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	<title>Archives des @Didier Mumengi - New messager de la paix RDC</title>
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	<description>Rien que la Paix</description>
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	<title>Archives des @Didier Mumengi - New messager de la paix RDC</title>
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		<title>POUR UNE THÉRAPIE PSYCHO-HISTORIQUE DE LA CONSCIENCE CONGOLAISE. Conférence Scientifique en Plénière Extraordinaire du Parlement des Etudiants, Par Didier MUMENGI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 22:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[#conscience historique]]></category>
		<category><![CDATA[#Parlement des étudiants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De la mémoire blessée à la reconstruction de la conscience nationale : dans une conférence scientifique en plénière extraordinaire devant le Parlement des étudiants, Didier Mumengi plaide pour une véritable thérapie psycho-historique de la conscience congolaise. En revisitant les violences de la traite, de la colonisation et des conflits contemporains, de la mémoire de George [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/pour-une-therapie-psycho-historique-de-la-conscience-congolaiseconference-scientifique-en-pleniere-extraordinaire-du-parlement-des-etudiants-par-didier-mumengi/">POUR UNE THÉRAPIE PSYCHO-HISTORIQUE &lt;div&gt;DE LA CONSCIENCE CONGOLAISE. Conférence Scientifique en Plénière Extraordinaire du Parlement des Etudiants, Par Didier MUMENGI&lt;/div&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De la mémoire blessée à la reconstruction de la conscience nationale : </strong></p>
<p><strong>dans une conférence scientifique en plénière extraordinaire devant le Parlement des étudiants, Didier Mumengi plaide pour une véritable thérapie psycho-historique de la conscience congolaise. </strong></p>
<p><strong>En revisitant les violences de la traite, de la colonisation et des conflits contemporains, de la mémoire de George Washington Williams au GENOCOST, il interroge les effets durables des traumatismes historiques, des silences mémoriels et des récits imposés sur les représentations, les comportements et le devenir collectif du peuple congolais. </strong></p>
<p><strong>Il propose ainsi de sortir de l’amnésie historique par un travail de réappropriation, de vérité, de catharsis et de responsabilité, symboliquement résumé dans l’idée d’un « procès expiatoire de la conscience congolaise ». </strong></p>
<p><strong>Pour Didier Mumengi, la renaissance du Congo passe nécessairement par la reconstruction de sa mémoire, la décolonisation de sa conscience et la capacité des Congolais à réécrire leur propre histoire, par eux-mêmes et pour eux-mêmes, afin de retrouver une direction collective et de bâtir une nation pleinement consciente de son passé, de son identité et de son avenir.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lisez attentivement l&rsquo;intégralité de cette intervention jusqu’à la fin</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Honorables membres du Parlement des étudiants,</strong></p>
<p>Permettez-moi de commencer par une question simple, mais dont la portée historique, mémorielle et psychologique est considérable. Connaissez-vous cet homme ?</p>
<p>Soldat, pasteur, historien, juriste, homme politique et diplomate afro-américain, il naquit le 16 octobre 1849 à Bedford Springs, en Pennsylvanie, aux États-Unis d’Amérique, et mourut prématurément le 2 août 1891 à Blackpool, en Angleterre, à l’âge de 41 ans.</p>
<p>Quelle étrange et saisissante résonance historique : cet homme est mort un 2 août.</p>
<p>Plus d’un siècle plus tard, la nation congolaise a choisi, elle aussi, un 2 août pour se souvenir des massacres de masse qui ont profondément meurtri notre société, à travers la Journée nationale de commémoration du GENOCOST.</p>
<p>Hasard du calendrier ou saisissante alerte mémorielle ?</p>
<p>Deux époques. Deux histoires. Une même date. Et, par-delà les différences de contextes, une même exigence de mémoire : celle des violences de masse infligées aux populations congolaises à travers l’histoire. Alors, que vient nous révéler, dans le mystère de sa synchronicité, l’archétype mémoriel du 2 août ? Ne nous adresse-t-il pas, par-delà le temps, une injonction simple, grave et universelle :</p>
<p><em><strong>« N’oubliez jamais le mal qui vous a été fait. N’oubliez jamais ceux qui l’ont subi. </strong></em><em><strong>Et surtout, n’oubliez rien, afin que l’Histoire ne puisse jamais recommencer.</strong></em> »</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5820"  alt="" width="235" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_221837_WPS-Office-235x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_221837_WPS-Office-235x300.jpg 235w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_221837_WPS-Office.jpg 397w" sizes="auto, (max-width: 235px) 100vw, 235px" /></p>
<p>Venu au Congo aux premières heures de la colonisation, surnommé par les populations congolaises « Mundele Ndombe », il fut l’un des premiers grands témoins internationaux à dénoncer les violences commises dans le cadre du régime de l’État indépendant du Congo.</p>
<p>Le 18 juillet 1890, il adressa au roi Léopold II une lettre ouverte dans laquelle il dénonçait notamment les meurtres, les razzias esclavagistes, les exactions et les différentes formes de brutalité exercées contre les populations congolaises. Il y réclamait déjà la création d’une « Commission Internationale » chargée d’enquêter sur les faits qu’il dénonçait.</p>
<p>Puis, le 15 septembre 1890, dans une lettre adressée au secrétaire d’État américain James G. Blaine, Williams alla plus loin encore. Il y affirma que l’État colonial belge était engagé dans la traite des esclaves et qu’il était coupable de « nombreux crimes contre l’humanité ».</p>
<p>Ainsi, dès 1890, depuis le Congo et à propos du Congo, apparaissait sous la plume de cet homme du premier 2 aoûtl’expression : « crimes contre l’humanité ».</p>
<p>Fait historique d’une portée singulière : bien avant que le droit international ne lui confère sa consécration juridique, l’expression « crimes contre l’humanité » trouvait déjà au Congo l’une de ses premières et tragiques réalités sociétales.</p>
<p>Cet homme s’appelait George Washington Williams.</p>
<p>Une question, dès lors, s’impose : pourquoi son nom demeure-t-il si peu connu dans notre pays ? Cette question touche au cœur de mon propos : une nation ne construit véritablement une conscience nationale que lorsqu’elle est capable de se raconter elle-même, par elle-même et pour elle-même.</p>
<p>Avoir une histoire ne suffit pas à bâtir une conscience nationale. Il faut encore la connaître, la transmettre, l’interpréter, en faire une culture et en assumer la responsabilité narrative.</p>
<p>Ne l’oublions jamais : qui maîtrise le récit du passé dispose du pouvoir de donner sens au présent et d’ouvrir les horizons du futur.</p>
<p>Voilà pourquoi la mémoire de George Washington Williams touche à notre identité, à notre conscience historique, à notre souveraineté historiographique et à notre autodétermination narrative.</p>
<p>Une question plus profonde surgit alors : le désœuvrement ontologique que nous déplorons &#8211; cette difficulté à savoir qui nous sommes, d’où nous venons et vers quoi nous voulons aller &#8211; ne serait-il pas aussi le reflet d’une mémoire collective inorganisée, blessée, insuffisamment réappropriée et devenue, en quelque sorte, non autobiographique ?</p>
<p>Autrement dit : que devient un peuple lorsqu’il possède une histoire pluriséculaire et immense, mais ne parvient plus à l’inscrire pleinement dans sa propre mémoire ?</p>
<p>Et, inversement : que pourrait devenir un peuple qui reprendrait possession de son histoire, non pour vivre dans le passé, mais pour y puiser les ressources nécessaires à la construction et à la consolidation de sa conscience nationale ?</p>
<p>Rappelons-nous-en : se réapproprier son histoire pour affermir la conscience nationale, c’est reconquérir la capacité de donner sens à son présent et direction à son avenir.</p>
<p>L’histoire de George Washington Williams au Congo commence le 4 avril</p>
<p>1892, lorsque Léopold II écrivit au Gouverneur Général du Congo, Camille Janssen, ainsi qu’à son vice-gouverneur, Théophile Wahis, pour exiger l’intensification des récoltes d’ivoire et de caoutchouc.</p>
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<p>Le décret du 21 septembre 1891, qui consacrait l’accaparement par l’État indépendant du Congo d’une grande partie des espaces traditionnellement consacrés à la vie communautaire, à l’agriculture, à la chasse, à la pêche et à la cueillette, en les plaçant sous le régime du domaine privé du roi, conduisit le juriste et diplomate Camille Janssen à présenter sa démission.</p>
<p>Le 1er juillet 1892, le militaire de carrière Théophile Wahis lui succède. Il instaure le « système des quotas », avec des commissaires dont l’avancement et les primes dépendent des volumes de caoutchouc et d’ivoire expédiés vers Anvers.</p>
<p>La production devient alors un système de coercition esclavagiste : prise d’otages, chicotte, incendies de villages et mutilations des mains.</p>
<p>Le 1er avril 1893, Léopold II nomme le lieutenant Victor-Léon Fiévez au district de l’Équateur, bientôt surnommé « le diable de l’Équateur ».</p>
<p>En 1894, face au refus de la population congolaise de se soumettre à la récolte forcée du caoutchouc, Léon Fiévez s&rsquo;insurge et déclare avec une froideur glaciale : « Devant leur mauvaise volonté manifeste, je leur fais la guerre. Un exemple a suffi, cent têtes tranchées et depuis lors les vivres abondent dans la station&#8230; J’ai supprimé cent existences, mais cela permet à cinq cents autres de vivre.»</p>
<p>Cette sentence, d&rsquo;un cynisme inqualifiable, fut consignée dans un rapport officiel et confidentiel expédié depuis Coquilhatville le 11 janvier 1895.</p>
<p>Quelques semaines plus tôt, le 18 novembre 1894, Fiévez s&rsquo;était mis en route pour orchestrer l&rsquo;implantation du poste colonial de Busira, dans le territoire de Bolomba. Afin d&rsquo;asseoir son autorité dès le premier jour de son arrivée, il y fit massacrer indistinctement 956 personnes et captura arbitrairement 200 prisonniers, dont la moitié était des enfants âgés de quatre à dix ans.</p>
<p>À cette infamie s&rsquo;ajoutèrent le pillage et l&rsquo;incendie de 162 villages, ainsi que la destruction méthodique des cultures agricoles pour y semer la famine. En 1895, cette politique de terreur systémique porta ses fruits macabres : le district de l’Équateur afficha le rendement de caoutchouc le plus spectaculaire de tout l’État indépendant du Congo, culminant à plus de 650 tonnes.</p>
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<p>L&rsquo;écho de ces atrocités finit par franchir l&rsquo;océan. Le 26 juin 1895, l’un des sanglants « exploits » de Fiévez fut directement dénoncé à la tribune de la Chambre belge des représentants par le député libéralprogressiste Georges Lorand : « Un jour, déclara-t-il, Léon Fiévez compta plus de 1 300 mains coupées… »</p>
<p>De 1900 à 1908, l’État indépendant du Congo exporta chaque année plusieurs milliers de tonnes de caoutchouc — entre 4 500 et 6 000 tonnes selon les estimations disponibles, avec, par exemple, près de 4 900 tonnes en 1900, 6 000 en 1901 et 5 918 tonnes en 1903.</p>
<p>Et c’est justement pendant cette période que la population congolaise connut ce que plusieurs chercheurs ont décrit comme un « génocide colonial », avec près de 10 millions de morts, chiffre notamment popularisé par Adam Hochschild, à partir, entre autres, des travaux de Jean Vansina et de Jules Marchal.</p>
<p>Comment des faits aussi précieusement documentés, révélés et publiquement débattus ont-ils pu être ainsi effacés du grand récit national ?</p>
<p>Croyez-moi, chers compatriotes : si cette tragédie semble absente de notre conscience historique collective et de nos manuels scolaires, son effacement n’est pourtant qu’une illusion. Ce qui a été exclu du récit national continue, subrepticement, à produire des effets psychopathologiques dans le psychisme collectif.</p>
<p>Ce qui n’a pu être reconnu, nommé et symbolisé au niveau de la conscience nationale demeure à l’œuvre : cela façonne nos représentations, altère nos comportements et parasite notre rapport au passé.</p>
<p>De fil en aiguille, les traumatismes qui n’ont pu être nommés, reconnus, exorcisés, symbolisés et intégrés dans la narration historique nationale sédimentent des empreintes pathogènes durables dans les mécanismes psychologiques et physiologiques de réponse aux épreuves de la vie, notamment dans les processus de régulation du cortisol.</p>
<p>Nous sommes alors devant une chaîne psycho-historique complexe : les violences historiques, enfouies dans le silence historiographique et privées de possibilités de verbalisation expiatoire, contribuent, couche après couche, à la formation d’une mémoire traumatique ; celle-ci, à son tour, affecte les représentations de soi, le regard porté sur l’autre, sur notre passé, sur nos impensés et sur notre avenir ; ces représentations, en aval, alimentent des mécanismes de transmission intergénérationnelle, principalement psychologiques, sociaux et culturels, dont certaines manifestations peuvent prendre des formes dissociatives, décidophobiques et autodestructrices.</p>
<p>La recherche explore également l’hypothèse selon laquelle certaines expériences traumatiques vécues par les générations antérieures pourraient être associées à des modifications épigénétiques ainsi qu’à des altérations de certaines réponses biologiques aux aléas de la vie.</p>
