Dans une salle du Centre Wallonie-Bruxelles pleine comme un œuf et qui a refusé du monde, le Dr Jean-Jacques Muyembe , a porté sur les fonts baptismaux, le livre de Didier Mumengi, Militariser l’agriculture.

Prenant la parole devant une foule nombreuse, le célèbre scientifique congolais a rendu hommage à son ami et intellectuel, avant de procéder au baptême officiel du livre.
« Je suis venu ici parce que Didier Mumengi est un ami. Pour moi, Mumengi représente l’intelligence utile.
» Et c’est un homme d’État, parce qu’il a eu des responsabilités politiques. Mais c’est un homme d’État différent d’un homme politique. C’est ça que j’ai senti. Et c’est ça que j’ai entendu ici, à travers les discours des éminentes personnalités ».
« Je ne suis pas écrivain, a t-il rassuré mais j’ai fait les humanités gréco-latines. Je suis en train de créer ma biographie et Mumengi m’a dit : “Il faut terminer avant.”
Moi, je lui ai dit : “Avant quoi ?”
Il m’a répondu : “Avant la mort.”
» Et je m’engage donc, au minimum, à écrire ma biographie pour les générations futures.
Et c’est très important. Il faut que chacun laisse un message. »
Et dans notre vie, le plus important, c’est de laisser des traces. Nous ne savons pas comment nous sommes venus au monde, mais nous devons savoir comment nous allons en partir. C’est ça qui est le plus important.
Et donc, je vais donc mouiller cette belle robe de baptême, ce que tu vois là.
» Cher Mumengi, votre génie, comme je l’ai dit, c’est quelque chose d’extraordinaire qui va certainement révolutionner l’agriculture dans notre pays « .

« Et il m’a choisi parce qu’on fait face à la faim. La faim, c’est F-A-I-M. La faim, c’est une épidémie silencieuse. »
« Oui. Quand on parle d’Ebola, c’est médiatisé. Tous les journalistes viennent.
Mais quand on parle de la faim, je ne sais pas s’il y a tant d’analyses, mais ce n’est pas autant que lorsqu’on parle de l’épidémie d’Ebola.
Mais l’épidémie de la faim est une épidémie silencieuse qui a des conséquences très graves pour l’avenir de notre pays. »
» Les chiffres, le taux qu’on vous a donné tout à l’heure, étaient effrayants : 42 % des enfants congolais souffrent de malnutrition chronique.
C’est-à-dire que leurs cerveaux sont abîmés. Et c’est irréversible.
Donc, on doit maintenant lutter contre la faim et surtout avoir un régime équilibré pour que nos enfants grandissent loin de la maladie, loin de la misère, loin de la pauvreté.
Donc, vous serez là pour que nous puissions transmettre les messages aux générations futures, pour transformer notre environnement, pour que nous ayons le meilleur environnement possible, grâce à l’agriculture, surtout à la productivité, notamment dans l’agriculture paysanne. »
Il a dit croire que, le projet de militariser l’agriculture, c’était donc de détruire l’agriculture paysanne et de la remplacer par la mécanisation.
« Mais plusieurs auteurs sont passés par ici pour dire que non, il faut prendre ça avec douceur.
Et Mumengi, c’est un homme dont les paroles sont douces, et nous croyons à cela.
C’est pour cela que je vous reçois , Militariser l’agriculture et que je vous fais entrer dans les bibliothèques nationales et internationales pour représenter les forces du peuple congolais dans les domaines de la nutrition, a-t-il conclu.
Bertin Kangamotema Amizia






