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	<title>Archives des @Militariser l’agriculture - New messager de la paix RDC</title>
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	<description>Rien que la Paix</description>
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	<title>Archives des @Militariser l’agriculture - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>Militariser l’agriculture :  » non, il ne s’agit pas de mettre les militaires aux champs »  ( Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 13:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika dissipe la confusion autour d’un concept qui se veut avant tout pédagogique, organisationnel et métaphorique « Militariser l’agriculture » : l’expression peut surprendre. Elle peut même prêter à confusion si elle est prise au pied de la lettre. Pourtant, son sens est tout autre. Il ne s&#8217;agit nullement de prendre [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/militariser-lagriculture-non-il-ne-sagit-pas-de-mettre-les-militaires-aux-champs-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Militariser l’agriculture :  » non, il ne s’agit pas de mettre les militaires aux champs »  ( Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika dissipe la confusion autour d’un concept qui se veut avant tout pédagogique, organisationnel et métaphorique</strong></p>
<p>« <strong>Militariser l’agriculture</strong> » : l’expression peut surprendre. Elle peut même prêter à confusion si elle est prise au pied de la lettre. Pourtant, son sens est tout autre.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit nullement de prendre des militaires pour leur demander de faire l&rsquo;agriculture. Il ne s&rsquo;agit pas non plus de confier les champs aux forces armées ou de transformer les agriculteurs en militaires.</p>
<p>L&rsquo;idée est plutôt de s&rsquo;inspirer de certains principes d&rsquo;organisation associés au modèle militaire — discipline, planification, encadrement, esprit de mission, répartition des responsabilités et culture du résultat — pour concevoir des brigades de production agricole.</p>
<p>C&rsquo;est cette précision que la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, spécialiste des sciences agronomiques, juge essentielle pour comprendre correctement l&rsquo;approche développée autour du concept de « militariser l&rsquo;agriculture ».</p>
<p><strong>Une expression métaphorique, pas une agriculture militaire</strong></p>
<p>Le premier malentendu à dissiper est donc simple :</p>
<p>Militariser l&rsquo;agriculture ne signifie pas militariser l&rsquo;agriculteur.</p>
<p>La différence n&rsquo;est pas seulement sémantique. Elle touche à la philosophie même de l&rsquo;approche.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de réfléchir à une agriculture structurée autour de brigades de production, composées notamment de jeunes, formés, encadrés et organisés autour d&rsquo;objectifs précis.</p>
<p>Une brigade agricole pourrait ainsi être organisée avec des responsabilités clairement définies : préparation des terres, semis, entretien, irrigation, récolte, stockage, transformation et commercialisation.</p>
<p>La référence au modèle militaire porte donc principalement sur l&rsquo;organisation collective et la discipline dans l&rsquo;exécution d&rsquo;une mission, et non sur le statut des personnes qui travaillent dans les champs.</p>
<p><strong>L&rsquo;expérience de Kisangani : un contexte particulier</strong></p>
<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika apporte également une précision importante à propos de l&rsquo;expérience agricole vécue dans un contexte militaire à Kisangani.</p>
<p>Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une situation très spécifique : un camp regroupant environ 1 000 militaires en formation connaissait des difficultés d&rsquo;approvisionnement alimentaire.</p>
<p>Pour répondre à cette situation, environ 180 militaires furent affectés à une mission de production agricole, avec pour objectif de contribuer à nourrir le camp.</p>
<p>Cette expérience ne peut donc pas être présentée comme la preuve d&rsquo;un projet consistant à utiliser les militaires pour faire l&rsquo;agriculture à l&rsquo;échelle nationale.</p>
<p>Le contexte était particulier, la finalité était précise et la réponse était circonstancielle.</p>
<p>L&rsquo;intérêt de cette expérience réside plutôt dans ce qu&rsquo;elle permet d&rsquo;observer : lorsqu&rsquo;une organisation humaine est structurée, encadrée et orientée vers un objectif clairement défini, elle peut être mobilisée efficacement autour d&rsquo;une activité productive.</p>
<p><strong>C&rsquo;est cette dimension organisationnelle qui nourrit la réflexion.</strong></p>
<p><strong>De la caserne à la brigade agricole : une différence fondamentale</strong></p>
<p>La proposition attribuée à Didier Mumengi s&rsquo;inscrit dans un autre registre.</p>
<p>Elle ne consiste pas à transformer les militaires en agriculteurs, mais à imaginer une agriculture organisée avec la rigueur d&rsquo;une mission collective.</p>
<p><strong>D&rsquo;où l&rsquo;idée de brigades agricoles</strong>.</p>
<p>Ces brigades pourraient réunir des jeunes sans emploi ou désœuvrés, bénéficiant d&rsquo;une formation agricole, d&rsquo;un encadrement technique et d&rsquo;une organisation du travail suffisamment rigoureuse pour atteindre des objectifs de production.</p>
<p><strong>La métaphore est donc claire :</strong></p>
<p>ce ne sont pas les militaires que l&rsquo;on veut mettre dans les champs ; ce sont les méthodes d&rsquo;organisation, de discipline et de mobilisation que l&rsquo;on veut transposer à la production agricole.</p>
<p><strong>Pourquoi cette réflexion trouve-t-elle un écho dans le contexte congolais ?</strong></p>
<p>Parce que la République démocratique du Congo est confrontée simultanément à deux défis majeurs : le chômage et le désœuvrement d&rsquo;une partie importante de sa jeunesse, ainsi que l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>D&rsquo;un côté, des milliers de jeunes cherchent des possibilités d&#8217;emploi et d&rsquo;insertion.</p>
<p>De l&rsquo;autre, le pays dispose d&rsquo;un potentiel agricole considérable, mais demeure confronté à d&rsquo;importants défis de production, de transformation, de conservation, de transport et d&rsquo;accès aux marchés.</p>
<p>La question posée par cette approche est donc particulièrement directe :</p>
<p>Pourquoi ne pas transformer une partie de cette jeunesse disponible en une force organisée de production agricole ?</p>
<p>C&rsquo;est ici que la référence à une organisation de type « <strong>brigade</strong> » devient pédagogique.</p>
<p><strong>Le modèle de Kanyama Kasese comme source de réflexion</strong></p>
<p>Dans le débat congolais sur l&rsquo;encadrement de la jeunesse, l&rsquo;expérience de Kanyama Kasese constitue un point de référence souvent évoqué pour illustrer la possibilité d&rsquo;une organisation structurée de jeunes autour d&rsquo;un cadre disciplinaire et collectif.</p>
<p>L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de reproduire mécaniquement cette expérience dans le secteur agricole.</p>
<p>Il est plutôt de se demander comment certaines dimensions d&rsquo;une organisation structurée — encadrement, discipline, formation, responsabilité et travail collectif — pourraient être adaptées à une politique de production agricole et d&rsquo;insertion des jeunes.</p>
<p>La « <strong>brigade agricole</strong> » devient alors une formule permettant de donner une forme concrète à cette ambition.</p>
<p><strong>Deux problèmes, une même réponse productive</strong></p>
<p>L&rsquo;une des originalités de cette réflexion réside dans sa volonté de traiter simultanément deux problèmes.</p>
<p><strong>Premier problème</strong> : le désœuvrement et le chômage des jeunes.</p>
<p><strong>Deuxième problème</strong> : l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>Une politique de brigades agricoles pourrait, dans cette logique, permettre de former des jeunes, de leur offrir une activité productive et de contribuer en même temps à l&rsquo;augmentation de la production alimentaire.</p>
<p>Le jeune ne serait plus simplement considéré comme un demandeur d&#8217;emploi.</p>
<p>Il deviendrait un producteur, un acteur économique et un participant direct à la sécurité alimentaire nationale.</p>
<p><strong>Une métaphore qui provoque volontairement le débat</strong></p>
<p>Le choix du mot « <strong>militariser</strong> » n&rsquo;est donc pas anodin.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une expression volontairement forte, presque provocatrice, destinée à susciter la réflexion.</p>
<p>Derrière cette formule se trouve une idée beaucoup plus simple :</p>
<p><em><strong>«Donner à l&rsquo;agriculture la discipline d&rsquo;une mission nationale, sans transformer l&rsquo;agriculteur en militaire.»</strong></em></p>
<p>Voilà probablement la meilleure clé de lecture du concept.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de militariser les champs.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de structurer la production.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de remplacer les agronomes par des militaires.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de mobiliser les jeunes autour de l&rsquo;agriculture sous l&rsquo;encadrement des compétences agricoles et scientifiques nécessaires.</p>
<p>* L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de créer une armée agricole.</p>
<p>* L&rsquo;objectif est de créer une force productive organisée.</p>
<p><strong>La place de l&rsquo;agronomie demeure centrale</strong></p>
<p>Cette précision est fondamentale.</p>
<p>Une agriculture organisée en brigades ne peut être efficace sans agronomes, chercheurs, techniciens, ingénieurs, formateurs, spécialistes de l&rsquo;environnement, experts en transformation et professionnels des chaînes de valeur agricoles.</p>
<p>La discipline organisationnelle ne remplace donc jamais la compétence scientifique et technique.</p>
<p>Elle doit plutôt la soutenir.</p>
<p>La logique serait ainsi :</p>
<p><strong>formation scientifique et technique + organisation + discipline + encadrement + moyens de production + débouchés = brigades agricoles productives</strong>.</p>
<p><strong>Une innovation pédagogique pour un problème congolais</strong></p>
<p>La Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika estime ainsi que le concept peut être compris comme une piste de réflexion susceptible de contribuer à répondre à la fois au problème du manque d&#8217;emplois et à celui de l&rsquo;insécurité alimentaire.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de prétendre que cette approche résoudrait à elle seule l&rsquo;ensemble des problèmes agricoles de la RDC.</p>
