2001–2026 : de Popokabaka à Kinshasa, un parcours de formation, de service et de responsabilité épiscopale

Après vingt-cinq années de ministère sacerdotal, et à l’entame d’une année pastorale 2026-2027 determinante, Mgr Carlos Ndaka Salabisala célèbre en cette année 2026 un jubilé qui invite à rendre grâce à Dieu pour un itinéraire marqué par la pastorale, la formation, l’étude et le service de l’Église.
Mais ce jubilé prend une résonance particulière parce qu’il intervient au cœur de l’Archidiocèse de Kinshasa, dans une métropole immense, socialement bouillonnante et religieusement très active, où l’Église catholique est appelée à témoigner du Christ de l’identité chrétienne catholique avec joie et fierté dans un environnement marqué par de multiples courants religieux, culturels et sociaux.
Nommé évêque auxiliaire de Kinshasa le 29 juin 2020 par le pape François, Mgr Charles Ndaka Salabisala est aujourd’hui l’un des évêques qui entourent le cardinal Fridolin Ambongo Besungu dans la conduite pastorale de cette Église particulière.
Le Saint-Siège l’avait nommé en même temps que Mgr Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda et Mgr Vincent Tshomba Shamba Kotsho.
Alors que ses deux compagnons de nomination ont ensuite reçu la charge de diocèses particuliers, Mgr Ndaka est demeuré à Kinshasa.
Son parcours épiscopal s’inscrit ainsi dans une longue tradition : celle des évêques auxiliaires appelés, à différentes époques, à seconder l’archevêque de Kinshasa dans une mission pastorale dont l’ampleur exige une collaboration étroite, une présence de proximité et des compétences diversifiées.
DE POPOKABAKA À L’AUTEL DU SEIGNEUR
Né le 4 janvier 1973 à Popokabaka, dans l’actuelle province du Kwango, Carlos Ndaka Salabisala grandit dans une terre profondément marquée par la foi catholique.
Après ses études primaires et secondaires à Kasongo, de 1979 à 1991, il entre au Séminaire propédeutique de Popokabaka. Il poursuit sa formation philosophique au Séminaire Saint-Augustin de Kalonda, de 1993 à 1996, puis ses études théologiques au Grand Séminaire Saint-Cyprien Mbuka de Kikwit, de 1996 à 2000.
Le 9 septembre 2001, il reçoit l’ordination sacerdotale pour le diocèse de Popokabaka.

Le jeune prêtre commence alors son ministère au contact direct des communautés chrétiennes.
De 2001 à 2004, il est vicaire à la paroisse Saint-Joseph d’Imbela, dans le Kwango, puis, de 2004 à 2005, vicaire à la paroisse Saints-Pierre-et-Paul de Kasongo. Ces premières expériences pastorales le mettent au contact des réalités concrètes des fidèles et des exigences quotidiennes de la mission sacerdotale.
DE LA PASTORALE À LA FORMATION DES FUTURS PRÊTRES
À partir de 2005, son ministère prend une dimension nouvelle.
Il devient animateur spirituel au Séminaire propédeutique de Popokabaka, tout en assumant les fonctions de chancelier diocésain et de secrétaire de l’évêque.
Il découvre ainsi une autre dimension essentielle du ministère ecclésial : accompagner ceux qui se préparent au sacerdoce, participer à leur formation humaine et spirituelle et contribuer au fonctionnement institutionnel d’un diocèse.
Cette orientation vers la formation deviendra l’un des fils conducteurs de son parcours.
L’ESPAGNE : THÉOLOGIE, PSYCHOLOGIE ET OUVERTURE À L’ÉGLISE UNIVERSELLE
En 2010, son itinéraire le conduit en Espagne, à l’Université de Navarre à Pampelune.
Il y poursuit des études supérieures et obtient un doctorat en théologie dogmatique ainsi qu’un master en psychologie. Pendant cette période, il assure également un service pastoral dans plusieurs paroisses du diocèse de Calahorra y La Calzada-Logroño.
Cette expérience universitaire et pastorale enrichit son profil de prêtre formateur, attentif à la fois à la solidité doctrinale, à la formation humaine et aux réalités pastorales.
KIKWIT : FORMATEUR DES FUTURS PRÊTRES
À son retour en République démocratique du Congo, Mgr Ndaka est appelé à exercer une responsabilité majeure dans la formation du clergé.
À partir de 2017, il devient recteur du Grand Séminaire théologique Saint-Cyprien de Kikwit et doyen de la Faculté de théologie de l’Université catholique du Grand Bandundu.
Le chemin est alors particulièrement significatif : celui qui avait commencé son propre parcours de formation au Kwango devient à son tour formateur de ceux qui se préparent à devenir prêtres.
La formation sacerdotale apparaît ainsi comme une véritable ligne de continuité dans son itinéraire.
