement au développement de leur diocèse d’origine.
La mobilisation observée lors de cette grande messe semble déjà apporter une réponse encourageante à cet appel. Les souscriptions enregistrées, les engagements de contribution, les libéralités financières et les dons en nature témoignent d’une volonté de transformer l’initiative en une œuvre collective.
L’évêque a ainsi invité les uns et les autres à dépasser les limites géographiques et les capacités individuelles pour privilégier la solidarité et la participation de tous.
Un appel qui dépasse les frontières d’Idiofa
L’un des messages forts de cette intervention concerne l’ouverture du projet à toutes les personnes de bonne volonté.
Mgr José Moko Ekanga a tenu à rappeler que la construction de la cathédrale ne concerne pas exclusivement les originaires d’Idiofa. Tout chrétien catholique, tout ami du diocèse et toute personne désireuse de soutenir cette œuvre peut apporter sa contribution.
L’évêque s’est réjoui de constater que des personnes qui ne sont pas originaires d’Idiofa ont déjà manifesté leur volonté de participer à la réalisation du projet.
Cette ouverture rejoint, selon lui, le message d’universalité porté par la Parole de Dieu proclamée au cours de la célébration. La solidarité chrétienne ne connaît ni frontières géographiques ni limites liées à l’origine.
L’appel lancé est donc clair : chacun peut prendre part à cette œuvre, selon ses moyens, par une contribution financière, un don en nature ou tout autre soutien susceptible de faire avancer le chantier.
Une Église synodale où les laïcs prennent leurs responsabilités
L’évêque d’Idiofa a également mis en lumière une dimension importante de cette initiative : la responsabilité confiée aux laïcs dans la conduite du projet.
Inscrivant cette démarche dans la vision d’une Église synodale, il a souligné la nécessité de dépasser une conception strictement pyramidale de l’organisation ecclésiale, dans laquelle les laïcs seraient relégués au second plan.
La construction de la nouvelle cathédrale offre ainsi l’occasion de traduire concrètement la coresponsabilité entre les évêques, les prêtres et les fidèles laïcs.
La composition de l’équipe de pilotage, majoritairement constituée de laïcs, illustre cette volonté de donner à ces derniers une place active dans la gestion des aspects matériels et temporels de l’Église.
Il s’agit de démontrer que les fidèles peuvent, avec compétence, engagement et sens des responsabilités, prendre en main un projet d’envergure, dans un esprit de communion avec leur évêque et l’ensemble de la communauté diocésaine.
Après la pluie vient le beau temps » : l’espérance prend forme
La satisfaction exprimée par Mgr José Moko Ekanga trouve son sens dans l’élan de générosité qui s’est manifesté au cours de cette journée de mobilisation.
Sa formule, « Après la pluie vient le beau temps », résume l’espérance qui anime désormais les promoteurs du projet.
Le beau temps, dans cette circonstance, se manifeste à travers l’affluence des souscriptions, la libération des fonds annoncés, les promesses de soutien et les dons en nature consentis avec enthousiasme.
Ces gestes constituent des signes concrets d’encouragement. Ils montrent que l’appel à la solidarité commence à produire ses effets et que la construction de la nouvelle cathédrale peut compter sur une mobilisation dépassant le cercle des seuls ressortissants d’Idiofa.
Pour autant, l’enthousiasme de cette première étape doit se traduire dans la durée par des engagements honorés, une gestion rigoureuse des ressources et un suivi transparent de l’évolution des travaux.
Car, au-delà de la collecte, le véritable défi demeure celui de la réalisation effective de l’ouvrage.
Un chantier commun, une espérance partagée
Au terme de cette grande messe, un message se dégage : la nouvelle cathédrale Saint-Kizito d’Idiofa ne sera pas seulement le fruit d’un effort financier. Elle sera aussi le témoignage d’une communauté capable de se rassembler autour d’un idéal commun, de mobiliser ses forces et de faire vivre la solidarité chrétienne.
La satisfaction de Mgr José Moko Ekanga traduit ainsi une espérance renouvelée. L’élan observé le dimanche 11 octobre 2026 ouvre une perspective encourageante pour la suite du projet.
Désormais, les filles et les fils d’Idiofa, leurs amis et toutes les personnes de bonne volonté sont appelés à maintenir cette dynamique, à concrétiser leurs engagements et à accompagner cette œuvre jusqu’à son aboutissement.
Après la pluie vient le beau temps. À Idiofa, ce beau temps porte déjà les signes de la générosité, de la fraternité et de l’espérance. Reste à faire de cet élan collectif une réalisation durable, au service de la foi, de l’unité et de toute la communauté diocésaine.
Bertin Kangamotema Amizia