<p>Cette hypothèse ne signifie toutefois ni modification de la séquence génétique, ni transmission biologique automatique du traumatisme.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, les psychocides qui n’ont pu être reconnus, nommés, thérapeutisés et intégrés dans le récit national peuvent contribuer à la perpétuation transgénérationnelle du traumatisme historique, sous la forme d’une vulnérabilité psychopathologique susceptible de se reproduire  insidieusement de génération en génération.</p>
<p>Comble de l’auto-négation mémorielle : du 30 juin 1960 à nos jours, ces psychocides historiques n’ont jamais véritablement fait l’objet d’un travail national, continu et suffisamment structuré de reconnaissance, de mémoire, de mise en sens et de réparation symbolique.</p>
<p>Dès lors, comment s’étonner du désœuvrement ontologique contemporain &#8211; cette difficulté collective à savoir qui nous sommes, d’où nous venons, ce que nous avons subi et vers quoi nous voulons aller &#8211; lorsqu’une part aussi considérable de notre histoire demeure insuffisamment reconnue, élaborée et intégrée à notre conscience nationale ?</p>
<p>Le désordre sociétal que nous observons et déplorons aujourd’hui ne serait-il pas, en partie, le symptôme visible d’un désordre mémoriel plus profond : une histoire insuffisamment réappropriée et réécrite, une mémoire collective insuffisamment réparée et rédimée, et, finalement, une conscience nationale encore insuffisamment décolonisée et réconciliée avec elle-même ?</p>
<p>De la traite négrière à nos jours, ces violences progressivement inculturées et sédimentées dans les imaginaires collectifs ont, selon toute vraisemblance, contribué à produire ce que je propose d’appeler un « code anthropologique traumatique », c’est-à-dire un ensemble altéré de représentations, de dispositions, de réflexes collectifs et de modes de rapport à soi, à l’autre, au pouvoir, à la mémoire et à l’avenir, subconsciemment intériorisés, sous l’effet de la répétition non réflexive, de la sédimentation des expériences psychopathogènes et de la transmission intergénérationnelle de schèmes traumatiques.</p>
<p>Ce « <strong>code anthropologique traumatique</strong> » agit aujourd’hui dans notre psychisme collectif :</p>
<p>• comme un principe de désorganisation de nos virtualités cognitives ;</p>
<p>• comme un facteur de désarticulation de nos consciences ;</p>
<p>• comme un vecteur de déconstruction identitaire ;</p>
<p>• comme un véritable virus d’insensibilisation collective, qui en vient à anesthésier notre capacité d’émotion, d’indignation et de mobilisation, au point que nombre de massacres de Congolais finissent par ne plus susciter, dans notre conscience collective, le deuil sociétal, l’indignation patriotique et la mobilisation civique qu’ils devraient normalement provoquer.</p>
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<p><strong>Très chers étudiants,</strong></p>
<p>À force de perpétuer un corps social profondément psycho-endommagé, force est de constater combien notre société, progressivement, en vient à banaliser la mort, la violence, les massacres de masse et, plus largement, le mal.</p>
<p>De plus en plus, les tragédies humaines semblent absorbées par la banalité du quotidien : des embarcations chavirent, les accidents de la route se multiplient ; le dix-septième épisode épidémique d’Ebola atteint des niveaux de mortalité alarmants ; le choléra, le paludisme et bien d’autres maladies pourtant évitables et soignables continuent de faire des ravages. À chaque fois, des dizaines, parfois des centaines de vies sont fauchées. Et, pourtant, l’émotion collective s’émousse, l’indignation s’épuise et ces tragédies finissent trop souvent reléguées au rang de simples faits divers.</p>
<p>Le pays se souvient-il encore du Pacte de Ntenda, signé en août 1961 ? La Nation a-t-elle inscrit dans les manuels scolaires les massacres de Kasika du 24 août 1998 ? La société congolaise pense-t-elle encore à la tragédie de Makobola, advenue du 30 décembre 1998 au 2 janvier 1999 ou au drame de Mwenga, où, le 17 octobre 1999, quatorze femmes furent enterrées vivantes ?</p>
<p>Nous avons un Stade des Martyrs, mais les noms, les visages et les histoires de tant de nos martyrs demeurent invisibles et s’effacent progressivement de notre conscience collective.</p>
<p>Comme une conscience collective éperdue, la mémoire nationale erre dans les dédales des cultures exogènes et des récits historiques venus d’ailleurs, alors même que notre humanité recèle une histoire de gloires, de résistances et de hauts faits, gravée dans le sang, la mémoire et le destin de nos ancêtres.</p>
<p>C’est au cœur de cette longue, douloureuse et implacable continuité historique, faite de violences, de ruptures mémorielles, de silences pathologiques, d’effacements historiographiques consentis et de transmissions traumatiques intergénérationnelles, que j’entrevois ce que je propose d’appeler le « <strong>Syndrome d’Auto-Destruction Sociétale Postcoloniale ».</strong></p>
<p>Ce syndrome se manifeste aujourd’hui dans notre pays à travers trois psychopathologies sociétales majeures :</p>
<p>1. L’injurisme cultuel : une pathologie de la parole publique où l’invective et la ferveur irrationnelle se substituent au savoir, à l’argumentation critique, au discernement intellectuel subtil et au débat raisonné :</p>
<p>2. Le règne décomplexé des vices : une déchéance comportementale résultant de l’affaiblissement</p>
<p>des vertus cardinales indispensables à la dignité humaine et au bien-vivre ensemble :</p>
<p>3. L’insensibilité socio-civique : une anomie émotionnelle collective, nourrie par la culture du sauvequi-peut et une doctrine de survie atomisée selon laquelle « tout se peut » et « presque rien n’est interdit ».</p>
<p>Quand l’injurisme vicie la parole, que les vices altèrent le comportement et que l’insensibilité délite le lien social, force est de ne pas réduire ces phénomènes à de simples défaillances morales spontanées : ils peuvent désormais être appréhendés comme les manifestations psychopathologiques différées des traumatismes esclavagistes et coloniaux originels, perpétuées dans le présent par une mécanique de reproduction pathogène, structurelle et transgénérationnelle.</p>
<p>En fait, trois grands mécanismes découlent de ce syndrome.</p>
<p>• Le premier, c’est la dépréciation de soi inculturée.</p>
<p>• Le deuxième, c’est la rupture civilisationnelle dissociative. C’est elle qui nous a conduits à l&rsquo;accoutumance, d&rsquo;une part, de la tribalisation paralysante de la politique et, d&rsquo;autre part, de la politisation destructrice de nos tribus.</p>
<p>• Le troisième, enfin, c’est la violence coloniale intériorisée et retournée contre nous-mêmes.</p>
<p>Du constat de cet entrelacs crisique et réifiant découle une question fondamentale : comment construire une mémoire suffisamment restauratrice de la grandeur civilisationnelle de notre humanité, pour que, de Muntu-Hotep, notre ancêtre primordial, aux martyrs du GENOCOST,</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5824"  alt="" width="293" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222010_WPS-Office-293x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222010_WPS-Office-293x300.jpg 293w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222010_WPS-Office.jpg 513w" sizes="auto, (max-width: 293px) 100vw, 293px" /></p>
<p>la mémoire des massacres historiques endurés cesse d’être reléguée au rang de simple statistique ou réduite à de banals épisodes d’une chronologie tragique, et pour que nos traumatismes historiques collectifs dépassent enfin le stade d’évocations occasionnelles, opportunistes ou situationnelles, afin de s’inscrire durablement dans l’histoire nationale et la mémoire collective ?</p>
<p>La société congolaise n’a pas seulement besoin d’être politiquement ou économiquement réformée. Elle exige d&rsquo;être repensée de fond en comble, à partir de sa superstructure psychologique, mémorielle, mentale, ontologique et anthropologique.</p>
<p>De là surgit une nécessité historique : convoquer et organiser sans délai le « procès expiatoire de la conscience congolaise ».</p>
<p>Non point un tribunal de la vengeance, ni une entreprise destinée à enfermer éternellement le Congo dans les geôles de son passé, mais un rituel cathartique de réappropriation historique autodéterminée. Autrement dit, ouvrir une audience d’aggiornamento transfiguratif, destinée à renouveler en profondeur notre rapport à nousmêmes, à notre histoire et à notre avenir.</p>
<p>Ce procès devra faire comparaître non des personnes, mais des récits, des silences, des oublis, des falsifications, des dévalorisations et des héritages historiques. Il devra nommer ce qui fut tu, documenter ce qui fut occulté, interroger ce qui fut déstructuré, restaurer ce qui fut dévalorisé et restituer à la conscience ce dont l’histoire l’a privée.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5827"  alt="" width="200" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222035_WPS-Office-1-200x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222035_WPS-Office-1-200x300.jpg 200w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222035_WPS-Office-1.jpg 454w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>L’état de nos schèmes comportementaux collectifs appelle cet indispensable moment d’introspection collective réparatrice. Cet auto-jugement à visée psychoassainissante nous est crucial.</p>
<p>Dans une démarche de conscience volontaire et lucide, nous y examinerons nos propres responsabilités dans ce qui s’abat sur nous, nous interrogerons nos échecs historiques, nos fragilités cognitives et nos manquements moraux, afin d’assainir notre rapport à l’histoire et de contribuer à la régénération de la conscience nationale.</p>
<p>C’est cette décision de désencombrer la conscience collective des travestissements de l’histoire, des brouillages de la mémoire et des héritages traumatiques qui nous permettra alors de revisiter, avec la rigueur critique requise, les grandes strates de nos héritages africains anciens &#8211; de l’Égypte antique à la Nubie, de Napata à Méroé, de Kerma à Ishango, jusqu’aux grands royaumes et empires précoloniaux de l’espace congolais contemporain &#8211; non pour fabriquer un passé mythique, mais pour retrouver, dans la profondeur des siècles, les ressources intellectuelles, culturelles et civilisationnelles susceptibles de nourrir notre soif de renaissance.</p>
<p>Voilà, au fond, le sens ultime du « procès expiatoire de la conscience congolaise ».</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5826"  alt="" width="300" height="69" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office-300x69.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office-300x69.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office-1024x234.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office-768x176.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office-860x197.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222054_WPS-Office.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans mon prochain livre, La Patriocratie plutôt que la démocratie, je développe plus largement les fondements, les enjeux et les modalités de cette démarche résurrectionnelle. Et oui : il ne s’agit pas seulement de ressusciter une mémoire. Il s’agit aussi de ressusciter une conscience. Et, à travers elle, de reconstruire une nation.</p>
<p>Je tiens à exprimer une gratitude toute particulière à ma fille Madeleine Mumengi, la deuxième de mes enfants, psychologue clinicienne de profession, qui m’a transmis le goût et la passion de la psychologie.</p>
<p>Par son regard clinique, sa grande sensibilité et la richesse de nos incessants échanges, elle a nourri ma réflexion et inspiré l’écriture de cette conférence. À travers ces pages se trouve donc aussi, discrètement, une part de ce qu’elle m’a transmis. Merci Mado.</p>
<p><strong>Mesdames et Messieurs, Honorables membres du Parlement des étudiants,</strong></p>
<p>Permettez-moi de conclure par cette conviction : « Nous ne reconstruirons pas le Congo si nous ne reconstruisons pas d’abord la conscience historique du Congolais. »</p>
<p>Et nous ne reconstruirons pas cette conscience historique si nous ne réécrivons pas notre histoire nationale de manière autobiographique. C’est-à-dire : par nous-mêmes d’abord, et pour nousmêmes surtout.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5828"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office-1024x768.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/Screenshot_20261006_222112_WPS-Office.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Kinshasa, 6 octobre 2026</p>
<p>Didier Mumengi</p>
<p>Écrivain</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/pour-une-therapie-psycho-historique-de-la-conscience-congolaiseconference-scientifique-en-pleniere-extraordinaire-du-parlement-des-etudiants-par-didier-mumengi/">POUR UNE THÉRAPIE PSYCHO-HISTORIQUE &lt;div&gt;DE LA CONSCIENCE CONGOLAISE. Conférence Scientifique en Plénière Extraordinaire du Parlement des Etudiants, Par Didier MUMENGI&lt;/div&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<item>
		<title>SOCIÉTÉ CIVILE : Vers une  contribution commune  autour du futur dialogue national inclusif .</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/societe-civile-vers-une-contribution-commune-au-autour-du-futur-dialogue-national-inclusif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 18:51:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice & Paix]]></category>
		<category><![CDATA[@CJP/CENCO]]></category>
		<category><![CDATA[@Cyrille Ebotoko]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@ECC/jc]]></category>
		<category><![CDATA[@Elembo]]></category>