<p>L&rsquo;agriculture congolaise a également besoin d&rsquo;infrastructures, de routes de desserte agricole, de financements, de semences adaptées, d&rsquo;équipements, de stockage, de transformation, de mécanisation, d&rsquo;accès aux marchés et d&rsquo;un accompagnement technique durable.</p>
<p>Mais l&rsquo;idée présente une vertu essentielle : elle oblige à repenser la mobilisation de la jeunesse autour de la production.</p>
<p><strong>Dissiper le malentendu pour mieux comprendre l&rsquo;innovation</strong></p>
<p>Au fond, toute la question peut être résumée en quelques phrases :</p>
<p>* Militariser l&rsquo;agriculture ne signifie pas faire faire l&rsquo;agriculture par les militaires.</p>
<p>* Cela signifie envisager une agriculture organisée en brigades de production, avec une discipline collective, une planification rigoureuse, des responsabilités précises et des objectifs de résultats.</p>
<p>* Il s&rsquo;agit d&rsquo;une métaphore organisationnelle et pédagogique, et non d&rsquo;un projet d&rsquo;agriculture militaire.</p>
<p>L&rsquo;expérience de Kisangani rapportée par la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika appartient à un contexte particulier et ne doit pas être confondue avec la réflexion plus large portée par le concept.</p>
<p>Dans le contexte actuel de la RDC, où se conjuguent jeunesse désœuvrée, chômage, potentiel agricole immense et insécurité alimentaire, cette approche invite surtout à poser une question de fond :</p>
<p>Et si la jeunesse congolaise pouvait être organisée, formée et mobilisée comme une véritable force de production alimentaire ?</p>
<p>C&rsquo;est dans cette perspective qu&rsquo;il convient de comprendre la formule « militariser l&rsquo;agriculture ».</p>
<p>Non pas mettre les militaires aux champs, mais mettre la discipline, l&rsquo;organisation et l&rsquo;esprit de mission au service de l&rsquo;agriculture.</p>
<p>Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, propos recueillis par Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/militariser-lagriculture-non-il-ne-sagit-pas-de-mettre-les-militaires-aux-champs-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Militariser l’agriculture :  » non, il ne s’agit pas de mettre les militaires aux champs »  ( Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 16:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani démontrait que la militarisation de l’agriculture peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ? Professeure à l’Université de Lubumbashi, dans la Faculté des sciences agronomiques, spécialiste en écophysiologie végétale et forte d’une longue expérience dans les projets de développement, Marie-Hortense Manyonga Madika témoigne d’une expérience [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani démontrait que la militarisation de l’agriculture peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ?</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5697"  alt="" width="300" height="214" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-300x214.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-300x214.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-768x547.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-860x612.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037.jpg 913w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Professeure à l’Université de Lubumbashi, dans la Faculté des sciences agronomiques, spécialiste en écophysiologie végétale et forte d’une longue expérience dans les projets de développement, Marie-Hortense Manyonga Madika témoigne d’une expérience qu’elle a elle-même vécue de 2010 à 2015: la formation d’un bataillon agricole au camp de Base de Kisangani, aujourd’hui camp Bahuma.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5698"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-1024x577.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-768x433.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-860x484.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036.jpg 1225w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pendant cinq ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des FARDC, elle a participé à la formation de 180 militaires aux activités agricoles, piscicoles et d’élevage.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5702"  alt="" width="300" height="176" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-300x176.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-300x176.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-1024x600.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-768x450.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-860x503.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033.jpg 1100w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À travers ce témoignage, elle établit un lien direct entre cette expérience de terrain et la thèse développée par Didier Mumengi dans son ouvrage Militariser l’agriculture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5704"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5705"  alt="" width="300" height="234" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-300x234.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-300x234.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-768x600.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-860x672.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1.jpg 932w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Sans se limiter à une lecture théorique, la Professeure Manyonga Madika affirme avoir vu des militaires produire, nourrir un camp d’environs 1000 militaires et leurs familles, développer des compétences agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire de leur communauté.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5699"  alt="" width="300" height="215" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032-300x215.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032-300x215.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032.jpg 519w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lisez attentivement jusqu’à la fin pour être édifié </strong></p>
<p>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika</p>
<p>Bonjour, je m’appelle Marie-Hortense Manyonga Madika. Je suis professeur à l’Université de Lubumbashi, précisément à la Faculté des Sciences Agronomiques depuis 2008. J’ai aussi longtemps travaillé dans des projets de développement et j’ai une grande expérience de terrain dans différentes provinces de la RDC.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5703"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mon expérience est un témoignage unique qui donne une crédibilité exceptionnelle à la thèse de M. Didier Mumengi. Je n’ai pas seulement lu son livre sur la militarisation de l’agriculture, mais je l’ai vécu, et je veux vous raconter mon expérience.</p>
<p><strong>Une expérience menée à Kisangani</strong></p>
<p>En 2010, j’ai été chargée par l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M de former un bataillon agricole au camp de base, actuellement camp Bahuma, à Kisangani. Il s’agissait de nourrir environ 1 000 militaires formés par les Américains pour devenir des unités de réaction rapide.</p>
<p>Dans son livre, M. Didier Mumengi parle de « militariser l’agriculture », c’est-à-dire former des soldats qui mettent fin à la faim. Cela est tout à fait possible : je l’ai expérimenté et je vais vous raconter ce que nous avons réalisé.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5700"  alt="" width="216" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1-216x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1-216x300.jpg 216w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px" /></p>
<p>Pendant 5 ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, nous avons formé un vrai bataillon agricole composé de 180 militaires : 60 dans la première vague, puis 120 dans la deuxième.</p>
<p>Nous avons défriché 40 hectares :</p>
<p>10 hectares pour le manioc ;</p>
<p>6 hectares pour le riz pluvial ;</p>
<p>10 hectares pour le niébé ;</p>
<p>1 hectare pour le maraîchage.</p>
<p>Nous avons aménagé 22 étangs piscicoles pour la production de tilapias et de poissons-chats, et nous avons élevé des bovins ainsi que des porcs.</p>
<p>Nous avons également formé des conducteurs de tracteur et des mécanicien avec l’aide du Ministère de l’Agriculture et du Service National de Mécanisation Agricole (SENAMA).</p>
<p><strong>De la production à la transformation des produits agricoles</strong></p>
<p>Nous avons appris aux militaires la transformation des produits.</p>
<p><strong>Le manioc</strong></p>
<p>Après la récolte, ils effectuaient l’épluchage et le découpage à l’aide d’une machine motorisée. Les morceaux de manioc étaient mis dans des sacs, trempés dans des bacs de rouissage pendant 3 jours, puis pressés à l’aide de presses hydrauliques avant d’être séchés.</p>
<p>Nous obtenions ainsi un manioc prêt à passer au moulin pour donner une farine de très grande qualité.</p>
<p><strong>Le riz</strong></p>
<p>Le travail allait du champ jusqu’à l’obtention du riz blanc propre, exempt de paille et de cailloux, grâce aux opérations de battage et de décorticage.</p>
<p><strong>Le niébé</strong></p>
<p>Le battage permettait de séparer les gousses des graines, qui étaient bien séchées puis stockées dans des silos au niveau du camp.</p>
<p><strong>Un partenariat entre le monde militaire et l’enseignement agricole</strong></p>
<p>Nous avons aussi construit un partenariat entre l’IFA Yangambi (Institut Facultaire des Sciences Agronomiques), où je donnais cours à l’époque, et le camp militaire.</p>
<p>Les étudiants venaient au camp pour effectuer leurs stages, et certains militaires se rendaient à l’IFA Yangambi pour assister à mes cours.</p>
<p>Cette collaboration permettait ainsi de rapprocher la formation académique, l’expertise agricole et la pratique sur le terrain.</p>
<p><strong>Des « commandos agricoles » au service de leur communauté</strong></p>
<p>Toute la production était destinée à la cuisine du camp militaire ainsi qu’aux familles des soldats du bataillon.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5701"  alt="" width="300" height="282" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034-300x282.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034-300x282.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034.jpg 574w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ces soldats, qu’on appelait déjà des « commandos agricoles », nourrissaient leur propre base. Ils ne pillaient pas, ne volaient pas et ne tracassaient pas la population : ils produisaient et étaient fiers de leur travail.</p>
<p>Les autres militaires du camp qui ne faisaient pas partie du bataillon les enviaient, surtout au moment où ils ramenaient une partie des récoltes à leurs familles.</p>
