Kinshasa, 19 mars 2026 ( Newmessagerpaix.net)
La CAF au cœur de la crise: entre bras de fer politique et bataille juridique.
Analyse sportive de Newmessagerpaix.net
La situation créée autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prend une ampleur sans précédent.
Depuis la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer le trophée au Maroc, malgré une victoire acquise sur le terrain par le Sénégal selon plusieurs observateurs, les réactions vont dans tous les sens et créé une profonde fracture au sein du football africain.
Le Sénégal officiel reste ferme :

“la coupe ne quittera pas le territoire” les plus hautes autorités sénégalaises n’entendent pas broncher. Le président Bassirou Diomaye Faye affiche une position sans ambiguïté :
« La coupe ne quittera pas le sol sénégalais. S’ils veulent la chercher, qu’ils viennent seulement. Et les 10 000 000 $ ne seront pas remboursés. »


Une déclaration qui sonne comme un véritable bras de fer institutionnel et qui traduit la détermination du Sénégal à défendre ce qu’il considère comme une victoire légitime acquise sur le terrain.
Que dit le droit sportif à ce propos?
Au cœur des contestations : la jurisprudence du Tribunal arbitral du sport, qui établit un principe clair :
lorsqu’un match est allé à son terme, il est en principe impossible de le sanctionner par un forfait a posteriori.
Comme le rappelle le journaliste Mansour Loum, s’appuyant sur des précédents :
« Le TAS applique souvent le principe de finalité du match sur le terrain. Si le match est allé à son terme sans protestation immédiate, le résultat est validé. »
Dans cette logique, même en cas d’incident :
« des sanctions disciplinaires peuvent exister, mais le résultat sportif n’est généralement pas annulé sauf vice très grave. »
Quelle est la compétence du TAS?
Face à cette décision, le Sénégal a décidé de saisir officiellement le TAS. La Fédération sénégalaise s’appuie sur une équipe d’avocats internationaux, dont le juriste suisse Serge Vittoz, connu pour avoir obtenu gain de cause dans des affaires similaires.
L’enjeu est clair : faire reconnaître juridiquement la validité du résultat acquis sur le terrain.
Quand les positions des spécialistes divergent.
Samuel Eto’o evoque la crise de confiance
L’ancien capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o, aujourd’hui membre du comité exécutif de la CAF, n’a pas caché son malaise :

« Comment restaurer la confiance des supporters africains envers leur CAF ?Comment réaffirmer notre légitimité sans fragiliser davantage notre institution ? »
Une sortie qui met en lumière une crise de crédibilité profonde au sein de l’instance dirigeante du football africain.
Des avis divergents au sommet du football africain
Si certains dénoncent une injustice, d’autres soutiennent la décision de la CAF.
L’ancien Ballon d’Or et président libérien George Weah tranche clairement :

« Celui qui quitte le terrain est considéré comme perdant ; la règle est claire. »
Avant d’ajouter :
« Le football ne se joue pas comme ça… félicitations au Maroc pour le titre. »
Une position qui illustre la division des opinions au plus haut niveau.
Arbitres et observateurs dénoncent une remise en cause du jeu.
L’ancien arbitre international Malang Diedhiou s’inscrit en faux contre la décision de la CAF :

« L’arbitre est le seul maître du jeu. S’il laisse le match se poursuivre, c’est que les conditions sont réunies. »
Il insiste :
« Il n’y a pas eu d’arrêt définitif… les deux équipes ont continué à jouer. »
Et met en garde :
« Si on invalide des matchs terminés, on fragilise toute la crédibilité des compétitions. Le football se gagne sur le terrain. »
Une indignation virale dans le monde du football
L’ancien international égyptien Mido n’a pas mâché ses mots :
« La CAF est une vraie blague… c’est le plus grand scandale de l’histoire du football africain. »
Tout en précisant :
« Je ne suis pas contre le Maroc… mais vous avez perdu sur le terrain. On ne peut pas féliciter quelqu’un pour une victoire gagnée dans les bureaux. »
La CAF temporise et s’en remet au TAS
Face à la tempête, le président de la CAF, Patrice Motsepe, adopte une posture d’apaisement :
« Chaque nation a le droit d’exercer les recours nécessaires pour défendre ses intérêts… et nous respecterons la décision qui sera prise. »

Une déclaration qui confirme que l’issue finale de ce dossier dépendra du TAS, seule instance habilitée à trancher définitivement.
Une crise qui dépasse le sport
Au-delà du résultat de la finale, cette affaire révèle une crise plus profonde :
celle de la gouvernance, de la transparence et de la confiance dans les institutions du football africain.
Entre décision administrative et vérité du terrain, entre règles juridiques et perception populaire, la CAN 2025 restera comme l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire du football africain.
Désormais, tous les regards sont tournés vers le TAS. Car de sa décision dépendra non seulement l’attribution d’un trophée… mais aussi l’avenir de la crédibilité du football africain.
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