		<category><![CDATA[@société civile congolaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’initiative conjointe de l’ECC/JPSC et de la CEJP-CENCO, les organisations de la société civile congolaise se sont réunies, vendredi 2 octobre 2026, au Centre d’Accueil Mgr Shaumba à Kinshasa, pour harmoniser leurs contributions aux initiatives de paix et jeter les bases d’une position commune en perspective du futur dialogue national inclusif. Cette rencontre apparaît [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/societe-civile-vers-une-contribution-commune-au-autour-du-futur-dialogue-national-inclusif/">SOCIÉTÉ CIVILE : Vers une  contribution commune  autour du futur dialogue national inclusif .</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’initiative conjointe de l’ECC/JPSC et de la CEJP-CENCO, les organisations de la société civile congolaise se sont réunies, vendredi 2 octobre 2026, au Centre d’Accueil Mgr Shaumba à Kinshasa, pour harmoniser leurs contributions aux initiatives de paix et jeter les bases d’une position commune en perspective du futur dialogue national inclusif.</strong></p>
<p>Cette rencontre apparaît ainsi comme une étape préparatoire importante dans la recherche d’une contribution structurée de la société civile au dialogue sur la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.</p>
<p><strong>« La paix doit désormais être pensée, préparée, construite et organisée »</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5785"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-300x200.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-300x200.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-1024x682.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-768x512.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-330x220.jpg 330w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-420x280.jpg 420w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-615x410.jpg 615w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041-860x573.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0041.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ouvrant les travaux, Didier Mumengi, Coordonnateur général du Secrétariat technique de l’Initiative du Pacte Social, a lancé un appel à l’appropriation pleine et entière, par la société civile, de l’Initiative du Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble ainsi que du processus de dialogue pour la Paix, la Cohésion et la Refondation de l’État.</p>
<p>Pour lui, le moment impose de dépasser une approche limitée à la seule espérance ou négociation de la paix : « Elle doit désormais être pensée, préparée, construite et organisée. »</p>
<p>Didier Mumengi a présenté le Pacte Social comme une architecture dépassant le seul dialogue politique, articulée autour de plusieurs dimensions stratégiques.</p>
<p>La première concerne le dialogue des communautés et la Pastorale de la Paix, avec notamment la réconciliation des communautés, le retour sécurisé et digne des déplacés et réfugiés, la démobilisation et la reconversion des personnes sorties des groupes armés, ainsi que la reconstruction des territoires affectés par les conflits.</p>
<p>L’enjeu, a-t-il souligné, est de « <em><strong>ne pas seulement faire taire les armes</strong> </em>», mais de reconstruire la confiance, restaurer la fraternité et réapprendre à vivre ensemble.</p>
<p>La deuxième dimension est celle du dialogue des experts, appelé à devenir un véritable laboratoire de résolution des crises nationales. Il s’agit, selon Didier Mumengi, de ne plus seulement décrire et analyser les problèmes du pays, mais de les transformer en solutions techniquement solides, scientifiquement argumentées, économiquement crédibles et accompagnées de responsabilités, d’échéanciers et de mécanismes de suivi et d’évaluation.</p>
<p>Cette démarche doit permettre de passer «<em><strong> de l’intelligence du diagnostic à l’intelligence de la solution »,</strong></em> puis de la solution à la programmation, de la programmation à l’action et de l’action à des transformations concrètes et durables.</p>
<p>La troisième dimension renvoie à la profondeur régionale et internationale de la crise congolaise, notamment à travers la recherche d’une paix durable dans les Grands Lacs et la mobilisation des ressources nécessaires à la reconstruction postconflit de la RDC.</p>
<p><strong>Une société civile appelée à parler d’une voix commune</strong></p>
<p>Dans cette perspective, le Coordonnateur général du Secrétariat technique du Pacte Social a insisté sur la responsabilité particulière de la société civile.</p>
<p>«<em><strong> La Société civile ne peut rester à la périphérie de cette dynamique. Elle doit y entrer. Elle doit y contribuer. Elle doit l’interroger. Elle doit l’enrichir. Et surtout, elle doit se l’approprier »,</strong></em> a-t-il déclaré.</p>
<p>Cette appropriation constitue l’un des principaux enjeux de la concertation du 2 octobre : permettre aux différentes composantes de la société civile de dépasser la dispersion des initiatives et de travailler à un référentiel commun, susceptible d’alimenter les prochaines étapes du dialogue national inclusif.</p>
<p>Didier Mumengi a également appelé les participants à transformer leur rôle de témoins des crises en responsabilité d’acteurs : « <em><strong>Ne soyons pas seulement les témoins de nos crises. Devenons les acteurs organisés, responsables et autodéterminés de la construction de la paix ! »</strong></em></p>
<p><strong>Vers un référentiel commun de la société civile</strong></p>
<p>Prenant la parole, Jean-Christophe Elembo, Secrétaire national exécutif de l’ECC/JPSC, a rappelé le rôle historique joué par la société civile congolaise dans les différentes crises traversées par le pays.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5786"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-300x200.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-300x200.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-1024x682.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-768x512.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-330x220.jpg 330w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-420x280.jpg 420w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-615x410.jpg 615w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040-860x573.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0040.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Il a appelé à l’élaboration d’un référentiel commun, notamment sur des questions sensibles telles que les groupes armés, les droits des victimes et les réformes institutionnelles. Cette démarche devrait permettre à la société civile de mieux harmoniser ses analyses et ses propositions dans la perspective des prochaines consultations nationales.</p>
<p>De son côté, Cyrille Ebotoko, Secrétaire exécutif de la JPC/CENCO, a présenté une analyse comparative des différentes initiatives de paix engagées en faveur de la RDC. Son exposé a mis en évidence leurs principales forces et faiblesses et ouvert un échange avec les participants sur les conditions nécessaires à une meilleure convergence des efforts.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5787"  alt="" width="300" height="200" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-300x200.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-300x200.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-1024x682.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-768x512.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-330x220.jpg 330w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-420x280.jpg 420w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-615x410.jpg 615w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042-860x573.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/10/IMG-20261004-WA0042.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong>Une étape vers une parole commune</strong></p>
<p>Au terme de la rencontre, les organisations présentes ont réaffirmé leur volonté de contribuer activement à la recherche de la paix et de travailler à l’élaboration d’une position commune de la société civile, fondée sur l’intérêt supérieur du peuple congolais.</p>
<p>La concertation du 2 octobre 2026 apparaît ainsi moins comme une rencontre supplémentaire que comme une étape de préparation et de convergence en vue du futur dialogue national inclusif.</p>
<p>Son principal défi sera désormais de transformer les analyses, propositions et expériences dispersées de la société civile en une contribution commune, structurée et constructive, capable d’alimenter le débat national sur la paix, la cohésion nationale, la refondation de l’État et la reconstruction de la RDC.</p>
<p>Car, comme l’a rappelé Didier Mumengi dans son mot d’ouverture, <strong>la conscience de la crise ne suffit plus : la responsabilité citoyenne commande le courage d’agir, la volonté de transformer et le devoir de construire.</strong></p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia/New Messager de la Paix</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/societe-civile-vers-une-contribution-commune-au-autour-du-futur-dialogue-national-inclusif/">SOCIÉTÉ CIVILE : Vers une  contribution commune  autour du futur dialogue national inclusif .</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 16:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani démontrait que la militarisation de l’agriculture peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ? Professeure à l’Université de Lubumbashi, dans la Faculté des sciences agronomiques, spécialiste en écophysiologie végétale et forte d’une longue expérience dans les projets de développement, Marie-Hortense Manyonga Madika témoigne d’une expérience [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani démontrait que la militarisation de l’agriculture peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ?</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5697"  alt="" width="300" height="214" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-300x214.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-300x214.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-768x547.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037-860x612.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0037.jpg 913w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Professeure à l’Université de Lubumbashi, dans la Faculté des sciences agronomiques, spécialiste en écophysiologie végétale et forte d’une longue expérience dans les projets de développement, Marie-Hortense Manyonga Madika témoigne d’une expérience qu’elle a elle-même vécue de 2010 à 2015: la formation d’un bataillon agricole au camp de Base de Kisangani, aujourd’hui camp Bahuma.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5698"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-1024x577.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-768x433.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036-860x484.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0036.jpg 1225w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pendant cinq ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des FARDC, elle a participé à la formation de 180 militaires aux activités agricoles, piscicoles et d’élevage.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5702"  alt="" width="300" height="176" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-300x176.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-300x176.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-1024x600.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-768x450.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033-860x503.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0033.jpg 1100w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À travers ce témoignage, elle établit un lien direct entre cette expérience de terrain et la thèse développée par Didier Mumengi dans son ouvrage Militariser l’agriculture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5704"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0035.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5705"  alt="" width="300" height="234" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-300x234.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-300x234.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-768x600.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1-860x672.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-1.jpg 932w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Sans se limiter à une lecture théorique, la Professeure Manyonga Madika affirme avoir vu des militaires produire, nourrir un camp d’environs 1000 militaires et leurs familles, développer des compétences agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire de leur communauté.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5699"  alt="" width="300" height="215" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032-300x215.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032-300x215.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0032.jpg 519w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lisez attentivement jusqu’à la fin pour être édifié </strong></p>
<p>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika</p>
<p>Bonjour, je m’appelle Marie-Hortense Manyonga Madika. Je suis professeur à l’Université de Lubumbashi, précisément à la Faculté des Sciences Agronomiques depuis 2008. J’ai aussi longtemps travaillé dans des projets de développement et j’ai une grande expérience de terrain dans différentes provinces de la RDC.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5703"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260921_185426_WhatsAppBusiness-1.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mon expérience est un témoignage unique qui donne une crédibilité exceptionnelle à la thèse de M. Didier Mumengi. Je n’ai pas seulement lu son livre sur la militarisation de l’agriculture, mais je l’ai vécu, et je veux vous raconter mon expérience.</p>