<p>L’expertise et le savoir-faire de ces militaires étaient très demandés par les autres producteurs agricoles autour de Kisangani.</p>
<p>Les militaires vendaient leurs services — labourer un champ ici ou là — et ces prestations étaient payantes.</p>
<p>À l’époque, AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l&rsquo;Afrique) soulignait déjà que ce projet visait à garantir la sécurité alimentaire des soldats et de leurs familles pour diminuer le pillage, le vol et les tracasseries.</p>
<p><strong>Un militaire qui produit et qui nourrit les autres n’a pas le temps de nuire.</strong></p>
<p><strong>« J’ai reconnu ce que nous avons vécu à Kisangani »</strong></p>
<p>En lisant le livre de M. Didier Mumengi, j’ai reconnu ce que nous avons vécu au camp de Kisangani.</p>
<p>Lorsqu’il propose la création d’une force agro-pastorale militaire — des soldats de la fin de la faim — et parle de désenclavement par des guerriers des forces publiques, je vous affirme que ce n’est pas une théorie.</p>
<p><strong>C’est une méthode qui a fonctionné</strong>.</p>
<p>Si l’on peut nourrir un camp militaire ainsi, on peut aussi utiliser ces militaires pour nourrir toute une nation.</p>
<p>La RDC est un pays béni, doté de millions d’hectares de terres arables, mais ce qui manque, c’est la volonté.</p>
<p>M. Didier Mumengi, avec son livre Militariser l’agriculture, apporte cette volonté et un cadre pour l’assurer.</p>
<p>« <strong>La faim est l’ennemi numéro un national »</strong></p>
<p>M. Didier Mumengi a raison : la faim est l’ennemi numéro un national.</p>
<p>J’ai vu des militaires produire de la nourriture, devenir des agriculteurs et revêtir la dignité.</p>
<p>J’ai vu la discipline militaire se transformer en une vraie machine de production.</p>
<p>Ce livre n’est pas un rêve, c’est un plan. Et je suis la preuve vivante que cela peut fonctionner.</p>
<p>Bonne lecture et bon combat.</p>
<p>Témoignage recueilli et relayé par Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA sur New Messager de la Paix</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 13:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
		<category><![CDATA[@Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani entre 2010 et 2015 démontrait qu’une implication structurée des forces armées dans les activités agricoles peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ? C’est précisément l’intérêt du témoignage de la Professeure Dr Marie-Hortense Manyonga Madika, universitaire, chercheuse et praticienne du développement, qui apporte à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si l’expérience menée à Kisangani entre 2010 et 2015 démontrait qu’une implication structurée des forces armées dans les activités agricoles peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ?</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5693"  alt="" width="300" height="234" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-300x234.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-300x234.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-768x600.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-860x672.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome.jpg 932w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>C’est précisément l’intérêt du témoignage de la Professeure Dr Marie-Hortense Manyonga Madika, universitaire, chercheuse et praticienne du développement, qui apporte à ce débat une expérience de terrain particulièrement singulière.</p>
<p>Professeure à l’Université de Lubumbashi, où elle enseigne depuis 2008, elle est présentée comme une spécialiste des questions liées à l’agriculture, au développement et aux projets de terrain.</p>
<p>Son parcours l’a conduite à travailler dans plusieurs provinces de la RDC et à participer à des initiatives associant formation, production agricole, développement communautaire et renforcement des capacités.</p>
<p>Elle est également associée au CIPPAGRI (Centre d’Information et de Promotion des Projets AGRIcoles), une structure qui accompagne les agriculteurs.</p>
<p>Mais ce qui donne une portée particulière à son témoignage dans le débat sur la « militarisation de l’agriculture », c’est qu’elle ne parle pas d’une expérience théorique ou simplement observée à distance. Elle affirme l’avoir vécue directement à Kisangani.</p>
<p>En 2010, dans le cadre d’une initiative portée avec l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M, l’ambassade des États-Unis et l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, elle a participé pendant cinq années à la formation d’un bataillon agricole composé de 180 militaires, au camp de base de Kisangani, aujourd’hui camp Bahuma.</p>
<p>Défrichement de dizaines d’hectares, cultures de manioc, riz pluvial et niébé, maraîchage, pisciculture, élevage, mécanisation agricole, transformation des produits et partenariat avec l’enseignement supérieur : son récit décrit une expérience dans laquelle des militaires ont été formés non seulement à produire, mais également à transformer et à valoriser les produits agricoles.</p>
<p>C’est cette expérience vécue qui, selon elle, lui a permis de reconnaître dans l’ouvrage de Didier Mumengi, Militariser l’agriculture, des réalités qu’elle avait déjà expérimentées sur le terrain.</p>
<p><strong>Lisez attentivement jusqu’à la fin pour être édifié.</strong></p>
<p>«<em><strong> Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture » :</strong></em> témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika</p>
<p>Bonjour, je m’appelle Marie-Hortense Manyonga Madika. Je suis professeur à l’Université de Lubumbashi, précisément à la Faculté des Sciences Économiques depuis 2008. J’ai aussi longtemps travaillé dans des projets de développement et j’ai une grande expérience de terrain dans différentes provinces de la RDC.</p>
<p>Mon expérience est un témoignage unique qui donne une crédibilité exceptionnelle à la thèse de M. Didier Mumengi. Je n’ai pas seulement lu son livre sur la militarisation de l’agriculture, mais je l’ai vécu, et je veux vous raconter mon expérience.</p>
<p><strong>Une expérience menée à Kisangani</strong></p>
<p>En 2010, j’ai été chargée par l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M de former un bataillon agricole au camp de base, actuellement camp Bahuma, à Kisangani. Il s’agissait de nourrir environ 1 000 militaires formés par les Américains pour devenir des unités de réaction rapide.</p>
<p>Dans son livre, M. Didier Mumengi parle de « <strong>militariser l’agriculture »</strong>, c’est-à-dire former des soldats qui mettent fin à la faim. Cela est tout à fait possible : je l’ai expérimenté et je vais vous raconter ce que nous avons réalisé.</p>
<p>Pendant 5 ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, nous avons formé un vrai bataillon agricole composé de 180 militaires : 60 dans la première vague, puis 120 dans la deuxième.</p>
<p><strong>Nous avons défriché 40 hectares :</strong></p>
<p>&#8211; 10 hectares pour le manioc ;</p>
<p>&#8211; 6 hectares pour le riz pluvial ;</p>
<p>&#8211; 10 hectares pour le niébé ;</p>
<p>&#8211; 1 hectare pour le maraîchage.</p>
<p>Nous avons aménagé 22 étangs piscicoles pour la production de tilapias et de poissons-chats, et nous avons élevé des bovins ainsi que des porcs.</p>
<p>Nous avons également formé des conducteur·rice·s de tracteur et des mécanicien(ne)s avec l’aide du Ministère de l’Agriculture et du Service National de Mécanisation Agricole (SENAMA).</p>
<p><strong>De la production à la transformation des produits agricoles</strong></p>
<p>Nous avons appris aux militaires la transformation des produits.</p>
<p><strong>Le manioc</strong></p>
<p>Après la récolte, ils effectuaient l’épluchage et le découpage à l’aide d’une machine motorisée. Les morceaux de manioc étaient mis dans des sacs, trempés dans des bacs de rouissage pendant 3 jours, puis pressés à l’aide de presses hydrauliques avant d’être séchés.</p>
<p>Nous obtenions ainsi un manioc prêt à passer au moulin pour donner une farine de très grande qualité.</p>
<p><strong>Le riz</strong></p>
<p>Le travail allait du champ jusqu’à l’obtention du riz blanc propre, exempt de paille et de cailloux, grâce aux opérations de battage et de décorticage.</p>
<p><strong>Le niébé</strong></p>
<p>Le battage permettait de séparer les gousses des graines, qui étaient bien séchées puis stockées dans des silos au niveau du camp.</p>
<p>Un partenariat entre le monde militaire et l’enseignement agricole</p>
<p>Nous avons aussi construit un partenariat entre l’IFA Yangambi (Institut Facultaire des Sciences Agronomiques), où je donnais cours à l’époque, et le camp militaire.</p>
<p>Les étudiants venaient au camp pour effectuer leurs stages, et certains militaires se rendaient à l’IFA Yangambi pour assister à des cours.</p>
<p>Cette collaboration permettait ainsi de rapprocher la formation académique, l’expertise agricole et la pratique sur le terrain.</p>
<p><strong>Des « commandos agricoles » au service de leur communauté</strong></p>
<p>Toute la production était destinée à la cuisine du camp militaire ainsi qu’aux familles des soldats du bataillon.</p>
<p>Ces soldats, qu’on appelait déjà des « commandos agricoles », nourrissaient leur propre base. Ils ne pillaient pas, ne volaient pas et ne tracassaient pas la population : ils produisaient et étaient fiers de leur travail.</p>
<p>Les autres militaires du camp qui ne faisaient pas partie du bataillon les enviaient, surtout au moment où ils ramenaient une partie des récoltes à leurs familles.</p>
<p>L’expertise et le savoir-faire de ces militaires étaient très demandés par les autres producteurs agricoles autour de Kisangani.</p>
<p>Les militaires vendaient leurs services — labourer un champ ici ou là — et ces prestations étaient payantes.</p>
<p>À l’époque, Africare soulignait déjà que ce projet visait à garantir la sécurité alimentaire des soldats et de leurs familles pour diminuer le pillage, le vol et les tracasseries.</p>
<p><strong>Un militaire qui produit et qui nourrit les autres n’a pas le temps de nuire.</strong></p>
<p><em><strong>« J’ai reconnu ce que nous avons vécu à Kisangani »</strong></em></p>
<p>En lisant le livre de M. Didier Mumengi, j’ai reconnu ce que nous avons vécu au camp de Kisangani.</p>
<p>Lorsqu’il propose la création d’une force agro-pastorale militaire — des soldats de la fin de la faim — et parle de désenclavement par des guerriers des forces publiques, je vous affirme que ce n’est pas une théorie.</p>
<p><strong>C’est une méthode qui a fonctionné.</strong></p>
<p>Si l’on peut nourrir un camp militaire ainsi, on peut aussi utiliser ces militaires pour nourrir toute une nation.</p>
<p>La RDC est un pays béni, doté de millions d’hectares de terres arables, mais ce qui manque, c’est la volonté.</p>
