Par Bertin Kangamotema Amizia, Newmessagerpaix.net
Face à la persistance des tensions politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo, l’Alliance des leaders réformateurs de la société civile (ALERSOC-ASBL) appelle les acteurs politiques à la responsabilité, condamne le recours aux armes et soutient les initiatives de paix.
Dans une déclaration datée du 16 octobre 2026 à Kinshasa, cette organisation de la société civile réaffirme que le dialogue national inclusif, notamment dans la dynamique portée par la CENCO et l’ECC, constitue une voie essentielle pour surmonter les divisions et rechercher des solutions durables aux crises du pays.
Paix et cohésion nationale : l’ALERSOC interpelle les acteurs politiques
L’Alliance des leaders réformateurs de la société civile de la République démocratique du Congo (ALERSOC-ASBL), par sa Coordination nationale, exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des tensions politiques et sécuritaires dans le pays. Elle met en garde contre toute initiative susceptible de compromettre la paix, la cohésion nationale, l’unité du peuple congolais et le respect de l’ordre constitutionnel.
Dans sa déclaration intitulée « Pour la paix, le respect de la Constitution et un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo », rendue publique à Kinshasa le 16 octobre 2026, l’organisation lance un appel à la responsabilité politique.
Pour l’ALERSOC, l’intérêt supérieur de la nation doit demeurer au-dessus des ambitions individuelles et des intérêts partisans, particulièrement en cette période sensible de l’histoire du pays.
Responsabilité politique et respect de la Constitution
Dans son premier axe, l’ALERSOC lance un appel solennel à tous les acteurs politiques congolais, toutes tendances confondues, afin qu’ils fassent preuve de sagesse, de retenue et de responsabilité, aussi bien dans leurs discours que dans leurs actes.
L’organisation les exhorte au respect scrupuleux de la Constitution de la République et les invite à éviter tout comportement susceptible de mettre en péril la paix et la cohésion nationales.
Cet appel se veut une interpellation adressée à l’ensemble de la classe politique congolaise : les divergences politiques ne devraient pas prendre le pas sur la préservation de la stabilité nationale et la défense de l’intérêt général.
Rejet des discours de haine et du recours aux armes
L’ALERSOC invite également la population congolaise à rejeter les discours de haine, de division et d’intolérance, ainsi que toute forme d’incitation à la violence.
L’organisation condamne fermement le recours aux armes comme moyen de règlement des différends politiques. Elle déplore, à cet égard, toute attitude d’un responsable politique qui privilégierait la voie armée au détriment du dialogue et de la recherche d’une solution pacifique.
Dans sa déclaration, l’ALERSOC rappelle avec fermeté qu’aucune ambition individuelle ne saurait justifier la mise en péril de la vie des Congolais, la stabilité des institutions et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
À travers cette prise de position, elle souligne l’importance de privilégier les voies pacifiques pour résoudre les différends politiques et préserver l’unité nationale.
Soutien aux initiatives nationales et internationales de paix
Sur le plan diplomatique et institutionnel, l’ALERSOC salue et encourage les initiatives entreprises par l’Union africaine, les organisations régionales, le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Organisation des Nations unies en faveur du rétablissement et de la consolidation de la paix en RDC.
Elle les encourage à poursuivre leurs efforts de médiation, de coopération et de recherche de solutions durables.
L’organisation souligne toutefois que ces démarches doivent s’inscrire dans le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et des aspirations profondes du peuple congolais.
Cette position traduit son attachement à une recherche de la paix qui tienne compte des intérêts fondamentaux de la République démocratique du Congo et des attentes de sa population.
La CENCO et l’ECC au cœur de l’appel au dialogue national inclusif
L’un des points majeurs de la déclaration concerne le dialogue national inclusif et le Pacte social pour la paix.
S’appuyant sur les initiatives nationales de rapprochement, notamment celles portées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), l’ALERSOC réaffirme sa conviction que le dialogue national inclusif constitue une voie essentielle pour surmonter les divisions, restaurer la confiance et rechercher des solutions durables aux crises qui affectent le pays.
Cette prise de position met en avant l’importance des démarches de concertation nationale dans un contexte marqué par des défis politiques et sécuritaires persistants.
Pour l’ALERSOC, le dialogue doit permettre aux Congolais de rechercher ensemble des réponses aux difficultés nationales, dans un esprit de responsabilité et de préservation de l’intérêt général.
L’organisation résume sa conviction dans une formule qui souligne le caractère collectif de la responsabilité nationale : « La RDC appartient à tous les Congolais. Sa paix ne doit être sacrifiée sur l’autel des ambitions individuelles et partisanes. »
Un appel à privilégier l’intérêt supérieur de la nation
En définitive, la déclaration de l’ALERSOC constitue un appel à la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux congolais. Respect de la Constitution, rejet des discours de haine, condamnation du recours aux armes, soutien aux initiatives de paix et promotion du dialogue national inclusif forment les principaux axes de cette prise de position.
À travers son Coordonnateur national, Didier Ekabela Litenge, l’Alliance des leaders réformateurs de la société civile invite ainsi les différentes parties prenantes à privilégier les voies pacifiques et à placer l’intérêt supérieur de la nation au centre de leurs décisions.
Dans un pays confronté à des tensions politiques et sécuritaires, l’organisation réaffirme un principe essentiel : la recherche de solutions durables exige la responsabilité des dirigeants, le respect de l’ordre constitutionnel et une volonté réelle de dialogue au service de la paix et de l’unité nationale.
Bertin Kangamotema Amizia/New Messager de la Paix