<p><strong>Une expérience menée à Kisangani</strong></p>
<p>En 2010, j’ai été chargée par l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M de former un bataillon agricole au camp de base, actuellement camp Bahuma, à Kisangani. Il s’agissait de nourrir environ 1 000 militaires formés par les Américains pour devenir des unités de réaction rapide.</p>
<p>Dans son livre, M. Didier Mumengi parle de « militariser l’agriculture », c’est-à-dire former des soldats qui mettent fin à la faim. Cela est tout à fait possible : je l’ai expérimenté et je vais vous raconter ce que nous avons réalisé.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5700"  alt="" width="216" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1-216x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1-216x300.jpg 216w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260901-WA0003-1.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px" /></p>
<p>Pendant 5 ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, nous avons formé un vrai bataillon agricole composé de 180 militaires : 60 dans la première vague, puis 120 dans la deuxième.</p>
<p>Nous avons défriché 40 hectares :</p>
<p>10 hectares pour le manioc ;</p>
<p>6 hectares pour le riz pluvial ;</p>
<p>10 hectares pour le niébé ;</p>
<p>1 hectare pour le maraîchage.</p>
<p>Nous avons aménagé 22 étangs piscicoles pour la production de tilapias et de poissons-chats, et nous avons élevé des bovins ainsi que des porcs.</p>
<p>Nous avons également formé des conducteurs de tracteur et des mécanicien avec l’aide du Ministère de l’Agriculture et du Service National de Mécanisation Agricole (SENAMA).</p>
<p><strong>De la production à la transformation des produits agricoles</strong></p>
<p>Nous avons appris aux militaires la transformation des produits.</p>
<p><strong>Le manioc</strong></p>
<p>Après la récolte, ils effectuaient l’épluchage et le découpage à l’aide d’une machine motorisée. Les morceaux de manioc étaient mis dans des sacs, trempés dans des bacs de rouissage pendant 3 jours, puis pressés à l’aide de presses hydrauliques avant d’être séchés.</p>
<p>Nous obtenions ainsi un manioc prêt à passer au moulin pour donner une farine de très grande qualité.</p>
<p><strong>Le riz</strong></p>
<p>Le travail allait du champ jusqu’à l’obtention du riz blanc propre, exempt de paille et de cailloux, grâce aux opérations de battage et de décorticage.</p>
<p><strong>Le niébé</strong></p>
<p>Le battage permettait de séparer les gousses des graines, qui étaient bien séchées puis stockées dans des silos au niveau du camp.</p>
<p><strong>Un partenariat entre le monde militaire et l’enseignement agricole</strong></p>
<p>Nous avons aussi construit un partenariat entre l’IFA Yangambi (Institut Facultaire des Sciences Agronomiques), où je donnais cours à l’époque, et le camp militaire.</p>
<p>Les étudiants venaient au camp pour effectuer leurs stages, et certains militaires se rendaient à l’IFA Yangambi pour assister à mes cours.</p>
<p>Cette collaboration permettait ainsi de rapprocher la formation académique, l’expertise agricole et la pratique sur le terrain.</p>
<p><strong>Des « commandos agricoles » au service de leur communauté</strong></p>
<p>Toute la production était destinée à la cuisine du camp militaire ainsi qu’aux familles des soldats du bataillon.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5701"  alt="" width="300" height="282" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034-300x282.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034-300x282.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260930-WA0034.jpg 574w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ces soldats, qu’on appelait déjà des « commandos agricoles », nourrissaient leur propre base. Ils ne pillaient pas, ne volaient pas et ne tracassaient pas la population : ils produisaient et étaient fiers de leur travail.</p>
<p>Les autres militaires du camp qui ne faisaient pas partie du bataillon les enviaient, surtout au moment où ils ramenaient une partie des récoltes à leurs familles.</p>
<p>L’expertise et le savoir-faire de ces militaires étaient très demandés par les autres producteurs agricoles autour de Kisangani.</p>
<p>Les militaires vendaient leurs services — labourer un champ ici ou là — et ces prestations étaient payantes.</p>
<p>À l’époque, AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l&rsquo;Afrique) soulignait déjà que ce projet visait à garantir la sécurité alimentaire des soldats et de leurs familles pour diminuer le pillage, le vol et les tracasseries.</p>
<p><strong>Un militaire qui produit et qui nourrit les autres n’a pas le temps de nuire.</strong></p>
<p><strong>« J’ai reconnu ce que nous avons vécu à Kisangani »</strong></p>
<p>En lisant le livre de M. Didier Mumengi, j’ai reconnu ce que nous avons vécu au camp de Kisangani.</p>
<p>Lorsqu’il propose la création d’une force agro-pastorale militaire — des soldats de la fin de la faim — et parle de désenclavement par des guerriers des forces publiques, je vous affirme que ce n’est pas une théorie.</p>
<p><strong>C’est une méthode qui a fonctionné</strong>.</p>
<p>Si l’on peut nourrir un camp militaire ainsi, on peut aussi utiliser ces militaires pour nourrir toute une nation.</p>
<p>La RDC est un pays béni, doté de millions d’hectares de terres arables, mais ce qui manque, c’est la volonté.</p>
<p>M. Didier Mumengi, avec son livre Militariser l’agriculture, apporte cette volonté et un cadre pour l’assurer.</p>
<p>« <strong>La faim est l’ennemi numéro un national »</strong></p>
<p>M. Didier Mumengi a raison : la faim est l’ennemi numéro un national.</p>
<p>J’ai vu des militaires produire de la nourriture, devenir des agriculteurs et revêtir la dignité.</p>
<p>J’ai vu la discipline militaire se transformer en une vraie machine de production.</p>
<p>Ce livre n’est pas un rêve, c’est un plan. Et je suis la preuve vivante que cela peut fonctionner.</p>
<p>Bonne lecture et bon combat.</p>
<p>Témoignage recueilli et relayé par Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA sur New Messager de la Paix</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika-2/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/</link>
					<comments>https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 13:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[@Newmessagerpaix.net]]></category>
		<category><![CDATA[@Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si l’expérience menée à Kisangani entre 2010 et 2015 démontrait qu’une implication structurée des forces armées dans les activités agricoles peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ? C’est précisément l’intérêt du témoignage de la Professeure Dr Marie-Hortense Manyonga Madika, universitaire, chercheuse et praticienne du développement, qui apporte à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/mettre-fin-a-la-faim-en-rdc-par-la-militarisation-de-lagriculture-le-temoignage-de-la-professeure-marie-hortense-manyonga-madika/">Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture : Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si l’expérience menée à Kisangani entre 2010 et 2015 démontrait qu’une implication structurée des forces armées dans les activités agricoles peut contribuer à combattre durablement la faim en République démocratique du Congo ?</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5693"  alt="" width="300" height="234" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-300x234.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-300x234.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-768x600.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome-860x672.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930_131952_Chrome.jpg 932w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>C’est précisément l’intérêt du témoignage de la Professeure Dr Marie-Hortense Manyonga Madika, universitaire, chercheuse et praticienne du développement, qui apporte à ce débat une expérience de terrain particulièrement singulière.</p>
<p>Professeure à l’Université de Lubumbashi, où elle enseigne depuis 2008, elle est présentée comme une spécialiste des questions liées à l’agriculture, au développement et aux projets de terrain.</p>
<p>Son parcours l’a conduite à travailler dans plusieurs provinces de la RDC et à participer à des initiatives associant formation, production agricole, développement communautaire et renforcement des capacités.</p>
<p>Elle est également associée au CIPPAGRI (Centre d’Information et de Promotion des Projets AGRIcoles), une structure qui accompagne les agriculteurs.</p>
<p>Mais ce qui donne une portée particulière à son témoignage dans le débat sur la « militarisation de l’agriculture », c’est qu’elle ne parle pas d’une expérience théorique ou simplement observée à distance. Elle affirme l’avoir vécue directement à Kisangani.</p>
<p>En 2010, dans le cadre d’une initiative portée avec l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M, l’ambassade des États-Unis et l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, elle a participé pendant cinq années à la formation d’un bataillon agricole composé de 180 militaires, au camp de base de Kisangani, aujourd’hui camp Bahuma.</p>
<p>Défrichement de dizaines d’hectares, cultures de manioc, riz pluvial et niébé, maraîchage, pisciculture, élevage, mécanisation agricole, transformation des produits et partenariat avec l’enseignement supérieur : son récit décrit une expérience dans laquelle des militaires ont été formés non seulement à produire, mais également à transformer et à valoriser les produits agricoles.</p>
<p>C’est cette expérience vécue qui, selon elle, lui a permis de reconnaître dans l’ouvrage de Didier Mumengi, Militariser l’agriculture, des réalités qu’elle avait déjà expérimentées sur le terrain.</p>
<p><strong>Lisez attentivement jusqu’à la fin pour être édifié.</strong></p>
<p>«<em><strong> Mettre fin à la faim en RDC par la militarisation de l’agriculture » :</strong></em> témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika</p>
<p>Bonjour, je m’appelle Marie-Hortense Manyonga Madika. Je suis professeur à l’Université de Lubumbashi, précisément à la Faculté des Sciences Économiques depuis 2008. J’ai aussi longtemps travaillé dans des projets de développement et j’ai une grande expérience de terrain dans différentes provinces de la RDC.</p>
<p>Mon expérience est un témoignage unique qui donne une crédibilité exceptionnelle à la thèse de M. Didier Mumengi. Je n’ai pas seulement lu son livre sur la militarisation de l’agriculture, mais je l’ai vécu, et je veux vous raconter mon expérience.</p>
<p><strong>Une expérience menée à Kisangani</strong></p>
<p>En 2010, j’ai été chargée par l’Institut Norman Borlaug de l’Université Texas A&amp;M de former un bataillon agricole au camp de base, actuellement camp Bahuma, à Kisangani. Il s’agissait de nourrir environ 1 000 militaires formés par les Américains pour devenir des unités de réaction rapide.</p>
<p>Dans son livre, M. Didier Mumengi parle de « <strong>militariser l’agriculture »</strong>, c’est-à-dire former des soldats qui mettent fin à la faim. Cela est tout à fait possible : je l’ai expérimenté et je vais vous raconter ce que nous avons réalisé.</p>
<p>Pendant 5 ans, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis et de l’État-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, nous avons formé un vrai bataillon agricole composé de 180 militaires : 60 dans la première vague, puis 120 dans la deuxième.</p>
<p><strong>Nous avons défriché 40 hectares :</strong></p>
<p>&#8211; 10 hectares pour le manioc ;</p>
<p>&#8211; 6 hectares pour le riz pluvial ;</p>
<p>&#8211; 10 hectares pour le niébé ;</p>
<p>&#8211; 1 hectare pour le maraîchage.</p>
<p>Nous avons aménagé 22 étangs piscicoles pour la production de tilapias et de poissons-chats, et nous avons élevé des bovins ainsi que des porcs.</p>
<p>Nous avons également formé des conducteur·rice·s de tracteur et des mécanicien(ne)s avec l’aide du Ministère de l’Agriculture et du Service National de Mécanisation Agricole (SENAMA).</p>
<p><strong>De la production à la transformation des produits agricoles</strong></p>
<p>Nous avons appris aux militaires la transformation des produits.</p>
<p><strong>Le manioc</strong></p>
<p>Après la récolte, ils effectuaient l’épluchage et le découpage à l’aide d’une machine motorisée. Les morceaux de manioc étaient mis dans des sacs, trempés dans des bacs de rouissage pendant 3 jours, puis pressés à l’aide de presses hydrauliques avant d’être séchés.</p>
<p>Nous obtenions ainsi un manioc prêt à passer au moulin pour donner une farine de très grande qualité.</p>
<p><strong>Le riz</strong></p>
<p>Le travail allait du champ jusqu’à l’obtention du riz blanc propre, exempt de paille et de cailloux, grâce aux opérations de battage et de décorticage.</p>
<p><strong>Le niébé</strong></p>
<p>Le battage permettait de séparer les gousses des graines, qui étaient bien séchées puis stockées dans des silos au niveau du camp.</p>
<p>Un partenariat entre le monde militaire et l’enseignement agricole</p>
<p>Nous avons aussi construit un partenariat entre l’IFA Yangambi (Institut Facultaire des Sciences Agronomiques), où je donnais cours à l’époque, et le camp militaire.</p>
<p>Les étudiants venaient au camp pour effectuer leurs stages, et certains militaires se rendaient à l’IFA Yangambi pour assister à des cours.</p>
<p>Cette collaboration permettait ainsi de rapprocher la formation académique, l’expertise agricole et la pratique sur le terrain.</p>