<p>M. Didier Mumengi, avec son livre Militariser l’agriculture, apporte cette volonté et un cadre pour l’assurer.</p>
<p><em><strong>« La faim est l’ennemi numéro un national »</strong></em></p>
<p>M. Didier Mumengi a raison : la faim est l’ennemi numéro un national.</p>
<p>J’ai vu des militaires produire de la nourriture, devenir des agriculteurs et revêtir la dignité.</p>
<p>J’ai vu la discipline militaire se transformer en une vraie machine de production.</p>
<p>Ce livre n’est pas un rêve, c’est un plan. Et je suis la preuve vivante que cela peut fonctionner.</p>
<p><strong>Bonne lecture et bon combat.</strong></p>
<p>Une expérience de terrain qui interpelle le débat national</p>
<p>Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika mérite ainsi d’être entendu avec une attention particulière parce qu’il repose, selon son propre récit, sur une expérience concrète conduite pendant cinq années à Kisangani.</p>
<p>Son parcours universitaire et son expérience dans les projets de développement donnent à ce récit une dimension supplémentaire : elle ne se contente pas de commenter la proposition de Didier Mumengi. Elle rapproche cette proposition d’une expérience qu’elle affirme avoir personnellement conduite, dans laquelle formation militaire, agriculture, élevage, pisciculture, mécanisation, transformation agroalimentaire et enseignement supérieur ont été associés.</p>
<p>L’expérience rapportée ne constitue évidemment pas, à elle seule, une démonstration que le même dispositif pourrait être reproduit à l’échelle de toute la RDC. Mais elle apporte un élément de réflexion concret au débat : des militaires peuvent-ils également être formés comme producteurs, techniciens et acteurs de la sécurité alimentaire, dans un cadre organisé et encadré ?</p>
<p>Pour la Professeure Manyonga Madika, la réponse est clairement affirmative, parce qu’elle dit avoir vu cette expérience fonctionner à Kisangani.</p>
<p>Son témoignage rappelle surtout une réalité majeure : la lutte contre la faim ne concerne pas uniquement les agronomes, les paysans, les chercheurs ou les pouvoirs publics.</p>
<p>Elle peut mobiliser plusieurs composantes de la société lorsque les compétences, les terres, la formation, les moyens de production et l’organisation sont réunis autour d’un même objectif.</p>
<p>C’est précisément à ce niveau que son expérience rejoint la réflexion développée dans Militariser l’agriculture.</p>
<p>En racontant ce qu’elle a vécu au camp de Kisangani, la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika apporte au débat une parole d’expérience. Elle invite ainsi à dépasser la seule discussion théorique pour examiner, avec méthode et esprit critique, les conditions dans lesquelles une expérience agricole conduite avec des militaires pourrait être évaluée, documentée et éventuellement adaptée à d’autres contextes.</p>
<p>Car derrière les hectares défrichés, les étangs piscicoles, les récoltes de manioc, de riz et de niébé, les activités d’élevage et la formation technique, demeure une question essentielle pour la RDC : comment transformer durablement l’immense potentiel agricole du pays en nourriture accessible, en emplois, en dignité et en sécurité alimentaire pour les populations ?</p>
<p>Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, parce qu’il s’appuie sur une expérience vécue à Kisangani entre 2010 et 2015, apporte une contribution singulière à cette réflexion.</p>
<p><strong>Témoignage recueilli et relayé par Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</strong></p>
<p><strong>New Messager de la Paix</strong></p>
<p><strong>L’information pour la paix, la vérité pour le progrès</strong></p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<item>
		<title>DIDIER MUMENGI : DERRIÈRE LA « MILITARISATION DE L’AGRICULTURE », UNE PEUR ET UN APPEL À L’ACTION.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/didier-mumengi-derriere-la-militarisation-de-lagriculture-une-peur-et-un-appel-a-laction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son livre, ce jeudi 10 septembre 2026, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi a défendu avec force son concept de « militarisation de l’agriculture ». Derrière cette métaphore volontairement forte se dessine une préoccupation centrale : sortir de l’attentisme, vaincre la faim et restaurer la dignité [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/didier-mumengi-derriere-la-militarisation-de-lagriculture-une-peur-et-un-appel-a-laction/">DIDIER MUMENGI : DERRIÈRE LA « MILITARISATION DE L’AGRICULTURE », UNE PEUR ET UN APPEL À L’ACTION.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son livre, ce jeudi 10 septembre 2026, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi a défendu avec force son concept de « militarisation de l’agriculture ».</p>
<p>Derrière cette métaphore volontairement forte se dessine une préoccupation centrale : sortir de l’attentisme, vaincre la faim et restaurer la dignité d’un peuple par une mobilisation nationale autour de l’agriculture et du développement.</p>
<p>Pour Didier Mumengi, le choix du mois de septembre pour cette rencontre littéraire prend désormais une dimension particulière. À travers la Grande Rentrée Littéraire, les acteurs culturels et artistiques ont décidé de consacrer ce mois à la culture congolaise. Une manière, selon lui, de faire de septembre un rendez-vous annuel de célébration de la culture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5567"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mais son livre ne propose pas seulement une réflexion agricole. La « militarisation de l’agriculture » constitue, dans son esprit, une métaphore destinée à provoquer un « électrochoc » dans les mentalités.</p>
<p>Il s’agit d’abord d’exorciser ce qu’il décrit comme une forme de « virus mental » : l’attentisme, l’hésitation, la « décidophobie », la culture de l’à-peu-près et cette tendance à parler sans aller jusqu’à l’action.</p>
<p><strong>La faim, « principal ennemi de la nation »</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5568"  alt="" width="259" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-259x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-259x300.jpg 259w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-883x1024.jpg 883w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-768x891.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-860x998.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 259px) 100vw, 259px" /></p>
<p>Le raisonnement de Didier Mumengi part d’une conviction : lorsqu’un problème menace l’existence collective, il faut lui opposer le même degré de mobilisation que celui réservé aux menaces majeures.</p>
<p>À ses yeux, la faim constitue aujourd’hui le principal ennemi de la nation. Dès lors, la réponse ne peut plus relever d’une mobilisation ordinaire.</p>
<p>Il faut, estime-t-il, « militariser » la manière de travailler, de concevoir l’urgence, de former les agronomes, de conduire la recherche, de repeupler les territoires ruraux abandonnés et de mobiliser les forces humaines et professionnelles du pays.</p>
<p>La métaphore militaire devient ainsi une manière de penser l’urgence. L’objectif n’est pas de transformer l’agriculture en activité militaire au sens classique, mais d’adopter une discipline, une organisation et une capacité de mobilisation à la hauteur du péril que représente la faim.</p>
<p><strong>Une urgence qui dépasse l’agriculture</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5569"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-1024x768.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans son propos, Didier Mumengi élargit progressivement le concept. La « militarisation » ne concerne pas uniquement les champs. Elle renvoie à une manière globale d’accélérer le développement : infrastructures, formation professionnelle, agronomie, recherche, mobilisation des compétences et repeuplement des espaces ruraux.</p>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-5566-1" width="640" height="360" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4?_=1" /><a href="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4">https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4</a></video></div>
<p><strong>Il insiste notamment sur la nécessité de ne pas confondre cette vision avec les opérations du Service national. Il rappelle avoir été associé, à l’époque du président Laurent-Désiré Kabila, aux réflexions ayant entouré la conception initiale du Service national. </strong></p>
<p><strong>Celui-ci devait, selon son témoignage, contribuer à former une élite professionnelle multilingue et multiprofessionnelle en réunissant des jeunes issus des différentes aires culturelles du pays et en valorisant leurs différents niveaux de compétence.</strong></p>
<p>La « militarisation de l’agriculture » relève, à ses yeux, d&rsquo;une ambition beaucoup plus globale : organiser la société autour d&rsquo;une mobilisation contre la faim et pour le développement.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5571"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Repeupler l’arrière-pays</p>
<p>Une autre préoccupation forte traverse son intervention : la disparition progressive des villages et l’abandon des territoires ruraux.</p>
<p>Didier Mumengi évoque son expérience à Ndemba, où il dit avoir découvert que le village associé à la mémoire du premier universitaire congolais, agronome, avait disparu, jusqu’à devenir une forêt. Pour lui, cette expérience constitue un déclic.</p>
<p>Car lorsqu’un village disparaît, explique-t-il, ce n’est pas seulement un espace géographique qui disparaît. C’est aussi une culture agricole, des valeurs et une partie du pays.</p>
<p>D’où son idée d’un « repeuplement martial » des espaces ruraux abandonnés, à travers des villages agro-pastoraux capables de relancer la production et de redonner vie à l’arrière-pays.</p>
<p>Il évoque également la création d’une « Force agro-pastorale de la sécurité alimentaire nationale », conçue comme une réponse organisée à la menace que représente la faim.</p>
<p>La caserne, dans cette métaphore, devient le village agro-pastoral ; l’objectif n’est donc pas de militariser les terres au sens strict, mais de donner à la mobilisation agricole une organisation et une intensité nouvelles.</p>
<p><strong>L’inquiétude de voir encore « remettre à demain »</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5572"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Derrière la force des formules et la radicalité apparente du concept, Didier Mumengi laisse surtout apparaître une peur profonde : celle de voir encore une fois l’action repoussée.</p>