2020 : L’APPEL À L’ÉPISCOPAT ET LA MISSION À KINSHASA

Le 29 juin 2020 constitue un tournant majeur.
Le pape François nomme Mgr Charles Ndaka Salabisala évêque auxiliaire de l’Archidiocèse métropolitain de Kinshasa, en lui attribuant le siège titulaire de Liberalia.
Il rejoint alors Mgr Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda et Mgr Vincent Tshomba Shamba Kotsho, eux aussi nommés auxiliaires de Kinshasa le même jour.
Cette nomination ne constitue pas seulement une promotion personnelle. Elle inscrit son ministère dans une réalité ecclésiale particulière : celle d’un immense archidiocèse où l’archevêque métropolitain doit pouvoir compter sur des évêques collaborateurs pour porter, avec lui, les multiples dimensions de la mission pastorale.
C’est tout le sens du ministère d’un évêque auxiliaire : être auprès de l’archevêque, partager la sollicitude pastorale, accompagner les communautés et participer aux responsabilités confiées par l’Église.
L’ÉVÊQUE AUXILIAIRE : UNE PRÉSENCE AU SERVICE D’UNE IMMENSE ÉGLISE
À Kinshasa, la fonction d’évêque auxiliaire possède une histoire déjà ancienne.
Elle remonte au cardinal Joseph-Albert Malula, qui avait lui-même été nommé évêque auxiliaire de Léopoldville en 1959 avant de devenir archevêque en 1964.
Cette tradition s’est ensuite poursuivie avec plusieurs générations d’évêques appelés à seconder l’archevêque métropolitain.
La Conférence épiscopale nationale du Congo rappelle d’ailleurs que, compte tenu de l’immensité de l’Archidiocèse de Kinshasa, les évêques auxiliaires sont appelés à accompagner l’archevêque dans sa lourde mission pastorale et à l’assister également dans certaines responsabilités administratives.
Cette fonction prend tout son sens dans une métropole où la vie ecclésiale est particulièrement intense.
L’évêque auxiliaire n’est donc pas un archevêque « en second ». Il est un collaborateur de l’archevêque, participant à la sollicitude pastorale qui s’exerce sur l’ensemble de l’Église particulière.
UNE SUCCESSION D’ÉVÊQUES AUXILIAIRES AU SERVICE DE KINSHASA
L’histoire récente de l’Archidiocèse de Kinshasa permet de mesurer la continuité de cette mission.
Après Joseph-Albert Malula, deux figures majeures apparaissent en 1970 :
Mgr Eugène Moke Motsüri et Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku.
Nommé évêque auxiliaire le 1er septembre 1970, Mgr Eugène Moke accompagna le cardinal Malula pendant plus de vingt ans. Il joua notamment un rôle important dans la pastorale des vocations et dans le renouveau liturgique de l’Église de Kinshasa. Après la mort du cardinal Malula en 1989, il assura même la direction de l’archidiocèse comme administrateur diocésain jusqu’à la nomination du cardinal Frédéric Etsou.
Nommé le même jour, Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku participa lui aussi à cette période de l’histoire de l’Église de Kinshasa avant de devenir évêque de Mbuji-Mayi. Il marqua également la vie intellectuelle, universitaire et théologique de l’Église congolaise.
Une nouvelle génération apparaît sous le cardinal Frédéric Etsou.
Le 29 octobre 1999 sont nommés trois évêques auxiliaires :
* Mgr Dominique Bulamatari Kizayakana,
* Mgr Édouard Kisonga Ndinga, SSS, et
* Mgr Daniel Nlandu Mayi.
Leur ordination épiscopale, célébrée en janvier 2000 au stade des Martyrs, constitue un moment important de cette succession.
Mgr Édouard Kisonga exercera son ministère d’auxiliaire jusqu’en 2022. Figure marquante de la pastorale liturgique à Kinshasa, il a accompagné plusieurs archevêques avant de devenir évêque auxiliaire émérite. Il est décédé le 20 août 2025.
Mgr Daniel Nlandu Mayi poursuivra ensuite son ministère à Matadi, tandis que Mgr Dominique Bulamatari sera nommé évêque de Molegbe.
Sous les archevêques suivants, la tradition se poursuit.
En 2012, Mgr Timothée Bodika Mansiyai, PSS, et Mgr Sébastien-Joseph Muyengo Mulombe sont appelés comme auxiliaires de Kinshasa. Tous deux poursuivront ensuite leur ministère épiscopal respectivement à Kikwit et à Uvira.
En 2015, Mgr Donatien Bafuidinsoni Maloko-Mana, SJ, et Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi sont nommés à leur tour. Ils seront ensuite appelés à conduire les diocèses d’Inongo et de Kenge.
Cette succession montre une caractéristique importante de la fonction : l’auxiliaire peut être appelé à demeurer à Kinshasa pour un temps, avant de recevoir éventuellement la charge d’une Église diocésaine.