<p><strong>Des « commandos agricoles » au service de leur communauté</strong></p>
<p>Toute la production était destinée à la cuisine du camp militaire ainsi qu’aux familles des soldats du bataillon.</p>
<p>Ces soldats, qu’on appelait déjà des « commandos agricoles », nourrissaient leur propre base. Ils ne pillaient pas, ne volaient pas et ne tracassaient pas la population : ils produisaient et étaient fiers de leur travail.</p>
<p>Les autres militaires du camp qui ne faisaient pas partie du bataillon les enviaient, surtout au moment où ils ramenaient une partie des récoltes à leurs familles.</p>
<p>L’expertise et le savoir-faire de ces militaires étaient très demandés par les autres producteurs agricoles autour de Kisangani.</p>
<p>Les militaires vendaient leurs services — labourer un champ ici ou là — et ces prestations étaient payantes.</p>
<p>À l’époque, Africare soulignait déjà que ce projet visait à garantir la sécurité alimentaire des soldats et de leurs familles pour diminuer le pillage, le vol et les tracasseries.</p>
<p><strong>Un militaire qui produit et qui nourrit les autres n’a pas le temps de nuire.</strong></p>
<p><em><strong>« J’ai reconnu ce que nous avons vécu à Kisangani »</strong></em></p>
<p>En lisant le livre de M. Didier Mumengi, j’ai reconnu ce que nous avons vécu au camp de Kisangani.</p>
<p>Lorsqu’il propose la création d’une force agro-pastorale militaire — des soldats de la fin de la faim — et parle de désenclavement par des guerriers des forces publiques, je vous affirme que ce n’est pas une théorie.</p>
<p><strong>C’est une méthode qui a fonctionné.</strong></p>
<p>Si l’on peut nourrir un camp militaire ainsi, on peut aussi utiliser ces militaires pour nourrir toute une nation.</p>
<p>La RDC est un pays béni, doté de millions d’hectares de terres arables, mais ce qui manque, c’est la volonté.</p>
<p>M. Didier Mumengi, avec son livre Militariser l’agriculture, apporte cette volonté et un cadre pour l’assurer.</p>
<p><em><strong>« La faim est l’ennemi numéro un national »</strong></em></p>
<p>M. Didier Mumengi a raison : la faim est l’ennemi numéro un national.</p>
<p>J’ai vu des militaires produire de la nourriture, devenir des agriculteurs et revêtir la dignité.</p>
<p>J’ai vu la discipline militaire se transformer en une vraie machine de production.</p>
<p>Ce livre n’est pas un rêve, c’est un plan. Et je suis la preuve vivante que cela peut fonctionner.</p>
<p><strong>Bonne lecture et bon combat.</strong></p>
<p>Une expérience de terrain qui interpelle le débat national</p>
<p>Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika mérite ainsi d’être entendu avec une attention particulière parce qu’il repose, selon son propre récit, sur une expérience concrète conduite pendant cinq années à Kisangani.</p>
<p>Son parcours universitaire et son expérience dans les projets de développement donnent à ce récit une dimension supplémentaire : elle ne se contente pas de commenter la proposition de Didier Mumengi. Elle rapproche cette proposition d’une expérience qu’elle affirme avoir personnellement conduite, dans laquelle formation militaire, agriculture, élevage, pisciculture, mécanisation, transformation agroalimentaire et enseignement supérieur ont été associés.</p>
<p>L’expérience rapportée ne constitue évidemment pas, à elle seule, une démonstration que le même dispositif pourrait être reproduit à l’échelle de toute la RDC. Mais elle apporte un élément de réflexion concret au débat : des militaires peuvent-ils également être formés comme producteurs, techniciens et acteurs de la sécurité alimentaire, dans un cadre organisé et encadré ?</p>
<p>Pour la Professeure Manyonga Madika, la réponse est clairement affirmative, parce qu’elle dit avoir vu cette expérience fonctionner à Kisangani.</p>
<p>Son témoignage rappelle surtout une réalité majeure : la lutte contre la faim ne concerne pas uniquement les agronomes, les paysans, les chercheurs ou les pouvoirs publics.</p>
<p>Elle peut mobiliser plusieurs composantes de la société lorsque les compétences, les terres, la formation, les moyens de production et l’organisation sont réunis autour d’un même objectif.</p>
<p>C’est précisément à ce niveau que son expérience rejoint la réflexion développée dans Militariser l’agriculture.</p>
<p>En racontant ce qu’elle a vécu au camp de Kisangani, la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika apporte au débat une parole d’expérience. Elle invite ainsi à dépasser la seule discussion théorique pour examiner, avec méthode et esprit critique, les conditions dans lesquelles une expérience agricole conduite avec des militaires pourrait être évaluée, documentée et éventuellement adaptée à d’autres contextes.</p>
<p>Car derrière les hectares défrichés, les étangs piscicoles, les récoltes de manioc, de riz et de niébé, les activités d’élevage et la formation technique, demeure une question essentielle pour la RDC : comment transformer durablement l’immense potentiel agricole du pays en nourriture accessible, en emplois, en dignité et en sécurité alimentaire pour les populations ?</p>
<p>Le témoignage de la Professeure Marie-Hortense Manyonga Madika, parce qu’il s’appuie sur une expérience vécue à Kisangani entre 2010 et 2015, apporte une contribution singulière à cette réflexion.</p>
<p><strong>Témoignage recueilli et relayé par Bertin KANGAMOTEMA AMIZIA</strong></p>
<p><strong>New Messager de la Paix</strong></p>
<p><strong>L’information pour la paix, la vérité pour le progrès</strong></p>
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		<item>
		<title>Journée internationale de la paix 2026 : « La paix ne s’obtient ni passivement ni automatiquement ». le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Manuel de Oliveira Guterres  appelle chacun à faire le choix d’investir dans la paix, pour tous, partout et tous les jours.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/journee-internationale-de-la-paix-2026-la-paix-ne-sobtient-ni-passivement-ni-automatiquement-le-secretaire-general-de-lorganisation-des-nations-unies-onu-antonio/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 20:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice & Paix]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@journée internationale de la paix]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétaire général de l’ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Manuel de Oliveira Guterres appelle chacun à faire le choix d’investir dans la paix, pour tous, partout et tous les jours. « La paix ne s’obtient ni passivement ni automatiquement », rappelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Manuel de Oliveira Guterres appelle chacun à faire le choix d’investir dans la paix, pour tous, partout et tous les jours.</p>
<p>« La paix ne s’obtient ni passivement ni automatiquement », rappelle le Secrétaire général de l’ONU, invitant chacun à prendre part à l’effort collectif en faveur de la paix.</p>
<p>Le message met en avant une responsabilité partagée : investir dans la paix constitue un engagement qui concerne tout le monde, en tout lieu et au quotidien.</p>
<p><strong>Investir dans la paix, c’est aussi protéger les droits humains</strong></p>
<p>Dans cette perspective, investir dans la paix signifie également protéger les droits de celles et ceux qui sont les plus vulnérables.</p>
<p>En République démocratique du Congo (RDC), les composantes civiles de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), dont le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), œuvrent aux côtés des communautés pour promouvoir et protéger les droits humains.</p>
<p>À l’occasion de cette Journée internationale de la paix, cet engagement rappelle que la construction de la paix passe aussi par la protection des droits humains et l’attention portée aux personnes et aux communautés les plus vulnérables.</p>
<p><strong>« Investir dans la paix, pour tous, partout, tous les jours. »</strong></p>
<p><strong>Newmessagerpaix.net/Bertin Kangamotema Amizia </strong></p>
<p>&nbsp;</p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gratitude : Didier Mumengi rend hommage à ceux qui ont accompagné « Militariser l&#8217;agriculture »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 01:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@NSHOLE]]></category>
		<category><![CDATA[@SHEKE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son ouvrage Militariser l&#8217;agriculture organisé jeudi au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire 2026, l&#8217;écrivain historien Didier Mumengi a tenu à exprimer sa gratitude à celles et ceux qui ont accompagné son parcours d’écrivain, de penseur et d’acteur de la vie publique. De son [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son ouvrage Militariser l&rsquo;agriculture organisé jeudi au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire 2026, l&rsquo;écrivain historien</p>
<p>Didier Mumengi a tenu à exprimer sa gratitude à celles et ceux qui ont accompagné son parcours d’écrivain, de penseur et d’acteur de la vie publique.</p>
<p>De son épouse aux responsables religieux, en passant par les universitaires, les responsables politiques, les écrivains, les jeunes intellectuels, ses amis et ses compagnons de longue date, l’auteur a transformé son mot de remerciement en un vibrant hommage à toutes les forces qui, selon lui, doivent contribuer à éclairer la société congolaise.</p>
<p><strong>Lisez intégralement jusqu&rsquo;à la fin. </strong></p>
<p>« <em><strong>Merci à vous tous, merci à vous toutes »</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci à vous tous, merci à vous toutes, d’être là aujourd’hui pour honorer cette pensée.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci à mon épouse, dont je connais la souffrance, parce qu’elle partage des jours et des nuits avec un nombre de solitudes présentes.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5580"  alt="" width="300" height="167" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery-300x167.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery-300x167.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery-1024x569.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery-768x427.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery-860x478.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215721_Gallery.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>Merci à Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO qui, il y a deux ans, ici, a baptisé mon ouvrage sur la paix et m’a dit, en rigolant : « Maintenant que nous savons faire la paix, il faut rapidement produire le pain. »</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-5581 aligncenter"  alt="" width="169" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-169x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-169x300.jpg 169w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-576x1024.jpg 576w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-768x1365.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-864x1536.jpg 864w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-1152x2048.jpg 1152w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-860x1528.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-1536x2730.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_110324-scaled.jpg 1441w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /></p>
<p><em><strong>Il a été, d’une certaine manière, l’inspirateur de cet ouvrage. Je lui dis merci.</strong></em></p>
<p><em><strong>Gratitude à l’Église</strong></em></p>
<p><em><strong>Et à travers Monseigneur Nshole c’est tous les archevêques, les évêques et les pasteurs de la CENCO et de l’ECC que je veux remercier chaleureusement, parce qu’ils m’ont accordé la grâce d’être proche des hommes d’Église. Ils m’ont installé dans l’antichambre des béatifications.</strong></em></p>
<p><em><strong>J’en ai pris le formulaire, je suis entré pour le remplir. Que Dieu me donne la force d’être un jour promu à cette béatification.</strong></em></p>
<p><em><strong>Donc, je remercie la CENCO et l’ECC pour cette grâce.</strong></em></p>
<p><em><strong>Le professeur Jean Jacques Muyembe appelé à jouer le rôle de « Jean-Baptiste »</strong></em></p>
<p><em><strong>Je remercie notre savant, le professeur Jean Jacques Muyembe, je lui dis merci parce qu’il a accepté d’être, en quelque sorte, le Jean-Baptiste de cet ouvrage.</strong></em></p>
<p><em><strong>Vous savez ce que représente cette personnalité, que vous ne connaissez pas souvent et qui est l’un des tout premiers présidents des académies des sciences africaines.</strong></em></p>
<p><em><strong>Que ce personnage accepte de procéder au baptême de mon ouvrage, c’est un honneur incomparable et je l’en remercie du fond du cœur.</strong></em></p>
<p><em><strong>Martin Fayulu et les compagnons de route</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5582"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_103402-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>Je remercie mon aîné et ami, Martin Fayulu, qui, en 2018, a accepté l’un de mes ouvrages, le « Livre bleu », comme un sanglot de son projet de société.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci, Président Martin Fayulu.</strong></em></p>
<p><em><strong>Je remercie un ami, un vieil ami, qui m’a fait la surprise d’être là, et ensemble nous avions à l’époque appris à lancer le mouvement Forces du futur. C’est Delly Sessanga. Merci d’être là, cher ami et compagnon.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5583"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>Une « grande famille »</strong></em></p>