<p>Il dit craindre que l’idée, la vision et la volonté de mobilisation soient constamment reportées à plus tard. Il redoute cette habitude de repousser les échéances, de vivre avec les problèmes plutôt que de chercher à les résoudre.</p>
<p>Cette peur porte sur une forme de résignation collective : accepter les difficultés, les conflits, les maladies et les autres maux qui assaillent la société au lieu de se donner les moyens d’y mettre fin.</p>
<p>Son inquiétude est donc moins celle d’un homme qui doute de la nécessité du combat que celle d’un homme qui redoute que le combat ne commence jamais réellement.</p>
<p>C’est là que son émotion rejoint son message : le temps presse. L’urgence alimentaire n’est pas, pour lui, une urgence parmi d’autres. Elle est une urgence de survie et une condition préalable au développement.</p>
<p>« <strong>Tout commence par le ventre »</strong></p>
<p>L’une des images les plus fortes de son intervention résume cette philosophie : « Tout commence par le ventre. »</p>
<p>Pour Didier Mumengi,  » <em><strong>un peuple qui a faim ne dispose pas de toutes ses capacités pour construire son avenir. À l’inverse, lorsque le besoin alimentaire fondamental est satisfait, les capacités intellectuelles et collectives peuvent être libérées pour accélérer le développement. »</strong></em></p>
<p>Son ambition est donc de placer l’autosuffisance alimentaire au socle du développement intégral de la RDC.</p>
<p>Il s’interroge ainsi sur le paradoxe d’un pays disposant d’immenses terres arables, de ressources hydriques considérables et d’importantes potentialités halieutiques, mais qui continue à connaître la faim et à importer notamment du poisson.</p>
<p>Ce paradoxe, selon lui, constitue une humiliation qu’il faut transformer en sursaut.</p>
<p>Une émotion faite de gratitude, mais aussi de responsabilité</p>
<p>Au-delà de la controverse possible autour du mot « militarisation », l’intervention de Didier Mumengi révèle un homme profondément habité par la responsabilité.</p>
<p>Sa gratitude se lit d’abord dans la reconnaissance du cadre offert par la Grande Rentrée Littéraire et par le monde culturel congolais pour permettre à cette réflexion d’être exposée et discutée. La célébration du mois de septembre comme mois de la culture congolaise donne ainsi à la présentation de son ouvrage un cadre symbolique particulier.</p>
<p>Mais cette gratitude n’efface pas son inquiétude. Elle semble au contraire l’accompagner : gratitude envers ceux qui permettent au débat d’exister, mais crainte que la réflexion ne reste encore au stade de la parole.</p>
<p>Son émotion fondamentale est donc celle d’un homme qui voudrait voir la pensée se transformer immédiatement en décision, puis la décision en action.</p>
<p><strong>Transformer l’électrochoc en sursaut national</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5573"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au fond, le livre de Didier Mumengi apparaît comme un appel à rompre avec l’attentisme.</p>
<p>La « militarisation de l’agriculture » est moins une invitation à militariser les agriculteurs qu’une exhortation à militariser l’urgence, à donner à la lutte contre la faim une priorité nationale, une organisation, une discipline et une capacité de mobilisation exceptionnelles.</p>
<p>Son ambition dépasse ainsi la seule production agricole. Elle touche à la dignité, à la reconstruction des territoires ruraux, à la formation, à l’emploi, à la recherche, aux infrastructures et, plus largement, à la capacité d’un peuple à reprendre en main son destin.</p>
<p>Et derrière cette ambition demeure une peur, exprimée avec une certaine gravité : celle de continuer à remettre à demain les combats qui doivent être menés aujourd’hui.</p>
<p>Le vernissage de ce jeudi 10 septembre aura ainsi permis à Didier Mumengi de présenter non seulement un livre et un concept, mais surtout une interpellation : celle d’un sursaut collectif face à la faim, à l’abandon des territoires ruraux et à l’attentisme.</p>
<p>Son message pourrait se résumer en une exigence : l’urgence ne peut plus attendre.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia /Newmessagerpaix.net</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/didier-mumengi-derriere-la-militarisation-de-lagriculture-une-peur-et-un-appel-a-laction/">DIDIER MUMENGI : DERRIÈRE LA « MILITARISATION DE L’AGRICULTURE », UNE PEUR ET UN APPEL À L’ACTION.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>« Militariser l’agriculture » : Didier Mumengi ouvre le front de la guerre contre la faim.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 19:33:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@grand entretien]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Richard Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un grand entretien avec le journaliste-écrivain Richard Ali, l’auteur de « Militariser l’agriculture » expose une doctrine de transformation nationale fondée sur la mobilisation productive, la discipline, la territorialisation et l’autodétermination économique. Bertin Kangamotema Amizia en publie ici une première partie. KINSHASA, 9 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net)— Il est des livres qui décrivent une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un grand entretien avec le journaliste-écrivain Richard Ali, l’auteur de « Militariser l’agriculture » expose une doctrine de transformation nationale fondée sur la mobilisation productive, la discipline, la territorialisation et l’autodétermination économique. Bertin Kangamotema Amizia en publie ici une première partie.</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5545 aligncenter"  alt="" width="212" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office-212x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office-212x300.jpg 212w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office-723x1024.jpg 723w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office-768x1088.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office-860x1218.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_190056_WPS-Office.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></p>
<p>KINSHASA, 9 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net)— Il est des livres qui décrivent une réalité. D’autres cherchent à l’interpréter. Et il en est, plus rares, qui prétendent provoquer un déplacement du réel. « Militariser l’agriculture », de Didier Mumengi, se situe résolument dans cette troisième catégorie.</p>
<p>Formateur senior, chercheur, consultant, conférencier et écrivain, lauréat de plusieurs prix littéraires et auteur d’une œuvre majeure comptant une vingtaine d’ouvrages, Didier Mumengi développe dans cet entretien une pensée qui se veut à la fois doctrinale, stratégique et opérationnelle.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5544"  alt="" width="300" height="178" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193523_WPS-Office-300x178.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193523_WPS-Office-300x178.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193523_WPS-Office-768x457.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193523_WPS-Office.jpg 851w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Face à lui, le journaliste-écrivain Richard Ali, chroniqueur littéraire, écrivain et éditeur d’alibooks.cd, lauréat du Prix littéraire Mark Twain, responsable Lettres et Livres — Bibliothèque — au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, fondateur de l’Association des jeunes écrivains du Congo (AJECO) et actuellement vice-président de l’Union des écrivains Congolais (UECO), conduit un échange qui dépasse largement le commentaire littéraire.</p>
<p>Car derrière le titre volontairement provocateur de l’ouvrage se trouve une interrogation centrale : comment transformer l’immense potentiel agricole, humain, territorial et hydrique de la République démocratique du Congo en une véritable puissance productive capable de mettre fin à la faim ?</p>
<p>« <strong>Mettre manu militari fin à la faim</strong> »</p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5546 aligncenter"  alt="" width="162" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_192650_WPS-Office-162x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_192650_WPS-Office-162x300.jpg 162w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_192650_WPS-Office.jpg 382w" sizes="auto, (max-width: 162px) 100vw, 162px" /></p>
<p>C’est autour de cette formule que Didier Mumengi livre la substance doctrinale de son ouvrage et en dévoile l’architecture profonde.</p>
<p>À la croisée de la philosophie, de la géoéconomie et de l’action opérationnelle, sa réflexion prend la forme d’une véritable doctrine de transformation nationale.</p>
<p>Elle adresse à la société congolaise un appel : ouvrir un front spécial, celui d’une révolution agropastorale conduite avec détermination, discipline du travail, célérité dans l’action et puissance de mobilisation.</p>
<p>L’expression « militarisation de l’agriculture » ne renvoie donc pas, dans sa conception, à une simple transposition des structures militaires dans le monde agricole. Elle désigne une méthode de mobilisation productive, organisée autour d’objectifs, de moyens, de discipline, de planification et d’une obligation de résultats.</p>
<p>Cette stratégie entend s’attaquer simultanément aux principaux foyers de l’insuffisance alimentaire : faible productivité, sous-mécanisation, déficit d’infrastructures, insuffisance d’intrants, faiblesse du financement, pertes post-récolte, insuffisance de transformation industrielle, défaillances logistiques et fragmentation des capacités productives.</p>
<p><strong>Didier Mumengi résume cette offensive autour de dix leviers structurants.</strong></p>
<p>Le premier serait l’adoption d’une loi-cadre portant déclaration de l’état d’urgence alimentaire en RDC. Cet acte fondateur devrait placer la sécurité alimentaire au cœur de l’autodétermination productive nationale et en faire une priorité stratégique de la Patrie.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5547"  alt="" width="272" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193654_WPS-Office-272x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193654_WPS-Office-272x300.jpg 272w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193654_WPS-Office.jpg 611w" sizes="auto, (max-width: 272px) 100vw, 272px" /></p>
<p>Mais cette loi aurait également, selon lui, une portée symbolique : elle devrait contribuer à « exorciser » ce qu’il appelle la « décidophobie congolaise », c’est-à-dire cette altération de la capacité individuelle et collective à décider, entreprendre et assumer la responsabilité de l’action transformatrice.</p>
<p>Une culture de l’hésitation, de l’attentisme, de l’à-peu-près et de la rumination mentale stérile que l’auteur résume en une formule saisissante : « penser sans trancher, diagnostiquer sans agir et décider sans jamais passer à l’exécution ».</p>
