Kinshasa, le 25 octobre 2026 ( New Messager de la Paix ) — La protection de l’environnement est une responsabilité à la fois spirituelle, morale et citoyenne. C’est le message lancé dimanche par le Révérend Pasteur Benjamin Yogolelo Itongwa, représentant légal de la Communauté Église pentecôtiste La Lumière du Monde (LDM), lors du culte dominical célébré au siège de cette communauté, situé rue Niangara, dans la commune de Ngiri-Ngiri, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Je vous invite à contribuer aux tâches de prendre soin de l’environnement », a déclaré le responsable religieux dans sa prédication, exhortant les fidèles à traduire leur engagement spirituel en actes concrets pour préserver leur cadre de vie.
Protéger l’environnement, un devoir de tous
Pour le Révérend Pasteur Benjamin Yogolelo Itongwa, prendre soin de l’environnement revient à préserver l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui entourent les êtres vivants. Cette responsabilité concerne notamment l’air, l’eau, la terre ainsi que les différentes formes de vie.

Il a insisté sur l’importance de protéger le milieu physique dans lequel les populations évoluent, en accordant une attention particulière aux eaux, aux forêts, aux montagnes, aux animaux et aux insectes, qui participent à l’équilibre de la nature.
Dans cette perspective, le pasteur a invité les membres de sa communauté à veiller à la propreté de leurs maisons et de leurs parcelles, à planter des arbres pour lutter contre la déforestation et à économiser l’eau. Il les a également encouragés à réduire les pratiques qui contribuent à la dégradation de l’environnement.
Ces recommandations prennent tout leur sens dans le contexte actuel de la RDC, où la préservation des ressources naturelles, la gestion des déchets et l’assainissement des milieux urbains constituent des enjeux importants pour la santé des populations et l’amélioration des conditions de vie.
À Kinshasa, en particulier, la salubrité des quartiers ne peut reposer uniquement sur les pouvoirs publics. Elle exige également la participation des ménages, des communautés religieuses, des associations et de chaque citoyen. Maintenir une parcelle propre, éviter de jeter des déchets dans les caniveaux et préserver les espaces verts sont autant de gestes susceptibles de contribuer à un environnement plus sain.
Le jardin d’Éden, une mission confiée à l’homme
Pour fonder son exhortation sur les Saintes Écritures, le Révérend Pasteur Benjamin Yogolelo Itongwa s’est référé au livre de la Genèse, au chapitre 2, versets 8 à 15, qui présente l’homme établi dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder.
Cette référence biblique souligne, dans son message, que la création ne doit pas être considérée comme une ressource à exploiter sans limites, mais comme un patrimoine dont l’être humain doit prendre soin.
La mission de cultiver et de garder le jardin rappelle ainsi la nécessité de concilier l’utilisation des ressources naturelles avec leur préservation. Elle invite les croyants à considérer la protection de l’environnement non comme une préoccupation secondaire, mais comme une responsabilité découlant de leur rapport à Dieu et à sa création.
« La terre et ses richesses appartiennent à l’Éternel »
Le responsable religieux a également cité le livre des Psaumes, au chapitre 24, versets 1 à 3, pour rappeler la souveraineté de Dieu sur l’ensemble de la création.
« La terre et ses richesses appartiennent à l’Éternel. L’univers est à lui avec ceux qui l’habitent. C’est lui qui a fondé la terre sur les mers et l’a établie fermement au-dessus des cours d’eau », a-t-il rappelé, reprenant le sens du passage biblique.
Cette vision place la protection de l’environnement au-delà d’une simple question de propreté ou d’aménagement urbain. Elle engage également la conscience humaine, le sens du bien commun et la responsabilité envers les générations futures.
Pour la RDC, pays doté d’importantes ressources naturelles, la préservation de la création représente un défi majeur. La protection des forêts, des cours d’eau et de la biodiversité, tout comme la lutte contre les différentes formes de pollution, nécessite une mobilisation collective et des comportements responsables.
La richesse naturelle du pays constitue un atout précieux, mais sa sauvegarde dépend aussi de la capacité des citoyens à adopter des pratiques respectueuses de leur environnement.
De la foi aux actes : une responsabilité citoyenne
Au-delà des paroles prononcées dans les lieux de culte, le message du Révérend Pasteur Benjamin Yogolelo Itongwa invite à faire de la protection de l’environnement une pratique quotidienne.
Les communautés chrétiennes peuvent notamment contribuer à la sensibilisation des familles, à l’assainissement des quartiers, à la plantation d’arbres et à la promotion de comportements favorables à la santé publique.
Cette démarche rejoint une préoccupation essentielle pour la société congolaise : faire de la protection de l’environnement une responsabilité partagée entre les institutions, les communautés et les citoyens.
En définitive, l’appel lancé à l’Église pentecôtiste La Lumière du Monde rappelle qu’une foi vécue au quotidien peut aussi se traduire par le respect de la nature et la préservation du cadre de vie.
Prendre soin de la création, c’est protéger la vie, préserver les ressources du pays et contribuer à un avenir plus sain pour les générations présentes et futures.
Une responsabilité qui, au regard du message biblique évoqué par le pasteur, concerne chacun, indépendamment de sa fonction ou de son milieu de vie.
Bertin Kangamotema Amizia/New Messager de la Paix