<p><em><strong>J’ai une grande famille.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5584"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361-1024x768.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA01361.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>J’ai des enfants de cœur qui, de plus en plus, sont considérés comme des enfants biologiques. Ils me font l’honneur d’être de fidèles enfants, et ce sont eux qui m’ont permis de m’isoler et de m’éloigner de Kinshasa pour écrire.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mes enfants, mes filleuls sont là et toujours là, je les remercie d’être là.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5585"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>Le lancement du Front culturel congolais</strong></em></p>
<p><em><strong>Je remercie ces brillants messieurs, compagnons des fronts littéraires, qui aujourd’hui ont lancé le Front culturel congolais.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5586"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em><strong>Et à partir d’aujourd’hui et ce sont des idées, il est question que le mois de septembre soit appelé « Mois de la culture congolaise ».</strong></em></p>
<p><em><strong>Soyons nombreux à nourrir les bataillons, les régiments et les brigades de cette bataille intellectuelle qui doit avoir sa place, une place qui est propre de rendre pour chaque humanité regroupée dans une société.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci, Monsieur le penseur Guillaume-Pepin Manjolo </strong></em></p>
<p><em><strong>L’État congolais représenté au vernissage</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais je veux aussi remercier l’État congolais qui est ici représenté par le ministre provincial Jesus Noel Sheke pour lancer avec moi le Mois de septembre, Mois culturel congolais.</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5587"  alt="" width="298" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-298x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-298x300.jpg 298w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-1018x1024.jpg 1018w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-150x150.jpg 150w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-768x772.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite-860x865.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260911_015711_Lite.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 298px) 100vw, 298px" /></p>
<p><em><strong>Le ministre Sheke est ici avec cette double casquette en tant que mon filleul aussi, mais ministre de Kinshasa qui représente l’État.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci, Excellence, d’être là pour cet ouvrage.</strong></em></p>
<p><em><strong>« Militariser l’agriculture », un projet au service de l’État</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais je voudrais particulièrement remercier une personne qui a cru que « militariser l’agriculture » peut être un projet urgent au service de l’État.</strong></em></p>
<p><em><strong>Il a souhaité lancer un mouvement en faveur de la culture, en structurant le système au petit agriculteur, au moyen agriculteur et même au grand agriculteur.</strong></em></p>
<p><em><strong>Et je salue la présence du DG de Fogec</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci d’être là.</strong></em></p>
<p><em><strong>Un appel aux écrivains, aux jeunes et aux universitaires</strong></em></p>
<p><em><strong>Et je remercie surtout les écrivains, les jeunes écrivains, les universitaires qui sont nombreux ici et qui forment déjà le premier bataillon du Front culturel qui vient de s’ouvrir.</strong></em></p>
<p><em><strong>J’ai vraiment à les remercier tant et tant.</strong></em></p>
<p><em><strong>Je remercie les intellectuels et je formule le vœu que ce Front soit le plus présent possible parce que notre société a besoin davantage des lumières.</strong></em></p>
<p><em><strong>Et ces lumières se cachent dans différents coins de vos cerveaux, sortez cette lumière, mettez-la à la disposition de notre pays qui doit savoir où faut-il aller, comment faut-il marcher.</strong></em></p>
<p><em><strong>Les amis d’école pour terminer</strong></em></p>
<p><em><strong>Et je remercie enfin mes amis d’école.</strong></em></p>
<p><em><strong>J’en ai vu nombreux ici, mes amis avec qui nous avons partagé le premier éveil du savoir, la première rencontre avec l’intelligence.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mes amis du Collège de Kimwenza et autres que j’ai vus ici.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci, chers amis et camarades.</strong></em></p>
<p><em><strong>Je vais m’arrêter là.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mon mot s’arrête à ces brefs termes : « Merci ».</strong></em></p>
<p><em><strong>Et merci encore une fois pour votre présence.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci à vous tous et que le Front littéraire que nous lançons aujourd’hui soit véritablement animé par vous tous et par vous toutes.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Merci d’avoir consacré ce temps à cet ouvrage, Militariser la culture.</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci !</strong></em></p>
<p><em><strong>Merci infiniment.</strong></em></p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia/New Messager de la Paix</p>
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<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/gratitude-didier-mumengi-rend-hommage-a-ceux-qui-ont-accompagne-militariser-lagriculture/">Gratitude : Didier Mumengi rend hommage à ceux qui ont accompagné « Militariser l&rsquo;agriculture »</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title>Hommage à l&#8217;auteur du livre Militariser l&#8217;agriculture : « Les savoirs sont un soleil pour ceux qui les reçoivent »( Professeur Pepin Guillaume Manjolo)</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/hommage-a-lauteur-du-livre-militariser-lagriculture-les-savoirs-sont-un-soleil-pour-ceux-qui-les-recoivent-professeur-pepin-guillaume-manjolo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Pépin Guillaume Manjolo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage du livre Militariser l’agriculture de Didier Mumengi, organisé jeudi 10 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, le Professeur-écrivain Pepin Guillaume Manjolo a livré une réflexion à la fois littéraire, philosophique et citoyenne sur la place de l’écrivain et du savoir dans la société congolaise. Il [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage du livre Militariser l’agriculture de Didier Mumengi, organisé jeudi 10 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, le Professeur-écrivain Pepin Guillaume Manjolo a livré une réflexion à la fois littéraire, philosophique et citoyenne sur la place de l’écrivain et du savoir dans la société congolaise.</p>
<p>Il a d’abord exprimé sa grande fierté de participer à cette activité, estimant qu’il s’agit d’une occasion d’« ouvrir le front », d’être avec les autres pour ouvrir le front qui est nécessaire au pays : le front de la luminosité du savoir.</p>
<p>Pour lui, cette démarche est particulièrement importante pour la jeunesse qui, aujourd’hui, manque de repères et se tourne parfois résolument vers les formes les plus basses de la notoriété.</p>
<p>Il faut, dit-il, lui montrer qu’il existe une autre notoriété, supérieure à toutes les autres, celle qui place l’homme au-dessus de tout et qui fait que, deux mille ou trois mille ans après leur disparition, certaines figures restent toujours vivantes.</p>
<p>Il évoque ainsi Socrate, Platon et les grands penseurs de l’humanité. En revanche, observe-t-il, les rois des époques anciennes et les milliardaires de leur temps sont, pour la plupart, tombés dans l’oubli.</p>
<p>D’où son appel : il faut faire en sorte que, dans cinquante ou cent ans, l’on continue à parler de Mudimbe, Ngal Kamana, Binda et de tant d’autres intellectuels et écrivains qui auront contribué à éclairer les consciences. Les politiques passent, les célébrités passent, mais certaines œuvres demeurent.</p>
<p><strong>La littérature comme lumière de la société</strong></p>
<p>Interrogé sur cette affirmation souvent entendue selon laquelle « les Congolais ne lisent pas », le Professeur Manjolo reconnaît qu’il s’agit d’une vérité seulement partielle.</p>
<p>C’est une partie de la vérité parce qu’une majorité ne lit pas suffisamment. Mais c’est également une partie de la vérité parce qu’il n’existe pas, selon lui, de véritables politiques nationales qui honorent suffisamment la littérature et le savoir.</p>
<p>Il constate que, dans la société actuelle, la notoriété est surtout produite par la politique, la musique et, plus largement, par le côté festif de la vie sociale. Or, prévient-il, ce sont souvent des choses éphémères.</p>
<p>« Ces choses sont éphémères », laisse-t-il entendre en opposant cette célébrité immédiate à la permanence de l’œuvre intellectuelle.</p>
<p>Il invite ainsi à regarder l’histoire. Si l’on demande aujourd’hui quels sont les hommes qui ont marqué les luttes pour les indépendances dans les années 1960, beaucoup de noms sont déjà oubliés. Mais lorsque l’on cite Mabika Kalanda, tout le monde ou presque reconnaît immédiatement la référence.</p>
<p>Pour Manjolo, la différence est là : certains ont joué un rôle politique à un moment donné, tandis que d’autres ont joué un rôle essentiel pour éclairer les cerveaux et illuminer la société.</p>
<p>Mabika Kalanda, explique-t-il, a écrit des choses qui, bien qu’énoncées à son époque, demeurent d’application jusqu’à aujourd’hui. Son œuvre est devenue une référence, parce qu’elle continue à nourrir la réflexion.</p>
<p><strong>Honorer les bâtisseurs du savoir</strong></p>
<p>Cette reconnaissance doit également se traduire dans l’espace public. Le Professeur Manjolo estime qu’il n’est pas normal que des rues portent rarement, voire pas du tout, les noms de grandes figures intellectuelles et littéraires congolaises.</p>
<p>« Si nous n’avons pas eu une rue Mabika Kalanda, une rue Mudimbe, une rue Ka-Mana,  ou d’autres grandes figures de notre pensée, ce n’est pas normal. Il faut changer cela », soutient-il en substance.</p>
<p>Pour lui, les artistes et les écrivains ont accompli leur travail. Il appartient désormais à la société de reconnaître leur contribution et de leur donner une place dans la mémoire collective.</p>
<p>Il élargit cette réflexion à la question de la parole publique. Autrefois, rappelle-t-il, les penseurs comme Sartre pouvaient être écoutés par les politiques, les économistes et l’ensemble de la société. Aujourd’hui, regrette-t-il, chez nous, la parole semble davantage appartenir à ceux qui ont l’argent, à ceux qui détiennent le pouvoir ou à ceux qui sont célèbres dans la musique.</p>
<p>Or, tout cela est élémentaire et passager.</p>
<p><em><strong>« Un politique à la dimension mondiale, sa trajectoire s’arrête. Un musicien, un professeur, sa trajectoire s’arrête. Mais un écrivain demeure lorsqu’on continue à l’enseigner, de la première année jusqu’à l’université. »</strong></em></p>
<p><strong>Didier Mumengi, « un serviteur de la société par les savoirs »</strong></p>
<p>Revenant sur la personnalité de Didier Mumengi, le Professeur Manjolo se montre particulièrement élogieux.</p>
<p>Il voit en lui « <em><strong>un artiste, un vrai »</strong></em>, un homme qui consacre son temps, passionnément et résolument, au travail de la littérature et au travail de la société.</p>
<p>Didier Mumengi est, à ses yeux, « <em><strong>un serviteur de la société par les savoirs » :</strong></em> quelqu’un qui travaille à orienter, à éclairer et à donner à la société les moyens de réfléchir sur elle-même.</p>
<p>Manjolo parle ainsi de ces hommes dont le travail possède une puissance illuminatrice de la raison.</p>
<p>La question essentielle, selon lui, est de savoir comment rendre la raison d’une société aussi éclairée que possible ; comment faire en sorte que ce que les écrivains lisent, pensent et écrivent puisse être reçu par les autres comme une lumière.</p>
<p>Il résume cette conception par une formule qui prend une dimension presque poétique :</p>
<p><strong>« Les savoirs sont un soleil pour ceux qui les reçoivent. »</strong></p>
<p>Et Didier Mumengi, conclut-il, fait partie de ceux qui produisent ces soleils.</p>
<p>Des soleils de savoir qui doivent être transmis, partagés et reçus par tous, parce que c’est à travers eux qu’une société peut éclairer son chemin, former ses consciences et construire durablement son avenir.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia/Newmessagerpaix.net</p>
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		<title>DIDIER MUMENGI : DERRIÈRE LA « MILITARISATION DE L’AGRICULTURE », UNE PEUR ET UN APPEL À L’ACTION.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/didier-mumengi-derriere-la-militarisation-de-lagriculture-une-peur-et-un-appel-a-laction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Militariser l’agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son livre, ce jeudi 10 septembre 2026, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi a défendu avec force son concept de « militarisation de l’agriculture ». Derrière cette métaphore volontairement forte se dessine une préoccupation centrale : sortir de l’attentisme, vaincre la faim et restaurer la dignité [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion du vernissage de son livre, ce jeudi 10 septembre 2026, dans le cadre de la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi a défendu avec force son concept de « militarisation de l’agriculture ».</p>
<p>Derrière cette métaphore volontairement forte se dessine une préoccupation centrale : sortir de l’attentisme, vaincre la faim et restaurer la dignité d’un peuple par une mobilisation nationale autour de l’agriculture et du développement.</p>