<p>L’état d’urgence alimentaire devrait précisément, dans sa vision, briser cette logique de l’inaction.</p>
<p><strong>Une Force Agro-Pastorale Nationale pour changer d’échelle</strong></p>
<p><strong>Le deuxième</strong> levier est la création d’une Force Agro-Pastorale Nationale (FAPN), conçue comme un instrument de mobilisation productive, mais également comme un corps national d’encadrement agro-professionnel, une grande école de discipline productive, un institut de formation pratique, un corps du génie agro-pastoral, un corps de mécanisation, de maintenance et de logistique, une structure de renseignement agro-pastoral stratégique et d’intelligence productive, un corps de recherche et d’innovation, un organe de transformation agro-industrielle ainsi qu’un centre de projection rapide des capacités productives.</p>
<p><strong>Le troisième</strong> levier repose sur le déploiement des Villages Agro-Pastoraux, suivant une logique de territorialisation productive et de casernement agro-professionnel. Chaque unité territoriale devrait contribuer, selon ses potentialités, à un objectif national de production.</p>
<p><strong>Le quatrième</strong> levier porte sur une mécanisation accélérée, accompagnée de l’émergence progressive d’un tissu industriel national capable de fabriquer, entretenir, réparer, renouveler et, à terme, innover les équipements et intrants nécessaires à la modernisation agricole.</p>
<p>Le <strong>cinquième</strong> concerne la constitution volontariste d’un capital productif national, articulée autour d’un nouvel ordre bancaire et d’un Fonds souverain spécial ou Fonds agro-alimentaire spécial.</p>
<p>Le <strong>sixième</strong> propose une révolution fiscale à visée industrialisante, fondée sur un protectionnisme économique incubatif destiné à protéger et accompagner les capacités agro-productives nationales émergentes.</p>
<p>Le <strong>septième</strong> entend développer une intelligence statistique stratégique, permettant notamment de savoir où se trouvent les déficits, où sont concentrées les capacités productives et où les moyens doivent être déployés prioritairement.</p>
<p>Le <strong>huitième</strong> vise une campagne nationale multimédia, scolaire et populaire, destinée à faire émerger une culture congolaise de la transformation agro-industrielle systématique et systémique.</p>
<p>Le <strong>neuvième</strong> propose une conscription professionnalisante orientée vers les métiers intra-agricoles, péri-agricoles et para-agricoles.</p>
<p>Enfin, le <strong>dixième</strong> levier repose sur la constitution, par les « Guerriers des Travaux publics », d’un stock stratégique d’infrastructures : routes et pistes rurales, ouvrages hydrauliques, entrepôts, chaînes du froid, infrastructures piscicoles, plateformes logistiques, marchés, unités de transformation et autres équipements indispensables à la collecte, à la transformation, au stockage, à l’acheminement et à la commercialisation.</p>
<p>Derrière ces dix leviers, Didier Mumengi revendique donc un concept qu’il qualifie lui-même d’atypique et résolument disruptif.</p>
<p><strong>Produire davantage, mais surtout reconstruire l’écosystème productif</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5548"  alt="" width="300" height="188" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office-300x188.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office-300x188.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office-1024x640.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office-768x480.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office-860x538.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260909_193629_WPS-Office.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L’une des questions fondamentales posées par Richard Ali touche précisément au choix du terme « militariser ».</p>
<p>Pourquoi, demande en substance le journaliste-écrivain, ne pas simplement programmer une relance agricole classique ?</p>
<p>La réponse de Didier Mumengi est nette : le problème agricole congolais ne serait plus réductible à la seule augmentation de la production agro-pastorale.</p>
<p>Il faudrait simultanément repeupler productivement les espaces ruraux menacés de désertification humaine, constituer le capital nécessaire à l’édification d’une économie agro-alimentaire nationale, organiser les forces et les facteurs de production et construire un circuit économique national viable, intégré, fonctionnel et durable.</p>
<p><strong>La différence essentielle serait donc une différence d’échelle.</strong></p>
<p>Là où une relance agricole classique chercherait principalement à produire davantage, la « militarisation de l’agriculture » entendrait reconstruire l’écosystème territorial, humain, financier, infrastructurel et industriel qui rend possible une production durablement intensive.</p>
<p>C’est cette volonté de passer de la politique agricole à une véritable mobilisation productive du territoire qui constitue, selon l’auteur, la rupture fondamentale de son concept.</p>
<p><strong>Le paradoxe congolais de l’abondance improductive</strong></p>
<p>Pour Didier Mumengi, cette réflexion part d’un paradoxe particulièrement préoccupant : la RDC dispose d’une abondance considérable de ressources sans parvenir encore à la convertir à la hauteur de son potentiel en puissance productive.</p>
<p>Il évoque une population dépassant les 115 millions d’habitants en 2026, environ 80 millions d’hectares de terres arables dont seule une faible fraction serait mise en valeur, près de 8 millions d’hectares de prairies et pâturages, ainsi qu’un immense potentiel hydrique et halieutique.</p>
<p>Et pourtant, cette abondance démographique, foncière, pastorale et hydrique ne se traduit pas suffisamment en emplois, revenus, valeur ajoutée, accumulation de capital et souveraineté alimentaire.</p>
<p>«<em><strong> Nous ne manquons ni de terres, ni d’eau, ni de bras, ni de ressources naturelles. Ce qui nous manque, c’est la capacité systémique d’organiser leur rencontre productive</strong> </em>», explique en substance Didier Mumengi.</p>
<p>Cette rencontre doit, dans son raisonnement, réunir la terre, le travail, le capital, la technologie, l’infrastructure, le marché et la décision publique.</p>
<p><strong>Repeupler productivement les territoires ruraux</strong></p>
<p>Richard Ali conduit ensuite l’entretien vers une autre dimension essentielle de la doctrine : le dépeuplement productif des espaces ruraux.</p>
<p>Didier Mumengi décrit une spirale dans laquelle le départ des actifs ruraux entraîne une contraction de la main-d’œuvre agricole, une sous-exploitation des terres, l’abandon des exploitations, l’interruption des cycles de production et la perte progressive du cheptel, des équipements, des savoir-faire et des intelligences agro-pastorales traditionnelles.</p>
<p>À cela s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures, la contraction des marchés locaux, l’insécurité, les conflits, les déplacements forcés, l’enclavement et l’affaiblissement de la présence de l’État.</p>
<p>La « militarisation de l’agriculture » entendrait précisément briser cette spirale.</p>
<p>Il ne s’agirait cependant pas, insiste l’auteur, de ramener administrativement les populations vers les villages. Il s’agirait plutôt de recréer les conditions économiques, sociales et culturelles capables de redonner aux territoires ruraux leur pouvoir d’attraction, de rétention et de reproduction des forces vives.</p>
<p><strong>C’est dans cette perspective qu’apparaît le concept de Village Agro-Pastoral Militaire (VAPM).</strong></p>
<p><strong>Du village traditionnel au territoire de puissance productive</strong></p>
<p>Le VAPM n’est pas conçu comme un simple village agricole.</p>
<p>Il devrait devenir une unité territoriale intégrée de production, de formation, d’emploi, d’investissement, de transformation agro-industrielle et de vie locale, attractive également sur les plans social, éducatif, culturel et sportif.</p>
<p>L’idée est de réunir dans un même espace organisé :</p>
<p>la terre, la main-d’œuvre, la formation, la mécanisation, l’énergie, les infrastructures, le financement agricole, la transformation agro-industrielle, les marchés de proximité, les services sociaux de base ainsi que les équipements sociaux, culturels et sportifs.</p>
<p>Dans cette architecture, la transformation industrielle devrait être organisée progressivement à l’échelle des groupements et des districts afin que chaque bassin de production puisse développer ses propres capacités de valorisation et d’accumulation.</p>
<p>Le village deviendrait ainsi, dans la vision de l’auteur, une plateforme territoriale de puissance productive.</p>
<p>Le territoire ne serait plus seulement un espace géo-administratif, mais un espace éco-industriel organisé. Et l’agriculture ne serait plus seulement une activité de subsistance : elle deviendrait une infrastructure stratégique de la puissance agro-économique nationale.</p>
<p><strong>La FAPN : produire, former, équiper, transformer et projeter</strong></p>
<p>Interrogé par Richard Ali sur ce qui permettrait de penser que la « militarisation de l’agriculture » produirait effectivement davantage, Didier Mumengi revient à la reconstruction méthodique d’une capacité productive nationale organisée, équipée, financée et placée sous une chaîne de commandement rigoureuse.</p>
<p>La FAPN devrait notamment remettre en valeur les terres abandonnées ou sous-exploitées, construire et réhabiliter les infrastructures, accélérer la mécanisation, développer les formations techniques et professionnalisantes, renforcer les équipements logistiques destinés à l’élevage et à la pêche, organiser les bassins de production et de transformation, garantir l’accès aux machines et intrants, développer la transformation industrielle et connecter les espaces ruraux aux marchés et aux circuits économiques nationaux.</p>
<p>Mais l’originalité de la proposition réside surtout dans la volonté de penser ces éléments comme un seul système.</p>
<p>La<strong> logique proposée par Didier Mumengi tient en une chaîne :</strong></p>
<p>CONNAÎTRE – PLANIFIER – FORMER – ÉQUIPER – PRODUIRE – TRANSFORMER – STOCKER – ACHEMINER – COMMERCIALISER – RÉINVESTIR.</p>
<p>Une boucle productive qui devrait être mesurée, corrigée et relancée en permanence.</p>
<p><strong>Une « quatrième dimension » de la défense nationale</strong></p>
<p>La question de Richard Ali sur la nature de la FAPN est l’une des plus fortes de l’entretien : cette structure serait-elle une quatrième force armée, après les forces terrestre, aérienne et navale ?</p>
<p><strong>Didier Mumengi apporte une nuance fondamentale.</strong></p>