2020 : UNE NOUVELLE ÉQUIPE AUTOUR DU CARDINAL AMBONGO
Le 29 juin 2020, le pape François nomme trois nouveaux évêques auxiliaires de Kinshasa :
* Mgr Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda,
* Mgr Vincent Tshomba Shamba Kotsho
* et Mgr Charles Ndaka Salabisala.
Cette nomination s’inscrit dans la continuité de la pratique pastorale de l’Archidiocèse.
Mgr Jean-Crispin Kimbeni sera ensuite nommé évêque de Kisantu et Mgr Vincent Tshomba évêque de Tshumbe.
Mgr Charles Ndaka, lui, demeure à Kinshasa.
C’est ce qui donne à son ministère actuel une dimension particulière dans la chronologie des auxiliaires de l’archidiocèse : il est le membre de cette équipe de 2020 qui continue à exercer son ministère épiscopal auxiliaire au cœur de la capitale.
Son expérience de formateur, son parcours théologique et son enracinement dans le clergé de Popokabaka constituent autant d’éléments de son profil au service de cette mission.
2023 : DEUX NOUVEAUX AUXILIAIRES POUR UNE ÉGLISE EN MOUVEMENT
Le 15 juillet 2023, le pape François nomme encore deux évêques auxiliaires pour Kinshasa :
* Mgr Édouard Tsimba Ngoma, CICM,
* et Mgr Édouard Isango Nkoyo.
Ils sont ordonnés évêques le 9 septembre 2023. Le premier reçoit le siège titulaire d’Igilgili, le second celui d’Utimmira.
Avec ces nominations, la présence des auxiliaires à Kinshasa est renforcée autour du cardinal Fridolin Ambongo.
Le fait est révélateur de l’ampleur de la mission pastorale dans une métropole où l’Église doit être présente dans les paroisses, les mouvements apostoliques, les communautés religieuses, les institutions d’enseignement, les structures de formation, les œuvres sociales et auprès des différentes catégories de la population.
KINSHASA : UNE MÉTROPOLE BOUILLONNANTE, UN TERRAIN PASTORAL COMPLEXE
C’est dans cette histoire que doit être située la mission actuelle de Mgr Charles Ndaka Salabisala.
Kinshasa est profondément marquée par le christianisme. Les paroisses, les mouvements apostoliques, les communautés religieuses et les familles témoignent d’une importante vitalité de la foi.
Mais cette vitalité coexiste avec une forte pluralité religieuse et culturelle : multiplication des communautés chrétiennes, développement des églises dites de réveil, diversification des prédications et apparition de nombreuses appellations et titres religieux.
Dans ce contexte, l’enjeu pastoral ne consiste pas seulement à compter le nombre de personnes présentes dans les lieux de culte.
Il consiste aussi à aider les chrétiens à approfondir leur identité, à comprendre leur foi et surtout à traduire l’Évangile dans leur vie quotidienne.
L’ÉVÊQUE AUXILIAIRE, AUSSI UN MINISTRE DE LA FORMATION
C’est ici que le parcours de Mgr Ndaka retrouve toute sa cohérence.
Prêtre formateur à Popokabaka.
Étudiant en théologie et en psychologie en Espagne.
Recteur du Grand Séminaire Saint-Cyprien de Kikwit.
Doyen d’une faculté de théologie.
Puis évêque auxiliaire au cœur de Kinshasa.
La formation constitue donc un fil rouge de son itinéraire.
Dans une ville où les chrétiens sont exposés à une multitude de discours religieux, la mission de l’évêque ne peut être séparée de la formation des consciences.
* Être chrétien ne se résume pas à porter un titre.
* Être catholique ne consiste pas uniquement à appartenir à une paroisse ou à un mouvement.
L’identité chrétienne en général et catholique en particulier doit se traduire par la manière de vivre, de travailler, d’éduquer les enfants, de respecter le prochain, d’exercer une responsabilité, de gérer les biens communs et de participer à la construction de la société.
LA PAROLE DE DIEU DOIT DESCENDRE DANS LA VIE
La question demeure donc essentielle :
Que signifie réellement être chrétien dans la Kinshasa d’aujourd’hui ?
La réponse ne peut être seulement théorique.
Elle doit se vérifier dans la famille, dans le couple, dans l’éducation des enfants, dans le respect des autres et dans la manière d’exercer ses responsabilités.
Elle se vérifie également dans la rue : respect des règles communes, comportement sur les routes, protection de l’environnement, gestion des déchets, respect des biens publics et capacité à vivre avec les autres.
Une société fortement christianisée devrait pouvoir reconnaître quelque chose de l’Évangile dans le comportement de ses citoyens.
Cette perspective donne au ministère des évêques auxiliaires une dimension qui dépasse les seules responsabilités administratives.