<p>Pour Didier Mumengi, le choix du mois de septembre pour cette rencontre littéraire prend désormais une dimension particulière. À travers la Grande Rentrée Littéraire, les acteurs culturels et artistiques ont décidé de consacrer ce mois à la culture congolaise. Une manière, selon lui, de faire de septembre un rendez-vous annuel de célébration de la culture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5567"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_215811_Gallery.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mais son livre ne propose pas seulement une réflexion agricole. La « militarisation de l’agriculture » constitue, dans son esprit, une métaphore destinée à provoquer un « électrochoc » dans les mentalités.</p>
<p>Il s’agit d’abord d’exorciser ce qu’il décrit comme une forme de « virus mental » : l’attentisme, l’hésitation, la « décidophobie », la culture de l’à-peu-près et cette tendance à parler sans aller jusqu’à l’action.</p>
<p><strong>La faim, « principal ennemi de la nation »</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5568"  alt="" width="259" height="300" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-259x300.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-259x300.jpg 259w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-883x1024.jpg 883w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-768x891.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness-860x998.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230224_WhatsAppBusiness.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 259px) 100vw, 259px" /></p>
<p>Le raisonnement de Didier Mumengi part d’une conviction : lorsqu’un problème menace l’existence collective, il faut lui opposer le même degré de mobilisation que celui réservé aux menaces majeures.</p>
<p>À ses yeux, la faim constitue aujourd’hui le principal ennemi de la nation. Dès lors, la réponse ne peut plus relever d’une mobilisation ordinaire.</p>
<p>Il faut, estime-t-il, « militariser » la manière de travailler, de concevoir l’urgence, de former les agronomes, de conduire la recherche, de repeupler les territoires ruraux abandonnés et de mobiliser les forces humaines et professionnelles du pays.</p>
<p>La métaphore militaire devient ainsi une manière de penser l’urgence. L’objectif n’est pas de transformer l’agriculture en activité militaire au sens classique, mais d’adopter une discipline, une organisation et une capacité de mobilisation à la hauteur du péril que représente la faim.</p>
<p><strong>Une urgence qui dépasse l’agriculture</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5569"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-1024x768.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0090.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans son propos, Didier Mumengi élargit progressivement le concept. La « militarisation » ne concerne pas uniquement les champs. Elle renvoie à une manière globale d’accélérer le développement : infrastructures, formation professionnelle, agronomie, recherche, mobilisation des compétences et repeuplement des espaces ruraux.</p>
<p><div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-5566-1" width="640" height="360" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4?_=1" /><a href="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4">https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/VID-20260910-WA0093.mp4</a></video></div></p>
<p><strong>Il insiste notamment sur la nécessité de ne pas confondre cette vision avec les opérations du Service national. Il rappelle avoir été associé, à l’époque du président Laurent-Désiré Kabila, aux réflexions ayant entouré la conception initiale du Service national. </strong></p>
<p><strong>Celui-ci devait, selon son témoignage, contribuer à former une élite professionnelle multilingue et multiprofessionnelle en réunissant des jeunes issus des différentes aires culturelles du pays et en valorisant leurs différents niveaux de compétence.</strong></p>
<p>La « militarisation de l’agriculture » relève, à ses yeux, d&rsquo;une ambition beaucoup plus globale : organiser la société autour d&rsquo;une mobilisation contre la faim et pour le développement.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5571"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_230453_WhatsAppBusiness.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Repeupler l’arrière-pays</p>
<p>Une autre préoccupation forte traverse son intervention : la disparition progressive des villages et l’abandon des territoires ruraux.</p>
<p>Didier Mumengi évoque son expérience à Ndemba, où il dit avoir découvert que le village associé à la mémoire du premier universitaire congolais, agronome, avait disparu, jusqu’à devenir une forêt. Pour lui, cette expérience constitue un déclic.</p>
<p>Car lorsqu’un village disparaît, explique-t-il, ce n’est pas seulement un espace géographique qui disparaît. C’est aussi une culture agricole, des valeurs et une partie du pays.</p>
<p>D’où son idée d’un « repeuplement martial » des espaces ruraux abandonnés, à travers des villages agro-pastoraux capables de relancer la production et de redonner vie à l’arrière-pays.</p>
<p>Il évoque également la création d’une « Force agro-pastorale de la sécurité alimentaire nationale », conçue comme une réponse organisée à la menace que représente la faim.</p>
<p>La caserne, dans cette métaphore, devient le village agro-pastoral ; l’objectif n’est donc pas de militariser les terres au sens strict, mais de donner à la mobilisation agricole une organisation et une intensité nouvelles.</p>
<p><strong>L’inquiétude de voir encore « remettre à demain »</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5572"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104109-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Derrière la force des formules et la radicalité apparente du concept, Didier Mumengi laisse surtout apparaître une peur profonde : celle de voir encore une fois l’action repoussée.</p>
<p>Il dit craindre que l’idée, la vision et la volonté de mobilisation soient constamment reportées à plus tard. Il redoute cette habitude de repousser les échéances, de vivre avec les problèmes plutôt que de chercher à les résoudre.</p>
<p>Cette peur porte sur une forme de résignation collective : accepter les difficultés, les conflits, les maladies et les autres maux qui assaillent la société au lieu de se donner les moyens d’y mettre fin.</p>
<p>Son inquiétude est donc moins celle d’un homme qui doute de la nécessité du combat que celle d’un homme qui redoute que le combat ne commence jamais réellement.</p>
<p>C’est là que son émotion rejoint son message : le temps presse. L’urgence alimentaire n’est pas, pour lui, une urgence parmi d’autres. Elle est une urgence de survie et une condition préalable au développement.</p>
<p>« <strong>Tout commence par le ventre »</strong></p>
<p>L’une des images les plus fortes de son intervention résume cette philosophie : « Tout commence par le ventre. »</p>
<p>Pour Didier Mumengi,  » <em><strong>un peuple qui a faim ne dispose pas de toutes ses capacités pour construire son avenir. À l’inverse, lorsque le besoin alimentaire fondamental est satisfait, les capacités intellectuelles et collectives peuvent être libérées pour accélérer le développement. »</strong></em></p>
<p>Son ambition est donc de placer l’autosuffisance alimentaire au socle du développement intégral de la RDC.</p>
<p>Il s’interroge ainsi sur le paradoxe d’un pays disposant d’immenses terres arables, de ressources hydriques considérables et d’importantes potentialités halieutiques, mais qui continue à connaître la faim et à importer notamment du poisson.</p>
<p>Ce paradoxe, selon lui, constitue une humiliation qu’il faut transformer en sursaut.</p>
<p>Une émotion faite de gratitude, mais aussi de responsabilité</p>
<p>Au-delà de la controverse possible autour du mot « militarisation », l’intervention de Didier Mumengi révèle un homme profondément habité par la responsabilité.</p>
<p>Sa gratitude se lit d’abord dans la reconnaissance du cadre offert par la Grande Rentrée Littéraire et par le monde culturel congolais pour permettre à cette réflexion d’être exposée et discutée. La célébration du mois de septembre comme mois de la culture congolaise donne ainsi à la présentation de son ouvrage un cadre symbolique particulier.</p>
<p>Mais cette gratitude n’efface pas son inquiétude. Elle semble au contraire l’accompagner : gratitude envers ceux qui permettent au débat d’exister, mais crainte que la réflexion ne reste encore au stade de la parole.</p>
<p>Son émotion fondamentale est donc celle d’un homme qui voudrait voir la pensée se transformer immédiatement en décision, puis la décision en action.</p>
<p><strong>Transformer l’électrochoc en sursaut national</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5573"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076-860x645.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0076.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au fond, le livre de Didier Mumengi apparaît comme un appel à rompre avec l’attentisme.</p>
<p>La « militarisation de l’agriculture » est moins une invitation à militariser les agriculteurs qu’une exhortation à militariser l’urgence, à donner à la lutte contre la faim une priorité nationale, une organisation, une discipline et une capacité de mobilisation exceptionnelles.</p>
<p>Son ambition dépasse ainsi la seule production agricole. Elle touche à la dignité, à la reconstruction des territoires ruraux, à la formation, à l’emploi, à la recherche, aux infrastructures et, plus largement, à la capacité d’un peuple à reprendre en main son destin.</p>
<p>Et derrière cette ambition demeure une peur, exprimée avec une certaine gravité : celle de continuer à remettre à demain les combats qui doivent être menés aujourd’hui.</p>
<p>Le vernissage de ce jeudi 10 septembre aura ainsi permis à Didier Mumengi de présenter non seulement un livre et un concept, mais surtout une interpellation : celle d’un sursaut collectif face à la faim, à l’abandon des territoires ruraux et à l’attentisme.</p>
<p>Son message pourrait se résumer en une exigence : l’urgence ne peut plus attendre.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia /Newmessagerpaix.net</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/didier-mumengi-derriere-la-militarisation-de-lagriculture-une-peur-et-un-appel-a-laction/">DIDIER MUMENGI : DERRIÈRE LA « MILITARISATION DE L’AGRICULTURE », UNE PEUR ET UN APPEL À L’ACTION.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<title> » L&#8217;épidémie de la faim est une épidémie silencieuse qui a des conséquences très graves pour l’avenir de notre pays « .( dixit LE DR JEAN-JACQUES MUYEMBE)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 21:57:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Bertin Kangamotema Amizia]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[@Dr Jean-Jacques Muyembe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une salle du Centre Wallonie-Bruxelles pleine comme un œuf et qui a refusé du monde, le Dr Jean-Jacques Muyembe , a porté sur les fonts baptismaux, le livre de Didier Mumengi, Militariser l’agriculture. Prenant la parole devant une foule nombreuse, le célèbre scientifique congolais a rendu hommage à son ami et intellectuel, avant de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/lepidemie-de-la-faim-est-une-epidemie-silencieuse-qui-a-des-consequences-tres-graves-pour-lavenir-de-notre-pays-dixit-le-dr-jean-jacques-muyembe/"> » L&rsquo;épidémie de la faim est une épidémie silencieuse qui a des conséquences très graves pour l’avenir de notre pays « .( dixit LE DR JEAN-JACQUES MUYEMBE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une salle du Centre Wallonie-Bruxelles pleine comme un œuf et qui a refusé du monde, le Dr Jean-Jacques Muyembe , a porté sur les fonts baptismaux, le livre de Didier Mumengi, Militariser l’agriculture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5562"  alt="" width="300" height="169" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-300x169.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-300x169.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1024x576.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-768x432.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-1536x864.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-2048x1152.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/20260910_104525-860x484.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Prenant la parole devant une foule nombreuse, le célèbre scientifique congolais a rendu hommage à son ami et intellectuel, avant de procéder au baptême officiel du livre.</p>
<p>«<em><strong> Je suis venu ici parce que Didier Mumengi est un ami. Pour moi, Mumengi représente l’intelligence utile.</strong></em></p>
<p><em><strong> » Et c’est un homme d’État, parce qu’il a eu des responsabilités politiques. Mais c’est un homme d’État différent d’un homme politique. C’est ça que j’ai senti. Et c’est ça que j’ai entendu ici, à travers les discours des éminentes personnalités ». </strong></em></p>
<p>« <em><strong> Je ne suis pas écrivain, a t-il rassuré mais j’ai fait les humanités gréco-latines. Je suis en train de créer ma biographie et Mumengi m’a dit : “Il faut terminer avant.”</strong></em></p>
<p>Moi, je lui ai dit : “Avant quoi ?”</p>
<p>Il m’a répondu : “Avant la mort.”</p>
<p><em><strong> » Et je m’engage donc, au minimum, à écrire ma biographie pour les générations futures.</strong></em></p>
<p><em><strong>Et c’est très important. Il faut que chacun laisse un message. »</strong></em></p>
<p>Et dans notre vie, le plus important, c’est de laisser des traces. Nous ne savons pas comment nous sommes venus au monde, mais nous devons savoir comment nous allons en partir. C’est ça qui est le plus important.</p>