<p>La FAPN ne serait pas, selon lui, une simple « force armée agricole ». Elle serait conçue comme un grand appareil national d’ingénierie productive, avec une culture d’organisation, de discipline, de planification, de projection territoriale et de mobilisation inspirée du modèle militaire.</p>
<p>Sa vocation serait moins de cultiver directement que d’organiser les conditions nationales de la production.</p>
<p>La FAPN devrait ainsi remplir dix grandes fonctions : mobilisation productive, encadrement agro-professionnel, formation intensive, génie agro-pastoral, mécanisation et maintenance, logistique, renseignement et intelligence productive, recherche et innovation, transformation agro-industrielle et projection territoriale stratégique.</p>
<p>Dans cette dernière fonction, la FAPN devrait être capable de projeter dans un territoire déficitaire une capacité productive complète : personnel, machines, semences, intrants, ingénieurs, techniciens, vétérinaires, infrastructures, financement et objectifs quantifiés.</p>
<p>Ainsi, chacun des 145 territoires de la République pourrait devenir, dans cette vision, une unité opérationnelle de production contribuant à un objectif national cumulé de rendement.</p>
<p>C’est ce que Didier Mumengi appelle une « <em><strong>mobilisation productive guerrière tous azimuts ».</strong></em></p>
<p>Et il précise le sens profond de son concept : la FAPN ne serait pas une quatrième armée au sens traditionnel, mais une « quatrième dimension de la défense nationale », celle de la défense de la Nation contre la faim, la dépendance alimentaire et la vulnérabilité productive.</p>
<p>Son théâtre d’opérations serait le territoire national.</p>
<p>Son arme stratégique : la capacité productive.</p>
<p>Son objectif opérationnel : la fin de la faim.</p>
<p>Sa finalité historique : l’autodétermination productive de la Nation congolaise.</p>
<p>De la révolution agricole à la refondation du circuit économique</p>
<p>Richard Ali pousse encore plus loin l’analyse en interrogeant la capacité de « Militariser l’agriculture » à révolutionner le système économique national au-delà du seul secteur agricole.</p>
<p>Pour Didier Mumengi, la révolution agricole n’est effectivement pas une fin en soi. Elle constitue le point de départ d’une refondation intégrale du circuit économique national.</p>
<p>L’ambition est de transformer la manière dont la richesse est produite, transformée, financée, distribuée, accumulée et réinvestie.</p>
<p>Dans cette perspective, l’agriculture doit alimenter l’agro-industrie ; les mines, l’industrie ; l’industrie, l’emploi et les revenus ; les revenus, l’épargne ; l’épargne, l’investissement ; l’investissement, la production ; la production, l’élargissement de l’assiette fiscale ; et la fiscalité, les infrastructures qui renforcent à leur tour la productivité nationale.</p>
<p>C’est cette circulation organisée de la richesse et cette accumulation endogène du capital que l’auteur veut installer au cœur du nouveau système.</p>
<p>La révolution agro-pastorale devient ainsi le point d’amorce d’un circuit économique national intégré, dans lequel la richesse créée contribue à financer sa propre reproduction élargie.</p>
<p><strong>L’écrivain qui veut « faire advenir</strong> »</p>
<p>Au terme de l’entretien, Richard Ali déplace le regard vers l’homme derrière la doctrine.</p>
<p><strong>Qui est Didier Mumengi ? Un intellectuel politiquement engagé ? Un politicien intellectuellement engagé ?</strong></p>
<p>La réponse est aussi personnelle que programmatique :</p>
<p>« Un écrivain engageant. Tout simplement ! »</p>
<p>Pour Didier Mumengi, l’intellectuel engagé met sa pensée au service de la métamorphose de la société. Le politicien intellectuellement engagé met cette pensée au service de l’action politique.</p>
<p>Mais l’écrivain engageant cherche, lui, à aller plus loin : faire advenir des réalités nouvelles.</p>
<p>Il n’écrit donc pas seulement pour raconter ce qui a été ou décrire ce qui est, mais pour faire advenir ce qui pourrait être.</p>
<p>Transformer les inquiétudes en questions, les questions en idées, les idées en doctrines, les doctrines en programmes et les programmes en actes : telle est la conception qu’il revendique de son métier d’écrivain.</p>
<p>Ses livres ne seraient donc pas de simples exercices littéraires ou intellectuels, mais des instruments d’introspection, de proposition et de transformation du réel.</p>
<p>Il établit alors lui-même un lien entre deux de ses engagements intellectuels : « Paix tout de suite », qui refusait de considérer la guerre comme une fatalité, et « Militariser l’agriculture », qui refuse aujourd’hui de considérer la faim comme une fatalité.</p>
<p>Le même principe les relierait : écrire pour refuser la fatalité, penser pour ouvrir le possible, proposer pour engager l’action salvatrice.</p>
<p>Et lorsqu’arrive la dernière question de Richard Ali — quelle est sa plus grande ambition ? — Didier Mumengi répond par une phrase d’une rare sobriété :</p>
<p>« <strong>J’en ai une. Une seule : que ma mort soit fertile</strong>. »</p>
<p>Une phrase qui, à elle seule, donne une clé de lecture à l’ensemble de cet échange magistral : chez Didier Mumengi, l’écriture semble vouloir survivre à l’écrivain en devenant idée, doctrine, proposition et, surtout, action.</p>
<p>Une première partie à découvrir jusqu’au bout</p>
<p>À travers ce Grand Entretien entre Didier Mumengi et Richard Ali, c’est donc moins la présentation d’un livre que l’exposition d’une vision de transformation nationale qui se dessine : une vision où l’agriculture devient le point de départ d’une mobilisation productive, d’une reconquête territoriale et d’une refondation du circuit économique national.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia publie ici une première partie de cet entretien exceptionnel. Il reviendra par la suite sur les autres dimensions de cette réflexion et sur la suite de cet échange entre l’écrivain Didier Mumengi et le journaliste-écrivain Richard Ali.</p>
<p>Ne manquez surtout pas de lire jusqu’à la fin, de partager cet entretien avec votre entourage et de nous dire ce que vous en pensez.</p>
<p>Selon vous, la « militarisation de l’agriculture » peut-elle constituer une véritable voie de transformation de l’économie congolaise et de lutte contre la faim ?</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia dans Newmessagerpaix.net</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/militariser-lagriculture-didier-mumengi-ouvre-le-front-de-la-guerre-contre-la-faim/">« Militariser l’agriculture » : Didier Mumengi ouvre le front de la guerre contre la faim.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>GRANDE RENTRÉE LITTÉRAIRE DE KINSHASA : le programme de la 9e édition dévoilé ce mardi au Centre Wallonie-Bruxelles. « Militariser l’agriculture » de Didier Mumengi, un rendez-vous intellectuel majeur au cœur de la rentrée littéraire.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 18:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@grande rentrée littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@New Messager de la Paix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026, Série éditoriale de New Messager de la Paix par Bertin KANGAMOTEMA Amizia  KINSHASA, 8 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net)— La Bibliothèque Wallonie-Bruxelles de Kinshasa a servi de cadre, ce mardi 8 septembre, au dévoilement officiel du programme de la 9e édition de la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa (GRLK 2026), prévue du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/grande-rentree-litteraire-de-kinshasa-le-programme-de-la-9e-edition-devoile-ce-mardi-au-centre-wallonie-bruxelles-militariser-lagriculture-de-didier-mumengi-un-rendez-vous-i/">GRANDE RENTRÉE LITTÉRAIRE DE KINSHASA : le programme de la 9e édition dévoilé ce mardi au Centre Wallonie-Bruxelles. « Militariser l’agriculture » de Didier Mumengi, un rendez-vous intellectuel majeur au cœur de la rentrée littéraire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026, Série éditoriale de New Messager de la Paix par Bertin KANGAMOTEMA Amizia </strong></p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5538 aligncenter"  alt="" width="214" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office-214x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office-214x300.jpg 214w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office-731x1024.jpg 731w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office-768x1075.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office-860x1204.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_184223_WPS-Office.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 214px) 100vw, 214px" /></p>
<p>KINSHASA, 8 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net)— La Bibliothèque Wallonie-Bruxelles de Kinshasa a servi de cadre, ce mardi 8 septembre, au dévoilement officiel du programme de la 9e édition de la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa (GRLK 2026), prévue du 10 au 12 septembre 2026.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5539"  alt="" width="238" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness-238x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness-238x300.jpg 238w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness-813x1024.jpg 813w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness-768x967.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness-860x1083.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190517_WhatsAppBusiness.jpg 1078w" sizes="auto, (max-width: 238px) 100vw, 238px" /></p>
<p>Pendant trois jours, Kinshasa vivra au rythme du livre, de la création, du théâtre, de la bande dessinée, de la poésie et des échanges entre écrivains de la RDC, de la région et d’ailleurs.</p>
<p>Cette édition, qui coïncide avec la célébration des 40 ans du Centre Wallonie-Bruxelles et de sa Bibliothèque à Kinshasa, est placée sous le thème : « Littérature : gardienne des mémoires et clé du développement intégral ».</p>
<p>La Bibliothèque Wallonie-Bruxelles, qui accueille depuis plusieurs décennies des activités liées au livre, à la lecture, aux rencontres d’écrivains et à la création littéraire, s’apprête ainsi à redevenir l’un des foyers majeurs de la vie culturelle kinoise.</p>
<p><strong>Didier Mumengi et « Militariser l’agriculture » : quand le livre ouvre le débat sur le développement</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5540"  alt="" width="198" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190611_WhatsAppBusiness-198x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190611_WhatsAppBusiness-198x300.jpg 198w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260908_190611_WhatsAppBusiness.jpg 661w" sizes="auto, (max-width: 198px) 100vw, 198px" /></p>