Ils participent à une œuvre de proximité, d’accompagnement, de formation et de communion autour de l’archevêque.
OCTOBRE, LE ROSAIRE ET L’ENRACINEMENT DANS LE CHRIST
En ce mois d’octobre consacré au Saint Rosaire, cette réflexion trouve un chemin privilégié.
Marie est celle qui écoute, accueille et met en pratique la Parole.
Avec elle, le chrétien est invité à contempler le Christ et à conformer progressivement sa vie à l’Évangile.
Le Rosaire ne devrait donc pas être réduit à une répétition mécanique de prières.
Il peut devenir une école de conversion personnelle, familiale et communautaire.
À travers les mystères du Christ, le croyant revient à l’essentiel : Jésus-Christ.
Cet enracinement permet au catholique de vivre son identité avec sérénité, sans agressivité envers ceux qui professent une autre tradition chrétienne ou religieuse, mais également sans confusion sur ce qu’il croit et professe.
25 ANS DE SACERDOCE : UN JUBILÉ, MAIS AUSSI UNE MISSION À POURSUIVRE
Vingt-cinq années après son ordination sacerdotale, le parcours de Mgr Carlos Ndaka Salabisala apparaît ainsi comme un itinéraire qui relie plusieurs dimensions du ministère de l’Église : la pastorale paroissiale, la formation, l’enseignement, la recherche théologique, l’accompagnement des futurs prêtres et désormais le service épiscopal.
De Popokabaka à Kinshasa, son chemin rejoint celui d’une Église appelée à transmettre la foi, à former les consciences et à accompagner un peuple chrétien vivant au milieu d’une société en profonde transformation.
Son ministère d’évêque auxiliaire prend place dans une succession historique qui remonte au cardinal Joseph-Albert Malula et qui a vu passer, auprès des archevêques successifs de Kinshasa, des figures comme Eugène Moke, Tharcisse Tshibangu, Dominique Bulamatari, Édouard Kisonga, Daniel Nlandu, Timothée Bodika, Sébastien-Joseph Muyengo, Donatien Bafuidinsoni, Jean-Pierre Kwambamba, Jean-Crispin Kimbeni et Vincent Tshomba.
Cette succession n’est pas qu’une liste de noms.
Elle raconte une réalité pastorale : Kinshasa a besoin d’une Église capable de travailler ensemble, autour de son archevêque, pour répondre à l’ampleur de sa mission.
Et, dans cette continuité, Mgr Charles Ndaka Salabisala poursuit aujourd’hui son service.
PRIÈRE POUR UN SERVITEUR
Pour ces vingt-cinq années de sacerdoce, l’heure est d’abord à l’action de grâce.
Merci, Seigneur, pour le chemin parcouru depuis Popokabaka.
Merci pour les années de ministère paroissial, de formation, d’enseignement, d’études, de responsabilités diocésaines et de service épiscopal.
Nous te confions aujourd’hui et en cette année pastorale, Mgr Carlos Ndaka Salabisala.
Seigneur, garde ton serviteur fidèle à l’appel reçu.
Donne-lui la sagesse dans ses responsabilités.
Donne-lui la force lorsqu’il porte les préoccupations de ton peuple.
Donne-lui la patience pour écouter.
Donne-lui le courage de proclamer ta Parole.
Donne-lui l’humilité du serviteur.
Donne-lui surtout un cœur de pasteur capable de conduire les fidèles vers le Christ.
Que son ministère contribue à former des chrétiens qui ne se contentent pas de porter un nom, un titre ou une appartenance, mais qui vivent réellement l’Évangile.
Que son service d’évêque auxiliaire continue à contribuer, aux côtés du cardinal Fridolin Ambongo et des autres évêques auxiliaires, à la communion, à la formation et à la mission de l’Église de Kinshasa.
Que la Vierge Marie, Notre-Dame du Rosaire, l’accompagne dans son ministère sacerdotal et épiscopal.
Et que les vingt-cinq premières années de son sacerdoce ouvrent encore de nombreuses années de service fécond au Seigneur et à son Église.
AD MULTOS ANNOS, MONSEIGNEUR !
25 ans de sacerdoce : rendons grâce pour le passé, prions pour le présent et confions l’avenir à Dieu.
Que le Seigneur bénisse Mgr Carlos Ndaka Salabisala.
Qu’Il fortifie son ministère.
Qu’Il protège son serviteur.
Qu’Il fasse de lui un instrument de communion, de vérité, de formation et de paix.
Joyeux jubilé sacerdotal, Monseigneur !
Que Marie, Notre-Dame du Rosaire, vous accompagne.
Que l’Esprit Saint vous renouvelle.
Et que le Christ demeure toujours au centre de votre ministère.
Bertin Kangamotema Amizia
New Messager de la Paix