<p><strong>Et donc, je vais donc mouiller cette belle robe de baptême, ce que tu vois là.</strong></p>
<p> » <em><strong>Cher Mumengi, votre génie, comme je l’ai dit, c’est quelque chose d’extraordinaire qui va certainement révolutionner l’agriculture dans notre pays « .</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5563"  alt="" width="300" height="225" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-300x225.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-300x225.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-1024x768.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-768x576.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-1536x1152.jpg 1536w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-2048x1536.jpg 2048w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260910-WA0114-860x645.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« <em><strong> Et il m’a choisi parce qu’on fait face à la faim. La faim, c’est F-A-I-M. La faim, c’est une épidémie silencieuse. »</strong></em></p>
<p><em><strong>« Oui. Quand on parle d’Ebola, c’est médiatisé. Tous les journalistes viennent.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais quand on parle de la faim, je ne sais pas s’il y a tant d&rsquo;analyses, mais ce n’est pas autant que lorsqu’on parle de l’épidémie d’Ebola.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais l’épidémie de la faim est une épidémie silencieuse qui a des conséquences très graves pour l’avenir de notre pays. »</strong></em></p>
<p> » <em><strong>Les chiffres, le taux qu’on vous a donné tout à l’heure, étaient effrayants : 42 % des enfants congolais souffrent de malnutrition chronique.</strong></em></p>
<p><em><strong>C’est-à-dire que leurs cerveaux sont abîmés. Et c’est irréversible.</strong></em></p>
<p><em><strong>Donc, on doit maintenant lutter contre la faim et surtout avoir un régime équilibré pour que nos enfants grandissent loin de la maladie, loin de la misère, loin de la pauvreté.</strong></em></p>
<p><em><strong>Donc, vous serez là pour que nous puissions transmettre les messages aux générations futures, pour transformer notre environnement, pour que nous ayons le meilleur environnement possible, grâce à l’agriculture, surtout à la productivité, notamment dans l’agriculture paysanne. »</strong></em></p>
<p>Il a dit croire que, le projet de militariser l’agriculture, c’était donc de détruire l’agriculture paysanne et de la remplacer par la mécanisation.</p>
<p>« <em><strong> Mais plusieurs auteurs sont passés par ici pour dire que non, il faut prendre ça avec douceur.</strong></em></p>
<p><em><strong>Et Mumengi, c’est un homme dont les paroles sont douces, et nous croyons à cela.</strong></em></p>
<p><em><strong>C’est pour cela que je vous reçois , Militariser l’agriculture et que je vous fais entrer dans les bibliothèques nationales et internationales pour représenter les forces du peuple congolais dans les domaines de la nutrition</strong></em>, a-t-il conclu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/lepidemie-de-la-faim-est-une-epidemie-silencieuse-qui-a-des-consequences-tres-graves-pour-lavenir-de-notre-pays-dixit-le-dr-jean-jacques-muyembe/"> » L&rsquo;épidémie de la faim est une épidémie silencieuse qui a des conséquences très graves pour l’avenir de notre pays « .( dixit LE DR JEAN-JACQUES MUYEMBE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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		<item>
		<title>À la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi transforme « Militariser l’agriculture » en appel à la souveraineté alimentaire.</title>
		<link>https://newmessagerpaix.net/a-la-grande-rentree-litteraire-didier-mumengi-transforme-militariser-lagriculture-en-appel-a-la-souverainete-alimentaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[redaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 21:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & Sports]]></category>
		<category><![CDATA[@Didier Mumengi]]></category>
		<category><![CDATA[Vernissage du livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KINSHASA, 10 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net )— Une atmosphère à la fois littéraire, intellectuelle et conviviale a marqué, ce jeudi 10 septembre, la 9ᵉ édition de la Grande Rentrée Littéraire, organisée au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. Avant le début et apres  la cérémonie, le public circulait entre les stands dressés devant la Bibliothèque, feuilletant les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/a-la-grande-rentree-litteraire-didier-mumengi-transforme-militariser-lagriculture-en-appel-a-la-souverainete-alimentaire/">À la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi transforme « Militariser l’agriculture » en appel à la souveraineté alimentaire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>KINSHASA, 10 septembre 2026 ( Newmessagerpaix.net )— Une atmosphère à la fois littéraire, intellectuelle et conviviale a marqué, ce jeudi 10 septembre, la 9ᵉ édition de la Grande Rentrée Littéraire, organisée au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa.</p>
<p>Avant le début et apres  la cérémonie, le public circulait entre les stands dressés devant la Bibliothèque, feuilletant les ouvrages exposés, échangeant avec les auteurs et éditeurs et profitant de ce rendez-vous désormais inscrit parmi les temps forts de la rentrée culturelle congolaise.</p>
<p>La visite des stands a progressivement laissé place à la cérémonie de vernissage, avec, dans la salle, des interventions consacrées notamment au parcours et à la pensée de Didier Mumengi, ainsi qu&rsquo;à son nouvel ouvrage, Militariser l’agriculture. Mais les échos suscités par cette publication ne se sont pas limités à la salle.</p>
<p><strong>Dans la salle : agriculture, souveraineté et combat des idées</strong></p>
<p>Parmi les interventions prononcées dans le cadre de la cérémonie, celle d’un professeur et agriculteur, intervenant en visioconférence depuis l’étranger, a particulièrement retenu l’attention.</p>
<p>À ses yeux, le terme « militariser » appliqué à l’agriculture ne renvoie pas à une logique militaire au sens strict, mais à la nécessité de mobiliser la nation avec discipline, diligence, stratégie et détermination pour faire de la souveraineté alimentaire une priorité stratégique.</p>
<p>Il a salué un ouvrage qui, selon lui, invite à sortir des discussions sans fin sur l’agriculture pour passer au diagnostic suivi d’actions concrètes. Sa conclusion était une félicitation adressée à Didier Mumengi pour avoir placé l’agriculture et la souveraineté alimentaire au centre du débat national.</p>
<p>Une autre intervention, également présentée dans le cadre de la cérémonie, est venue de Didier Gondola , le préfacier du livre depuis les États-Unis. Retenu par les contraintes de déplacement, l’intervenant s’est présenté avec une double casquette : celle de fondateur de la Maison d’édition Elembo et celle de préfacier de l’ouvrage.</p>
<p>Il a expliqué que cette maison d’édition, créée en novembre 2024 et implantée à Kingabwa, entend notamment contribuer à redonner aux jeunes Congolais le goût de la lecture et à leur permettre de construire un « rêve congolais ».</p>
<p>À propos de Militariser l’agriculture, le préfacier a parlé d’un « tour de force », saluant chez Didier Mumengi la richesse des statistiques, des analyses et de l’érudition mobilisées pour réfléchir à la question de la faim au Congo.</p>
<p>Son appréciation tient en une idée forte : mettre fin à la faim alimentaire doit constituer une priorité, parce que cette victoire pourrait faire naître d’autres « faims » — la faim de rêver, de lire, d’inventer, d’imaginer et d’aimer le Congo.</p>
<p><strong>Quand la littérature réveille la mémoire</strong></p>
<p>La présence d&rsquo;un l’écrivain belge invité de marque de cette 9ᵉ édition, a donné à la rencontre une autre dimension.</p>
<p>Dans son allocution en salle, il est revenu sur un souvenir d’enfance lié à une émission radiophonique belge, Les chansons dédicacées. Les noms de villes et de villages congolais entendus alors à la radio nourrissaient l’imagination du jeune auditeur et ont laissé en lui une relation particulière avec le Congo, et notamment avec Kinshasa.</p>
<p>De ce souvenir personnel, l&rsquo;écrivain a tiré une réflexion sur la mémoire. Celle-ci, selon lui, est indissociable de l’oubli et participe à la construction de l’identité des individus comme des peuples.</p>
<p>La mémoire est ainsi à la fois intime et politique. Pour lui la littérature a une responsabilité urgente : préserver cette mémoire, l’interroger et continuer à déposer des « mèches mémorielles » dans les consciences individuelles et collectives.</p>
<p>Son intervention a ainsi élargi le propos de la rencontre : derrière les livres et les auteurs, la littérature apparaît aussi comme un espace de transmission, de mémoire et de questionnement sur les sociétés.</p>
<p><strong>Hors de la salle : des réactions qui prolongent le débat</strong></p>
<p>À côté des interventions officiellement prononcées pendant la cérémonie, plusieurs personnalités ont livré, en marge de l’événement, leur appréciation de Didier Mumengi et de son travail.</p>
<p>L’abbé Arsène, Masumbuko, 2e secrétaire général adjoint de la CENCO, a expliqué avoir découvert chez Didier Mumengi un écrivain doté d’une écriture particulière, marquée par une réelle simplicité dans la manière de raconter. Son expérience au sein de la CENCO lui a également permis d’apprécier davantage la pertinence des idées de l’auteur et l’étendue de sa culture.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5557"  alt="" width="300" height="181" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221145_Gallery-300x181.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221145_Gallery-300x181.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221145_Gallery-768x464.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221145_Gallery-860x520.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221145_Gallery.jpg 993w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Autre réaction recueillie en dehors de la salle : celle de Delly Sessanga. Pour l’acteur politique congolais, la réflexion développée par Didier Mumengi renvoie à une question majeure pour la RDC : la souveraineté.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-5558"  alt="" width="300" height="168" / loading="lazy" decoding="async" src="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-300x168.jpg" srcset="https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-300x168.jpg 300w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-1024x573.jpg 1024w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-768x430.jpg 768w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery-860x481.jpg 860w, https://newmessagerpaix.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260910_221158_Gallery.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Il considère l’auteur comme l’une des rares personnalités qui portent les idées avec constance et contribuent à alimenter le débat public. Que l’on partage ou non ses analyses, estime-t-il en substance, l’essentiel est que les idées soient formulées, discutées et mises à la disposition de la société.</p>
<p>Cette réaction donne à Militariser l’agriculture une portée qui dépasse le seul secteur agricole : celle d’une réflexion sur la capacité du Congo à penser et à construire sa propre souveraineté.</p>
<p><strong>Didier Mumengi : gratitude et appel au « Front culturel »</strong></p>
<p>Au terme des différentes séquences de la cérémonie, Didier Mumengi a pris la parole pour remercier les personnalités, les écrivains, les universitaires, les responsables religieux, les acteurs politiques, ses compagnons de parcours et tous ceux qui avaient répondu présents.</p>
<p>Il a notamment rendu hommage à son épouse et à ceux qui, au fil de son parcours, ont accompagné son travail intellectuel.</p>
<p>L’auteur a également insisté sur la nécessité de donner davantage de place à la pensée, à la littérature et aux intellectuels dans la construction de la société congolaise. Dans cet esprit, il a salué la dynamique du Front culturel congolais et formulé le vœu de voir septembre devenir le « Mois de la culture congolaise ».</p>
<p><strong>Une rentrée littéraire au-delà du seul vernissage</strong></p>
<p>Entre la découverte des livres sur les stands installés devant la Bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles, les échanges entre écrivains, lecteurs et invités, les interventions en salle et les réactions recueillies en marge de la cérémonie, cette 9ᵉ Grande Rentrée Littéraire aura ainsi dépassé le simple cadre d’un vernissage.</p>
<p>Autour de Didier Mumengi et de Militariser l’agriculture, plusieurs fils se sont croisés : la littérature, la mémoire, la souveraineté, l’agriculture, la faim, la culture et la responsabilité des intellectuels.</p>
<p>Une convergence qui donne à cette rentrée littéraire une tonalité particulière : celle d’un espace où le livre ne se contente pas d’être présenté, mais devient un point de départ pour remettre les grandes questions nationales au centre du débat.</p>
<p>Bertin Kangamotema Amizia et New Messager de la Paix</p>
<p>L’article <a href="https://newmessagerpaix.net/a-la-grande-rentree-litteraire-didier-mumengi-transforme-militariser-lagriculture-en-appel-a-la-souverainete-alimentaire/">À la Grande Rentrée Littéraire, Didier Mumengi transforme « Militariser l’agriculture » en appel à la souveraineté alimentaire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://newmessagerpaix.net">New messager de la paix RDC</a>.</p>
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