<p>Parmi les rendez-vous annoncés, le vernissage de l’ouvrage Militariser l’agriculture de Didier Mumengi constituera l’un des temps forts de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Le choix de mettre cet ouvrage au cœur de la réflexion inaugurale donne à la manifestation une dimension qui dépasse la seule célébration du livre. Il s’agit de placer la littérature et l’essai au contact des grandes préoccupations nationales : agriculture, sécurité, souveraineté, production, développement et avenir collectif.</p>
<p>À travers cette rencontre autour de Militariser l’agriculture, la Grande Rentrée Littéraire entend ainsi faire du livre un espace de questionnement sur les choix stratégiques de la République démocratique du Congo.</p>
<p>L’auteur, journaliste, écrivain et homme politique congolais, est également connu pour une œuvre consacrée à plusieurs grandes questions de société et de développement.</p>
<p>Le rendez-vous autour de Militariser l’agriculture s’annonce donc comme un moment de réflexion particulièrement attendu, au croisement de la littérature, de la pensée stratégique et des enjeux de développement.</p>
<p><strong>Le livre descend dans la rue</strong></p>
<p>Autre innovation forte : pendant les trois jours, l’Avenue de la Nation, devant la Délégation et la Bibliothèque Wallonie-Bruxelles, se transformera en Grand Marché du Livre.</p>
<p><strong>De 09h00 à 17h30</strong>, auteurs, éditeurs, bouquinistes et lecteurs s’y retrouveront pour les ventes, expositions, dédicaces et rencontres.</p>
<p>Le livre ne sera donc pas confiné aux salles de conférence. Il investira l’espace public, à la rencontre du lecteur.</p>
<p><strong>Une ouverture internationale assumée</strong></p>
<p>La GRLK 2026 accueille comme invité d’honneur l’écrivain belge Philippe Marczewski, qui animera notamment un atelier de création littéraire consacré aux « Techniques de narration et capture du réel dans la fiction contemporaine ».</p>
<p>La manifestation ouvrira également ses portes aux écrivains du Sénégal, emmenés par Abdoulaye Fodé, président de l’Association des Écrivains du Sénégal, ainsi qu&rsquo;aux écrivains de Brazzaville.</p>
<p>La programmation dessinera ainsi un triangle littéraire entre Kinshasa, Brazzaville et Bruxelles, avec des échanges autour de l&rsquo;engagement de l&rsquo;écrivain, de la mémoire collective et de la responsabilité citoyenne.</p>
<p><strong>Henri Djombo : le théâtre comme miroir de la société</strong></p>
<p>La scène théâtrale occupera une place importante avec l’écrivain et dramaturge Henri Djombo, du Congo-Brazzaville.</p>
<p>La Troupe Théâtre de l’Environnement, sous la mise en scène de KOAGNE Osée Colins, proposera plusieurs représentations, dont Madame la DG, adaptation du roman Sur la braise, Palabre Électorale au Kinango, De l’Exil au Palais, adaptation du roman Sarah ma belle cousine, Le Cri de la Forêt et Les bruits de couloirs.</p>
<p>Satire politique, gouvernance, écologie, pouvoir, intrigues institutionnelles et destins individuels seront ainsi transportés sur scène.</p>
<p><strong>Jeunesse, BD et transmission</strong></p>
<p>La jeunesse sera au centre de plusieurs activités.</p>
<p><strong>Le vendredi 11 septembre</strong>, une animation-lecture réunira élèves et adolescents autour de Jovitha Songwa et de son ouvrage Jo betela ngai lisolo, suivie de la présentation et de la dédicace de la BD Kuzamba 4 de Claudéo Nsiala, aux Éditions Afrik’a.</p>
<p><strong>Le samedi 12 septembre</strong>, les enfants partiront à la découverte du patrimoine national à travers la BD ELYKIA à Idjwi de Julia Ilondo.</p>
<p>Des ateliers de lecture, de contes et de découverte du patrimoine compléteront cette programmation jeunesse.</p>
<p><strong>Les éditeurs congolais à l’honneur</strong></p>
<p>La 9e édition donnera également une place importante aux maisons d’édition locales.</p>
<p>Les Éditions Colline Inspirée présenteront notamment les ouvrages de Donatien Mpudi, Au temps du numérique, Montre-moi le Soleil de Dieuleveut Kiangebeni et Le Trou n°4 de Negue Fly Nsau.</p>
<p>Les Éditions Ma Plume Aiguisée réuniront dix auteurs autour du thème : « Émergence et diversité des voix : la nouvelle garde de la littérature congolaise face aux défis du siècle ».</p>
<p>Les Éditions Andybook, quant à elles, proposeront une réflexion autour de la mémoire musicale, de la rumba et de l’identité culturelle, avec notamment les ouvrages de Mwalumu W’eragi, Caleb Bulala et Patrick Mpuramana.</p>
<p>« <strong>Voix de Goma » : écrire la résilience</strong></p>
<p>Autre moment fort du samedi : « Voix de Goma : écrire la résilience, dire l’espérance ».</p>
<p>Cette rencontre réunira Pascal Boroto, Paola Farini Salama et Guillaume Bukasa, autour de regards croisés sur la création littéraire et la résilience.</p>
<p>Dans un pays où la littérature accompagne souvent les douleurs, les espérances et les aspirations des communautés, cette rencontre donnera à la parole littéraire une dimension particulière.</p>
<p><strong>Poésie, slam et mémoire urbaine</strong></p>
<p>La poésie investira également l’espace public avec un concert-spectacle de slam réunissant Constellation Minzoto, Obed BOSSA et un micro ouvert.</p>
<p>Le thème annoncé — « Poésie urbaine, rythmes et vérités : la jeunesse slamme la mémoire et l’avenir » — résume à lui seul l’ambition de cette séquence : donner aux jeunes créateurs un espace pour raconter leur époque.</p>
<p>La manifestation accueillera également le vernissage de Kinshasa, mon combat d’Éric Magella, ainsi que celui de La rue n’est pas une impasse : un regard dans le rétroviseur d’une vie reconstituée de Vainqueur Mwamba Arsène.</p>
<p><strong>Un hommage au patrimoine intellectuel</strong></p>
<p>La programmation prévoit par ailleurs un hommage solennel au grand philosophe Valentin-Yves Mudimbe, dont l’œuvre demeure profondément associée aux grandes interrogations sur la pensée, la culture et l’identité africaines.</p>
<p>Cet hommage prend place dans une édition qui revendique précisément la littérature comme gardienne des mémoires.</p>
<p><strong>Le Prix Zamenga pour conclure trois jours de fête</strong></p>
<p>La clôture interviendra le samedi 12 septembre à 17h00, avec la cérémonie solennelle de clôture et la remise du Prix Zamenga.</p>
<p>La cérémonie comprendra la proclamation officielle des lauréats de la 8e édition, la remise des prix, diplômes et trophées, ainsi que les interventions du Comité d’Organisation et des autorités de parrainage, avant le cocktail de clôture.</p>
<p>Le Prix Zamenga s’inscrit depuis plusieurs années dans l’écosystème littéraire du Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa et participe à la promotion des nouvelles voix de la création congolaise.</p>
<p><strong>Trois jours pour faire de Kinshasa une capitale du livre et des idées</strong></p>
<p>Avec cette 9e édition, la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa propose finalement bien plus qu’un calendrier de rencontres.</p>
<p>Elle entend créer un espace où la mémoire dialogue avec le présent, où la littérature rencontre les enjeux de développement, où la jeunesse rencontre les auteurs et où Kinshasa échange avec Brazzaville, Dakar et Bruxelles.</p>
<p>Et au milieu de cette effervescence, le rendez-vous consacré à Militariser l’agriculture de Didier Mumengi devrait ouvrir une réflexion particulièrement stimulante sur la capacité du livre à accompagner les grandes batailles intellectuelles et stratégiques de la République démocratique du Congo.</p>
<p><strong>Du 10 au 12 septembre 2026, la littérature prendra donc possession de Kinshasa.</strong></p>
<p>Une rentrée où la plume ne se contente pas de raconter le monde : elle contribue à éveiller la cité.</p>
<p>SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026 —la  Série éditoriale de New Messager de la Paix,</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/grande-rentree-litteraire-de-kinshasa-le-programme-de-la-9e-edition-devoile-ce-mardi-au-centre-wallonie-bruxelles-militariser-lagriculture-de-didier-mumengi-un-rendez-vous-i/">GRANDE RENTRÉE LITTÉRAIRE DE KINSHASA : le programme de la 9e édition dévoilé ce mardi au Centre Wallonie-Bruxelles. « Militariser l’agriculture » de Didier Mumengi, un rendez-vous intellectuel majeur au cœur de la rentrée littéraire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>RÉVOLUTION AGRICOLE : L’AUTODÉTERMINATION  PRODUCTIVE OPTIMISÉE EST DÉCLARÉE !MILITARISER L’AGRICULTURETrois ans pour mettre la RDC sur la voie de la fin de la faim : un cap atteignable.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 15:06:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@septembre culturel congolais 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la RDC cessait de parler de son immense potentiel agricole pour enfin organiser sa puissance productive ? Dans Militariser l’agriculture, Didier Mumengi lance un appel au sursaut national : produire davantage, mécaniser, financer, former la jeunesse, développer les infrastructures et transformer les récoltes en emplois, industries et prospérité. Avec SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/revolution-agricole-lautodetermination-productive-optimisee-est-declaree-militariser-lagriculturetrois-ans-pour-mettre-la-rdc-sur-la-voie-de-la-fin-de-la-faim-un-cap-atteignabl/">RÉVOLUTION AGRICOLE : L’AUTODÉTERMINATION  PRODUCTIVE OPTIMISÉE EST DÉCLARÉE !MILITARISER L’AGRICULTURETrois ans pour mettre la RDC sur la voie de la fin de la faim : un cap atteignable.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Et si la RDC cessait de parler de son immense potentiel agricole pour enfin organiser sa puissance productive ?</p>
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<p>Dans Militariser l’agriculture, Didier Mumengi lance un appel au sursaut national : produire davantage, mécaniser, financer, former la jeunesse, développer les infrastructures et transformer les récoltes en emplois, industries et prospérité.</p>
<p>Avec SEPTEMBRE CULTUREL CONGOLAIS 2026, et la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa du 10 septembre 2026 au Centre Wallonie-Bruxelles Kinshasa, le livre de Didier Mumengi entre dans le débat national.</p>
<p>« Le potentiel ne nourrit pas une population. La production, oui. »</p>
<p>NEW MESSAGER DE LA PAIX et</p>
<p>Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/revolution-agricole-lautodetermination-productive-optimisee-est-declaree-militariser-lagriculturetrois-ans-pour-mettre-la-rdc-sur-la-voie-de-la-fin-de-la-faim-un-cap-atteignabl/">RÉVOLUTION AGRICOLE : L’AUTODÉTERMINATION  PRODUCTIVE OPTIMISÉE EST DÉCLARÉE !MILITARISER L’AGRICULTURETrois ans pour mettre la RDC sur la voie de la fin de la faim : un cap atteignable.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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